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Full text of "Mémoires couronnés et mémoires des savants étrangers publiés, par l'Académic royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. Tome I-LXII, 1817-[1904]"

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f 


MÉMOIRES  COURONNÉS 


ET 


MÉMOIRES  DES  SAVANTS  ÉTRANGERS 


PUBLIÉS  PAR 


L'ACADEMIE  ROYALE 


DES   SCIENCES,   DES   LETTRES    ET   DES   BEAUX-ARTS    DE   BELGIQUE. 


MÉMOIRES  COURONNÉS 


ET 


MÉMOIRES  DES  SAVANTS  ÉTRANGERS 


PUBLIÉS  PAR 


L'ACADEMIE  ROYALE 


DES    SCIENCES,    DES    LETTRES    ET    DES    BEAUX-ARTS    DE    BELGIQUE. 


I 


MÉMOIRES  COURONNÉS  .--/-^-^ 

ET 

MEMOIRES  DES  SAVANTS  ÉTRANGERS 

■  'Q 

PUBLldS   PAA 

L'ACADÉMIE  ROYALE 

DES  SCIENCES,  DES  LETTRES  ET  DES  BEAUX-ARTS  DE  BELGIQUE. 


^RRUXELLES, 


F.    HATEZ,   IHPRIMEUn  DE   l'aCADÉHIE    ROYALE    DBS    SCIENCES,    DES   LETTRES 

ET    DES    BEAUX-ARTS    DE    BELCIQUE. 

rue  de  LouTaiu,  108 


1889 


*■    .  •*  s 


♦^   jbL    26     1890 


^^yOC'Pt 


TABLE 


DBS 


MÉMOIRES  CONTENUS  DANS  LE  TOME  LI. 


CLASSE    DES   SCIENCES. 

0  \    Sur  l'influence  du  frotlement  et  des  actions  mutuelles  intërieures  dans  les  mouvements 
périodiques  d*un  système.  —  Application  au  sphéroïde  terrestre;  par  E.  Ronkar. 

G  t2.  Nouveaux  éléments  de  Torbite  de  la  planète  (\S\)  Eucharis;  par  L.  de  Ba|l. 

O  0.  Démonstration  pratique  de  Texistcnccde  la  nutation  diurne;  par  L.  Niesten. 

0  4.  Mémoire  sur  quelques  formules  de  calcul  intégral;  par  J.  Beaupain. 

Q5.  Recherches  sur  les  jeunes  Palmiers  (avec  4  planches);  par  Henri  Micheels. 

OG.  Nouvelles  recherches  sur  quelques  formules  de  calcul  intégral;  par  J.  Beaupain. 

^7.  Ensemble  des  observations  physiques  d^la  planète  Mars  faites  à  Louvain  en  1888  h  l'Équa- 
torial  de  huit  pouces  de  Grubb  (avec  2  planches);  par  F.  Terby. 

0  8.  Sur  la  généralisation  des  semi-invariants;  par  Jacques  Deruyts. 

09.  Sur  la  transformation  linéaire  de  la  théorie  des  covariants;  par  Jacques  Deruyts. 

QiO.  Sur  la  loi  de  formation  des  fonctions  invariantes;  par  Jacques  Deruyts. 


clj 


G 

SUR 


L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT 


ET  DES 


ACTIONS  MUTUELLES  INTÉRIEURES 


DANS 


LES  MOUVEMENTS  PERIODIQUES  D'UN  SYSTÈME 


APPLICATION  AU  SPHÉROÏDE  TERRESTRE 


PAR 


E.  RONKAR. 


INGÉNIEUR   HONORAIRE    DES    MINE89 

DOCTEUR   EN   SCIENCES   PHYSIQUES  ET  MATHÉMATIQUES, 

CHARGÉ    DE   COURS    A    L*UNIVERSITÉ   DE    LIÈGE. 


(Préseoué  à  Ir  Classe  des  sciences,  dans  la  séance  du  7  Janvier  1888.) 


TOMB  LI  i 


SUR 


L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT 


ET    DES 


ACTIONS  MUTUELLES  INTÊKIEUKES 


DANS 


LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTÈME 


'  ■  • 


APÎMJCATION  Al   SPHEKOIDE  TERRESTRE 


§  I.  —  Sur  l'effet  du  frottement  intérieur. 

Considérons  d'abord  le  mouvement  de  deux  poinls  matériels  libres 
m(xy  y  y  z)  et  m'  a?',  y\  2'),  soumis  chacun  à  Taclion  d'une  force  de  nature 
périodique  ainsi  qu'a  celle  d'un  froUemenl  dont  la  grandeur  dépend  de  leur 
vitesse  relative.  Admettons,  par  exemple,  que  ce  frottement  est  proportion- 
nel;  pour  chacun  des  points,  à  la  vitesse  relative  de  l'autre,  et  que  la  force 
qu'il  exerce  est  dirigée  suivant  cette  dernière  vitesse.  D'après  cela,  la  force 
de  frottement  f  qui  agit  sur  le  point  m  aura  pour  composantes  suivant 
les  axes  : 

Idx'       ds\ 

Idz'       dz\ 

l  étant  une  constante  positive. 


SUR  L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 
Les  composanics  de  la  force  de  froltemciU  qui  agit  sur  m'  seroul  : 

Pour  généraliser  un  peu  la  question,  nous  pouvons  prendre  : 


(dx' 


A=«h7- 


rfx\ 

dï)' 


fy 


f. 


iày' 


dll 


tdz'       dz\ 
\dt'"dt] 


Soîenl  mainlenanl  F„  F^,  F„  les  composâmes  de  la  force  périodique  agissant 
sur  m^ cl  F^,  Fy,,  F^,  celles  de  la  force  périodique  qui  agit  sur  w'  ;  nousaurons  : 


—  =  F  -f-  { 

'"  ;^  =  P'  -^  A 


1 


m 


m 


-  F,  H-  /; 


m 


m 


F..  H-  /•.. 


m 


Ai 
(Pz- 

Ip 


T  —  l'y'    "♦■  /f'     )• 


=  F,.  ♦-/;. 


Nous  voyons  tout  de  suite,  en  nous  reportant  aux  expressions  des  forces  ^ 
qu'il  suffit  d'examiner  simultanément  les  premières  équations  de  ces  deux 
groupes  qui  sont  relatives  à  la  direction  x;  ce  que  nous  en  déduirons  pourra 
s'appliquer  aux  directions  des  //  et  des  z,  en  tenant  compte  des  valeurs 
particulières  des  constantes,  qui  peuvent  différer  pour  las  trois  directions 
coordonnées. 

Posons  : 


T' 


il  vient  : 


d'x 


^  2t(/  — X)  dx        dx\ 

r/l*        ^  ï  \dt        iU  I 


««' 


rf'x 


fil  •— — tssz   >  a  cos 

ih^  ma 


dt 


ï 
r 


\  <n      di  I 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  DUN  SYSTÈME        5 

Il  s'agit  dlnlégrer  ces  équations. 

En  les  ajoutant  membre  à  membre  et  intégrant,  il  vient  : 

A  étant  une  constante. 

En  divisant  respectivement  par  m  et  m'  les  deux  équations  et  les  retran 
chant  Tune  de  Tautre,  on  obtient  : 


Remarquant  que  le  facteur  d'intégration  est  : 


2t  II  —  À) 
cos 


nous  aurons  : 


\dt       dtl  ^mj  T 

^^  tn  ^/  T 


dt 


A'  étant  une  constante. 
Or  on  a  en  général  : 


q 
sin  ni  -4-  -cos  ni 


H 


Par  suite,  on  a  : 

/  — i'       T     (\         \\  «— >' 

sin  "In  -=:, — *-  :r-  «    — • ;   cos  ^jt  —- — 

r  2ff     \m       ml  T 


f/x'       dx 


I  T' 

\2r/        \m       ml 


.    ^    t  —  X        T      / 1  I  \         ^    «  —  A 

sin  2t H al  — I :    cos  2t  — r— 

T  "-lit     \m       mV  T 


l/l  •■      In 


'«    .    I 


1\ 


A  f        ^"*     *  • 


SUR  L'INFLUENCK  DU  FROTTEMENT,  kic. 

Combinant  cctie  équation  avec  ré(|ualion  (4  ),  on  pourra  calculer  ^  cl  — 
Pour  simplifier  les  noialions,  posons  : 


T      /  I  i\  ,       T     [  \ 

2t     \m        ml  tTT     \m 


I 


m       m 


lift* 

Nous  aurons  d'abord  en  calculant  -7-  : 

r// 


^  2t  t 

^  tfT              f  —  i 
-4-   >  -—  sin  a*-  — H  A, 


fW 


^  îr  I  -^  r 


«    .     M, 


wi'A  c 


Si  nous  groupons  les  termes  de  cette  équation,  il  viendra  : 

dx       ^uïVI         m          I     \    .         <  — >i       m'      *  «    ^  —  ^1 

(w  -4-  w  )  —  =  >   —     M    « :   sin  2t ^ -cos  2?:  — - — 

-^  >  f sin  !2t cos  2t  -— — 

^  :l7r  \}         \  -t-fV  T'  I  -♦-*•'*  T'    J 


-+-  A  —  m'\'p. 


-O^.)' 


On  obtiendrait  une  expression  analogue  pour  ^^- 

Nous  pouvons  distinguer  trois  parties  dans  la  valeur  de  ~  :  la  première 
provient  de  F„  la  deuxième  de  F,.;  la  troisième  ne  dépend  que  du  frottemenl. 

Examinons  d'abord  la  première  partie  que  nous  désignerons  par  ^;j^j;  nous 
avons  : 


iix' 


,       m  -\-  m  ^  :ir  [\         m    1  -+-  r/  T  m    I  -+-  r  T    J 


Posons  : 


m'       I  "l'KfA 

\  H =r  p  ros  

Wl     I   -4-  f"*  T 


r 


m       e  .    2TU 


v>. 


— ^^  p  siii 


/ 


DAJNS  LES  MOUVEMENTS  PÉKIODIQUES  D'UN  SYSTÈME. 


îf  viendra  : 


_-       = .  >  —  p  siii  2îr - 


Differenliant  celte  expression  el  miiilipiiant  par  m,  on  a  : 

/d*x\  Ml  —,  ( >    -4-   /K 

Comparons  le  terme  de  période  T  de  celle  expression,  savoir  : 


n.   e=a   fl  .  a  COS  ÎtT '-  » 

•^  m-^m'^  T 


avec  le  lerme  correspondanl  de  F^,  c'esl-à-dire  : 


Nous  voyons  d'abord  que  dans  ^„  Pamplilude  de  la  force  est  réduite  dans 
le  rapport  : 

m 


m  H- m 


En  outre,  il  y  a  une  varialion  de  phase  dans  Taclion  de  celte  force; 
Tavance  angulaire  qui  en  résulle  esl  ^. 
Des  équations  ci-dessus,  on  tire  d'ailleurs  : 


l       r    m'       /m'\n 
i  -f.  f *  L    m        \m  / 


m' 
—  e 


III 


Pour  nous  faire  une  idée  de  la  manière  dont  varienl  ces  quantilés,  nous 
ferons  quelques  hypothèses  particulières. 


8        SUR  L INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  ne, 

Supposons  d^abord  que  T  soit  suffisamment  petit  pour  que  Ton  puisse 
négliger  e  devant  Tunilé;  nous  aurons  : 


m' 


m 


m' 


fA  m 

m 

On  conclut  de  là  que  la  variation  de  la  phase  tend  vers  zéro,  à  mesure 
que  T  diminue. 
Ensuite,  il  vient  : 

Ainsi  donc,  à  la  limite  ^,  =  g. 

En  d'autres  termes,  la  force  g  exerce  son  action  sur  le  point  m,  comme  si 
ce  point  était  entièrement  libre;  Faction  du  frottement  exercé  par  m'  dis- 
paraît. 

Supposons  maintenant  que  T  croisse,  de  sorte  que  e  soit  1res  grand  par 
rapport  à  d  +  —  ;  nous  aurons  : 


m 

^«^;    ^  — f 


m  -¥-  m' 


"iiFfjL  _  m'  \ 

On  voit  que  la  variation  de  la  phase  diminue  à  mesure  que  T  augmente. 
Ensuite,  la  valeur  de  6  indique  que,  au  point  de  vue  de  l'action  exercée  sur 
m,  les  choses  se  passent  comme  si  la  force  g  s'était  répartie  sur  les  masses 
m  et  m*  proportionnellement  à  ces  masses;  ou  si  Ton  veut,  on  peut  dire  que 
cette  action  s'exerce  comme  si  m  entraînait  ?n'  dans  son  mouvement. 

Entre  ces  deux  cas  limites,  on  a  toujours  : 

m 


m  -f-  m' 


) 
t 
i 


DANS  LES  MOUVEMElNTS  PÉRIODIQUES  D'CIN  SYSTEME         » 

p  décroissanl  à  mesure  que  T  augmente;  on  peut  alors  poser  : 

m  -4-  wi| 

De  sorte  qu'au  point  de  vue  de  Tintensilé^  Taelion  de  g  s'exerce  de  la  même 
manière  que  si  m  entraînait  une  partie  m^  de  la  masse  de  m';  cette  partie 
entraînée  croît  avec  T. 

Quant  à  la  variation  de  phase  dans  Faction  de  g ,  elle  est  nulle  pour 
T  =  0;  elle  croît  d'abord  avec  T, passe  par  un  maximum  pour  ê=^  i  +  ~  t*e 
qui  donne  : 


9» 


^  m 

puis  elle  décroît  de  nouveau,  et  s'annule  pour  T  =  oc  . 

Remarquons  tout  de  suite  que  l'accroissement  du  coeflicient  a,  entraine  les 
mêmes  conséquences  que  l'accroissement  de-T;  si  a  est  très  grand,  le  mou- 
vement aura  toujours  à  peu  près  lieu. comme  si  les  points  m  et  m'  étaient 
invariablement  reliés;  au  contraire,  si  «  décroîl,  l'indépendance  des  mouve- 
ments de  m  et  de  m'  s'accentue,  de  la  même  manière  que  quand  T  décroît. 

Passons  maintenant  à  l'examen  de  la  seconde  partie  de  -;  désignons-la 


par  \^\  ,  et  nous  aurons  : 


dx\              \        ^a'T      V       Tr   .   «    ^  — ^  es    '  — > 

—     = > ;    c'sn27r — cos2t-— — 


Posons  : 


e'=o'  eosSar  —  »      {  =  p'  sinâT-;; 


T'  '  1 

il  viendra  : 


1  £ 

Enfin  : 


/,       m  -f-  m  •^   2rr 


di  If       m  -f-  m'  ^  2rr    y/^ 

fo^ME    Ll 


-  SU!  2t 


+  e'^ 


10  SUR  LINFLUEJNCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 

On  en  déduit  : 

e'  ^   e  — X'— f*' 


—    = ;  z  «  cos  2t  — 


Comparons  encore  le  terme  de  période  T'  de  cette  expression^  c'est-à-dire  : 


m         ,        e  ^(  —  A  —  A4 

QÎ=  7  g  ""  cos  2y t 

^*       m  H-  m'     V/TT7^  T' 


avec  le  terme  correspondant  de  F,.,  savoir  : 


g  =-a  cos ;p 


Nous  constatons  encore  que  le  coefficient  d'intensité  a'  de  g'  est  réduit 
dans  le  rapport  : 


a' îi 


m  -4-  m  |/ 1  ^,  e«* 

Il  y  a  ensuite  un  relard  angulaire  de  la  phase^  représenté  par  an  ^7. 

Examinons  encore  quelques  cas  particuliers. 

Si  T'  décroiti  il  en  est  de  même  de  e',  et  à  la  limite^  on  a  : 

Àinsi^  dans  ce  cas^  la  forcer'  n'a  nulle  action  sur  le  mouvement  du  point  m. 
Si  nous  rapprochons  ce  résultat  de  celui  que  nous  avons  obtenu  précédem- 
ment par  rapport  à  Faction  de  g^  lorsque  T  est  petit^  nous  pourrons  dire  : 

En  ce  qui  concerne  la  partie  périodique  du  mouvement  des  points  m  et  m', 
on  peut  considérer  ces  deux  points  comme  absolument  indépendants  pour  les 
termes  à  courte  période. 

Considérons  maintenant  le  cas  où  T'  est  très  grand;  si  Tunité  devient 
négligeable  par  rapport  à  e'^  il  vient  : 

m  m' 

d'= ;,     2r-  =  0. 

m  -¥■  m'  T 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  DUN  SYSTÈME,      ii 

La  variation  de  la  phase  tend  donc  vers  zéro.  En  outre/Faclion  de  ^' 
sur  m  a  lieu  de  la  même  manière  que  si  celle  force  se  réparlissail  sur  m 
et  m'  proportionnellement  ù  ces  masses. 

Si  nous  rapprochons  ce  résullat  de  celui  que  nous  avons  obtenu  précé- 
demment pour  Paclion  de  g  lorsque  T  est  très  grand,  nous  pourrons  dire  : 

En  ce  qui  concerne  la  partie  périodique  du  mouvement  des  points  m 
et  m',  on  peut  considérer  ces  deux  points  comme  invariablement  reliés  entre 
eux  pour  les  termes  à  longue  période. 

Dans  tout  autre  cas,  on  a  : 

m 


0<f  < 


m  -4-  m 


6'  croissant  au  fur  et  à  mesure  que  T  augmente. 
On  pourrait  poser 


mi 


e'  = ;  »      m,  <  iM, 

iifi  -4-  m 

et  considérer  que  dans  son  mouvement  la  masse  m'  entraine  une  partie  m^ 
de  la  masse  m. 

Quant  à  la  variation  de  la  phase,  elle  varie  de  ^  à  0. 

Nous  pourrons  donc  dire  : 

Pour  les  termes  à  période  moyenne,  on  peut  considérer  que  chacune  des 
masses  m  et  m'  entraine  dans  son  mouvement  une  partie  de  la  masse  de 
l'autre  d'autant  plus  grande  que  la  période  est  plus  grande;  eti  outre, 
faction  de  la  force  se  produit  avec  une  certaine  variation  dans  la  phase.    . 

Il  nous  reste  à  examiner  la  troisième  partie  de  •£,  savoir  : 

\dl  /,      m  -«-  m'       m  -+-  w' 


•^j  serait  : 


o. 


j:i_A'e-'(^-*-^)'. 


fw  -♦-  m        m  -♦-  m 


J2  SUR  L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc, 

On  voil  d'abord  que  ces  deux  parties  sont  indépendantes  des  forces  pério- 
diques Fjp  el  F,,;  à  mesure  que  /  augmente^  ces  deux  valeurs  tendent  vers  la 
même  limite  : 


■  ■  > 

m  -♦-  m' 


de  sorte  qu'après  un  temps  très  long,  on  peul  considérer  les  deux  points 
comme  animés  d'un  mouvement  uniforme  de  même  vitesse  ;  outre  ce  mouve- 
ment, chacun  des  points  sera  animé  d'un  mouvement  oscillatoire  déterminé 
par  les  forces  F^  et  F^^.,  ainsi  que  nous  venons  de  le  voir. 

Comme  nous  Pavons  déjà  fait  remarquer,  les  mêmes  conclusions  sont 
applicables  aux  mouvements  parallèles  aux  axes  des  y  et  des  2;;  il  y  a  seule- 
ment à  tenir  compte  de  la  valeur  plus  ou  moins  grande  du  coefficient  de 
frottement  pour  ces  diverses  directions. 

Occupons-nous  maintenant  d'un  cas  qui  diiïère  un  peu  du  précédeni, 
mais  qui  s'y  ramène  néanmoins.  Supposons  que  les  points  m  et  m'  sont 
animés  chacun  d'un  mouvement  sensiblement  uniforme  el  rectiligne  (*).  Ce 
mouvement  est  troublé  par  l'action  de  forces  perturbatrices  très  petites  et 
de  nature  périodique;  elles  sont  données  en  fonction  de  la  position  des  points. 
En  outre,  nous  admettons  l'existence  d'un  frottement  de  même  nature  que 
celui  considéré  jusqu'ici.  Pour  ne  pas  compliquer  inutilement  les  notations  el 
les  calculs,  nous  poserons  simplement  : 

F,  =  a  cos  pu  ;      F^  =  0  ; 

•     *  ■ 

li  esl  un  coefficient  très  petit,  u  est  une  fonction  linéaire  de  (xy  y,  ^,) 
Çpc\y\  z^y  On  reconnaîtra  aisément  par  la  suite  que  le  problème  se  résou- 
drait de  même  si  F^  et  F^  se  composaient  chacun  d'une  série  de  termes  de 
cette  forme. 

Les  mouvements  des  deux  points  étant  sensiblement  uniformes,  nous 
|)ouvons  poser  : 

^  élanl  une  quantité  très  petite. 

*)  Ou  du  moins  qu'on  peut  considérer  conime  tel  dans  un  intervalle  de  temps  donné. 


DANS  LES  iMOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTEME       i5 

Les  équalions  des  mouvements  des  deux  points  sont  donc  : 


m  , 
dt 


—  =s  a  C08  I  Stt  -- — h  (^    -♦-«-; T- 

t*  \         T  /  \dl       dl  I 


m  '  , 
di 


Si  Ton  néglige  J dans  une  première  approximalion,  les  équations  auront  la 
forme  de  celles  du  cas  traité  précédemment  et  nous  pourrons  les  remplacer 
par  les  suivantes  : 

m — -  =  aacos2fr h  A  ac      ^^    *     , 

dl^  T 

nv  -—-  «o»!  cos  2r A  «e      v-    -  v 

c/«*  T 

OÙ  G^  Oyy  iJLy  //.|  ont  des  significations  connues  en  fonction  de  ol  et  T. 
En  intégrant^  il  vient  comme  plus  haut  : 


m-«=ae  — sinSîT -^ A' -c      ^"'    ""^     -♦- A 


m 


rf/  âîT  T  m  -¥■  m'  m  -h  m' 


puis  : 


mx 


=  — fld  —     cos2t ^ ^- —    :    e       V-."*"-';     ^a I-4-C, 

v2nl  T  a    \m  -♦-  m  /  m  -f-  m' 


C  étant  une  constante. 

On  obtiendrait  des  équalions  analogues  pour  ^  et  x';  et  de  même  pour 
les  autres  axes  coordonnés. 

Puisque  nous  avons  supposé  d^abord  que  les  mouvements  étaient  uni- 
formes et  reclilignes^  x  elti  sont  des  fonctions  linéaires  de  ly  et  on  peut  écrire  : 

mj=.y((  — X)(7  +t?, 

a  étant  un  coefliciei)t  numérique,  et  v  une  quantité  de  même  nature  que  i. 


U  SUR  JL'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 

On  peut  prendre  d'abord  : 

/T\«  t  +  fc-x      A'/    mm'    \«  -.(l+-|,)i 

\zir/  T  a  \m  -I-  m  / 

si  les  termes  considérés  sont  très  petits. 
Considérons  le  terme  périodique  : 

a»  y  eos  -L-^^ -' . 

Si  par  la  nature  de  la  question  T  est  pelil^  on  sait  que  6  se  rapproche  de 
Tunité^  et  si  en  outre  a  est  petit^  le  ferme  considéré  est  toujours  très  petit 
el  peut  être  conservé  dans  la  valeur  de  t^. 

Si,  au  contraire,  T  est  très  grand,  5  est  à  peu  près  égal  à  ^^^r,  pour  que 
le  terme  considéré  soit  très  petit,  il  faut  donc  que  a  soit  excessivement  petit, 
ce  que  nous  supposons  dans  le  problème  proposé. 

Le  terme  : 

\al  \m  -♦-  m'I 
'à'\ 

est  petit,  si  le  coeflicienl  (-]  est  suffisamment  petit;  nous  avons  vu 
qu'abstraction  faite  des  termes  périodiques.  A'  est  petit  si,  dans  Tétat  initial, 
les  deux  points  ont  sensiblement  la  même  vitesse;  en  outre,  le  terme  devient 
petit  au  bout  d'un  temps  /  suffisamment  grand. 

Telles  sont  les  conditions  que  nous  devons  supposer  remplies,  pour  que  le 
problème  puisse  être  résolu  par  la  méthode  approchée  précédente.  On  pour- 
rait alors  obtenir  une  valeur  plus  approchée  de  x  et  de  a?',  en  remplaçant  t; 
et  par  suite  i  par  leurs  valeurs. 

Il  est  clair  qu'on  pourrait  maintenant  déterminer  le  mouvement  des  points, 
si  les  forces  périodiques  étaient  données,  partie  en  fonction  du  temps,  partie 
en  fonction  de  la  position  des  points. 

Après  avoir  examiné  le  mouvement  de  deux  points  matériels,  m,  m', 
passons  maintenant  à  l'étude  du  mouvement  d'un  système  dans  les  mêmes 
conditions. 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTÈME.      iîJ 

Pour  cela,  admellons  d'abord  qu'un  troisième  point  m"  Ça;*',  y",  z") 
intervienne;  ce  point  est  soumis  à  Faction  d'une  force  périodique  (F,M,Fy.,,F,,r), 
et  agit  par  frottement  sur  les  points  m  et  7n';  grâce  à  ce  frottement,  la  force 
(F^,,  Fyf,,  F^,f)  exercera,  en  vertu  de  ce  qui  précède,  une  certaine  action  sur 
les  mouvements  des  points  m  et  m',  action  qui  dépend  de  la  grandeur  des 
périodes  des  termes  qui  composent  la  force.  On  peut  encore  montrer  que 
cette  action  est  sensiblement  nulle  pour  les  termes  à  courte  période,  tandis 
que  pour  les  termes  à  longue  période,  la  masse  m''  entraine,  dans  son  mou- 
vement, les  masses  m  et  m',  comme  si  ces  trois  masses  formaient  un  sysième 
rigide. 

Sans  altérer  la  généralité  de  la  question,  nous  pouvons  poser  : 

F.  =  F.,=  0,      F,.«o"cos  — ; 

les  équations  des  mouvements  des  points  seront  de  la  forme  : 

(Px  (dx        dx\  Idx"        dx\ 

df  \dt        di  I        '\dt         dtl 

,  cTx'  (dx       dx'\  Idx"      dx'\ 

'dF=*[dr-i[ri'^'''\'dr — w 

,rfV  (dx       dx"\  [dx'      dx"\        „       S^e 

dl*  \dl         du  \  dt         dtl  T" 

On  obtiendrait  des  équalions  de  même  forme  pour  les  axes  des  y  et  des  z. 
Recherchons  d'abord  les  termes  périodiques  de  ar,  x*,  x". 
Posons  : 

dx        V  [  2t<  .     2tI\ 


m 


—-     A    COS 

!27r  \  T" 


(il  !27r\  T"  V  I 

dx'       T"  /  2ir«         ,    .    2t(  \ 

~         "A*  sin— -  . 


T"  /  ,        2ir« 

—     \'  COS 

2Tr  \  T" 


dl         27r\  T"        '^  y  I 


dx"       T"       ,       2t/ 
dl        2t  \  T" 


:  sm----J 
T"/ 


Substituons  dans  les  équations  précédentes  et  égalons,  dans  chacune  d'elles. 


16  SUR  L'IISFLUEiNCE  DU  FUOTTEMENT,  etc., 

É 

les  cocfficîenis  de  sin —^  el  cos  ~  dans  les  deux  membres;  nous  aurons  : 

2r 

^  ''•^     ;p'  =  *  (^'  —  A*)  -♦-  «1  'a*"  —  A*)i 

»»  V  .p;  =  «  (X  —  X')  ^  *,  (A"  -  A'),- 

--»»">"|^= ««(f*-OH-  Mf-'-n^ 

d'où  Ton  lire  d'abord  : 

mx  -•-  m'y  4-  m  "Ji"  »  0, 

« 

fWfi  4-m/E&+m/K   =tt. 

En  résolvant  les  six  équations  précédentes^  on  obtient  les  (X^  a)  en  fonction 
de  a"  et  de  T". 

Examinons  le  cas  où  T"  est  très  petit;  on  peut  prendre  : 

X  =  X'  =  i"=0, 

^  =  ^'  =  0,      f^"  =  —; 

m 

On  voit  d'abord  que  le  mouvement  du  point  in^^  n'influe  pas  sur  ceux  de 
m  et  de  m\  Ensuite  il  vient  : 

dx"       a"  ï"  .    "Irl 


dt        m"  '2n  ^'"  T" 

d*x"  ,        2»rf 

m" -7— =»  a"  eos -—-• 
dl*  T" 


Ainsi  donc,  lorsque  la  période  T'^  est  très  petite,  on  peut  considérer  les 
mouvements  des  trois  points  comme  indépendants,  quant  à  la  partie  pério- 
dique. 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D  UN  SYSTÈME.      17 

Supposons  maintenant  que  T''  croisse  de  telle  sorte  que  les  quantités  aV 
soient  très  grandes;  on  satisfera  aux  équations  en  posant  : 

>  ==  A'=.A"«0, 

Les  équations  des  mouvements  des  points  deviennent  alors  : 


m 

rfC 

o" 

cos 

m  -♦- 

m' 

-h 

rtrtf, 

rf^x' 

m' 

t 

2r{ 

m' 

dC 

^ 

o" 

ces 

m  -1- 

m' 

-4-  m 

rjp/, 

m" 

tPx" 

o" 

m' 

/ 

cos 

ÎTf 

dl* 

m  -h  m' 

-♦- 

m" 

1»// 

Ainsi  donc^  la  force  F,,,  se  répartit  sur  les  trois  points  proportionnellement 
à  leurs  masses  et  sans  changement  de  phase.  On  peut  donc^  dans  ce  cas^  en 
ce  qui  concerne  la  partie  périodique  du  mouvement^  considérer  les  trois 
points  comme  invariablement  reliés  entre  eux. 

Les  termes  exponentiels  du  mouvement  s'obtiendraient  en  satisfaisant  aux 
équations  : 

(Px  fdx         dx\  Idx"       dx\ 


dC 


d'x'  Idx        dx\  Idx"       dx' 

dx"' 
m'-^-r-  «=a,l-^ ^— I  -*-a,  1-^ — 


.,rfV'  Idx       dx"\  Idx'       ri 


d'où  Ton  tire  d'abord  : 


dx  ,  dx  „  dx 

m  --  -4-  m  —r-  -♦-  »h   —  =  A. 
dt  dt  dt 


Nous  ne  nous  occuperons  pas  davantage  de  cette  partie;  mais  il  est  évi 
Tome  LI  3 


iS  SUR  L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 

denl  qu'au  bout  d'un  (emps  très  long^  les  vitesses  des  trois  points  tendent 
vers  une  même  limite  indépendante  des  forces  périodiques. 
Si  Ton  pose  en  eiïet  : 

r/x  dx'  dx" 

di  dt  dt 

il  vient^  en  vertu  des  équations  précédentes  : 


B  =.  B'  «  B 


f  » 


fil  -4-  m'  -H  m'' 


Il  est  clair  que  nous  pouvons  encore  étendre  les  considérations  précédentes 
au  cas  d'un  nombre  quelconque  de  points;  en  oulre^  au  lieu  de  supposer 
que  les  forces  agissantes  sont  données  en  fonction  du  temps  tyOn  peut  admettre 
que  les  points  ont  des  mouvements  sensiblement  uniformes  et  rectilignes,  et 
que  ces  mouvements  sont  troublés  par  Faction  de  forces  perturbatrices  très 
petites^  de  nature  périodique  et  fondions  de  la  position  des  points.  Dans 
Ions  ces  cas,  l'action  du  frotlemenl  qui  s'exerce  entre  les  points  sera  encore 
telle,  qu'en  ce  qui  concerne  la  partie  périodique  du  mouvement,  les  points 
pourront  être  considérés  comme  indépendants  pour  les  termes  à  courte 
période,  et  comme  invariablement  reliés  entre  eux  pour  les  termes  à  longue 
période;  pour  les  périodes  intermédiaires,  les  points  s  entraînent  plus  ou 
moins  dans  leurs  mouvements,  et  cette  action  donne  lieu  à  des  variations  de 
phase  dans  Vaction  des  forces. 

Ces  résultats  ont  été  obtenus^  en  supposant  que  les  composantes  de  la 
force  de  frottement  qui  s^exerce  entre  deux  points  »?  el  m'  sont  de  la  forme  : 


Idi'       dx\ 


'•    ^  '  rf«     dt 


DAiNS  LES  MOUVEMENTS  PERIODIQUES  D'UN  SYSTÈME.      i9 


Pour  généraliser  Texpression  de  la  loi  de  rroUemeni,  on  pourrait  prendre  : 

^'=''[iû—dïi'-'"\-dï-d{i^'''[in-drr 

_     Idx'       dx\  Idy'       rfy\  Idz'       dz\ 

^'=^\Ti-di]'^^'\Tt-d{]-*-^\iû~dir 
'•   ^\dt    dt)    ^'\di    d(l    ^'\dt    dii 

Prenons  mainlenanl  les  équations  du  mouvement  de  deux  points^  en 
posant  F,  »  acos-y^;  nous  pouvons  provisoirement  supposer  nulles  toutes  les 
autres  composantes  des  forces  ;  nous  aurons  : 


MI-— -  = 

d^ 
dt^ 


a  cos  — 

r 


A 


m 


=/i 


f» 


=  A- 


m 


m 


m' 


rf*x' 

di* 

d'z' 
IF 


=-/: 


=-/; 


=-A 


Si  maintenant  nous  posons  : 


dx        T  /       .     2ir( 
---  =  —    A  Slll  

rf(        Stt  V  T 


dx 
Jt 

dl 
dz 

7t 


27rA      l 

A*  cos^J' 


dy       T  [      ,    <jtxl  2t:A  dl/'       T  /  ,   .    2irl 

dt       2t  \  '         T  T  y      •         I    A       2t  \  *        T 


dz  ï  /  .  27rf 
-— =  --  Xi  sm  -— 
dl       2w  V  T 


2rA 


d( 
d£ 
J    ^^ 


ï  / 
=  —    V  siiî 

27r\ 


i 


2tA 
f*'cos— j» 

,       2nA 

T  /      .    2,/        ,       2«rA 
==  —    >i  sin-—-  +  fit,  cos  -—  > 
2t  \  T        ^  Il 


nous  obtiendrons  douze  équations  du  premier  degré  pour  déterminer  les 
coefficienis  l  et  ^ly  savoir  : 

'O  G) 

wA    _  =  a  — ■  -*-  «  (a*'  —  A*)  +  «1(^1  —  A«i)  ■*-  «i  (a4  —  /"t). 


2t 


2t 

T 


m'A'  —  = 


fît  Zt    = 

T 


a(A'  — A  )  4-«,(a;  — ;i,)  -♦-  «i(>;-  i,\ 


«  (f*  —A*')  -♦-  «1  {/t*i—  A*l)  -♦-  «i  (a« — a4), 


a  (i  —  A*)  +  a,  (A,  —  A',)  4-  «,  (A,  -  a;),  clc. 


20  SUR  L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 

On  reconnaît  lout  de  suite  que  ces  équations  nous  conduisent  aux  mêmes  résul- 
tats que  précédemment;  lorsqu'on  suppose  T  très  petite  les  mouvements  des 
points  sont  indépendants;  si  T  est  très  grande  le  système  se  comporte  comme 
un  système  invariable.  Ainsi^  la  partie  périodique  du  mouvement  des  deux 
points  et  même  d'un  système  de  points  reste  soumise  aux  lois  que  nous  avons 
formulées  précédemment. 

Dans  tous  les  calculs,  précédents^  nous  avons  considéré  comme  constants 
les  coefficients  de  frottement  «,  /S,  y. 

Il  nous  reste  à  voir  si  nos  conclusions  s'appliquent  encore  au  cas  où  ces 
quantités  varient  avec  le  temps  t,  ou  bien  avec  la  position  relative  des  points^ 
leurs  vitesses^  etc.;  ainsi^  par  exemple^  on  peut  très  bien  admettre  que  le 
frottement  qui  s'exerce  entre  deux  points  m  et  »i'  dépend  de  leur  distance^ 
notamment  décroît  avec  cette  distance  et  disparait  au  delà  d'un  certain 
écartement. 

Reprenons  le  cas  du  mouvement  de  deux  points  et  posons  simplement  : 


X  2îr/  dx'     -dx\ 

-  =  acos-—-  -i-  a    -i -7-1» 

'  T  \di       dtl 

,  d}x*  _     tdx  _  dx'\ 
~dî''^''\dî'^Til 


On  tire  d'abord  de  là  : 


rfx  dx'  T    .    2t(       ^ 

dt  rf<  !2t         T  ' 


puis  : 


Idx      dx'\  i\        \\  [dx      dx'\        a        ^itt 


rf  Idx       dx' 


Considérons  d'abord  a  comme  une  fonction  du  temps  l. 

dT""  f/J  ^^  l'équation  (3)  se  compose  d'abord 
de  l'intégrale  générale  de  l'équation  : 


d  (dx       dx'\  fi         ^\  (dx      dx'\  _ 

ItUt'^  di),'^''\m'^m'l\dr^lû),'-'^' 


(4) 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTÈME      21 


intégrale  qui  est  de  la  forme  : 


idt         dl 


L'intégrale  de  Téqualion  (3)  comprend^  en  oulre^  un  terme  qui  est  une  inté* 
grale  particulière  de  Péquation  el  qui  ne  provient  que  du  terme  additionnel 
^  cos  ^.  Ainsi  donc^  chacjue  force  périodique  donne  lieu  à  un  terme  spécial 
dans  Tinlégraie;  seulement  ce  terme  n'est  plus  entièrement  périodique. 

Dans  le  cas  actuel,  ce  terme  est  : 


f'if  -  î^flU -  e-f«') "   /'eus  ^-^ e ./'  (^  -*- ^>' 
\di        di  1^      m  J  1 


c/(    .     .     .     .    (6) 


On  peut  remarquer  d'abord  que  Ton  parviendrait  à  Téquation  (4)  en 
laissant  de  côté  le  terme  périodique  dans  les  équations  du  mouvement.  Le 
terme  (5)  qui  provient  de  celte  équation  (4)  décroit  indéfiniment,  lorsque  le 
temps  augmente,  puisque,  par  la  nature  même  du  frottement,  a  est  toujours 
une  quantité  positive.  Ce  terme  remplace,  dans  le  cas  actuel,  le  terme  expo- 
nentiel des  calculs  précédents. 

Examinons  le  terme  (6)  et  tâchons  de  le  mettre  sous  la  forme  : 


Idx      dx'\         T  /      .    2;r« 


4-   i,  COS  Y 


>l,  et  /Z|  étant  deux  fonctions  de  /  convenablement  choisies;  si  nous  substi- 
tuons dans  Péquation  (3)  et  égalons  les  coefficients  de  cos  -^  et  sin  ~  dans 
les  deux  membres,  nous  aurons  : 


a  l\         I  \  T  dx,  T    1 

_  «  a    -  H- —  I  —  i,  4-  ^,  -♦.  —  — 

m         \m       ml  2t  di  2ir 

\m       ml^w^  dt  Stt 


(7) 


Les  intégrales  générales  de  ces  équations  comprennent  d'abord  les  inté- 


22  SUR  L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 

grales  générales  des  équations  : 

/i       1  \  T  .      „     dL  ï 

0=a    — H—    — L-*-M  +  —  — 
\m      ml  î2t  dt  2ir 

[\         \\T  .        dM    T 

0=:«    -H _M— L  -»-—.— 

\m       m7î27r  dt    Î2ir 


(8) 


intégrales  que  nous  représenterons  par  L  et  M.  Les  intégrales  des  équa- 
tions (7)  comprennent  en  outre  deux  termes  spéciaux  L^  et  M|  qui  sont  deux 
solutions  particulières  de  ces  équations  et  qui  ne  proviennent  que  du  terme 
additionnel  -  . 

Ovy  dans  le  cas  qui  nous  occupe^  nous  devons  prendre  pour  valeurs  de 
X,  et  /Al  ces  solutions  particulières.  En  eiTel,  on  parviendrait  encore  aux  mêmes 
équations  (7)^  si  on  voulait  donner  à  l'intégrale  générale  de  (3)  la  Tormc  : 


i—    A,  C08  —^  -+-  U|  sin 

2t  \  '         T        '^ 


car  en  procédant  comme  pour  7.,  et  /Z(  on  aurait  : 


a         / 1        M    ,  T         ,      Ja;   ï 
ni  \m       ni  /      2r  dt  ^n 

o  =  «  -^-U;- — a;  . 

\m       m  I      Stt 


rW  T 


(î> 


d'où  Ton  tirerait 


aJ  =  L  -h  L,, 


Or  L  et  M  renfermant  les  constantes  arbitraires^  la  partie 


—    L  cos H  M  SI 

2t  \  T 


2irA 

sin-j 


ne  peut  conduire  qu'au  terme  (5),  tandis  que  L,  et  M,  dépendant  du  terme 
additionnel,  la  partie 

'i'   /,  2ir«  .     2t/\ 

—    L|  COS  -—-  -4-  M|  sin  -—-  1 

2t  \  T  T  / 

correspond  au  terme  (6),  que  nous  voulons  considérer. 


/ 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D  UN  SYSTÈME.      23 

Oq  peut  d'ailleurs  vérilier  direclemenl  ces  résultais. 
Éliminons  >i'|  des  équations  (9),  nous  aurons  : 

*  U        m'I^n  iii    2t         ^'  dt  -Ir:' 


en  posant  : 


I       \\i 

Ml       m  /  ^t: 


H  vieni  ainsi  : 


^ttI    (II*  itT  (Il  Vix  dt  I       m        •     •    •    •    v«^; 

ce  qui  nous  donne^  pour  calculer  M^  Téquation  : 

[Tyd'U       ^    T   rfM       „/T  de        ,         \ 

—     -TT-^^e--  — -i-M    — ~H-r-+- 1    = (Il) 

V2rJ    (//*  ^7T  dt  \^v  dl  I  ^     ' 

Prenons  d'abord  le  cas  où  a  et  par  suite  e  eslconslant;  les  deux  équations 
précédentes  deviennent  : 

/T\«rrM  T  rfM 

U-      -77  -+- 2f 7- -^  M(t'-Hi)  =  0 (13) 

VlrJ     dC  "-Zr  dt  ^  ^  ^     ^ 

Posons  M  =  e'*;  nous  aurons,  pour  déterminer  y,  l'équation  : 
d'où  Ton  lire  : 

l{        i\       2«,/ 

^  =  — a    --4-—    dr--K  —  I. 
\w        fW7         T 

On  a  donc  : 


M  -«(i-»-^.)'    \r  2t/        ^,     .     2;rn 

M  =  e       V-    -^^       C^cos  — ^C^sin  — 


2i  SUR  LINFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 

Si  Ton  dédiiil  L  à  Taide  de  celte  valeur  de  M,  on  a  : 

L  =  eM-+--- =  c       ^-    -'^      C,  cos -— —  C,  sin —    ; 

rf«  2t  L  T  T  J 


puis  il  vient  : 


2îr  \  T  T  /        2;:  ^ 


ce  qui  est  conforme  a  nos  conclusions. 

De  Téqualion  (12),  on  tire  d'ailleurs  aisément  : 


L.  ==- 
d'où  : 


a       t  al 


•  —  —  i        t  »      ^ïi  =  —  -         :  » 


2W  2t/ 

sin-— --4-fcos 


T   /.  2;r/        ^,    .    2t/\         a    t  T  ï 

—    L.  ros h  M|  siii  —    == . 

2n  \  T  T  /       «J  2t  ^  ^  s* 

ce  qui  e$l  bien  le  terme  périodique  que  nous  avons  obtenu  dans  Thypo- 
thèse  de  a  constant. 

Prenons  maintenant  le  cas  général.  On  satisfait  à  Téquation  (il)    en 
prenant  : 

On  peut  donc  prendre  : 


M  =  e 


On  en  déduit  : 


U_,-/-(>-)''[cc.^-C,.i„^] 


Et  Ton  a  encore  : 


2ïr  V  ï  T  /       2»  ^  ' 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTÈME.      2« 

Ainsi  donc  les  valeurs  L  el  M  conduisent  bien  au  lerme  (5)/ Il  reste  à 
calculer  L,  et  M,.  Pour  cela,  reprenons  Téqualion  (10),  et  tâchons  d'y 
satisfaire  en  prenant  : 

en  considérant  C|  et  C^  comme  des  variables. 
Nous  aurons 


en  posant  : 


dC,        2tI        dC,   .     ^7:1 
.-T-cos--—  -4-  -7-  sin  -— -  =  0, 
dt         T         dt  T 


•^  étant  une  quantité  de  la  même  forme  que^. 
Ensuite  : 


r  ==  -TT-  +  e  *^  —  cos sin  —  I 

'         dl*  l  dt  T  dt         T  J 


En  substituant  dans  (10),  il  vient  : 


-7-  cos  -— sin  -~-  = e  ^      '     . 

(/«         T         dt  T        m  T 


Ensuite  : 


Ainsi  : 


—  = —  sin  —  t*^ 

dt  m  ï  T 


e/C,       a  in        irt     /*,  !î  « 

—  = cos  —  e  ■•'     ^ 

A       m  T  T 


C,  =  C,  — -  —  /  smY.rft.ey     ^     , 

t.  =  C,  ^  -  •—  /  co»  — -  ./ft.e^     ^   .. 
m  Ij  ï 


Tome  L1. 


26  SUR  L'INFLUENCE  DU  FROITEMENT,  etc., 

On  tire  de  là  : 

Mi-s-Y»-^  '    Isin— y C08 Y •«''•«•'        — «>sy/*'"T  ' 

a  2ff  -A?^.  r       2>r«  /•      2ff<     .       A»fw.  .    2irt    /-.    2rt    ^      A»-2:«"| 


Enfin  : 


ainsi  qu^on  devait  s'y  attendre. 

Si  Ton  suppose  e  constant,  on  retrouve  encore  : 


M,.î     ' 


mi-*-** 
a      f 


ni  I  -♦-  f  * 

Ainsi  donc^  il  est  bien  évident  que  nous  devons  prendre  pour  valeurs 
de  \  et  ft|  les  valeurs  de  L|  et  M|. 

Ceci  établi^  passons  à  Texamen  des  divers  cas. 

Supposons  d^abord  que  T  soit  très  petit;  les  équations  (7)   pourront 

di^    dt 


s'écrire,  si  Ton  suppose  queaXi,a/z„  -^',  -—  restent  finis  : 


a 
fil 


ces  solutions  satisfont  aux  conditions  ci-dessus  indiquées. 
On  a  ainsi  : 


on  en  conclut  : 


m 


fdx      dx'\        a    T        2jr/ 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTÈME,     27 

ainsi  lorsque  T  est  très  petit,  le  terme  provenant  de  la  force  redevient 
simplement  périodique  et  le  mouvement  a  lieu  comme  si  les  deux  points 
étaient  indépendants. 

Considérons  ensuite  le  cas  où  T  est  très  grand,  de  sorte  que  aT  a  une 
valeur  très  grande;  si  nous  supposons  que  \  et  ju,  restent  Gnis,  les  équations 
se  réduiront  à  : 

a  ^r  fi  1  \  ,        rfA, 

m  T  \m      m'I  dt 

D'où  Ton  déduit,  à  la  limite  : 

a 
Al  s:  /it,  =  o-*  —  ;     (ff  s'annulant  &  la  limite) 
m 

ces  solutions  satisfont  en  outre  à  la  condition  ci-dessus;  on  peut  donc  prendre  : 


m  l-rr  )   =  a :  COS-zrl      m    l -tt- i    =  CI 7  C08  -— -; 

m  -♦-  m  T 


ainsi,  lorsque  T  est  très  grand,  les  ternies  provenant  de  la  force  rede« 
viennent  simplement  périodiques,  et  les  points  se  meuvent  sous  Tinfluence 
de  cette  force,  comme  s'ils  étaient  invariablement  reliés  entre  eux. 

Pour  les  périodes  intermédiaires,  on  peut  encore  considérer  que  les 
points  s'entraînent  partiellement;  mais  cette  fois,  la  partie  entraînée  varie 
avec  le  temps  /.  Il  y  a  aussi  une  variation  de  phase  dans  Faction  des  forces, 
et  cette  variation  est  aussi  fonction  du  temps. 

Nous  avons  en  effet  : 

on  tire  de  là  : 

[tPx        (Px'\  I  T    rfA,\  2îrl         IdfJLx    T         ,\     .     27r< 

W         c/t'jt        \  Stt   (/«/  T  \rf(    2ïr        V  T 

la  \        2ff«  .    2jrl 


28  SUR  L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 


On  a  en  outre  : 


m  -^-r  -»-  m  — —  >=  a  cos  -—-  » 
dl*  cft*  T 


ce  qui  donne  : 


inl  ,    .     2rr| 

cos  -~-  —  fttim  8in  -— ■  > 


Il  suffirait  maintenant  de  mettre  comme  précédemment  ces  formules 
sous  la  forme  : 


m 

it) 

= 

2ir  U  — 
0*  cos — - 

T 

o 

m' 

D 

,       2»(/  — 
ai  cos        _ 

V) 

pour  connaître  les  coeflicienls  d'action  réciproque  0  et  0*  ainsi  que  les  avances 
angulaires  des  phases,  en  fonction  du  temps  /• 

Ceci  établi^  il  importe  de  remarquer  qu'on  peut  parvenir  directement  aux 
équations  (7)  en  partant  des  équations  du  mouvement.  Posons  en  effet  : 


T     ^      T  y 


(-1  -  -  ( 

dx'\        T  /  ,      2n<        ,  . 


En  procédant  comme  auparavant^  il  viendra  : 

T    dx  ,  T    1 

m/jL  -♦-  m —«.  o  -4-  «(1  —  A)  — 


ï    r/A*  ,     .  T 

> (ti) 

T    dx'  T 

m>'  ■♦-m' =  «  (A  —  i')  — 

'^  2r    A  ^  ^2t 

—  m'A'  -♦-  m' ^^%{fji^  fi')  — 

2r   <//  "^       '^^2t 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTÈME.      29 

Si  Ton  posait  mainlenant 

;.  —  a'  =  A,       et       tt  —  ^'  «  lA,, 

on  relomberail  évidemment  sur  les  équations  (7).  Mais  il  est  clair  qu'on  peut 
traiter  directement  les  équations  (14)  comme  les  équations  (7);  on  les 
résoudra  et  on  prendra  pour  valeurs  de  l,  X\  [i,  fi',  les  termes^  qui  dans  les 
intégrales  générales  de  ces  équations  ne  contiennent  pas  de  constantes  arbi- 
traires et  dépendent  seulement  du  terme  additionnel  a.  Ces  termes  sont, 
comme  on  le  sait,  des  solutions  particulières  des  équations. 
Ainsi,  par  exemple,  si  T  est  très  petit,  on  aura  : 

^       '      ,       , 

fl  ssa-^  ,         X  Kss  )i    -xsz  f^'  tsa  0, 

m 

et  il  viendra  comme  précédemment  : 


m 


((Px\  2r<  ,  ((Px'\ 


Au  contraire,  si  T  est  1res  grand,  il  vient  : 


On  a  ainsi  : 


rfA 

m  =a(A'— A\ 

m  —  ^«(;— a), 


A  =  A',      fi  =  /*', 


el,  comme  précédemment  : 


A,  «  ^,  =  0. 


Ainsi  les  résultais  sont  conformes  aux  précédents.  Mais,  on  peut,  par  ce 


30        SUR  L1NFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 

dernier  procédé^  généraliser  encore  davanlage  la  loi  de  frotlemenl  ;  on  peut, 
prendre  : 

Idx'       dx\  fdy'       dy\  Idz'       dz\ 

^'"^'[li-^dll  -^^^t'-dfl  -^^'[lû-^dil' 

a,  a^y  (Xj  étant  considérés  maintenant  comme  des  fonctions  du  temps  t.  Il  est 
facile  de  voir  que  les  résultats  généraux  précédents  ne  sont  pas  altérés. 
Le  mode  de  calcul  est  analogue  à  celui  que  nous  avons  employé  lorsque  ces 
coefficients  étaient  considérés  comme  constants^  sauf  qu'ici  il  faut  tenir 
compte  de  ce  que  les  quantités  l,  (i  sont  des  fonctions  du  temps.  On  retombe 
sur  un  système  d'équations  de  la  forme  (li);  équations  que  Ton  peut  traiter 
de  la  même  manière.  Enfin,  on  peut  étendre  les  mêmes  considérations  au 
cas  d'un  nombre  quelconque  de  points  matériels. 

Nous  venons  de  supposer  que  les  coefficients  de  frottement  sont  donnés 
en  fonction  du  temps;  on  peut  aussi  admettre  que  ces  quantités  sont  des 
fonctions  données  de  la  position  relative  des  points,  de  leurs  vitesses,  etc., 
en  d'autres  termes,  qu'ils  sont  fonctions  des  (ir,  y,  z,~,  ..•^, ...).  Dans  ce 
cas,  les  équations  du  mouvement  ne  sont  plus  linéaires;  d'où  il  résulte  que 
chaque  force  périodique  ne  donne  plus  lieu,  en  général,  à  un  terme  séparé 
dans  l'intégrale.  On  peut,  néanmoins,  toujours  Imaginer  que  les  équations 
du  mouvement  ont  été  résolues  et  qu'on  connaît  les  {x,  %jy  z)  en  fonction 
de  /;  cela  étant,  les  coefficients  de  frottement  seraient  connus  en  fonction 
de  /,  et  on  pourrait  appliquer  les  méthodes  précédentes.  Chaque  force 
périodique  donne  lieu,  dans  cette  manière  de  voir,  à  un  terme  spécial  dans 
le  mouvement,  terme  à  l'égard  duquel  on  peut  encore  se  représenter  que 
l'un  des  points  entraîne  partiellement  les  autres  dans  son  mouvement;  seule- 
ment ici,  la  partie  entraînée  et  la  variation  de  phase  dans  l'action  de  la 
force  doivent  être  considérées  comme  dépendant  de  toutes  les  forces  pério- 
diques agissantes,  et  non  uniquement  de  la  force  considérée,  comme  dans  le 
cas  précédent.  Quant  aux  cas  des  périodes  très  courtes  ou  très  longues,  il  est 
clair  que  les  résultats  précédents  restent  acquis. 

Ainsi,  dans  tous  les  cas,  si  une  force  périodique  de  période  très  petite 
agit  sur  les  points  du  système,  on  pourra,  dans  la  recherche  du  terme  cor- 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTÈME.      3i 

respondanl,  considérer  ce  point  comme  indépendant  des  autres,  pourvu 
cependant  qu'en  vertu  du  mouvement  même  le  coefficient  de  frottement 
entre  ce  point  et  un  autre  ne  tende  pas  à  devenir  inflniment  grand  à  un 
moment  donné. 

De  même,  si  une  force  à  longue  période  agit  sur  Tun  des  points,  on  peut 
considérer,  dans  la  recherche  du  terme  correspondant,  ce  point  comme 
entraînant  complètement  tous  ceux  qui  exercent  sur  lui  une  action  de  la 
nature  du  frottement;  il  faut  encore  supposer  que,  dans  le  cours  du  mouve- 
ment, et  en  vertu  de  celui-ci,  le  coefficient  de  frottement  entre  ce  point  et  un 
de  ceux  qu'il  entraîne  ne  devient  pas  tellement  petit  que  les  quantités  de 
l'ordre  «T  ne  soient  plus  très  grandes;  par  exemple,  cela  arrive  si  un  point 
sort  de  la  sphère  d'action  de  l'autre.  Remarquons  encore  que,  pour  que  le 
système  entier  se  meuve  comme  invariable  dans  ce  cas,  il  n'est  pas  nécessaire 
que  chaque  point  exerce  un  frottement  sur  tous  les  autres  ;  il  suffit  que 
chaque  point  exerce  une  action  de  ce  genre  sur  un  nombre  d'autres  points 
suffisant  pour  que  l'on  puisse  considérer  le  système  comme  continu. 

On  peut  encore  admettre,  dans  ce  qui  précède,  que  certaines  parties  du 
système  se  solidifient,  ce  qui  revient  à  supposer  qu'entre  les  points  corres- 
pondants les  coefficients  de  frottement  deviennent  assez  grands  pour  que 
quel  que  soit  T,  le  système  de  ces  points  puisse  être  considéré  comme  inva- 
riable. Il  ne  s'agira  plus,  dans  ce  qui  précède,  que  de  considérer  les  mouve- 
ments relatifs  des  points  et  des  parties  ainsi  solidifiées,  et  on  pourra  appliquer 
à  ces  mouvements  relatifs  les  conclusions  ci-dessus  suivant  la  grandeur  des 
périodes  des  forces  agissantes. 


§  2.  —  Sur  l'effet  des  actions  mutuelles  intérieures. 

Considérons  deux  points  matériels  m(x,  y,  z)  et  m'{x',  y>,  z'),  soumis 
chacun  à  l'action  d'une  force  de  nature  périodique  et  entre  lesquels  agit  en 
outre  une  force  centrale  dont  nous  représenterons  l'intensité  attractive 
par  y(r),  r  étant  la  dislance  des  deux  points. 


32  SUR  L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 

Les  équations  du  mouvement  parallèle  à  Taxe  des  x  seront  de  la  forme  : 


(Px        ,_va:'  — X       ^ 2t((  — J) 


m  -^  =  f (r) -4-  5  «  ^* 


On  tire  d'abord  de  là  : 


ensuite  : 


aoos ^^ H-^û'cos 15 ;     •     •     •     (tî^) 


-4- 1 N—  (x  —  X  )  «=  >  —  COS  2w  — >  —  cOS  âsr 

rf««        <//*        \«i       %n'l    r^  '      ^m  T  ^  m'  T 

Il  faut  intégrer  cette  éqiiatioii.  Avant  de  la  traiter  dans  le  cas  général^ 
supposons  d'abord  qu'il  s'agisse  du  cas  simple^  où  Ton  a  : 

h  étant  une  quantité  positive. 
H  viendra  : 

—  (x  — x'   H-A   — -♦-  — l(x  — x'  =  \-cos2îr-— \_cos2ir ,       (tC) 

L'intégrale  générale  de  cette  équation  comprend  d'abord  l'intégrale  géné- 
rale de  l'équation  : 


rf*  I \       \\ 

dC^  '         \%n       m'r  ^ 


(17) 


cette  intégrale  est 


2irf         ,     .     2irr 

(x  —  x')  =  C|  cos  —  -4-  Lt  sin  — , 


en  posant  pour  simplifier  : 

\m       ml       \t/ 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉUIODIQUES  D  UN  SYSTÈME.      53 

L'intégrale  de  Téquatlon  (16)  comprend,  en  outre,  des  termes  spéciaux, 
qui  sont  des  solutions  parliculières  de  celte  équation  et  qui  proviennent 
seulement  des  termes  additionnels  des  sommes  : 

— cos  ZT et      —  >  —  cos  St 

m  T  ^m'  r 

Cherchons  le  terme  correspondant  au  terme  ^  cos  27r^-^  j  en  lui  donnant 
la  forme  ^(^]*cos  27r~,  nous  aurons,  pour  déterminer  \  Téquation  : 


a 
m 


-ïï 


i 


Nous  avons  donc  enfin  l'intégrale  générale  de  Péqualion  (16) 


t  t 

X  —  ac'  =  Cl  sin  2^  —  -f-  C,  cos  2ir  - 

T  T 


T' 
I 


-(t)" 


On  lire  de  là  : 


(^x       d^x'            /2t\«  I*       .    ^H                ^Irll 
— -T-  =  —    —        Cl  sin H  C«  cos 

-— -cos2t > --COS27r 

Combinant  cetle  équalion  avec  Téqualion  (IS),  il  vient  : 

d^x        /27r\«     r  t  n 

(m  -♦-  wi')  —  =  —  I  —  1   m'    G,  sin  2t  ~  -h  Q  cos  2t  - 

"-(;) 

fi'  /  1 \  COS  2îr 

ToMB  LI.  8 


m  /T\«  I  T 


'■«' 


34  SUR  L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 

On  obtiendrait  une  valeur  analogue  pour  •^. 

Nous  pouvons  distinguer  trois  parties  dans  la  valeur  de^. 

La  première  partie^  que  nous  désignerons  pariai  est  : 

On  reconnaît  tout  de  suite  que  cette  partie,  qui  est  périodique,  est  due  à 
Faction  de  la  force  centrale  f  (r). 

La  seconde  partie  de  ^,  que  nous  représenterons  par  l^\  ,  est  : 


f(Px\   _^       a        I        m'        i        y 


t  —  â 

COS  Str  — rr-  • 


Elle  provient  de  la  force  périodique  qui  agit  sur  le  point  m. 
Considérons  le  terme  : 

gtssacos  zjT        . 

de  cette  force,  et  comparons- le  au  terme  correspondant  de  m  (^~]  ,  savoir  : 

m       I         m'        \        \  f  —  (? 

jfj  =,  a ;  /  4  -♦- — -  \  COS  2t 

m  -¥-  m  \  m  [Ty  ' 

Les  deux  forces  ne  difTèrenl  que  par  le  coefficient  d^intensité  et  non  par 
la  phase. 

Le  rapport  des  amplitudes  de  g^  et  de  g  est  : 

m        /         m' 
m  -i-  m  \  m 


-(!)• 


i 


Pour  nous  faire  une  idée  de  la  variation  d^intensité^  examinons  encore 
quelques  cas  particuliers. 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTÈME.     55 

Supposons  d^abord  que  T  soit  (rès  pelit^  sans  que  r  le  soit  (ce  qui  exige 
que  h  ne  soit  pas  très  grand  vis-à-vis  de  m  el  de  m');  on  voit  qu'à  la  limite 
nous  aurons  : 

Puisque,  en  outre^  il  n'y  a  pas  variation  de  phase,  on  en  conclut  que^  dans 
ce  cas,  faction  de  la  force  g  s'exerce  sur  le  point  m,  comme  si  ce  point 
était  indépendant  de  m\ 

Supposons  maintenant,  au  contraire,  que  T  soit  très  grand  sans  que  r  le 
soit  (ce  qui  exige  que  h  ne  soit  pas  trop  petit)  ;  nous  aurons  à  la  limite  : 

m 

6s= 


m  -4-  m 


L'action  de  la  force  g  s'exerce  donc  sur  le  point  m,  comme  si  le  point  m'  y 
était  invariablement  relié. 

Entre  ces  deux  cas  limites,  on  peut  considérer  que  la  massent'  influe  plus 
ou  moins  fortement  sur  le  mouvement  de  m;  en  d'autres  termes,  on  peut 
considérer  que  l'action  de  g  sur  m  s'exerce  comme  si  7n  entraînait  une  certaine 
masse  m^  qui  dépend  de  m,  de  ?n'  et  de-. 

Si  l'on  pose,  en  effet  : 


m 


m  -4-  m, 

il  vient 


m 
nii  =  —  m'- 


0' 


m 


.  -  ,1) 


m 


On  voit  que  l'expression  de  la  masse  entraînée  est  plus  compliquée  que 
dans  le  cas  de  l'action  du  frottement. 

Si  nous  attribuons  à  t  une  valeur  finie,  nous  avons  cependant^  comme 
dans  le  cas  du  frottement 

m,  =  0,      6  =  1,  lorsque  T  est  très  petit, 

et 

w,  =  m'y     e  = ,  lorsque  T  est  1res  grand. 

m  -^^  m 


36  SUR  L'INFLUENCE  l)U  FROTTEMENT,  etc. 

Mais,  enlre  ces  deux  limites,  on  n'a  pas  toujours  : 

0  <  m,  <  tw'       et        i  >  e  > 


m  -♦-  tw'  ' 


m,  peut  même  avoir  des  valeurs  négatives. 

Si  T  est  plus  petil  que  r^  m^  esl  négatif  et  croit  en  valeur  absolue,  à 
mesure  que  T  croît. 

Pour  T  =  T,  on  a  m^  =  —  m  et  e  =  c»  .  Malgré  cette  circonstance,  il  faut 
remarquer  que  Ton  peut  mettre  Tintégrale  précédente  sous  forme  finie. 

Pour  le  montrer,  ne  conservons  que  le  terme  en  question  dans  l'équa- 
tion (16);  celle  dernière  devient  : 

--  ix — X  )  +  h 1 \  ix  —  X  )  «=  —  cos  !2t  — • 

(tt^^  '  \m       m'r  m  T 

L'intégrale  générale  esl  : 

X  —  X  =  C|  sin H  L,  cos 1 —     —-  ros  Sir  — - — 

r       *       T      mWi      __r\y  ï 

Nous  pouvons  la  mettre  sous  la  forme  : 

X  —  x'  =  i\  —  sin H  Cfl  cos  — 

'Iti  t  t 

-  n.  te)  7J7TV  r  ^  vt  "" — -  ^"  Y  J  ^  ^^^  T-  r  t  -  ^'^^  t JJ 


en  appelant  Cq  el  Ci  les  valeurs  initiales  de  (x  —  x')  et  de    ^^^^"  — . 
Si  maintenant  nous  faisons  T  ==  r,  il  vient  : 

(x  —  X  }  =  tç  —  sin  —  -f-  Cç  coi* 


2t  t 


a/T\*r        27r(jV        2W        Ti  !2ir/\  2Tcf  //rt    .     î2tA  1 

—       sin sin cos -»-  cos l  —  sin  —      : 

m  \27r/    L  r     \  r  r  t   /  r    Vr  r    / J  ' 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTÈME      37 
On  peut  écrire  celte  équation  sous  la  forme 

(x  —  a?  )=>Ci8iii —  -H  Cicos f.sinzT » 

T  T        m4T  T 

C,  et  G^  étant  deux  constantes  arbitraires. 

On  vérifie  aisément  que  cette  valeur  de  {x  —  .r')  est  la  solution  générale 
de  Téquation  ci-dessus  dans  le  cas  où  T  =  r.  Cette  circonstance ,  savoir 

que  0  =  Qo  ,  s^explique  par  le  fait  que  la  force  extérieure  a  cos  ^  tend  à 

imprimer  au  point    m  un  mouvement  synchrone  à  celui  que  tend  à  lui 
imprimer  la  force  (p(r}.  Il  ne  s'agit  donc  pas  ici  d'autre  chose  que  d^une  sorte 
de  phénomène  de  résonnance. 
Lorsque  T  satisfait  à  Féquation  : 


m 

on  a  : 


['  -  ïï. 


H-  W'  =  0, 


nii  =  db  »        et      d  =  0 . 


Âinsi^  à  cet  instant^  Faction  de  la  force  g  ne  se  fait  plus  sentir  dans  le 
mouvement  du  point  m. 

Examinons  maintenant  la  troisième  partie  de  ^;  en  la  désignant  par  /^]  , 


Wl.  ^m-^m'        n'y  T 

'-(t) 


Cette  partie  provient  de  la  force  périodique  qui  agit  sur  m'. 
Considérons  le  terme  : 

•7  1%» 

de  cette  force^  et  comparons-le  au  terme  : 


(t)' 


m  \  T  /  t  —  «ï' 

•'*  m  -^  m'  TV  T 


qui  lui  correspond  dans  m  (^j  . 


38  SUR  L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 

On  voit  d'abord  que  l'action  de  g^  s'exerce  sans  variation  de  phase  ;  mais 
il  y  a  une  réduction  d'intensité  représentée  par  : 


m  -♦-  m'  t'— T 


Si  nous  supposons  que  Ta  une  valeur  finie  différente  de  0^  on  a  encore  pour 


r  =  0,       B'  =  0; 

et  pour 

m 


r  =  oo,  6'  = 


m  -4-  m' 


Ainsi  lorsque  T'  est  très  petite  l'action  de  g^  ne  se  fait  pas  sentir  dans  le 
mouvement  de  m;  au  contraire^  si  T'  est  très  grande  le  point  m'  entraîne  le 
point  m  dans  son  mouvement,  comme  si  ce  dernier  lui  était  invariablement 
relié.  Pour  les  périodes  intermédiaires,  on  peut  encore  imaginer  que  le  point 
m'  entraîne,  dans  son  mouvement^  une  masse  m|  dont  la  grandeur  dépend  de 
m,  de  m'  et  de  — . 

En  rapprochant  ces  résultats  des  précédents,  nous  pourrons  donc  dire  : 

En  vertu  de  l'action  de  la  force  y,  on  peut  considérer  les  points  m  et  m' 
comme  indépendants  relativement  aux  forces  extérieures  à  courte  période; 
on  peut  les  considérée'  comme  invariablement  reliés  entre  eux,  quand  il  s'agit 
de  forces  extérieures  à  longue  période;  pour  les  forces  à  période  inter- 
médiaire, on  peut  supposer  que  chacune  des  deux  masses  m  et  m'  entraine 
une  certaine  masse  complémentaire,  dont  la  grandeur  varie  avec  m,  m'  et 
la  grandeur  de  la  période. 

Il  est  bien  entendu  que  la  grandeur  de  la  période  se  mesure  par  rapport 
à  la  grandeur  de  la  période  r,  qui  résulterait  de  la  seule  action  de  la  force  f. 

Il  est  clair  aussi  que  l'on  obtiendrait  des  résultats  analogues  pour  les  direc- 
tions des  y  et  des  z. 

Passons  maintenant  au  cas  d'un  système  de  points. 

Sans  restreindre  la  généralité  de  la  question,  nous  pourrons  nous  borner  à 
trois  points,  entre  lesquels  s'exercent  des  forces  centrales,  et  nous  supposerons 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTÈME.     39 

qu^une  force  périodique  extérieure  agit  sur  Fun  des  points.  Les  équations 
du  mouvement  parallèle  à  Taxe  des  x  sont  donc  de  la  forme  : 


m     -—-  sa  A  (x' —  X  )  -t-  A'  (x" —  X  )  -\-  a  cos  — 

m'  —  =  A  (X  — x') -4- A"(x'  — ^')  ),....    (18) 

m"  — ,-  =  A'  (x  —  x")  -f-  h'\x'  —x") 


OÙ  h,  h\  A"  sont  des  constantes  positives. 

Les  intégrales  générales  de  ces  équations  (48)  comprennent  d^abord  les 
intégrales  générales  des  équations  : 


d*x 

m    —  c=  /è  (x'—  X  )  H-  A'  (x"—  x'  ) 
dt*  ^  ' 

d'x' 

m' —  =-A  (x  — x')  +  A"(x"-x')  ) (\9) 

m"  -—  ==  /i'  (x  —  x")  -+-  h"(x'  —  x") 
dt*  '  ^  , 

Ces  dernières  font  connaître  les  termes  qui  dépendent  des  forces  (f;  leurs 
intégrales  renferment  les  constantes  arbitraires. 

Les  intégrales  des  équations  (18)  contiennent,  en  outre^  des  termes  spé- 
ciaux^ solutions  particulières  de  ces  équations^  qui  proviennent  seulement  du 
terme  additionnel  a  cos  ^ . 

Pour  obtenir  seulement  ces  termes^  posons  : 


cos  -— 
T 


,  /  T  \«        M 
x'  =  i'    —     cos  — - 
\2t/  T 


40  SUR  L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc, 

Nous  aurons  pour  déterminer  X  ^  a',  à",  les  équations  suivantes  : 


—  m  X 


y)* = *  (^'-  M  -^  /*'  l^"-  O  -^  «  (y)*' 


-  '""'"  (y)*= '''(^  -'  ^")  -*-  ^'V  -^")^ 

d'où  l'on  lire  d'abord  : 

Si  maintenant  nous  supposons  que  T  soit  très  petit,  sans  que  les  quantités 
h  soient  très  grandes,  nous  pourrons  prendre  : 

m 

c'est-à-dire,  que  nous  pourrons  considérer  les  mouvements  des  points  comme 
indépendants. 

Si,  au  contraire,  nous  supposons  T  très  grand,  de  sorte  que  les  quantités  AT^ 
soient  très  grandes,  nous  aurons  sensiblement 

a 


m  •+-  m'  -4-  m" 


c'est-à-dire,  que  le  mouvement  aura  lieu  comme  si  les  trois  points  m,  m',  m'^ 
étaient  invariablement  reliés  entre  eux. 

Il  est  clair  qu'on  peut  étendre  les  considérations  précédentes  au  cas  d'un 
nombre  quelconque  de  points  et  de  forces  extérieures  périodiques. 

Gomme,  en  outre,  les  résultats  sont  également  vrais  pour  les  directions 
des  y  et  des  z,  nous  pourrons  dire  : 

Dans  un  système  de  points  matériels,  en  vertu  de  l'action  des  forces  9,  on 
peut  considérer  les  points  comme  indépendants  entre  eux,  quant  à  faction  des 
forces  périodiques  à  courte  période  ;  on  peut  les  considérer  comme  invaria- 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTÈME.     U 

blement  reliés  entre  eux,  quant  à  l'action  des  forces  à  longue  période.  Quant 
aux  forces  de  période  moyenne,  on  peut  supposer  que  les  points  considérés 
entraînent  certaines  masses  fictives  dont  la  grandeur  varie  avec  la  masse 
des  divers  points  et  avec  la  grandeur  des  périodes. 

Il  est  clair  que  la  grandeur  des  périodes  s'établit  relativement  à  la  grandeur 
de  celles  qui  pourraient  résulter  de  Taclion  seule  des  forces  f.  Âinsi^  il  est 
évident  que  Tindépendance  du  mouvement  de  deux  points  cesse  d'autant 
moins  vite^  lorsque  la  période  croit,  que  Fattraction  ip  est  moindre  entre  ces 
deux  points;  au  contraire,  plus  grande  est  Fatlraction  (f,  plus  vite  tend*à 
s'établir  Tégalité  du  mouvem'ent  des  deux  points,  lorsque  T  augmente. 

Dans  tout  ce  qui  précède,  nous  avons  considéré  la  quantité  h  comme  une 
constante,  la  fonction  9  étant  de  la  forme  hr.  Passons  maintenant  à  Fexamen 
du  cas  plus  général  où  h  est  variable;  admettons  d^abord  que  h  est  une 
fonction  donnée  du  temps  /. 

Reprenons  simplement  le  cas  de  deux  points;  on  verra  tout  de  suite  qu'on 
peut  étendre  le  raisonnement  au  cas  d'un  nombre  quelconque  de  points 
matériels. 

Nous  aurons  : 

m   ---  =  A  (x  —  X  )  -♦-  acos  —- 
dC  T    . 

j^,  ^  )> (20) 

m'  -rr  =  h  (x  —  x') 

pour  le  mouvement  parallèle  à  l'axe  des  x. 
On  tire  d'abord  de  là  : 

cTx         .cfx'  2tI 

mvT -♦■w  — T=«cos— -; (21) 

dt*  dt*  T  ^    ' 

ensuite  : 

^(x-x')-+-a(^-*-^)(^-x')  =  -cos^' (22) 

•  d**  \m       ml  m         T 

Celte  dernière  équation  est  linéaire  en  x  —  x'.  Son  intégrale  générale 
comprend  d'abord  l'intégrale  générale  de  l'équation  : 

Tome  LI.  6 


i2  SUR  L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 

à  laquelle  on  parviendrait  directement  en  négligeant,  dans  les  équations  du 
mouvement,  le  terme  a  cos  y-J  nous  désignerons  par  {x — x^\cei\A  intégrale. 

Lintégrale  générale  de  (22)  renferme,  en  outre,  un  terme  spécial,  solution 
particulière  de  cette  équation,  qui  provient  uniquement  du  terme  additionnel. 
Désignons  par  [x — a?'),  cette  seconde  partie  de  Tintégrale. 

Nous  voyons  donc  que  chaque  force  périodique  extérieure  donne  lieu  à  un 
terme  spécial,  mais  en  général,  ce  terme  n'est  plus  simplement  périodique. 

Cependant,  essayons  de  le  mettre  sous  la  forme  : 

en  considérant  \  et  (i^  comme  des  fonctions  de  t. 

En  substituant  dans  Féquation  (22)  et  égalant  les  coefficients  de  cos  ~  et 
de  sin  y  ^^^^  '^^  ^^"^  membres,  nous  aurons  pour  déterminer  A|  et  /x,  les 
équations  : 


[ir^AlYi-^'m-A-"] 


(i4) 


en  posant,  pour  simplifier  : 

Les  intégrales  générales  des  équations  (24)  renferment  d'abord  les  inté- 
grales générales  Lo,  Mq  des  équations  : 

(f.)'^-9?-^''[0'-]-« 

Les  intégrales  générales  de  (24)  renferment,  en  outre,  deux  termes 
spéciaux  Li  et  M^,  solutions  particulières  de  ces  équations,  qui  proviennent 
seulement  du  terme  additionnel  -. 

m 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTÈME.      43 

Il  est  clair  que  dous  devons  prendre  : 

En  efTet^  si  Ton  posait  : 

(x  — x)=~^A,cos  — H-fA,sin— j. 

on  aurait  pour  V,  e(  i/.[  les  mêmes  équations  (24),  puis  il  viendrait  : 

aJ  =  Lo  -4-  L| ,     /Lcj  =  Mo  H-  M| . 

Les  parties  L|  etM|^  qui  renferment  les  constantes  arbitraires,  ne  peuvent 
donner  que  : 

(x— j;)o=^— j      LoCosY-^MoSin  —  h 

tandis  que  L,   et  M^  qui  proviennent  uniquement  du  terme  additionnel, 
donnent  : 


(X  — x)i=-^^j   lL,cos  — -^-Misinyl 


Il  est  d'ailleurs  aisé  de  le  vérifier,  dans  le  cas  où  h  est  constant;  on  a  alors  : 


^'[ïï-'Hi 


D'où  : 

2t( 


^        \2t/    m 


T 


ce  qui  est  conforme  aux  résultats  obtenus  précédemment* 

Cela  étant,  considérons  de  nouveau  le  cas  où  T  est  très  petit,  sans  que  z  le 
soit;  les  équations  (24)  deviendront,  si  A^,  (i^  et  leurs  dérivées  restent  finis  : 


a 
m 

f*i=0. 


U  SUR  L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 

Alors  il  viendra  : 

/T\«o        2t< 


d'où  Ton  (ire  : 


puis  : 


m 


U-     =acos-— î      m'    — -     =0. 


Donc^  dans  ce  cas^  raelion  de  la  force  périodique  se  traduit  encore  par  un 
terme  périodique  et  les  points  m  et  m'  sont  indépendants  dans  leurs  mou- 
vements. 

Passons  maintenant  au  cas  où  T  est  très  grand;  alors  les  équations  (24) 
donnent^  si  r  n'est  pas  aussi  très  grand  [ii,/*n  ^,  et  ^'  restant  finis]  : 


d'A,              /2n\'        „ 

d'où  Ton  tire  : 

*f=0,     f»,  =  0, 

ou  mieux 

a  a 

fn  ira 


o  et  ai  tendant  vers  zéro,  lorsque  T  augmente. 
Il  vient  alors  : 

•" t Jr ;rr;;r " ^'»'' t'  "tir .irr^ « *•"'•  t 

Dans  ce  cas^  la  force  périodique  donne  donc  lieu  à  un  terme  périodique, 
et  les  points  m  et  m'  se  meuvent  comme  s'ils  étaient  invariablement  reliés 
entre  eux. 

Pour  les  périodes  intermédiaires,  les  masses  m  et  m'  ne  sont  plus  indé- 
pendantes; on  peut  se  représenter  chacune  de  ces  masses  comme  entraînant 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTÈME       48 

une  masse  variable  dont  la  grandeur  dépend  des  masses  m  et  7/1'^  et  des 
périodes  T  et  r. 

En  outre,  puisque,  en  général,  on  n^a  pas  /X)  =  0,  il  y  a  une  variation  de 
phase  dans  Faction  des  forces.  Cette  variation  est  aussi  fonction  du  temps. 

En  procédant  comme  dans  le  cas  où  nous  avons  considéré  Taction  du 
frottement,  il  ne  serait  pas  difficile  d'étendre  ces  résultats  au  cas  d'un  nombre 
quelconque  de  points  matériels. 

On  peut  maintenant  considérer  le  cas  où  h  est  une  fonction  des  coordon- 
nées des  points  mobiles.  Ce  cas  se  ramène  aisément  au  précédent.  Il  suffit  de 
supposer  que  les  équations  du  mouvement  sont  résolues  et  qu'on  connaît  les 
(ar,  y,  z)  en  fonction  du  temps  /. 

Alors  chaque  force  périodique  donne  encore  lieu  à  un  terme  spécial.  Seu- 
lement on  doit  se  figurer  que,  dans  le  mouvement,  chaque  point  du  système 
entraine  une  masse  dont  la  grandeur  dépend  des  masses  des  divers  points  et 
des  périodes  de  toutes  les  forces  périodiques.  Il  y  a  aussi  une  variation  de 
phase  qui  dépend  des  mêmes  quantités.  Pour  les  périodes  très  courtes  ou 
très  longues,  les  résultats  précédents  restent  évidemment  acquis. 

Ainsi  donc,  si  Ton  tient  compte  des  attractions  mutuelles  d'un  système  de 
points,  on  peut  dire  que,  lorsqu'une  force  périodique  à  courte  période  agit  sur 
l'un  d'eux,  on  peut  le  considérer  comme  indépendant  des  autres  quant  à 
l'action  de  la  force,  sauf  le  cas  où,  en  vertu  du  mouvement,  l'action  attrac- 
tive exercée  par  un  de  ces  autres  points  sur  le  point  considéré  devient 
très  grande.  Au  contraire,  si  une  force  à  longue  période  agit  sur  un  des 
points,  on  peut  considérer  tous  les  autres  points  comme  y  étant  invariable- 
ment reliés,  sauf  naturellement  ceux,  qui  en  vertu  du  mouvement,  viennent 
à  tomber  hors  de  la  sphère  d'action  du  point  qui  subit  l'action  de  la  force. 

Si  l'on  suppose  que  le  coefficient  d  attraction  h  devient  très  considérable 
entre  deux  points,  on  pourra,  quel  que  soit  T,  considérer  ces  deux  points 
comme  invariablement  reliés  entre  eux.  On  peut  donc  toujours  imaginer 
qu'une  ou  plusieurs  parties  du  système  proposé  se  solidifient. 

Les  conclusions  précédentes  s'appliqueront  alors  aux  mouvements  relatifs 
de  ces  diverses  parties. 


46  SUR  L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 


§  3.  —  Sur  l'action  simultanée  des  causes  précédentes. 

Maintenant  que,  dans  les  paragraphes  précédents,  nous  avons  étudié 
séparément  les  effels  produits  par  le  frottement,  d'une  part,  et  par  les  actions 
mutuelles  des  points,  d'autre  part,  au  point  de  vue  de  Faction  de  forces 
périodiques  extérieures,  il  nous  sera  aisé  d'examiner  ce  qui  se  passe  lorsque 
Ton  considère  les  deux  causes  précédentes  comme  agissant  simultanément. 

Comme  il  est  facile  de  le  reconnaitre,  aussi  bien  par  ce  qui  précède  que 
par  les  considérations  que  nous  allons  développer,  nous  n'altérerons  en  rien 
la  généralité  de  la  question,  en  nous  bornant  à  considérer  un  simple  système 
de  deux  points  matériels. 

Supposons  que  les  équations  du  mouvement  parallèle  à  l'axe  des  x  soient  : 

<Px  Idx'       dx\        ,     ,        ,  2t( 

dt^  \di        dit         ^  '  T    . 

(26) 

a'x  [dx      ax'\       ,,         ,.  \ 

m 


,  (for'  (dx       dx'\ 


et  considérons  d'abord  le  cas  où  les  coefficients  A  et  a  sont  constants. 
Nous  aurons  d'abord  : 


d*x  d*x'  t 


ensuite  : 


(28) 


d*  ,  l\         \\d  ,        ,  /  i         M .  ,        tt        2t« 

-(x^xV-*-a(-^-J-(x-x)-.A(-^-)(x-x,«»-cos-       . 

Pour  intégrer  cette  équation,  cherchons  d'abord  l'intégrale  de  : 

d*  d 

en  posant,  pour  simplifier  : 

tfo  =  «(— -^—  ;      Ao«A   — -^— • 

\  m       ml  \  m       ml 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTÈME.       47 
Nous  aurons  tout  de  suite  : 

^^i  r  2îrr  2;rn 

(x  —  x')o  =  e    '      C,  sin  —  -♦-  C,  cos  —   » 

L  ^0  To  J 

en  posant  : 

Nous  supposons  que  a  soit  assez  petit  pour  que  r^  ait  une  valeur  réelle. 
Cherchons  maintenant  Tinlégrale  particulière  de  Téquation  (28),  prove- 


T 

Posons  cette  intégrale  particulière  : 


nant  du  terme  additîonel  -cos  >p  . 

m  1 


A,  et  p,  étant  des  conslantes. 

Substituant  dans  Téquation  (28)  et  égalant  les  coefficients  du  sinus  et' du 
cosinus  dans  les  deux  membres,  nous  aurons  : 


T  .    /T\«  a 

T  ^  /TV  ( 

On  tire  de  là  : 


i 

a 


,..[(i)-.]-    - ...p-.]- 


en  posant  comme  précédemment  e  ==  aeo  ^  et  ( ^ j*  =  h^. 
Enfin,  il  viendra  : 


a 
m 


X  —  X  =  c    '       C|  sm h  C  ,co8  — 

laW  r/T\«      i      art       .  irt] 

=- -     — 1    C08— --t-esin —    • 

.t^r(ï)*_jLl-^^^    j    T       tJ 


48 


SUR  L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 


En  combinant  cette  équation  avec  Tinlégrale  de  (27),  qui  est  : 


mx  -h  m'x'  = 


T \«       2t« 
—  I  --    cos  -— -  -+-  A'I  -4-  A , 

2t/  T 


on  a  la  solution  de  la  question. 

On  peut  distinguer  deux  parties  dans  (x  —  x')  et  par  suite  aussi  dans 
xelx^.  . 

La  première  est  (x  —  x')o;  elle  est  évidemment  due  à  Faction  de 
la  force  <fy  combinée  à  Faction  du  frottement.  Cette  partie  n'est  plus  simple- 
ment périodique  comme  dans  le  cas  où  la  force  f  agit  seule;  elle  tend 
vers  zéro^  à  mesure  que  /  augmente.  Le  frottement  altère^  en  oulre^  la  durée 
d'oscillation  qui,  de  t,  devient  t^,  et  Fon  a  : 


/2ir\«        l^lny       aï 


La  seconde  partie  de  {x  — a?')  est  (x  —  ar'),;  elle  provient  de  la  force 
extérieure  périodique. 
Nous  avons  : 


/d^x      <Px 
\di}~'di 


^).  °".^[(lj'-.T  [[(^)*-']"' V  *  ""t] 


et  en  combinant  avec  Féquation  (27),  il  vient  : 


l(Px\ 
(w  -^  m')  (^j^ 


a 


\  — 


-[(Tr-'îj 


^ni 


COS 


On  conclut  de  là  que  Faction  de  la  force 


9  sa  a  cos 


2ff« 


m 


m 


â^/ 


[(t)--]* 


sin 


s'exerce  sur  le  point  m  avec  un  changement  d'intensité  et  une  variation  de 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTÈME.      49 

phase,  qu'il  serait  facile  d'évaluer^  si  Ton  mcdail  la  Tormule  précédente  sous 
la  forme  : 

\f/t*/,  T 

Examinons  encore  quelques  cas  particuliers. 

Supposons  que  T  soil  très  pelii^  de  sorte  que  e  et ^  tendent  vers  zéro;  nous 
aurons  à  la  limite  : 


(i'x\         a   '    "l^i  /rfV\ 

-r-      =  — COS-—       (ît         — -       =0. 


Ainsi  donc,  au  point  de  vue  de  Taclion  de  la  force  g^  on  peut  considérer 
les  deux  points  m  et  m'  comme  complètement  indépendants. 

Supposons  maintenant  que  T  soit  très  grand,  de  sorte  que  t  et  ^soient 
très  grands. 

Il  viendra  : 

/cPjr\  a  2W        ld''x'\  a  ^2nt 

—     = C08  —  :       1   = <;os  —  • 

\dtV,       m-^  m'         T  '      \  f/(V,       m  +  m'    .    T 

La  variation  de  phase  disparait,  comme  dans  le  cas  précédent,  et  Ton  voit 
que  Taction  de  la  force  g  s'exerce  comme  si  les  points  m  et  m'  étaient  inva- 
riablement reliés  entre  eux. 

On  remarquera  qu'il  suffit,  pour  que  cette  dernière  circonstance  ail  lieu, 

T 

OU   que  e,  ou  que  ^soit  très  grand. 

Entre  les  cas  limites  que  nous  venons  d'examiner,  on  pourra  considérer 
la  masse  m  comme  entraînant  une  certaine  masse  m„  dont  la  grandeur  dépend 
de  m,  de  m'^  de  T,  de  t  et  du  coefficient  a.  En  outre,  il  se  produit  une 
variation  de  phase  dans  l'action  de  la  force. 

Nous  pouvons  maintenant  aborder  l'étude  du  cas  général,  en  considérant, 
dans  les  équations  (26),  A  et  a  comme  étant  des  fonctions  du  temps. 

L'équation  (^1)  ne  change  pas,  pas  plus  que  l'équation  (28),  où  a^  el/i^ 
sont  alors  des  fonctions  de  /. 

On  peut  encore  décomposer  x  — x'  en  deux  parties  :  l'une  [x  —a?')^  satis- 
fait à  réquation(29),  et  provient  de  l'action  de  la  force  ^  et  du  frottement; 
Tome  LI.  7 


50  SUR  L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 

lautre  partie  (x  —  u?'),  esl  une  solulion  parlicuiière  de   (28)  provenant 
seulement  du  lerrae  additionnel. 
En  posant  encore  : 


OÙ  Âi  et  [J.^  sont  des  fonctions  de  /,  on  obtiendrait  pour  X,  et  ju,  des  é(|uations 
analogues  à  celles  que  nous  avons  déjà  traitées  dans  les  paragraphes  précé- 
dents; elles  donneraient  encore  généralement  : 


a 

X,  = .      f*i  =  0, 

m 


lorsque  T  esl  très  petit^  et 

A,'=/it,  =  0, 

lorsque  T  est  très  grand. 

On  peut  ensuite  considérer  le  cas  où  h  et  a  sont  fonctions  des  coordonnées. 

EnHn^  étendant  les  considérations  précédentes  à  un  système  de  points, 
nous  pourrons  encore  dire  : 

Dans  un  système  de  points  matériels  qui  sont  sollicités  par  leurs  actions 
mutuelles  et  entre  lesquels  s'exercent  des  frottements  y  on  peut  considérer  les 
points  comme  indépendants  au  point  de  vue  de  l'action  des  forces  extérieures 
périodiques  à  courte  période  ;  on  peut  les  considérer  comme  invariablement 
reliés  entre  eux  quant  à  l'action  des  forces  à  longue  période  ;  en  ce  qui  con- 
cerne l'action  des  forces  à  période  intermédiaire^  les  points  sont  dans  une 
dépendance  variable,  et  on  peut  les  considérer  comme  entraînant  certaines 
masses,  dont  la  grandeur  varie  suivant  les  circonstances;  il  y  a  en  outre' 
aussi,  en  général,  une  variation  de  phase  dans  l'action  des  forces. 

Il  y  a  quelques  Testrictions  à  faire  à  cet  énoncé,  relativement  aux  points 
qui  restent  indépendants  ou  invariablement  reliés  entre  eux.  Il  suffit  de  se 
rappeler  ce  que  nous  avons  dit  à  cet  égard,  à  la  fin  des  deux  paragraphes 
précédents. 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTÈME      Si 


§  4.  —  Application  aux  mouvements  relatifs  de  Técorce 

et  du  noyau  terrestres. 

Imaginons  maintenant  un  système  de  points  matériels  soumis  à  leurs 
actions  mutuelles  et  exerçant  en  outre^  dans  leurs  mouvements  relatifs^  des 
actions  de  frottement  les  uns  sur  les  aulres.  Des  forces  extérieures  agissent 
sur  le  système^  et  les  équations  du  mouvement  d'un  point  sont  de  la  forme  : 


m 


m 


équations  dans  lesquelles  les  quantités  h,  f,  F  ont  les  significations  que  nous 
leur  avons  attribuées  précédemment.  Nous  aurons  ensuite  : 


i-^-^'i--i^' 


dO        dl 

d'y     d'yo 


\. 


2     (Pz       d*Zo  Y  ^ 


^09  yoy  ^0  étant  les  coordonnées  du  centre  de  gravité. 

Si  nous  appelons  ({,  >?,  c)  les  coordonnées  du  point  (Xy  y,  z)  par  rapport 
au  centre  de  gravité,  nous  aurons  : 


52  SUR  L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc  , 


puis  : 


m 


dl'        ^         r 


(/* 


dX        ^    C'  -  C       ^ 

dt*        ^        r  ^1^         -> 


en  posant  : 


fç 

=  F. 

m 

S»'^ 

F. 

-F, 

m 

2". 

Ff 

-F, 

m 

1^' 

Supposons  maintenant  que  les  forces  F^,  F,^  F^  soient  des  forces  de 
nature  périodique^  soit  qu'elles  soient  données  directement  en  fonction  du 
temps,  soit  qu'étant  données  en  fonction  de  la  position  des  points^  on  puisse^ 
au  moins  dans  une  première  approximation^  les  considérer  commç  des 
fonctions  périodiques  de  l,  en  vertu  du  mouvement  général.  Les  équations 
que  nous  obtenons  ainsi  sont  alors  de  même  forme  que  celles  que  nous  avons 
traitées  jusqu'ici^  de  sorte  qu'on  peut  appliquer  au  mouvement  du  système 
autour  du  centre  de  gravité  les  résultats  que  nous  avons  obtenus  précé- 
demment. 

Considérons^  par  exemple,  le  sphéroïde  terrestre^  On  peut  se  représenter 
ce  sphéroïde  comme  formé  d'une  croûte  solide  mobile  sur  un  noyau  qui  est, 
soit  fluide,  soit  solide,  soit  en  partie  fluide  et  en  partie  solide.  On  peut 
d'abord  admettre  qu'entre  ces  diverses  parties  s'exercent  des  actions  de  frot- 
tement, le  noyau,  quelle  que  soit  sa  nature  frottant  d'abord  sur  la  croûte  ; 
ensuite,  si  le  noyau  est  fluide,  on  peut  supposer  qu'il  existe  un  frottement 
intérieur  dû  au  plus  ou  moins  de  viscosité  de  ce  noyau.  Enfln,  il  y  a  à 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PERIODIQUES  D'UN  SYSTÈME.     83 

considérer  les  actions  mutuelles  qui  s^exercent  entre  le  noyau  et  Técorce 
ou  entre  les  divers  points  mêmes  du  noyau,  si  Ton  admet  que  celui-ci  est 
fluide. 

Chaque  point  du  système  peut  être  considéré  comme  animé  d'un  mouve- 
ment qui  diffère  peu  d'un  mouvement  de  rotation  sensiblement  uniforme 
autour  d'un  certain  axe  passant  par  le  centre  de  gravité,  el,  tout  au  moins 
dans  une  première  approximation,  on  peut  supposer  qu'en  vertu  de  ce  mou- 
vement sensiblement  uniforme  et  des  actions  extérieures,  chaque  point  est 
soumis  à  des  forces  perturbatrices  périodiques.  En  nous  reportant  alors  à  ce 
que  nous  avons  obtenu  précédemment,  nous  pourrons  dire  : 

Dans  les  mouvements  à  très  longue  pmode^  le  sphéroïde  terrestre  se  meut 
sensiblement  comme  si  la  croûte  et  le  noyau  étaient  solidaires;  dans  les 
mouvements  à  très  courte  période^  au  contraire,  le  noyau  et  la  croûte 
se  meuvent  indépendamment  l'un  de  l'autre;  dans  les  mouvements  à  période 
moyenne^  on  peut  considérer  les  deux  parties  comme  s'entrainant  partielle-- 
ment  y  et  il  y  a,  en  outre,  généralement  une  variation  de  phase  dans  l'action 
des  forces. 

Il  y  a  une  remarque  à  faire  au  sujet  de  cet  énoncé  en  ce  qui  concerne  les 
mouvements  à  période  moyenne. 

Si  l'on  ne  tient  compte  que  du  frottement,  il  résulte,  en  effet,  de  ce  que 
nous  avons  vu  précédemment^  que  Ton  peut,  généralement,  considérer  les 
deux  parties  comme  s'entrainant  partiellement,  la  masse  entraînée  par  la 
croûte  dans  son  mouvement  étant  une  fraction  déterminée  de  la  masse  du 
noyau  et  vice  versa  (*).  Si,  au  contraire,  on  tient  compte  seulement  des  actions 
mutuelles  entre  le  noyau  et  l'écorce,  il  en  est  un  peu  différemment.  Ces 
actions  mutuelles,  si  elles  agissent  seules,  tendent,  pour  un  déplacement  relatif 
inilial  quelconque,  à  amener  un  balancement  de  l'écorce  sur  le  noyau.  Si,  en 
outre,  des  forces  extérieures  périodiques  agissent  sur  l'écorce,  celle-ci  peut  être 
considérée  comme  entraînant  une  certaine  masse  qui,  en  réalité,  dans  la 

(')  Nous  l'avons  démontré  pour  le  cas  où  les  coefficients  de  frottement  sont  constants. 


U  SUR  L'INFLUENCE  DU  FROTTEMENT,  etc., 

plupart  des  cas,  dépend  de  la  masse  du  noyau,  mais  qui  n^en  est  pas  toujours 
une  fraction  déterminée.  Si  nous  nous  reportons  à  ce  que  nous  avons  dit 
au  §  2,  nous  savons  que,  suivant  le  rapport  qui  existe  entre  la  période  de  la 
force  extérieure  et  celle  qui  tend  à  résulter  de  Taction  intérieure,  la  masse 
additionnelle  varie  beaucoup;  elle  peut  être  tantôt  supérieure  à  celle  du  noyau, 
tantôt  même  négative,  auquel  cas,  en  vertu  de  Taction  de  la  force  intérieure^ 
le  coefficient  de  Taction  de  la  force  extérieure  parait  renforcé.  Néanmoins 
pour  les  cas  limites,  où  T  esl  très  grand  ou  très  petit,  Ténoncé  précédent 
reste  strictement  vrai.  Quant  au  cas  où  Ton  tient  compte  à  la  fois  du  frotte- 
ment et  des  actions  intérieures,  il  résulte  d'abord  de  ce  que  nous  avons  vu 
que  le  frottement  tend  à  faire  disparaître  avec  le  temps  le  mouvement  de 
balancement  dû  aux  actions  intérieures,  tout  en  altérant  sa  période;  en  ce  qui 
concerne  la  masse  entraînée,  elle  varie  aussi  beaucoup  dans  ce  cas;  mais^ 
dans  les  cas  extrêmes,  Ténoncé  précédent  est  encore  vrai. 

Signalons  encore  un  cas  qui  peut  se  présenter. 

Si  nous  prenons  deux  forces  de  même  période  dans  le  mouvement 
de  Técorce  et  du  noyau,  il  peut  se  faire  qu^en  vertu  de  ces  forces,  ces 
parties  des  sphéroïdes  prennent  des  mouvements  concordants  (c'est-à-dire 
ne  donnant  lieu  à  aucun  déplacement  relatif  des  points),  lorsqu'on  les 
considère  comme  indépendantes.  Il  est  clair  que,  pour  un  tel  groupe  de 
termes,  on  doit  pouvoir  considérer  à  volonté  les  deux  parties,  ou  comme 
réellement  indépendantes,  ou  comme  invariablement  reliées  entre  elles, 
quelle  que  soit  la  période. 

Pour  le  mieux  faire  voir,  prenons  simplement  deux  points  et  soit  : 

F,  es  rm  C08  -— -     et     F,  =  cm  cos  -—  • 
T  T 

Si  Ton  considérait  les  deux  points  comme  indépendants,  les  termes  pério- 
diques, dans  le  mouvement  parallèle  à  Taxe  des  x,  seraient  les  mêmes  pour 
les  deux  |)oints. 

En  vertu  de  quoi,  on  peut  nécessairement,  quand  il  peut  se  produire  des 
frottements  ou  quand  il  y  a  des  actions  mutuelles,  considérer,  quant  à  ces 


DANS  LES  MOUVEMENTS  PÉRIODIQUES  D'UN  SYSTÈME.      SS 

termes  périodiques,  les  points  comme  indépendants  ou  comme  invariablement 
reliés  entre  eux. 

Si  l'on  se  reporte^  en  effets  à  la  formule  (2),  page  5,  quant  au  frottement, 
les  deux  termes  correspondants  donnent,  puisqu'ici  : 

a  =^  cm     el      a  =  cm'  : 
dx'       dx 

Pour  les  forces  intérieures,  il  en  est  de  même,  si  nous  nous  reportons  à  la 
formule  de  la  page  33. 

Du  reste,  ce  résultat  était  à  peu  près  évident  par  lui-même. 


Le  5  janvier  1888. 


c'h 


0 


NOUVEAUX  ÉLÉMENTS 


DE 


L'ORBITE  DE  LA  PLANETE  (181)  EDCHARIS, 


PAR 


L.  DE  BALL, 


DOCTEUR     EN     PHILOSOPHIE, 
PRËPAHATisSUR  DBS  COURS   D*ASTRONOMIE   ET  DE    GÉODÂSIB 

A  L'UNIVERSITÉ  DE  LIÈGE. 


(Présenté  à  la  Qasse  des  sciences  dans  la  séance  du  7  avril  1888.) 


Tome  LI.  1 


NOUVEAUX  ÉLÉMENTS 


DE 


L'ORBITE  DE  LA  PLANÈTE  (181)  EUCHARIS, 


L'aunée  dernière  j'ai  eu  Thonneur  de  présenter  à  TÂcadémie  un  mémoire 
intitulé  :  Recherches  sur  l'orbite  de  la  planète  (181)  Eucharis.  Dans  ce 
mémoire  j'ai  en  premier  lieu  fait  connailre  les  perturbations  exercées  sur  la 
planète  Eucharis  par  Jupiter  et  Saturne.  Pour  le  calcul  de  ces  perturbations 
je  m'étais  servi  d'un  système  d'éléments  (I)  que  voici  : 

ÉLÉUENTS  (I)  D'EUCHARIS. 

Osculation  et  époque:  1881  août  31.0,  temps  moyen  de  Berlin. 

M  =  264o3r46".l 

(0  =  310  51  39  .1    ) 

Û  «  144  45  57  .9    [    Ëquinoxe  moyen  1880  0 

t  =r    18  35  S7  .5    ) 

<p  =    12  43  58.8 

(JL  —  644".4903 

J'ai  donné  ensuite  des  éléments  corrigés^  savoir  : 

ÉLÉUENTS  (II)  D'EUCHARIS. 

Osculation  et  époque  :  1881  août  31.0,  temps  moyen  de  Berlin. 

M  =  2640  38' 3r'.l 

0)  =  310  51  10  .3 

Û  =:  144  46    0  .8    \    Ëquinoxe  moyen  1880.0 

t  =    18  35  30  .1 

<p  «r    12  44    4.6 

(JL  =  6U'\5034 


4  NOUVEAUX  ÉLÉMENTS  DE  L'ORBITE 

A  Taide  de  ces  éléments  (II)  et  des  anciennes  valeurs  des  perturbations^ 
des  éphémérides  ont  été  déduites  pour  toutes  les  apparitions  d'Eucharis 
qu'on  avait  pu  observer  jusqu'en  4886.  La  comparaison  de  ces  éphémérides 
aux  observations  avait  fourni  8  positions  normales  de  la  planète  et  c'est  à 
leur  aide  que  j'avais  calculé  les  éléments  finaux  : 

ÉLËMENTS  (III)  D'ECCHARIS. 

Osculation  et  époque  :  1881  août  31.0,  temps  moyen  de  Berlin. 


M 

(I) 

Û 

1 

? 


264û38'31".06 
ÎIO  51  7  .89 
144  46  3  .25 
18  35  28  .38 
12  44  4.16 
644^.50284 


Ëquinoxe  moyen  1880  0 


Partant  de  ces  éléments  (III)  j'ai  repris  plus  tard  l'étude  du  mouvement 
d'Eucharis.  Et  d'abord  les  perturbations  dues  à  l'action  de  Jupiter  ont  été 
calculées  de  nouveau.  En  outre,  j'ai  eu  égard  aux  perturbations  causées  par 
Mars  et  négligées  auparavant.  Celles  qu'a  exercées  Saturne  ont  pu  être 
adoptées  d'après  les  recherches  antérieures.  Je  donnerai  plus  tard  les  pertur- 
bations totales  des  coordonnées  polaires  de  la  planète  Eucharis.  En  comparant 
ces  valeurs  avec  celles  données  dans  les  Recherches,  on  remarquera  que  les 
nouveaux  résultats  s'écartent  en  partie  d'une  manière  assez  sensible  des 
anciens — ce  qui  tient  surtout  aux  perturbations  exercées  par  Mars.  Voici  les 
quantités  à  ajouter  aux  anciennes  valeurs  pour  avoir  les  nouvelles  (l'unité  des 
(/y  et  dz  est  la  septième  décimale)  : 


DATES. 

d(AM) 

d(A(o) 

d>é 

dx 

1878  février 11.5 

—    mars 29.5 

1879  juin 1.5 

1880  juin 12.5 

1881  septembre  ...    17.5 
1883  janvier 5.5 

1885  juiUet 3.5 

1886  juin 27.5 

-  2".27 

-  2.13 

-  1 .02 

-  0  25 
0.00 

+  0.23 
•f  3  36 
•1-  4.01 

♦  0".ld 
+  0.16 
+  0.17 
+  0.02 
0.00 

-  0.28 

-  0.60 

-  0.74 

-  20 

-  21 

-  19 

-  11 

0 

-  11 

-  24 

-  3 

-  1 
0 

•f  3 

+  2 

0 

-  2 

-  1 

-  5 

DE  LA  PLANÈTE  (181)  EVCHARIS.  8 

Ces  corrections  sont  assez  considérables  pour  imposer  une  nouvelle  déter- 
mination de  Forbite  d'Eucharis.  Ce  qui  m'a  engagé  encore  davantage  d'entre- 
prendre ce  travail  c'est  qu'aujourd'hui  je  dispose  d'observations  à  la  fois  plus 
nombreuses  et  plus  exactes  qu'auparavant.  Dans  mes  Recherches  j'avais  basé 
la  position  normale  d'Eucharis  correspondant  à  l'apparition  en  1881  sur 
quatre  observations  faites  à  Palerme  au  moyen  d'un  micromètre  circulaire. 
Plus  tard  mon  attention  a  été  appelée  à  quatre  autres  observations  faites  lors 
de  cette  apparition  à  Berlin  et  à  Leipzig.  Ces  observations^  faites  au  moyen 
de  micromètres  filaires  et  émanant  d'astronomes  dont  on  connaît  la  haute 
exactitude  dans  les  mesures^  ont  permis  de  remplacer  l'ancienne  position 
normale  pour  1881  par  une  nouvelle  beaucoup  plus  exacte  que  la  première 
et  assez  différente  d'elle.  Les  autres  positions  normales  ont  subi  des  change- 
ments plus  ou  moins  importants  par  l'emploi  d'un  nombre  très  considérable 
de  nouvelles  positions  des  étoiles  de  comparaison.  EnOn,  en  me  servant  de 
toutes  les  observations  d'Eucharis  faites  en  1886  et  encore  de  celles  faites 
en  1887^  j'ai  pu  former  des  positions  normales  pour  deux  nouveaux  termes  : 
le  nombre  des  équations  de  condition  s'est  donc  accru  de  quatre  et  s'élève 
actuellement  à  vingt.  —  En  résumé,  dans  le  travail  présent,  les  bases  pour 
le  calcul  de  l'orbite  d'Eucharis  sont  beaucoup  plus  solidement  établies  qu'elles 
ne  l'étaient  dans  mes  Recherches. 

Avant  de  faire  connaître  plus  exactement  ces  bases  ainsi  que  le  système 
d'éléments  fondés  sur  elles,  j'adresse  mes  remerciements  bien  sincères  aux 
astronomes  qui,  en  observant  de  nouveau  soit  la  planète  Eucharis^  soit  les 
étoiles  de  comparaison,  ont  pris  une  large  part  dans  le  succès  de  mon  entre- 
prise :  de  déterminer  aussi  exactement  que  possible  l'orbite  d'Eucharis.  Ces 
astronomes  sont  :  M'"''  Lamb-Updegraff,  MM.  Charlois,  Herz,  Kûstner, 
Rnorre,  J.  Palisa,  Peter,  Pomerantzeff,  Romberg  et  Schnauder.  Je  suis  en 
outre  très  obligé  à  MM.  Bossert  et  Rayet  d'avoir  bien  voulu  me  donner 
connaissance  de  quelques  observations  d'étoiles  de  comparaison  qui  ne  sont 
pas  encore  publiées. 


6 


NOUVEAUX  ÉLÉMENTS  DE  L'ORBITE 


PERTURBATIONS    d'eUCHÂRIS   DUES    AUX    ACTIONS    RÉUNIES 

DE    JUPITER^    SATURNE  ET    MARS. 


Pour  la  signification  des  AiM^  Au^  v  et  z,  voir  :  Oppolzer,  Lehrbuch  zur 
Bahnbestimmung  der  Cometen  und  Planelen,  II  Band,  pp.  139-162.  Les 
aM  el  Ao)  ont  été  calculées  jusqu'à  un  millième  de  seconde^  les  v  et  z  jusqu'à 
la  neuvième  décimale^  Tunilé  des  v  et  :3  qui  suivent  est  la  septième  décimale. 
—  Les  masses  de  Jupiter  et  de  Saturne  ont  été  adoptées  d'après  les  recherches 
de  Bessel^  celle  de  Mars  d'après  M.  Hall. 


DATES. 


1877  décembre  30 

1878  février  8.  . 
mars  20  .  . 
avril  29  .  . 
juin  8.  .  . 
juillet  18  . 
août  27  .  . 
octobre  6*  . 
novembre  15 

1878  décembre  25 

1879  février  3.  . 
mars  15.  . 
avril  24  .  . 
juin  5  .  . 
juillet  13.  . 
août  22  .  . 
octobre  1  . 
novembre  10 

1870  décembre  20 

1880  janvier  20  . 
mars  0  .  . 
avril  18  .  . 
mai  28  .  . 
juillet  7  .  . 


AM. 

i 

\cu. 

V. 

2. 

+  0'  26".57 

-  4' 

33"19 

■1- 

12459 

-  377 

-  0   31.70 

-  4 

6.45 

+ 

10213 

-  713 

-  1   18.91 

-  3 

41.48 

+ 

8156 

-  1009 

-  1   56.06 

-  3 

18.39 

+ 

6305 

-  1261 

-  2   24  22 

-  2 

57.20 

•»• 

4664 

-  1467 

-  2   44  47 

•  2 

37.85 

+ 

3229 

-  1627 

-  2   57.84 

-  2 

20.26 

+ 

1991 

-  1742 

-  3    5.31 

-  2 

4.30 

■1- 

936 

-  1816 

-  3    7.79 

-  1 

49.84 

+ 

52 

-  1851 

-  3    6.11 

-  1 

36.77 

- 

678 

-  1852 

-  3    1.03 

-  1 

24  96 

- 

1269 

-  1821 

-  2   53.24 

-  1 

14.30 

- 

1733 

-  1764 

-  2   43.35 

-  1 

4.68 

- 

2085 

-  1685 

-2   31.90 

-  0 

56.02 

- 

2337 

-  1587 

-  2   19.39 

-  0 

48  23 

- 

2502 

-  1474 

-  2   6.23 

-  0 

41.24 

- 

2590 

-  1351 

-  1   52.79 

-  0 

34.99 

- 

2611 

-  1220 

-  1   39.39 

-  0 

29.41 

- 

2574 

-  1080 

-  1   26.32 

-  0 

24.45 

- 

2488 

-  051 

-1   13.80 

-  0 

20.07 

- 

2362 

-  819 

-  1    2.01 

-  0 

16.23 

- 

2203 

-  691 

-0   51.12 

-  0 

12.88 

• 

2018 

-  570 

-  0   41.23 

-  0 

10.00 

- 

1814 

-  458 

-  0   32.42 

-  6 

7.55 

• 

1598 

-  356 

DE  LA  PLANÈTE  (181)  EVCHARIS 


DATES. 


août  16  .    . 
septembre  25 
novembre  4. 

1880  décembre  14 

1881  janvier  23  . 
mars  4  .  . 
avril  13  .  . 
mai  23  .  . 
juillet  2  .  . 
août  11  .  . 
sçptembre  20 
octobre  30  . 

1881  décembre  9. 

1882  janvier  18  . 
février  27  . 
avril  8  .  . 
mai  18  .  . 
juin  27  .  . 
août  6  .  . 
septembre  15 
octobre  25  . 

1882  décembre  4. 

1883  janvier  13  . 
février  22  . 
avrit  3  .  . 
mai  13  .  . 
juin  22  .  . 
août  1  .  . 
septembre  10 
octobre  20  . 

1883  novembre  î9 

1884  janvier  8.  . 
février  17  . 
mars  28  .  . 
mai  7.  .  . 
juin  16  .  . 
juillet  26.  . 
septembre  4 
octobre  14  . 
novembre  23 


AM. 


-  0'  24".75 

-  0    18.23 

-  0    12.85 

-  0      8.56 


+ 
+ 
+ 

■I- 
+ 
+ 
+ 
+ 
+ 
+ 
+ 


0 
0 
0 
0 
0 
0 
0 
0 
0 


5.30 
2.06 
1.41 
0.52 
0.11 
0.00 
0.00 
0.11 
0.52 


0  1.38 

0  2.84 

0  4.95 

0  7.63 

0  10.67 

0  13.62 

0  15.72 

0  15.89 

0  12.67 

+    0  4.32 

-  0  11.08 

-  0  35.30 

-  1  9.72 

-  1  55.09 

-  2  51.47 

-  3  58.25 

-  5  14.31 

-  6  38.19 

.    8  8.2f 

-  9  42.60 

-  11  19.61 

-  12  57.55 

-  14  34.83 

-  16  9.99 

-  17  41.71 

-  19  8.81 

-  20  30  27 


Aui. 


-  0'  5".50 

-  0  3.83 

-  0  2.50 
-0  1.49 


-  0 

-  0 

-  0 

4^  0 

+  0 

-I-  0 

4-  0 

•f  0 

+  0 

-I-  0 

^  0 

•F  0 

+  0 


0.77 
0.30 
0.03 
0.07 
0.06 
0.01 
0.02 
0.18 
0.65 

1.60 
3.24 
5.85 
9.73 


4-  0  15.22 

•I-  0  22.68 

+  0  32.36 

^  0  44.39 

4-  0  58.55 

^  1  14.22 

^  1  30.43 

^  1  46.04 

A-  2  0.06 

+  2  11.94 

4-2  21.50 

¥  2  28.93 

•I-  2  34.56 

+  2  38.79 

^  2  41.99 

+  2  44.47 

+  2  46.51 

-I-  2  48.31 

+  2  50.02 

4-2  51.76 

*  2  53.63 

4-  2  55.69 

4-  2  57.98 


V. 


%, 


4- 
4- 


4- 
4- 
4i 
4- 
4- 


1376 

1153 

936 

730 

540 

372 

231 

120 

44 

5 

5 

44 

118 


345 
469 
566 
599 
518 
261 
242 
1061 


2243 
3791 
5656 
7734 
9891 
4-  11993 
4^  13924 
4-  15599 
4^  16963 

4^  17989 
4-  18670 
4-  1901S 
4-  19034 
4^  18759 
4^  18212 
4^  17422 
4-  16417 
+  15225 


4- 
4- 
4- 
4- 
4- 
4- 

4- 
4- 


267 

190 

127 

77 

40 
16 
2 
3 
3 
1 
1 

10 
34 

82 
164 


4-  292 


4- 
4- 


478 
738 


4-  1086 
4^  1540 
4^  2113 
+  2812 

+  3632 
+  4551 
+  5527 
+  6505 
4.  7427 
4-  8239 
+  8903 
+  9395 
+  9703 

+  9825 
+  9768 
+  9543 
+  9162 
+  8641 
+  7996 
+  7243 
+  6398 
+  5475 


8 


NOUVEAUX  ÉLÉMENTS  DE  L'ORBITE 


DATES. 


1885  janvier  2.  . 
février  11 
mars  23 .  . 
mai  2.  .  . 
juin  11.. 
juillet  21.  . 
août  50  .  . 
octobre  9  . 
novembre  18 
décembre  28 

1886  février  6.  . 
mars  18  .  . 
avril  27  . 
juin  6.  .  . 
juillet  16.  . 
août  25  .  . 
octobre  4  . 
novembre  13 
décembre  23 

1887  février  I.  . 
mars  13  .  *. 
avril  22  .  . 
juin  1.  .  . 
juillet  11.  . 
août  20  .  . 
septembre  29 
novembre  8, 
décembre  18 


AM. 


21'  45"18 

22  52.80 

23  52.48 

24  45.74 

25  26.18 

25  59.54 

26  23.66 
26  38.48 
26  44.06 
26  40.56 

26  28.25 

26  7.50 

25  38  77 

25  2.67 

24  19.87 

23  31.19 

22  37.55 

21  40.01 

20  39.73 

19  38.03 

18  36.36 

17  36.29 

16  39.56 

15  48.04 

15  3.71 

14  28.69 

14  5.17 

13  55.38 


Ad). 


+  3'  0"56 

•i-  3  3.44 

•1^  3  6.66 

•h  3  10.23 

^  3  14.18 

+  3  18.53 

+  3  23.29 

-1^  3  28.49 

+  3  34.14 

•f  3  40.27 

+  3  46.91 

4-  3  54.08 

*  4  1.82 
+  4  10.16 
4-  4  19.14 
•I-  4  28.82 

*  4  39.25 
-1^  4  50.47 
^  5  2.57 

+  5  15.61 

*  5  29.69 
■¥  5  44  88 

*  6  1.29 
•i-  6  19.02 
^  6  38.18 
^  6  58.86 
+  7  21.15 
^  7  45.10 


V. 


«. 


*  13873 
+  12386 
+  10791 
•h  9109 
+  7366 
i-  5581 
+  3777 
+  1975 
+      195 

-  1543 

-  3218 

-  4811 

-  6301 

-  7667 

-  8887 
"    9939 

-  10800 

-  11446 

-  11852 

-  11991 

-  11838 

-  11365 

-  10544 

-  9348 

-  7755 

-  5744 

-  3301 

-  426 


+ 
+ 


4490 
3455 
2385 
1291 
187 

-  917 

-  2009 

-  3079 

-  4115 

-  5106 

-  6044 

-  6916 

-  7714 

-  8428 

-  9046 

-  9560 

-  9960 

-  10235 

-  10376 

-  10374 

-  10221 

-  9908 

-  9429 

-  8778 

-  7954 

-  6956 

-  5791 

-  4470 


POSITIONS  DES  ÉTOILES  DE  COMPARAISON. 
OBSERVATIONS  d'eUCHARIS  ET  COMPARAISON  DE  CES  OBSERVATIONS  AUX  ÉPHÉMÉRIDES. 

Dans  mon  premier  travail  sur  Porbile  d'Eucharis  je  m'étais  servi  de  toutes 
les  positions  connues  des  étoiles  de  comparaison.  Aujourd'hui,  après  avoir 
reçu  un  grand  nombre  de  positions  nouvelles,  j'ai  presque  exclusivement  fait 
usage  des  observations  plus  modernes.  Les  observations  de  Lamonl  ont  été 


DE  LA  PLANÈTE  (181)  EVCHARIS.  9 

négligées^  leur  relation  au  système  du  A6G  '  ne  pouvant  être  déterminée 
d'une  manière  suffisante.  J'ai  encore  négligé  les  positions  déterminées  par 
Argelander^  sauf  une  seule^  ces  positions  se  rapportant  à  de  faibles  étoiles 
observées  beaucoup  plus  exactement  dans  les  derniers  temps. 

Les  positions  des  étoiles  de  comparaison  qui  suivent  sont  déjà  réduites  au 
système  du  AGC  \  les  corrections  à  ajouter  à  cette  fin  aux  positions  prises 
des  catalogues  se  trouvent  indiquées  dans  mes  Recherches  sur  l'orbite 
d^Eucharis.  Les  observations  nouvelles  sont  basées  en  grande  majorité  sur 
le  AGC;  les  quelques  exceptions  seront  citées  plus  tard. 

Aussi  dans  le  travail  présent^  pour  déduire  les  positions  probables  des 
étoiles  de  comparaison^  j'ai  donné  aux  diverses  positions  d'une  même  étoile 
des  poids  plus  ou  moins  arbitraires^  me  réservant  de  les  évaluer  plus 
rigoureusement  à  l'avenir.  Aujourd'hui  pour  bon  nombre  d'autorités  il  nous 
manque  encore  des  dates  indispensables  pour  ce  genre  de  recherches.  Voici 
les  abréviations  dont  je  me  servirai  pour  désigner  les  diverses  autorités  : 

(N7YC)  et  (9YC)  =  New  7  Year  et  9  Year  Catalogue ;(BB VI)  =  Bonner 
Beobachtungen^  VL  Band;  (Y)  =  Yarnall,  II  édition;  (Schj)  =  Schjellerup ; 
(Gôtt.)  =  Catalogue  de  Borgen  et  Copeland;  (Gl.)  =  Glasgow  Catalogue; 
(Br.)  =  Catalogue  général  des  étoiles  observées  à  l'Observatoire  de  Bruxelles^ 
de  4857  à  1878;  (P)  =  Observations  faites  à  l'Observatoire  de  Paris; 
(Z — )  =  Observations  de  zones  faites  à  Berlin  (ZB.),  Leipzig  (ZL.)  et  à 
Nicolajew  (ZN.);  (Rr.)  =  Kustner;  (Pr.)  =  Peter;  (M.)  =Bauschinger; 
(Bi.)=:^  Bigourdan  ;  (Bord.)  =  Rayet  ;  (Lb.)=  Lamb-Updegraff;  (H.)=  Herz  ; 
(R.)  =  Romberg;  (S.)  =  Schnauder;  (Cord.)  =^  Gould,  Argentine  General 
Catalogue  ;  (AN)  =  Astronomische  Nachrichten  ;  (T.)  =  Pomerantzefif. 

Les  observations  de  la  planète  Eucharis  ont  été  comparées  aux  éphémé- 
rides  calculées  ou  à  l'aide  des  éléments  (II)  et  en  tenant  compte  des  perturba- 
tions exercées  par  Jupiter  et  Saturne^  ou  à  l'aide  des  éléments  (III)  et  en 
tenant  compte  des  perturbations  exercées  par  Jupiter^  Saturne  et  Mars. 
Suivant  que  le  premier  ou  le  second  cas  a  eu  lieu^  je  dirai  que  les  observa- 

*  AGC  signifie  le  «  Fundamental-Catalog  fur  die  Zonenbeobachtungen  der  Astronomi- 
schen  Gesellschaft  (deux  parties).  » 

TOBIE    Ll.  2 


40 


NOUVEAUX  ÉLÉMENTS  DE  L'ORBITE 


lions  ont  été  comparées  aux  éléments  (II)  respectivemenl  aux  éléments  (III). 
Quant  aux  poids  attribués  aux  diverses  différences  :  observatiourcalcul,  je 
renvoie  aux  remarques  faites  à  ce  sujet  dans  mes  Recherches.  Du  reste^  je 
ferai  sur  ces  poids  les  mêmes  réserves  que  sur  ceux  attribués  aux  positions 
des  étoiles  de  comparaison,  intimement  liés  les  uns  aux  autres. 

OBSERVATIONS   d'eUGHARIS    FAITES    EN  1878. 


Temps  moyen  de  Berlin  — 
Temps  de  l'aberration. 

Observatoire. 

éb  l'étoUt. 

a  (181)  obs. 

â  (181)  obs. 

février 

• 

.     .     3.5873 

Beriin .     .     . 

21 

iOh     im  47i.l7 

+  ll«  20'  49"4 

»       .... 

.     .     3.8115 

Clinton.    .     . 

19 

10      1     38.25 

+  11     23    31.7 

1)       .... 

.     .     .     4.3644 

Pola    .     .     . 

17 

10      1     16  33 

+  11     30      4.3 

»       .     .     .     • 

.     .     5.652â 

Clinton     .     . 

18 

10      0    23.37 

+  11    45    25.2 

»       .... 

.     .     7.4820 

Strasbourg.    . 

15 

9    59      6.74 

+  12      7    20.6 

»       .... 

.     .     7  5552 

Leipzig.    .     . 

20 

9    59      3.49 

+  12      8    15.4 

»       .     .     .     • 

.     .     7.7406 

Clinton.    .     . 

15 

9    58    !i5.86 

+  12    10    28:6 

»       .... 

.     .  11  5657 

Berlin .     .    . 

13 

9    56    11.37 

+  12    56    40.2 

»       .-    .     .     . 

.     .  12.5061 

Pola    ,    .    . 

M. 

9    55    30.72 

+  13      8      2.3 

»       .     .     .     • 

.     .     .  12.5744 

Leipzig.    .    . 

16 

9    55    27.87 

+  13      8    51.0 

.  »       .... 

.     .  14.7247 

Clinton.    •     . 

14 

9    53    53.70 

+  13    34    45«2 

»       .... 

.     .  18.3604 

Leipzig.     .    . 

10 

9    51     15.44 

+  14    18      8.1 

»       .... 

.     .  19.3093 

» 

i> 

9    50    31.35 

+  14    30    13.9 

»       .... 

,     .  19  5765 

Clinton     .     . 

9 

9    50    23.74 

+  14    32    18.0' 

»       .... 

.     .     .  20.3763 

Bilk.    .     .     . 

7 

0    49    50.04 

+  14    41     37.1  > 

»       .... 

.     .     .  20.4630 

Leipzig.    .    . 

12 

9    49    46.15 

+  14    42    37.6 

mars     .... 

.     .     .     3.4438 

Leipzig.    .     . 

5 

9    42    34.70 

+  16    42    37.5 

»       •   ..     .    • 

.     .     4  4211 

Marseille  .    . 

6 

9    42      1.09 

+  16    52    22.1 

»       .... 

.     .     5.4399 

» 

» 

9    41     26.77 

+  17      2    27.2 

»       .... 

.     .  19.3623 

Berlin .     .     .* 

1 

9    35    49.58 

+  18    58    22.0 

»       .... 

.     .  19.4623 

Leipzig     .     . 

» 

9    35    47.78 

+  18    59      1.8 

»       •     •    .    • 

.     .  22.3014 

Berlin .     .     . 

2 

9    35    12.26 

+  19    17    37.0» 

avril      .... 

.     .     7.4858 

» 

3 

9    55    36  41 

4^20    50    50.2 

»       .... 

.     .  21.3985 

» 

4 

9    40    55.12 

+  20    53    38.8 

»       .... 

.     .  22.3948 

» 

• 

» 

9    41     27.37 

+  20    54      1.2 

»       .     •     •    • 

.     .  29.4152 

Leipzig.    .     . 

8 

9    45    47.49 

+  20    59    12  9  > 

mai       .... 

.     .     6.4350 

Berlin  .     .     . 

11 

9    51       0.02 

+  20    43    26.4 

i>       .... 

.     .     7.4088 

» 

» 

9    51     47.09 

+  20    41     41.5 

*  L'étoile  de  com)nrtison  n*a  été  observée  qu'une  seule  fois.  —  *  Obserration  fsite  an  moyen  d'un  micromètre  circulaire. 
—  s  Air  mauTais. 


DE  LA  PLANÈTE  (18i)  EVCHARIS. 


il 


POSITIONS  DES  ÉTOILES  DE  COMPARAISON. 


No 
dil'éteUe. 

Autorités. 

• 

a  (1878.0). 

§  (1878.0). 

Époques. 

Nombre 
dHobiOfttioiii. 

Poids. 

Kr. 

9>>  33»  58«.33 

+  18*  56'  40".8 

86.3 

2 

1 

Pr.  . 

58.61 

40.9 

86.9 

3 

1 

S. 

38.61 

41.6 

87.2 

4 

1 

1 

9    33    38.58 

•1-  18    56    41.1 

3 

Kr. 

9    35    35.18 

-1-19    19    42.9 

85.3 

1 

3 

m 

Kr. 

9    35    45.10 

4^30    31    20.7 

87.2 

2 

4 

Kr. 

9    38    47.66 

+  20    52      3.8 

87.2 

2 

Pr. 

9    42      6.74 

-f  16    40    48.0 

86  9 

3 

1 

S. 

6.72 

49.1 

87.2 

4 

1 

5 

9    43      6.73 

^  16    40    48.6 

6 

ZB. 

9    43    50.13 

^  16    52    54.3 

70.3 

2 

Y. 

9    44    12.99 

♦  14    41     19.7 

fti.2    67.3 

8.2 

2ll 

ZL. 

13.03 

20.0 

69  6 

2  ■ 

1 

7 

9    44    13.00 

^  14    41     19.9 

• 

Pr. 

9    46    24  13 

+  20    50    19.5 

87.2 

2 

2 

S. 

24.09 

21.2 

87.2 

4 

3 

• 

21.1 

86.4 

1 

8 

9    46    24.11 

+  20    50    20.6 

« 

9 

Scly\ 

9    49    50.97 

+  14    35    36.1 

62.2 

1 

AN. 

9    50      0.75 

+  14    24    53.4 

62.3 

1 

1 

ZL. 

0.76 

51.8 

69.6 

2 

2 

Pr. 

0.93 

51.6 

.87.2 

2 

2 

S. 

0.94 

50.3 

87.2 

4 

3 

10 

- 

9    50      0.87 

+  14    24    51.4 

*  Rapportée  aa  n«ll. 


i2 


NOUVEAUX  ÉLÉMENTS  DE  L'ORBITE 


No 
de  l'étoile. 

Autorités. 

a  (1878.0). 

5(1878.0). 

Époques. 

Nombre 
dei  obwrrations. 

Poids. 

P. 

9h  80»  56».96 

+  20»  45'    5".l 

74.5    75.3 

4.3 

1 

ZB. 

56.93 

4.9 

80.8 

2 

1 

11 

9    50    56.95 

+  20    45      5.0 

Pr. 

9    51     35  15 

4-  14    39    15.5 

86.9 

3 

1 

S. 

35.14 

16.6 

87.2 

4 

1 

12 

9    51     35.14 

+  14    39    16.1 

• 

Dr. 

9    51     39.64 

4-  13      1     33.8 

60.3    64.5 

5.4 

1 

N7YC. 

39.55 

33.8 

2 

Y. 

39.61 

32. 8 

61.2    56.2 

9.6 

2.1 

P. 

39.55 

34.0 

64.6    65.5 

5.6 

2 

ZL. 

39.62 

34  0 

69.2 

2 

1 

9YC. 

39.57 

33.4 

69.9    69.4 

8 

3 

GL 

39.60 

33.6 

74.4    73.7 

5.4 

1 

AN. 

39.54 

*             33.7 

86.4 

3 

1 

13 

9    51     39.58 

^  13      1     53.6 

Cette  étoile  a  été  aussi  observée  par  Schj. 


14 

Kr. 

9 

53 

34.95 

+  13 

34 

53.8 

87.2 

2 

Br. 

9 

57 

36.46 

+  12 

13 

4.2 

65.5    71.5 

4.3 

1 

P. 

36.38 

3.9 

66.9    64.3 

3  2 

1 

ZL. 

36.35 

3.0 

69.2 

2 

1 

Gl. 

36  42 

2.8 

71.0 

4 

1 

15 

9 

57 

36.40 

-1^  12 

13 

3.5 

BBVL 

9 

58 

55.53 

+  13 

7 

51.5 

62.2 

1 

1 

AN. 

55.94 

50.8 

62.3 

1 

1 

Y. 

55.84 

52.0 

62.7    65.3 

2 

.      1 

ZL. 

55.85 

53.6 

69.2. 

2 

2 

16 

9 

58 

55.81 

+  13 

7 

52.3 

ZL. 

9 

59 

6.48 

+  11 

29 

28.0 

68.7 

2 

1 

GL 

6.23 

28.3 

74.2    76.7 

3  5 

1.2 

Pr. 

6.44 

27.1 

87.2 

2 

1 

S. 

6.45 

27.3 

87.2 

4 

2 

17 

9 

59 

6.41 

+  11 

29 

27.7 

DE  LA  PLANÈTE  (481)  EVCHARIS. 


43 


N« 

Autorités. 

a  (1878.0). 

5(1878.0). 

Époques. 

Nombre 

dMobnrratioDi. 

ZL. 

lOt» 

0"  13>.23 

+  HO  46'  16".5 

68.7 

2 

1 

Pr. 

13.21 

.17.2 

87.2 

2 

1 

S. 

13.21 

16.8 

87.2 

4.3 

2 

t8 

10 

0    13.21 

4^  11     46    16.8 

19 

ZL. 

10 

1     20.03 

•1-  11     25    50.1 

68.2 

2 

SO 

Kr. 

10 

1     42  00 

^12      5    53.9 

87.2 

2 

ZL. 

10 

2    48.57 

^  Il     16    51.0 

68  2 

2 

1 

GL 

48.50 

50.1 

75.2    78.7 

2.4 

1.2 

Pr. 

48.46 

49.9 

87.2 

2 

1 

S. 

48.46 

60.7 

87.2 

4 

2 

2i 

10 

2    48.49 

+  11     16    50.4 

Les  observalioDS  d'Eucharis  faites  en  i878  ont  été  comparées  aux 
éléments  (11).  En  réunissant  dans  une  moyenne  les  différences  :  observation- 
calcul^  qui  se  rapportent  à  une  même  étoile  de  comparaison^  j'ai  trouvé  : 


DATES. 

Observ.-calc. 

• 

Aa  cos  5                AS 

Étoile. 

Nombre 
des  différ. 

Poids. 

1878  février 3.6 

+  0«.03 

-r'.o 

21 

1.0 

» 

3.8 

^  0.09 

+  1.3 

19 

0.75 

» 

4.4 

•!•  0.22 

+  0.8 

17 

1.0 

» 

5.7 

•1-  0.02 

+  0.1 

18 

1.0 

» 

7.6 

-  0.04 

-  1.5 

15 

2 

1.5 

»       . 

7.6 

-  0.12 

-  1.8 

20 

1.0 

» 

11.6 

-  0.13 

.    -  0.7 

13 

1  0 

» 

.     12.5 

+  0.04 

-  0.7 

H 

1.5 

» 

12.6 

+  0  24 

-  1.0 

16 

1.0 

» 

14.7 

-  0.26 

-  0.9 

14 

0.75 

» 

18.9 

-  0.18 

-  0  6 

10 

2 

1.5 

» 

19.6 

-  0.20 

-  1.3 

9 

0.5 

» 

.     20.4 

+  0.27 

-  1.0 

7 

0.75 

» 

.     20.5 

+  0.24 

-  1.8 

12 

1.0 

mars  . 

3.4 

-  0.06 

+  0.2 

5 

4 

1.0 

» 

4.9 

-0.21 

-  0.3 

6 

2 

1.0 

14 


NOUVEAUX  ÉLËMEINTS  DE  L'ORBITE 


DATES. 

1878    mars. 19  4 

»      «2.3 

avriL 7.5 

»      21.9 

»      29.4 

mai 6.9 


Observ.-calc. 
Aa  CCS  8       I        A8 


Étoile. 


Nombre 
des  diflér. 


Poids. 


-  0».15 

-  0.18 
4-  0.02 
-0.10 
+  0.05 
+  0.05 


-  2"1 

-  1.5 

-  0.7 

-  1.8 
[.  5.2] 
-2.6 


1 
2 

3 

4 

8 

11 


1 
1 
1 
2 
1 
2 


1.5 

0.75 

1.0 

1.5 

1.5,0 

1.5 


De  Pensemble  des  observations  faites  au  mois  de  février  ^,  il  résulte  pour 

1878  février  11 .5  :  Aa  cos  $  «  +  0«.0i4,  AS  «s  -  0''.75;  poids  14.25. 

Les  autres  observations  donnent  pour 

1878  mars  31 .5  :  Aa  cos  9  »  —  0*.075,  AS  «  —  1".42;  poids  8.75. 

Voici  maintenant  la  comparaison  des  observations  méridiennes  faites 
en  1878  à  TObservatoire  de  Washington  (Voir:  Washington  observations 
1878,  p.  U5)  aux  éléments  (llj  : 


Observ.-calc.        | 

Observ.-calc. 

DATBS. 

Aacos  $ 

A$ 

DATES. 

Aacos  S 

A$ 

Février 

4.8 

+  0«.10 

-0".5 

Mars  .  •  . 

.   .   .     13.7 

•1-  0«.14 

-2".2 

»      

28.7 

f  0.22 

-  0.1 

»... 

.   .   .     20  6 

+  0.26 

+  0.4 

•  Mars 

1.7 

-  0.01 

-3.2 

»... 

.   .   .     23.6 

-0.06 

-  4.0 

» 

4  7 

4-  0.29 

-  1.5 

»... 

.   .   .     25.6 

4-0.24 

+  3.2 

» 

5.7 

+  0.18 

-3.3 

Avril  .  .  . 

.  .   .      2.6 

+  0.23 

-10.5 

»    • 

9.7 

4-  0.06 

-  3.1 

»... 

.   .   .      5.0 

-  0.11 

-  5.1 

Avant  de  comparer  ces  observations  à  l'éphéméride,  elles  ont  été  réduites 
au  système  du  ÂGG.  A  cette  fin  les  quantités  suivantes  ont  été  ajoutées  aux 
positions  de  la  planète  prises  des  Annales  de  TObservaloire  de  Washington  : 
A«  =  —  0».01,  àf=  +  0".2.  Mais  en  comparant  les  corrections  de  Téphémé- 


^  7  Observations  faites  à  TObservatoire  de  Marseille  ont  été  rejetées.  (Voir  Recherchée, 
pp.  30-32.) 


J 


DE  LA  PLANÈTE  (181)  EU  CHERIS. 


iS 


ride  résullant  de  ces  observations  avec  celles  données  plus  baut^  on  remar- 
quera que  raccord  entre  elles  est  loin  d'être  satisfaisant. 

Il  parait  que  les  corrections  à  apporter  aux  positions  observées  à  Was- 
hington^ tout  en  gardant  les  signes  ci-devant  indiqués^  doivent  être  considé- 
rablement augmentées.  La  moyenne  des  différences  :  observalion-calcui 
résultant  des  observation  faites  à  Washington  est 

1878  mars  12.6  :  Aa  cos  8  =  -»-  0»  12,  A§  ==  —  2".5. 

Pour  juger  à  quoi  tient  la  grande  différence  entre  cette  correction  et  celles 
indiquées  plus  haut,  il  sera  nécessaire  de  discuter  aussi  les  autres  observa- 
lions  de  planètes  faites  à  Washington  à  peu  près  en  même  temps  que  celles 
d'Eucharis.  Pour  le  moment  je  négligerai  ces  dernières  observations.  Nous 
avons  donc  : 

« 

1878  février  ll.S  ;  Aa  =  h-  0".22;  A8  =  —  0".75 
»    mars    31.5  :  Aa=:  -  1".20;  AS  =  -  1".42. 

D'après  les  éléments  (II)  les  positions  d'Eucharis  correspondant  à  ces  dates 
sont  (Équinoxe  moyen  1880.0): 

1878iévrier  11 .5  :  a  =  149o    4'  55".02  S  =  -+- 12»  55'  24".60 
»    mars    29.5:a  =  143    39    59.75  8  =  +  19    56    32.31 

En  ajoutant  à  ces  positions  les  corrections  données  ci -dessus^  il  résulte  les 
positions  normales  (Équinoxe  moyen  1880.0)  : 

1878févrierll .5  :  a  =  149»    4'  55".24  5  =  + 12*  55'  23".85 
»    mars   29.5:  a  =143    39    58.55Ss-i-i9    56    30.89 


OBSERVATIONS  D  EOGHARIS  FAITES  EN  4879. 


Temps  moyen  de  Berlin  — 
Temps  de  Taberration. 


Observatoire. 


de  l'étoUe. 


a((181)0bs. 


S(181)obs. 


Mai 24.5449 

Juin 9.4832 


Berlin. 
Leipzig 


23 

22 


15i>  23B34«.85 
15    13    36.06 


+  7»  43'   12''.3 
^  7    29     55.8 


i6 


NOUVEAUX  ÉLÉMENTS  DE  L'ORBITE 


POSITIONS  DES  ÉTOILES  DE  COMPARAISON. 


No 
de  l'étoile. 

Autorité. 

«(1879  0) 

8(1879,0) 

Époques. 

Nombre 
des  observations. 

Poids. 

P. 

is»»  13™  ai.34 

+  70  25'    50".7 

73.6 

5 

2 

ZL. 

5.27 

50.4 

83.5 

2 

1 

R. 

3.^0 

50.0 

87.4 

5.3 

1 

Lb. 

5.33 

50.0 

87.4 

6 

2 

ti 

15    13      5.30 

+  7    25      50.3 

AN. 

15    2â    49.04 

+  7    44      32.4 

80  4 

3 

2 

R. 

49.88 

33  1 

87.4 

2 

1.2 

Lb. 

50.00 

34  3 

87.4 

2.3 

2 

23 

15    22    49.95 

+  7    44      33  3 

Les  observations  d'Eucharis  faites  en  1879  ont  été  comparées  aux  élé- 
ments (II).  On  trouve  : 


DATES. 


Obsei-v. -calcul. 
Aa  cos  $  I  Aa 


Étoile. 


1879  mai 24.5 

»   juin 9.5 


+  0«.07 
-1^  0.13 


-  4".4 

-  1.8 


23 
22 


et  la  moyenne 


1879  juin  1.5  Aa  ==  -h  r'.5l,  A$  =  —  3'MO 


D'après  les  éléments  (II)  la  position  d'Eucharis  correspondant  à  cette 
date  est(Êquinoxe  moyen  1880.0)  : 

1 879  juin  1 . 5  a  =  2290  33'  55".40  8  =  -♦-  7»  42'  1 2".93 

En  ajoutant  à  cette  position  les  corrections  données  ci-dessus,  on  trouve  la 
position  normale 


1879  juin  1.5 a  =  2290  s.y  56".91  8  =  -4- 7»  42'  9". 83  (Équinoxe  moyen  1880.0). 


DE  LA  PLANÈTE  (181)  EVCHARIS. 


17 


OBSERVATIONS  0  EUGHARIS  FAITES  EN  1880. 


Temps  moyen  de  Berlin  — 
Temps  de  Taberration. 


Juin 10.5180 

»      U.5225 


Observatoire. 

N« 
de  l'étoile. 

a(181)obs. 

a(181)obs. 

Berlin 

»      

24 
» 

19*»  6«32'.56 
19    4      3.29 

-  40  56'   43".6 

-  5      0    24.9 

POSITION  DE  l'étoile  DE  COMPARAISON. 


No 
de  l'étoile. 

Autorité. 

«(1880.0) 

0  (1880.0) 

Époque. 

Nombre 
desobserrations. 

24 

Kr 

19»»  4»  3».33 

-  40  56'  28".2 

85  7 

2 

Les  observations  d'Eucharis  faites  en  1880  ont  été  comparées  aux  élé- 
ments (II).  Il  résulte  de  ces  observations 


DATES. 

Observ.-calc. 
Aa  cos  8                       a8 

Étoile. 

1880  juin  . 

.    .      10.5 

-  0».04 

-  0.26 

-  0".5 
+  2.6 

24 

» 

.   .     14,5 

» 

D'après  les  éléments  (II)  on  a  pour  (Équinoxe  moyeu  1880.0)  : 

1880  juin  12.5  a  =  286»  19*  24^'.  97  8  =  — 4o58'22".10. 

En  ajoutant  à  celte  posilion  la  moyenne  des  corrections  données  ci-dessus^ 
savoir  : 

Aa  =  -  2".26,  AS  =  -*- 1".05 


on  trouve  la  position  normale^  rapportée  à  Téquinoxe  moyen  1880.0  : 


1880  juin  12.5  a  =  286o|9'  22".71  8  =  —  4»  58'  21".05. 


Tome  LI. 


18 


NOUVEAUX  ÉLÉMENTS  DE  L'ORBITE 


OBSERVATIONS  D  EUCHARIS  FAITES  EN  1881. 


Temps  moyen  de  Berlin  — 
Temps  de  l'aberration. 

Observatoire. 

No 
de  rétoile. 

a(181)obs. 

S(181)obs. 

Août 29.4611 

Leipzig 

Berlin      .... 

»      

»       

28 
27 
26 
23 

22»»  34m36>.97 
22    19    38.92 
22    19      8.83 

-  14»  26'  24"! 

»      31.4661 

-  14    43    26.6 

Septembre 23.3913 

»           24.3332 

-  17    34    23.8 

-  17    40      4.3 

POSITIONS  DES  ÉTOILES  DE  COMPARAISON. 


No 
de  rétoile. 

Autorité 

a  (1881.0) 

8(1881.0) 

Époque. 

Nombre 

dMobgenitioiu, 

Poids. 

AN. 

H. 

22»»  18"  26»  09 
26.11 

-  17»  40'  37".3 
39.4 

83.9 
87.8 

1 
3 

1 
2 

23 

AN.  • 
H. 

22    18    26.10 

22    19    48.64 
48.43 

-  17    40    38.7 

-  17    34    38.3 

38.0 

83.9 
87.8 

2.3 

1 
1 

26 

AN. 
S. 

22    19    48.43 

22    32     13.83 
13  83 

-  17    34    38.1 

-  14    41       3.4 

7.4 

87.8 

4 

4 

1 

1 

27 
28 

S. 

22    32    13.83 

• 

22    39    47.44 

-  14    41      6.4 

-  14    27    41.3 

87.8 

4 

*  L'étoile  a  été  comparée  an  n*  25. 


Les  observalions  d'Eucharis  faites  en   1881    onl  été   comparées  aux 
éléments  (III);  il  résulte  de  ces  observations  : 


DATES. 


Observ.-calc. 

Aa  cos  S         I  A^ 


Étoile. 


1881  août 29.3 

31.5 


»        » 


)) 


» 


septembre 23.4 

»         24.3 


-  0M2 

-  0.03 

-  0.09 


-  3".7 
+  07 

-  0,^ 

-  2  1 


28 
27 
26 
23 


DE  LA  PLANÈTE  (181)  EVCHARIS.  19 

En  ajoutant  la  moyenne  de  ces  corrections,  savoir  : 

Aa  =  — r.28,  A5  =  — 1"50 

à  la  position  calculée  pour  1881,  septembre  17.5,  à  Taide  des  éléments  (III) 
(Équinoxe  moyen  1880.0): 

1881  septembre  17 .5  a  =  335o  44'  14'M  1  S  =  -  16*56'  32".41 , 

on  trouve  la  position  normale  rapportée  à  Féquinoxe  moyen  1880.0  : 

1881  septembre  17 .5  a  =  335»  44'  12''.86  5  =  —  16»  »6'  33".91 

4  observations  faites  à  TObservaloire  de  Palerme  au  moyen  d'un  micro- 
mètre circulaire  ont  été  rejetées.  («  Recherches  »,  p.  35.) 

OBSERVATIONS  MÉRIDIENNES  d'eUCHARIS  FAITES  EN  4883. 


Temps  moyen  de  Berlin  — 
Temps  de  l'aberration. 

Observatoire. 

a(181)obs. 

S(181)obs. 

Janvier 2.4443 

Paris 

4h  37«n29«.99 
4    34    28.82 

-  2o  33'  9".9 

—     8.4236 

-  1     39  36  6 

En  comparant  ces  observations  aux  éléments  (11),  on  trouve  : 


DATES. 


Observ.-calc. 
Aa  cos  S  I  A^ 


1883  janvier 2.4 

-  8.4 


-  0«.04 

-  0  03 


+   1".4 
'+    3.2 


La  moyenne  de  ces  corrections  :  Aa  =  —  0".68,  M=  +  2". 3,  ajoutée  à 
la  position  résultant  des  éléments  (II),  1 883,  janvier  5.5  :  «  =  73*'55'1 7".86, 
d=  —  2^27'49".03  donne  la  position  normale,  rapportée  à  Féquinoxe 
moyen  1880.0: 

1883janvier3.3a«:73o33'17".18  S  =  -  2o  27' 46".73 


20 


NOUVEAUX  ÉLÉMENTS  DE  L'ORBITE 


OBSERVATIONS  D  EUCHARIS  FAITES  EN  I88S. 


Temps  moyen  de  Berlin  — 
Temps  de  Taberration. 

Observatoire. 

de  l'étoile. 

a[(181)obs. 

S(18l)obs. 

Juin  19.4i94 

Nice 

31 

nh     5"»    6».98 

+  0»  17'  ir'.2 

»     20.4271 

»     

a> 

17      4    24.43 

+  0    15    13.0 

JuiUct  10.4743 

»        

30 

16    52    13.37 

-  0    49    10.0 

»        15.4396 

»     

29 

16    50      2  08 

-  1     11     39.7 

POSITIONS  DES  ÉTOILES  OË  COMPARAISON. 


N» 
de  l'étoile. 

Autorité. 

a  (1883.0). 

0(1885.0). 

Ëpoques. 

Nombre 
desobKmtioDs. 

• 

Poids. 

Schj. 

16»»  51"  0-.40 

-    lo  3'  38".9 

63.4 

2 

0,1 

Gôtt. 

0.29 

39.3 

67.9 

2 

0,1 

ZN. 

0.38 

38.0 

83.5 

2 

1 

R. 

0.38 

39.0 

87.4 

3.2 

i.l 

S. 

0.49 

38.0 

87.5 

4 

2 

Lb. 

0.45 

37.4 

87  5 

5.3 

2 

29 

16    51       0  44 

-    1     3    38.2 

Peut-être  existe-t-il  un  faible  mouvement  propre  en  ascension  droite; 
par  ce  molif^  j^ai  rejeté  les  observations  anciennes.  L'AR  observée  par  Bessel 
est  (1822.9)a=46>»51"0*.20;  Lamont  donne  0\25. 


Gôtt. 

16»»  52"   5'.90 

-    0  57 

53.7 

67.9 

2 

1 

ZN. 

5.83 

53.7 

83.5 

2 

1 

R. 

5.73 

55.1 

87.4 

3.2 

i.l 

s. 

• 

5.96    . 

b4.0 

87.5 

6 

2 

30 

16    52      5.89 

-    0  57 

54.1 

2 

Schj. 

17      2    54.99 

4    0  11 

1.1 

63.5 

1 

0.4 

ZN. 

m 

54.46 

4.8 

83.5 

2 

1 

R. 

54.36 

3.8 

87.4 

3 

i.l 

S. 

54.57 

3.7 

87.5 

6 

2 

Lb. 

54.56 

3.7 

87.5 

4.6 

2 

31 

17      2    54.53 

+    0  11 

3.7 

DE  LA  PLANÈTE  (181)  EVCHARIS. 


21 


Les  observations  d^Eucharis  faites  en  1885  ont  été  comparées  aux 
éléments  (II).  En  réunissant  dans  une  moyenne  les  difTérences  :  observa- 
tion-calcul^ qui  résultent  des  deux  premières  observations^  on  trouve  : 


DATES. 


Observ.-calc. 
Aot  cos  $.       I  AS. 


1885  juin 19.9 

»    juillet 10.5 

»         .> 15  4 


-0M35 
-  0.11 
4-  0.18 


-  0".2 

-  1.0 

-  1.8 


Étoile. 


31 
30 
â9 


Poids. 


1  4 
1 

1 


Diaprés  les  éléments  (II)  la  position  d'Eucharis  rapportée  à  Péquinoxe 
moyen  1890.0  est  pour 

1883  juillet.    .     .    3.5  a  =  234o2'18".92  5  =  — 0«22'6".48. 

En  ajoutant  à  cette  position  la  moyenne  des  corrections  données  ci-dessus 
Aa  =  —  0".56,  tki=  — 0".89,  on  trouve  la  position  normale  rapportée  à 
Téquinoxe  moyen  1 890.0  : 

1885  juillet.    .    .    3.5  a  =  254o2'l8".36  8  =  — .0o22T'.37. 
OBSERVATIONS  d'eUCHARIS  FAITES  EN  1886. 


Temps  moyqn  de  Berlin  — 
Temps  de  Taberration. 

Juin 22.4676 

j) 25.4711 

»      25.5060 

»       26.4884 

»       27.4665 

»       28.4783 

»      28.5369 

»       29.5530 

Août 6.4562 

»       20.3972 

»       25.4468 

»       28.4151 


Observatoire. 


N« 
de  l'étoile. 


(x(181)obs. 


$(181)obs. 


Nice 

» 
Alger 
Nice 

» 
Alger 
Paris 

» 

» 
Berlin 

» 
Nice  . 


42 
43 
40 
43 
41 
40 
40 
39 
38 
36 
37 
35 


20h  52» 

20  51 

20  51 

20  51 

20  50 

20  50 

20  50 

20  49 

20  24 

20  15 

20  12 

20  11 


43>.20 
34.16 
33.38 

8.64 
43.16 
16.31 
14.22 
45.69 
47.74 
28.60 
36.76 

5.97 


7ô  55' 

8  3 

8  3 

8  6 

8  9 

8  12 

8  12 

8  15 

11  27 

12  55 

13  26 
13  44 


16".9 
15.6 
21.1 
10.5 
4.0 
12.1 
24  2 
38.9 
47.3 
31.2 
33.1 
22.2 


23 


INOUVEAUX  ÉLÉMEINTS  DE  L'ORBITE 


Temps  moyen  de  Berlin  — 
Temps  de  Taberration. 


Observatoire. 


No 
de  l'étoile. 


a(181)0bs. 


S(l81)obs. 


Août 29.3786 

»       3i.3990 

Sept i .3340 

»       2.3259 


Nice  .    . 
Vienne  . 


» 

» 


a  •  ■ 


33 
33 
32 
34 


20>'  10"  38i.09 

20  9  42.93 

20  9  19.10 

20  8  54.65 


13  50  5.6 
U  1  53.2* 

14  7  17.4* 
14  12  59.1* 


*  Observations  faites  an  moyen  d'un  micromètre  circulaire.  —  Le  2  septembre  l'observation  a  été  tronblée  par  une  petite 
étoile  qui  se  trouvait  dans  le  voisinage  de  la  planète. 


POSITIONS  DES  ÉTOILES  DE  COMPARAISON. 


N» 
de  l'étoile. 

Autorités. 

0 

t(l880.0). 

5(1886.0). 

Époques. 

Nombre 

deiobienratieitt. 

Poids. 

AN. 

20b 

6»    25*06 

-  14»   7'   50".2 

60.7 

2 

1 

P. 

24.91 

51.7 

67.2    65.0 

2.3 

1 

Y. 

25.00 

52.7 

71.9    66.2 

8 

2 

T. 

25.08 

53.6 

86.7 

3 

2 

S. 

24.93 

52.8 

87.7 

1 

1 

32 

20 

6      25.01 

-  14      7    52.5 

Y. 

20 

6      57.72 

-  14      1     16.4 

69.3    56.4 

3 

T. 

57.77 

11.7 

86.7 

2 

1 

S. 

57.70 

14.9 

87.7 

5 

2 

33 

20 

6      57.72 

-  14      1     14.5 

Schj. 

20 

7      47.33 

-  14    14      8.2 

1 

1 

T. 

47.14 

10.2 

86.7 

3 

2 

S. 

47.12 

10.0 

87.7 

7 

4 

34 

20 

7      47.16 

-  14    14      9.8 

Schj. 

20 

8      45.95 

.  -  13    43    43.3 

1 

1 

P. 

45.86 

43.4 

64.4    65.7 

4.3 

2 

Y. 

45.68 

42.0 

68.8    61.2 

2 

1 

Cord. 

45.81 

45.3 

77.8 

4 

2 

T. 

45.88 

43.6 

86  7 

3 

2 

S. 

45.80 

43.3 

87  7 

9 

4 

35 

20 

8      45.83 

-  13    43    43.3 

m 


DE  LA  PLANÈTE  (184)  EVCHARIS. 


33 


de  l'étoile. 


36 


Autorités. 


«(1886.0). 


3(1886.0). 


Époques. 


Nombre 
detobienationi. 


«a  Capricorni  (Berliner  astron.  Jahrbuch). 


Poids. 


37 

Kr. 

20»»  13» 

20i.04 

-  130  âO'  i4".o 

86.7 

2 

Kr. 

âO    22 

22.02 

-  11     27    54.4 

86.7 

2 

1 

T. 

22.02 

54.8 

86.7 

5 

1 

38 

. 

20    32 

22.02 

-  11     27    54.6 

M. 

20    48 

53.11 

-    8    14      3.5 

1 

1 

Bi» 

53.22 

2.5 

1 

Kr. 

53.21 

2.6 

86.7 

2 

2 

T. 

53.22 

2.0 

86.7 

3 

2 

39 

20    48 

53.20 

-  8    14        2.5 

Schj. 

20    30 

1.09 

-  8      9        2.5 

1 

1 

1 

1.23 

4.9 

86.7 

2 

T. 

1.15 

4.7 

86.7 

4.3 

3 

S. 

1.23 

5.0 

87.7 

.     5.9 

4,5 

40 

20    50 

1.19 

-  8      9        4.7 

P. 

20    51 

34.35 

-  8      9        6.2 

65.2 

2 

2 

Schj. 

34.30 

6.1 

1 

1 

T. 

34.40 

7.0 

86.7 

4 

3 

41 

20    51 

34.37 

-8      9        6.6 

43 

s 

20    52 

50.33 

-  7    54      21.0 

Schj. 

20    53 

21.61 

-  8      3      58.0 

1 

1 

T. 

21.58 

61.1 

86.7 

4 

3 

. 

S. 

21.52 

61.1 

87.7 

5.9 

4.5 

43 

20    53 

21.55 

-  8      4        0.8 

<  L'étoile  a  été  comparée  au  o*  40.   *  L'étoile  a  été  comparée  aa  n«  41.    >  L'étoile  a  été  comparée  au  ii«  43. 


Les  observations  d'Eucharis  faites  en   1886  ont  été   comparées  aux 
éléments  (II).  En  réunissant  dans  une  moyenne  les  différences  :  observa- 


u 


NOUVEAUX  ELEMENTS  DE  L'ORBITE 


lion-calcul^  qui  se  rapportent  à  une  même  étoile  de  comparaison^  on  trouve  : 


DATES. 


1886  juin 22.5 

»       » 25.5 

»        » 27.0 

»        » 27.5 

I)        » 29.5 

D     août 6.5 

»       » 20.4 

»        » 25.  i 

»        » 28.9 

»  .......  51.4 

»  sept 1 .3 

n       » 2.3 


Observ.-calcul. 

Aa  cos  0.            AS. 

Étoile. 

Nombre 
des  différ. 

Poi 

-  0».i8 

[i-  7".7] 

42 

1 

h 

+  0.015 

f  0.8 

43 

2 

1 

*  0.06 

4-  0.6 

40 

3 

2 

-OU 

+  0.5 

41 

-  0.37 

+  1.4 

39 

-  0.07 

-  0.8 

38 

-0.15 

-  2.2 

36 

-  0.08 

-  0.4 

37 

-  0.095 

-  0.65 

35 

2 

-  0.10 

-0.1 

33 

-1^  0.16 

-  0.6 

32 

+  0.33 

-  2.0 

34 

X 

t 


La  moyenne  des  corrections  résultant  des  observations  faites  au  mois  de 
juin  est  A«=  — 1".09,  A(J=  +0''.78. 

Les  autres  observations  donnent  Aa  =  —  0".88,  A(J=  —  0".90.  Diaprés 
les  éléments  (11)  les  coordonnées  d'Eucharis  rapportées  à  Téquinoxe  moyen 
1890.0  sont  pour 

1886  juin    27.5  <x«312o43'29".67    5  =  —  8»   8'26".73, 
»    août   26.5  a  =r 303    3  50.46    5s  — 13  32  20.  76. 

m 

En  ajoutant  à  la  première  position  les  corrections  résultant  des  observa- 
tions faites  au  mois  de  juin  et  à  la  seconde  les  corrections  déduites  des 
observations  faites  aux  mois  d'août  et  de  septembre^  on  trouve  les  positions 
normales  d'Eucharis^  rapportées  à  Péquinoxe  moyen  1890.0: 

1886  juin  27.5  a  =  312o43'28".58    $=-   8«>  8'23".95, 
»     août  26.5  a  ==  303     3  49 .  58    S  =  — 13  32  21 .  66. 

Par  suite  de  renseignements  donnés  par  M.  Trépied,  deux  observations 
faites  à  PObservatoire  d'Alger  au  mois  de  septembre  ont  dû  être  rejetées. 


DE  LA  PLANÈTE  (i8l)  ËUCHARIS. 


25 


OBSERVATIONS  D  EUCUARIS  FAITES  EN  1887. 


TtMHps  moyen  de  Berlin  — 
Temps  (le  l'aberration. 

i 

Observatoires. 

Numéro 
de  rétoile. 

a(l8l)0bs. 

o(l81)obs. 

Oct 21.4563 

Berlin    .... 

47 

1»»     32n.    3l».0i 

-  16<>  21'  44"2 

» âo.i605 

»        .... 

i^ 

l         9      46.23 

-  16    42    38.2 

)» -26.5162 

Vienne  .... 

)) 

1         9        5.51 

-  16    47    17.4 

Nov 5.3860 

Ni(M' 

15 

1         5       10.73 

-  17     17    31.4 

» «.3157 

» 

)) 

1         1       15.40 

-  17    22      5.6 

>' 10.3397 

» 

» 

1         0      47.93 

-  17    22    52.3 

»       11.3118 

» 

il 

1         0      25.11 

-  17    22    46.9 

POSITIONS  DES  ÉTOILES  DE  COMPAHAISON. 


> 

<ie  l'étoile. 

Autorités. 

a  (1887.0). 

0(1887 

.0). 

Époques. 

Nombre 
tlesobsenations. 

Poids. 

Bord.  » 

(>••  57»»  57».88 

-  17»  ir 

10".2 

83.3 

2 

2 

S. 

57.99 

8  7 

87.9 

1 

1 

14 

0     57     57.92 

-  17     11 

9.7 

Bord.  * 

1     0        5.06 

-  17     12 

24.9 

82.8 

r 

1 

S. 

4.98 

25.6 

87.9 

2.1 

2.1 

4:» 

1     0         5.01 

-  17     12 

25.2 

46 

S. 

1     H      58  21 

-  !0    45 

46.7 

87.9 

1.2 

Br.  ^ 

1   14      24  53 

-  16    24 

16.2 

70  6    67.9 

3.2 

1 

Cord. 

24.40 

16.4 

77.4 

5 

2 

47 

1   14      24.38 

-  16    24 

16.3 

1  M.  Rayeta  bien  voulu  me  faire  connaitre  les  étoiles  fondamentales,  dont  il  s'est  servi  pour  déterminer  les  positions  des 
deux  étoiles.  Afin  que  ces  dernières  se  rapportent  au  système  du  ACCII  je  les  ai  corrigées  de  A«  *■  -♦-O'.Oi,  A^  —  -—  0"5 
-  La  moyenne  des  différences  AGCII —Br  pour  les  sept  étoiles  communes  à  ces  deux  catalogues  entre  0^  et  3*  est 
\%  =  -f-OHK).  a5  =  --0".8;  ces  quantités  ont  été  ajoutées  aux  positions  prises  du  nouveau  catalogue  de  Bruxelles. 


Les  observîjlioiis  trEucharis  faites  en  1887  ont  été  comparées  aux  élé- 
ToHE  Ll.  4 


26 


r  * 


NOUVEAUX  ELEMENTS  DE  L'ORBITE 


menis  (III).  En  réunissanl  dans  une  moyenne  les  diiïérences  :  observation 
calcul^  qui  se  rapportent  à  une  même  étoile^  on  trouve  : 


DATES. 

Obscrv. 
A  X  cos  5. 

-calcul. 
A5. 

Étoile. 

Nombre 
des  diffêr. 

1888  oct 

.     21.5 

-  G». 50 

-  0.30 

-  0.45 

-  0.57 

-  2".6 

-  4.4 

-  3.0 

-  3.7 

i7 
46 
45 
14 

1 

^>        »         .... 

))      nov 

»        »      .     .    .     . 

.     56.0 

8.3 

.     11.3 

3 

1 

Poids. 


1 

1  i 

5 

1 


D'après  les  éléments  (III)  la  position  d'Eucharis  rapportée  à  Téquinoxe 
moyen  i  890.0  est  pour 

1887  nov.  5.5    3c  =  ICo  I5'18'M7    o  =  — 17«  I0'35".40. 

En  ajoutant  à  celte  position  la  moyenne  des  corrections  données  ci-dessus 
A«  =  —  7".38,  A^«  —  3". 70,  on  aura  la  position  normale  d'Eucliaris 
rapportée  à  Téquinoxe  moyen  1890.0. 

IHH7  nov.  5.5     a  =  10"  13'  10". 70    o  «  —  17"  10'  50  ".55. 


CORRECTION  DE8  KLÉNËNTS  (lit). 


Dans   ce  qui   précède    nous   avons   déterminé    dix   positions  normales 
d'Eucliaris^  les  voici  : 


T(Mnps  nioypn  de  Berlin. 

1887  février 11.5 

»    mars 31). 3 

1879  juin 1.5 

1880  juin 12.5 

1881  septembre 17.5 

1883  janvier 5.5 


Equinoxe  moyen  :  1880.0 

2 

1 

i4ro 

4' 

55".24 

+  12o 

35' 

23"  85 

143 

39 

58.25 

+  19 

36 

30.89 

220 

33 

56.91 

+    7 

42 

9.83 

286 

19 

22.71 

-    4 

58 

21.03 

335 

44 

12.86 

-  16 

56 

33.91 

73 

17.18 

-    2 

27 

46.73 

DE  LA  PLANÈTE  (ISl)  EVCHARIS. 


27 


Temps  moyen  do  Berlin. 


l*)quinoxe  moyen  :  4890.0 


a. 


4885  juillet 3.3 

1886  juin i7.5 

»    août i6.5 

4887  novembre 2.5 


234«  2' 

312  43 

503  3 

16  43 


18".36 
28.58 
49.58 
10.70 


0. 

-  0" 

22' 

7".57 

-  8 

8 

25.95 

-  13 

32 

21.06 

-  47 

40 

36.25 

Ces  positions  normales  dilTèrenl  des  positions  d'Eucharis^  calculées  à  Paide 
des  éléments  (III)  el  en  tenant  compte  des  perturbations  exercées  par 
Jupiter,  Saturne  et  Alars^  des  quanlilés  qui  suivent  : 


DATES. 


KLKNEillTS  III. 


Observ.-calcul. 


acoso. 


A-:. 


ELEMENTS  IV. 

Ohserv.-caïcul. 
Aotcesd.      I  Ao. 


4878  février 11.5 

»     mars '  2î).5 

1879  juin 1.5 

4880  juin 42.5 

4881  septembre 47.5 

1883  janvier 5.5 

4885  juillet 3.5 

4888  juin 27.5 

»     août 26.5 

4887  novembre 2.5 


+  4".$« 
+  2.08 
4  3.34 

-  2.15 

-  1.20 

-  0.04 

-  1.10 

-  3.31 

-  3.06 

-  7.05 


f  0".41 
+  0.16 

-  4.31 
+  4.8?> 

-  1.30 
-I  0.68 
+  0.80 
+  0.79 
+  1.11 

-  5.70 


4  0".23 

-  1.48 
4   I  96 

-  1.68 
^  0.42 
1  1.68 
4  0.66 
+  0.09 
+  0.24 

-  0.97 


-  0".22 

-  0.80 

-  1.95 
4  4.53 

-  0.57 
4^  1.77 

-  0.22 
4  0.85 

-  4.08 

-  1.63 


Les  coedlcients  des  équations  de  condition  ont  élé  calculées  au  moyen 
des  formules  déduites  par  iM.  Sclionfeld. 
Posons  : 

ilk  =  Um  -h  cos  idU , 

(/Aj=  dk  ■+■  sec*  ©«/Mo , 
iCa  r=  sin  oxli  —  cos  to  sin  idù , 
f/v  =  cos  (tw/t  -4-  sin  (0  sin  idÙ , 


les  équations  de  condition  sont  de  la  forme  : 


A  «  cos  0 
ou        .  ^        J  -f  V 
Ao 


=  Adki  4-  B  t^ç  'i(/Mo  4-  VaIix  -f-  D</v  -h  KdA  -4-  Ft/v 


28 


.NOLVEALX  ELEMENTS  DE  LORBITE 


Voici   les  logarillimes  des  coeflicienls  ainsi  c|iie  ceux  des  différoncos 
^a  cos<?  et  My  ces  diiïérences  prises  dans  le  sens  :  observalion-calcul  : 


Log  A. 


8  5884«, 

9,4577„ 

8.77»9 

».4<97„ 

9.0474. 


1.  Ascensions  droites. 


l^A. 

UgB. 

Loge. 

Log  D. 

LogE. 

Log  F. 

Ia^Axcoso 

0.3069 

0.3618 

3.464i„ 

0.4360 

8  4000 

8.4742 

0.6922 

0.1282 

0.2372    " 

3.3797„ 

0.3688 

7.2228 

7.480i 

0.42T9 

o.i(m7 

0.2426„ 

2.9248„ 

0.2382 

9.3488. 

9.3!83 

0.5237 

0.1128 

0.3«>0^ 

2.. 5436. 

«.3885„ 

9.2373. 

8.0195. 

0.3329. 

U.1432 

0.1340„ 

1.00I2„ 

0.3744. 

8.4988 

K.8018 

0.077G. 

0.1016 

0.ri096 

3.0271 

0.0127. 

9.3050. 

8.8136 

8.6017. 

0.1005 

0.3403„ 

3.0648 

9.8806 

0.4268. 

8.8Î>28 

0.0414. 

0.1  (m?i 

0  32?>4,. 

3.2162 

0.08IHI. 

8  6802. 

8.3767. 

0.5193. 

0.1172 

0.3302^ 

3.2l:i0 

O.OÎM)!. 

8.95r>7„ 

8.76:i4„ 

0.4860. 

0.1444 

n.  7.^97 

3..'i616 

0.4612. 

8.8238. 

0.4018 

0.8481. 

Log  B. 


Log  C. 


2.  Déclinaisons. 


Log  1). 


8.6372. 

9  0694. 

9.4676 

9.5633 

9.1503. 

9.7542 

9.6460 

9.1940 

9.2162 

9.1813. 


1.8190 
1.1531 
2.3791 

1  9017 

1 .3320. 

2  19Ô0 
2.3379. 
1.6775. 
2.1569. 
2.6253 


8.8r>92„ 

9.2010 

9  6869. 

8.8427. 

8.7964. 

9.6404. 

9.3796. 

8.2668. 

9.0688 

9.7296. 


Poids. 


9 
6 
1 
1 

4 
4 
4 


Log  E. 

l-og  F. 

Log  Ao. 

Poids. 

0.0162 

0  0904 

9.6128 

18 

9.8252 

0.0828 

9  2041 

12 

9  9727. 

9.9421 

0.1173. 

4 

0.1122, 

8.8744. 

0.2G72 

j 

9.7934. 

0.0965. 

0.1761. 

4 

0.1586 

9.4672. 

9.8323 

4 

0  0846. 

9.3505 

9.i)031 

4 

0.0648„ 

9.7614. 

9.8976 

8 

0.0403. 

9.8700. 

0.0453. 

8 

9.rv4H8 

0.1278. 

O.Î^>752„ 

8 

En  Irailanl  ces  équations  de  condition  d'après  la  méthode  des  moindres 
carrés,  on  trouvera  les  corrections  suivantes  des  éléments  (111)  : 


rfMo=-t-0".62 

erreur  niovenne 

=tr'.2o, 

rfo)  =-4-0.31 

» 

ztl.77, 

rfû-       1.42 

)) 

:t1.17, 

di   =-4-0.85 

» 

±0.38, 

ih  =^0.46 

» 

rb  0 . 58, 

(/a  =  —  0.00126 

» 

zfc0.0(Mi:i:i 

DE  LA  PLANETK  (18i)  EVCIIAIUS. 
liln  njoulaiU  ces  corrections  aux  cléments  (III),  on  aura  les 


:29 


>  r 


ELEMENTS  (IV)  DE  LA  PL4nETE  EUCIIAUI8. 


Osculation  et  époque  :  1881  août  31.0  temps  moyen  de  Berlin. 

M  =  264«38'3r'.7 

(ossSIO  51     8.2 

Û  —  144  46    i  .  8  ^  Équiiioxe  moyen  1880.0. 

î  =    18  5:>  29.2 

'^=    12  44    4".6, 

ijL  =  Ca4".:i0158, 

iog«  =  0 .  4a">8ri?Ji . 


(0  =  r>io«îHMrr.37 

11  =  144  54  17.43 
;=  18  3:>  2i.m) 


Équinoxo  moyen  181)0.(». 


J'ai  déjà  fin'l  connaîlre  pour  les  dix  positions  normales  les  erreurs  :  obser- 
valion-calcul,  correspondant  aux  élémenls  (IV).  Voici  encore  les  conslanles 
dont  on  a  besoin  pour  calculer  les  coordonnées  reclangulaires  de  la  planéle 
rapportées  à  Téqualeur  (Oppoizer,  /.  c,  p,  462). 


Équinoxe  moyen  1880.(1 

. 

Éqninoxe  moyen  1890.0. 

A  =  230M2'   2" 

M 

A  =2300  20'   7".94 

B^-.  147   41  5;i. 

02 

B  =  147  49  24.90 

C=   93    54  17. 

14 

C  =   94     2  54   57 

logsina=9.9«2527l 

sin  0  5=  9.5:925797 

.  logsin/;  =0.9958029 

sin  h  =  9.99B8279 

log  sine  =9.3020224 

sinr  =9.3603938 

logcosa  =9.2046434 

en  0=9.2631357 

lo«[cos^  =  9.1410050„ 

en  /;=9.1397159„ 

logcosf  =9.9881815 

en  f=  9.9882612 

•    • 


o 


,:'II'J 


DiiSTRAÏIi  PRAÎ 


l 


DE 


f 


n  DE  U  NIJTITION 


PAR 


L.  NIESTEN, 


ASTRONOME   A   L  OBSERVATOnB  KOYAL  DB  BRUXELLES. 


(  Présenté  à  la  Classe  des  sciences  dans  la  séance  du  5  mars  1887.  ) 


ToMi   LI. 


\ 


DÉMONSTRATION  PRATlOll 


DE 


L'EXISTENCE  DE  LA  NUTATION  DITJEM. 


Malgré  la  précision  avec  laquelle  les  observations  méridiennes  se  font  de 
nos  jours  et  malgré  le  soin  avec  lequel  ces  observations  sont  réduites,  il 
existe,  dans  les  principaux  catalogues  d'étoiles,  des  différences  considérables 
pour  les  étoiles  circompolaires,  entre  les  positions  observées  et  celles  qu'in- 
dique le  calcul.  La  nutation  diurne  étant  prouvée  théoriquement  dans  le 
savant  mémoire  de  M.  Folie  :  Théorie  des  mouvements  diurne  y  annuel  et 
séculaire  de  l*axe  du  monde,  il  était  du  plus  grand  intérêt  de  rechercher  si 
ces  différences,  qui  se  montent  à  plusieurs  secondes  pour  les  étoiles  voisines 
du  pôle,  ne  pouvaient  s'expliquer  par  le  fait  de  termes  dépendant  de  la 
nutation  diurne  et  dont  jusqu'ici  les  astronomes  n'avaient  pas  tenu  compte 
dans  la  réduction  de  la  position  apparente  des  astres  à  leur  position  moyenne. 

C'est  dans  ce  but  qu'a  été  entrepris  le  travail  que  j'ai  l'honneur  de 
présenter  à  l'Académie. 

Si  la  valeur  obtenue  pour  le  coefficient  de  la  nutation  diurne  doit  être 
considérée  comme  une  valeur  approchée  qu'une  longue  série  d'observations, 
faites  dans  le  but  spécial  de  la  mettre  en  évidence,  viendra  améliorer, 
toutefois  la  concordance  des  diverses  valeurs  trouvées  pour  ce  coefiGcient, 
par  des  séries  d'observations  faites  dans  différents  observatoires^  doit 
permettre  de  conclure  avec  une  très  grande  probabilité  à  la  réalité  de 
l'existence  de  la  nutation  diurne. 


4  DÉMONSTRATION  PRATIQUE 

Daos  le  mémoire  cité  plus  haut^  M.  Folie  est  conduit  aux  formules  sui- 
vantes,  pour  les  variations  apparentes  du  lieu  d^un  astre  produites  par  le 
mouvement  diurne  de  Taxe  du  monde  : 

(!) Ac^sssin  aAoi -t- cosasiaaA^. 

(3) àa='COS  «Af  H-  tg  (?  (sin  a  sin  caà^  —  COS  alto). 

où  a  et  (^sont  Tascension  droite  et  la  déclinaison  de  Pastre^  àa  et  àâles 
variations  apparentes  de  ces  coordonnées  dues  au  mouvement  de  Taxe  du 
monde^  et  dans  lesquelles 

rco8(A-4-2D-2f)     cos(A-2D-2yn  rcos(AV2P'-gy)    cos(A'— 2D^~2y)1 

^^^^"^^  L  («.-P)(«.-i)  ^  (r,-p\r,-i)  J"  1  (,;-p)(,;-i)    ~(rî~^,':rî) y 

iL^    .  ^r8in(A^2D-2f)     6in(A-2D~2^)l         ^sîn(A^f.îD^-2^)     sin(A'-.2D^-2?)1 

Dans  les  formules  (3)  et  (i) 

A  et  D  =  ascension  et  déclinaison  du  Soleil. 

A'etD'=  ascension  et  déclinaison  de  la  Lune. 

f  =  Tangle  que  l'axe  des  x  fait,  dans  le  sens  du  mouvement  de  rotation  de  la 
Terre,  avec  la  ligne  équinoxiale,  ou  réduit  en  temps,  Theure  sidérale  du 
premier  méridien,  en  prenant  pour  premier  méridien  celui  qui  passe  par 
Taxe  des  x. 

h 
p=«-.  =  0,0033  cl  f^%{%. 
A 

/      a,  rapport  du  mouvement  en  ascension  droite  du  Soleil 

n  pendant  1  jour  sidéral  à  360*". 

<r, 

r,  =  a,  —  2(1;  —  1  [  <^,  =  -  rapport  du  mouvement  en  déclinaison. 

\  n 

8f  s=  Of  -i-  2^1  —  i    ) 

\  rapport  pour  les  mouvements  de  la  Lune. 

La  formule  (2)^  que  nous  emploierons  particulièrement  dans  cette  étude^ 


DE  L'EXISTEiNCE  DE  LA  MUTATION  DIURNE.  { 

devient  en  y  remplaçant  A&)  et  At//  par  leurs  valeurs  (3)  et  (4)  et  en  rem 
plaçant  S  par  (s^  —  jS)  («â  —  i)  et  R  par  (r^  —  /3)  (r^  —  1  ) 

cos  ^  ^  (  sîn  (A  -H  2D  —  2?)      sin  (A  —  2D  —  2?) 


9in  »     (  S  R 

cos  (A  -^  2D  —  a  —  if)      C08  (A  —  2D  —  a  —  2f ) 


(5)     .     .     .     . 


KtgJ 


pi  col  a 


S  R 

sin  (A'  -^  2D'  —  2?))       sin  (A'  —  2D'  —  2f  ) 


flii^S 


S'  R' 

cos(A^-h2D^  — g  — 2y)       cos(A'  — iD' —  2^) 
S'  R^ 


Dans  cette  expression,  outre  Pinconnue  K,  il  existe  une  autre  inconnue 
renfermée  dans  9,  c'est  L,  la  longitude  orientale  du  lieu  d'observation  par 
rapport  au  premier  méridien. 

En  effet,  à  Pheure  y  correspond  Theure  sidérale  9  +  L  =  T,  pour  un 
lieu  d'observation  dont  la  longitude  orientale  est  L  par  rapport  au  premier 
méridien.  Remplaçant  dans  (5)  y  par  T  —  L 

i                Tsin  (A  +  2D  —  2T)       sin  (A  —  2D  -  ST)! 
A  a  =  co l  «    K  cos  2L 1 

,    ^    rcos(A       2D  — 2T)       cos(A  — 21)  — •âTnj 

-H  K  sin  2L ^ ) 

[S  K  J» 

.  (  -,        ..,  r^^os  ( A  H-  2D  —  a  —  2T)       cos  (A  —  2D  —  a  —  2T)1 
-4-  iaê\K cos  2L    ^ -' î^ ^ 

-  .r   .    ^.  rsi"(A-^2D  — a-2T)       C05(A— 2D  —  a  — 2T)1  ) 
_  K  «n  2L  [^-i ^ 1 ^ ^^J  j 

.         Fcos  (A^  —  2D'  —  2T)       cos  (A^  -  2D^  —  2T)1  ) 

.     .  1  .r       «.  fcos  (A'  4-  2D'  —  «  —  2T)      cos  (A'—  2D'—  a  —  2Tn 
4./-lg<ï  JKco8  2L|^— i ^; L i « J 

„  .      ,rs«n(A'-^2D'— a— 2T)      sin(A  —  2D'— a  — 2T)'|  J 
-.Ks.n2L[-l g; ^ /J(. 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 

Si  Ton  pose  j^  »  K  cos  2L  et  x^=^K  sin  2L,  on  aura  : 

Aa  =  y    U  sin  (A  -+-  2D  —  2T)  — -  sin  (A  —  2D—  2T)  1  col  « 
-4-  X I R  cos(A  +  20  —  2T)  — ^  sin  (A  —  2D  —  2T)  1  col «| 
^  y  j  ri  sin  (A'  -«-  2D'  —  2T)  —  1  sin  (A'  —  2D'  —  2T)1  fcoi  «  j 
4-  flp  I  jl  cos (A'  -h  2D'  —  2T)  —  1; sin  (A'  —  2D'  —  2T)1  fcoi  » 
-^-  y    L  cos  ( A  -♦-  2D  —  a  —  2T)  —  -  C08  (A  —  2D  —  a  —  2T)    fg  .J  | 

—  X  I  [i  sin  (A  -+-  2D  —  «  —  2T)  —  g  sin  (A  —  2D  -  a  —  2T)  1  Ig  cT | 

-f.  y  j  fi  cos(A'  +  2D'  -  «  -  2Tj  -  1  cos  (A' -  2D' -  «  -  2T)1  fi^â\^ 

—  X  j  [i  sin  (A'  H-  2D'  —  «  —  2T)  —  i  sin  (A'  —  2D'  -  «  -  2T)1  /"ig  ^j 


Si  dans  une  série  d'observations^  on  compare  Tobservation  de  Fascension 
droite  moyenne  calculée  A  à  Fascension  droite  observée  Aq^  on  pourra  former 
autant  d'équations  de  condition  de  la  forme 

A  -♦-  (Aoe)  y  -♦-  [àa]  x  —  Aq  =»  0, 

qu'on  aura  d'observations^  d'où  Fon  pourra  tirer  la  valeur  de^^  =  R  cos  2L 
et  or  »  K  sin  SL^  et  par  suite  les  valeurs  de  K  et  de  L. 


DE  L'EXISTENCE  DE  LA  MUTATION  DIURNE.  7 

Si  Tou  applique  les  formules  précédentes,  on  trouve  : 

l*»  Par  38  obsen'ations  de  la  Polarissime  faites  à  K.  l. 

Kiew  en  1870,  on  trouve —0*209        42«32' W.  deGreenwich. 

2®  Par  63  observations  de  a  Ursae  majoris  faites  à 

Pulkowa  en  1861, 1862, 1868, 1869  et  1870.    —  0,181  6«  — 

3®  Par  73  observations  de  a  Ursae  majoris  faites  à 

Greenwich  en  1869 —0,124        28»  — 

4/^  Par  57  observations  de  a  Ursae  majoris  faites  à 

Washington  en  1870 —0,175         8«       E.  de  Greenwich. 

5®  Par  16  observations  de  S  Ursae  majoris  faites  à 

Pulkowa  en  1869 -0,321        52«       W.  de  Greenwich. 

6«  Par  22  observations  de  X  Ursae  minoris  faites  à 

Bruxelles  en  1861  et  1862 —  0,100        26*  — 

7<»  Par  12  observations  de  a  Octantis  faites  à  Cor- 

dobaenl874 —0,110       26«  — 

8<'  Par  les  observations  de  R  Cephei  faites  à  Bonn 

en  1863  et  1864 -0,136       17»  — 

La  moyenne  de  ces  déterminations  donnerait  : 

K  =  —  0'M69  et  L  «  24"  W.  de  Greenwich. 


POLARISSIME  (Kiew,  1870). 


Dans  le  vol.  II  des  Annales  de  l'Observatoire  de  Kiew  se  trouvent  rensei- 
gnées les  observations  de  la  Polarissime  dont  Tascension  droite  moyenne 
au  l*' janvier  1886  est  18**li"14'  et  dont  la  distance  polaire  est0^5'41",10. 
Les  différences  entre  les  positions  observées  et  celles  calculées  sont  données 
en  coordonnées  rectilignes.  Nous  avons  donc  dû,  en  premier  lieu,  convertir 
en  coordonnées  polaires  les  valeurs  observées  et  les  valeurs  calculées,  données 
en  coordonnées  rectilignes.  Le  détail  des  calculs  se  trouve  renseigné  au 
tableau  A. 


8  DEMONSTRATION  PRATIQUE 

De  toutes  les  observations  qui  ont  été  faites  dans  une  même  soirée,  nous 
n^avons  utilisé  que  celles  qui  correspondaient  au  passage  au  méridien. 

Le  tableau  B  donne  les  détails  du  calcul  des  termes  relatifs  au  Soleil  et  à 
la  Lune  : 


et 


R==(..-0(r._i). 


Le  tableau  C  donne  les  valeurs  des  ascensions  droites  et  des  déclinaisons 
du  Soleil  et  de  la  Lune  pour  les  instants  des  observations  et  celles  des  valeurs 
des  termes 

sio  (A  -♦-  2D  —  2T)  sin  (A  —  2D  —  2T) 

cos  (A'  -♦-  2D'  —  2T)  ®^       cos  (A'  —  2D'  —  2T) 

sin  (A  -♦-  2D  — «  —  2T)  sin  (A  —  2D  — a  — 2T) 

cos(A'^-2D'— a  — 2T)      ^^       cos(A'— 2D'  — a— 2T) 

et  aussi  celles  de 

sin  (A  -♦-  2D  —  2T)       sin  (A  —  2D  —  2T) 


cotu 


coto 


s  R 

cos  (A  —  2D  —  2T)      cos  (A  —  2D  —  2T) 


S  R 

et 

sin  (A  ^  2D  —  «  —  2T)      sin  (A  — 2D  —  a— .2T) 


Ig^ 


ig$ 


S  R 

^cos(A-*-2D  — «  — 2T)      cos(A  — 2D  -a-2T) 

i  s  R 


et  les  termes  analogues  relatifs  à  la  Lune. 

Le  tableau  D  donne  enfin  la  formation  des  coefficients  de  or  et  de  ^  dans 
les  équations  de  condition  correspondantes  aux  observations. 

N.  B.  —  Nous  avons  donné  en  détail  les  calculs  relatifs  à  la  Polarissime  ; 
pour  les  autres  étoiles^  nous  n'avons  transcrit  que  les  éléments  qui  servent 
de  baseau  calcul. 


DE  L'EXISTENCE  DE  LA  NUTATION  DIURNE. 


Équation*  de  e*nditioii. 


A+1118.006 

y   —  598.513 

X   -+-  63=0. 

A+  290.766 

y   —1311.921 

X   +  122=0. 

771.237 

—1057.142 

+  86 

255.774 

—  774.876 

-+-  423 

439.287 

—1134.771 

+   318 

570.307 

—  763.996 

+  456 

348.028 

—1060.645 

-H  199 

453.781 

—  549.034 

-»-  434 

1298.262 

-h  270.495 

-+-  173 

674.328 

-+-  30.670 

-4-  357 

1374.067 

-*-  52.431 

H-  417 

896.050 

-t-   7.573 

-+-  50 

1202.247 

—  515.499 

-+-  346 

1060.770 

+  203.956 

-+-  823 

700.85S 

—1935.064 

•»  391 

1358.928 

+  70.286 

-»-  489 

832.092 

+  167.490 

-  49 

842.000 

-♦.  68.970 

-*-1134 

430.594 

—  540.887 

-t-    33 

239.527 

—  658.033 

-*-  85 

328.065 

935.665 

-4-  321 

364.016 

—  287.772 

90 

1272.918 

'■*-   477.079 

—  62 

65.470 

—  181.819 

-t-  90 

234.909 

1591.973 

■*-  362 

617.774 

420.511 

-1-  402 

1683.494 

—  596.190 

—  269 

856.130 

—  124.904 

-♦-  470 

480.363 

—   0.182 

+  665 

1093.660 

—  452.930 

+  665 

601.721 

+  384.753 

+   6 

495.600 

—  562.518 

+  575 

821.161 

-t-  417.250 

-H  801 

316.609 

—  505.638 

-4-  314 

1027.975 

H-  345.637 

-f-  443 

177.553 

450.021 

+1027 

A+1312.707 

•*-  162.174 

■*-   449=0. 

Ah  358.781 

+  223.233 

-H  578=0. 

Avec  ces  équations  de  condition  on  peut  former  les  équations  normales 
suivantes  : 

38  A  +  27325.75  y  —  14120.40  x  -t-  13079  =  0 

27.32575  A  -^   24336  y  —  6375  x   +  9015  =  0 

—  14.12040  A  —  6375  y   +  19351   x  —    3951  =  0. 

qui  donneront  les  valeurs  suivantes  : 


A  =  -  31 ',9 


log  x  «=  ï.0497451„  log  y  =.  1 .2465724, 


d*où  Ton  déduit  : 


K  =  -  0",209       et       L  =  73o  46'  50"  W.  de  Kiew. 

=  42»  32'  W.  de  Greenwich. 


Tome  LL 


2 


10 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


TABLEAV  A. 


Valeurs  de  ObservtUion  —  Ckileul  en  Ascension  droite. 


No 
d'ordre. 

1 

1879.  Mai 
Juin 

Juillet 

• 
• 

Août 

AIES. 
91   .   . 

9 
3 

6  .   . 
14  .    . 

4 

15  .  . 

• 

5 

17  .   . 

0 

18  .   . 

7 
8 

90  .   . 

91  .    . 

0 

99  .   . 

10 

94  .   . 

11 

95  .   . 

13 
13 

1   .   . 
9  .   . 

14 

4  .   . 

15 

7  .   . 

10 
17 

11   .   . 
19  .   . 

18 

13  .   . 

19 

15  .  . 

90 
91 

18  .   . 

19  .    . 

92 

90  .    . 

93 
94 

91   .   . 
95  .   . 

95 
99 
97 

96  .   . 

97  .   . 
30  .   . 

98 

1   .    . 

99 

3  .   . 

80 
81 
39 
33 

4  .   . 
6  .    . 

8  .   . 

9  .   . 

34 

19  .   . 

85 

10  .   . 

36 

17  ,    . 

37 
88 

18  .   . 
91   .   . 

OBSERVATION 

-  CALCUL. 

Coordonnée 

Coordonnée 

rectiligne. 

polaire. 

-  o;i9 

-      65" 

-   0,16 

-      86 

-   0,59 

-    318 

-   0,37 

-    199 

-  0,59 

-    173 

-   0,77 

-    417 

-   0,04 

-    346 

-   0,79 

-    391 

•1^   0,09 

*      49 

-   0,06 

-      33 

-   0,S9 

-    891 

+   0,09 

•1-      69 

-   0,66 

-    369 

+  0,49 

4-    969 

-   1,21 

-    665 

-   0,01 

6 

-    1,45 

-    801 

-   0,80 

-    445 

-   0,81 

-    449 

-   0,92 

-     199 

-   0,76 

-    493 

-   0,89 

-    456 

-   0,78 

-    434 

-   0,04 

-    357 

-   0,09 

-      50 

-   1.47 

-    893 

-   0,87 

-    480 

-    1,98 

-  1134 

-  0,15 

-      85 

+  0,16 

+      90 

-   0,16 

-      90 

-   0,71 

-    409 

-   0,83 

-    470 

-    1,17 

-    665 

-   1,01 

-    675 

>   0,55 

-    314 

-    1,80 

-  1027 

-    1,01 

.    578 

DE  L'EXISTENCE  DE  LA  ^UTA^ION  DIURNE.  H 


TABULAI!   B. 


d*ordre. 


Valeurs  de 


R.=  (r.^l)(r,-|) 


DATES.  di 


1         1879.  Mai        91 ^  10;015 

9                  Juin        6 10,300 

3  14 10,383 

4  15 10,300 

5  17 10,399 

0                                18 10,409 

7  90 10,404 

8  91 10,404 

9  99 10,409 

10  94 10,395 

11  95 10,390 

19                  Juillet     1 10,340 

13  9 10,399 

14  4 10,504 

15  7 10,969 

16  11 10,197 

17  19 10,179 

18  13 10,161 

19  15 10,191 

90  18 10,058 

91  19 10,030 

99              90 10,013 

93  91 9,989 

94  95 9,890 

95  96 9,864 

96  97 9,839 

97  30 9,769 

98  Août   1 9,710 

99  3 9,660 

30              4 9,635 

SI              5 9,610 

89              8 9,538 

33  9 9,515 

34  19 9,445 

35  16 9,357 

36  17 9,335 

37  18 9,314 

38  91  .....  .  9,959 


n 

îrfi 

2d| 
n 

0,00 

0,00 

977 

^  6i;i9 

115 

985 

+  31,98 

058 

987 

+  15,19 

098 

988 

^  13,06 

094 

988 

+  8,99 

016 

988 

+    6,86 

013 

988 

+  9,79 

005 

988 

-  0,66 

001 

988 

-  l.« 

003 

988 

-  3,54 

007 

988 

-  7,60 

014 

986 

-  19,84 

037 

986 

-  91,86 

040 

985 

-  95,86 

048 

984 

-  31,80 

059 

989 

-  39,54 

075 

989 

-  41,44 

076 

989 

-  43,39 

080 

980 

-47,06 

087 

979 

-59,50 

007 

978 

-  54,98 

100 

977 

-  56,09 

103 

977 

-  57,74 

107 

974 

-  64,46 

119 

975 

-  66,08 

199 

973 

-  67,68 

195 

970 

-  79,39 

133 

969 

-  75,39 

159 

968 

-  78,99 

144 

967 

-  79,64 

147 

966 

-.81,04 

149 

964 

-  85,08 

157 

964 

-  86,38 

159 

969 

-  90,19 

166 

959 

-  94,79 

174 

959 

-  95,89 

177 

958 

-  96,88 

179 

956 

-  09,86 

184 

12 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


TABUBAV  B  {suite). 


Valeurs  de 


S.  =  (s,  - 1)  («.  -  ^) 
R.=(r,-l)(r,-|) 


No 
d'ordre. 

DATES. 

5,-i 

b 

log.S, 

r,-l 

log.  Rj 

1 

1879.  Mai    31. 

-1,90610 

-  0,99938 

•f  0,3999130 

-1,99836 

- 1,00164 

+  0,3013767 

2 

JuJu    6. 

1,09657 

0,99975 

0,3001835 

1,99773 

1,00101 

0,3009644 

3 

14. 

1,90685 

1,00013 

0,3005997 

1,99741 

1 ,00069 

7689 

4 

15. 

1,99688 

1,00016 

0  3004432 

1,99736 

1,00064 

7255 

5 

17. 

1,99696 

1,00024 

0,3004650 

1,99728 

1,00056 

7038 

6 

18. 

1,99699 

1,00027 

0,3005984 

1,99725 

1,00053 

6604 

7 

30. 

1 ,99707 

1,00035 

0,3005735 

1,99717 

1,00045 

6387 

8 

31. 

1,99713 

1,00041 

0,3005735 

1,99711 

1,00039 

5735 

9 

32. 

1,99715 

1,00043 

0,3005953 

1,99709 

1,00037 

5755 

10 

34. 

1,90719 

1,00047 

0,3006387 

1 ,99705 

1,00033 

5501 

11 

25. 

1,99726 

1,00054 

0,3006604 

1,99697 

1,00035 

5084 

19 

Juillet   1 . 

1,99751 

1,00079 

0,3008341 

1,99677 

1,00005 

3780 

13 

2. 

1,99754 

1,00082 

0,3008341 

1,99674 

1,00002 

5546 

M 

4. 

1,99765 

1,00091 

0,3008993 

1,99667 

0,99995 

2911 

15 

7. 

1,99775 

1,00102 

0,5000861 

1,99657 

0,99985 

2260 

16 

11. 

1,99791 

1,00119 

0,3010945 

1,99645 

0,99973 

1520 

17 

13. 

1,99794 

1,00122 

0,3010945 

1,99642 

0,09970 

0,3001175 

18 

13. 

1,99798 

1,00126 

0,3011597 

1,99638 

0,99966 

0999 

10 

15. 

1,99807 

1,00155 

0,3013348 

1,99633 

0,99961 

0564 

30 

18. 

1,99818 

1,00140 

0,3013900 

1,99624 

0,99952 

0,2099956 

31 

10. 

1,99833 

1,00150 

0,3013900 

1,99622 

0,99950 

9869 

33 

30. 

1,99836 

1,00154 

0,3015117 

1,90620 

0,99948 

9782 

33 

31. 

1,99830 

1,00158 

0,3013550 

1,00616 

0,99944 

9608 

34 

35. 

1,99845 

1,00172 

0,3014419 

1,00607 

0,99935 

8999 

35 

36. 

1,99.S49 

1,00177 

0,3014852 

1.00605 

0,99935 

8912 

36 

37. 

1,99853 

r,00180 

0,3014852 

1,00602 

0,99930 

8564 

37 

30. 

1,99863 

1,00191 

0,3015303 

1,00507 

0,99925 

8547 

28 

Août    1 . 

1,99870 

1,00198 

0,3016155 

1,09592 

0,99920 

7912 

39 

3. 

1,99876 

1,00204 

0,3016370 

1.99588 

0,99916 

7758 

30 

4. 

1 ,99880 

1,00208 

0,3016804 

1,99586 

0,99914 

7651 

31 

.5. 

1,99883 

1,00211 

0,3016804 

1,99585 

0,99915 

7608 

83 

8. 

1,99893 

1,00221 

0,3017455 

1,99579 

0,99907 

7550 

33 

0. 

1,99895 

1,00233 

0,3017672 

1,99577 

0,99905 

7042 

84 

12. 

1 ,99904 

1,00333 

0,3018105 

1,99572 

0,99900 

6608 

35 

U. 

1,99915 

1,00343 

0,3018973 

1 ,90567 

0,99895 

6301 

30 

17. 

1,99918 

1,00346 

0,3019406 

1,99564 

0,99893 

6042 

37 

18. 

1,99931 

1,00349 

0,3019406 

1,9(HS65 

0,99891 

5000 

38 

21. 

-1,99938 

- 1 ,00î56 

+  0,3020057 

-1,99560 

-  0,99888 

^  0,2005868 

DE  L'EXISTENCE  DE  LA  NUTATION  DIURNE.  13 

TABUBAV  B  [suite). 

R,«(r.-l)(r."-^) 


Valeurs  de 


DATES.  a\  -f 
d'ordre.  ^ 

+  0,0 

1         1S79.  Mai        91 9,211  5675 

9  Juin        6 9,485  4180 

3  14 1,906  8168 

4  15 9,009  8339 

5  17 9,909  8660 

6  18 9,964  5768 

7  90 9,958  8753 

8  91 9,903  8069 

9  99 9,189  8544 

10  94 9,049  8394 

11  95 9,048  8404 

19        Juillet   1 9,700  4505 

13  9 9,694  4478 

14  4 '  9,450  4079 

15  7 1,938  8991 

16  11 1,900  8158 

17  19 1,976  8984 

18  18 9,071  8449 

19  15 9,947  8735 

90  16 9,955  3748 

91  10 9,190  3040 

99  90 9,196  3534 

93  91 9,078  8454 

94  95 9,957  8751 

95  96 9,589  8971 

96  97   9,595  4194 

97  80 9,564  4969 

98  Août    1 9,966  8766 

99  3 .  9,004  3331 

30  4 9,193  8599 

81  5 1,879  8111 

39  8 1,949  8998 

33  9 9,095  3366 

34  19 9,961  8758 

85  16 9,180  3695 

56  17 9J55  5549 

57  18 9,115  5519 

58  91 9,960  5756 


2d', 

n' 

0,0 

+  5,86 

+  0649 

-15,99 

-  1764 

+  91,98 

+  9558 

+ 17,94 

+  1910 

+  7,40 

+  0890 

+  1,54 

+  0148 

-11,56 

-  1959 

- 17,04 

-  1888 

-  99,04 

-  9449 

-98,60 

-  3169 

-  50,04 

-  8399 

+  5,86 

+  0498 

-  5,44 

-  0389 

-17,90 

-  1983 

-  97,58 

-  8056 

+  29,10 

+  9449 

+  18,66 

+  9068 

+ 14,50 

+  1607 

+  5,60 

+  0399 

- 15,04 

-  1667 

-9038 

-  9314 

-  95,96 

-  9799 

-  98,36 

-  3149 

+  96,30 

+  9914 

+  91,68 

+  9409 

+  15,14 

+  1678 

+  9,74 

+  1079 

-  99,39 

-  2473 

-  97,88 

-  3034 

-  25,54 

-  2830 

+  97,3i 

+  3097 

+  90,50 

+  9279 

+  16,50 

+  1898 

+  0,16 

+  0018 

-  93,78 

-  9635 

-  97,70 

-  3069 

-50,90 

-  3346 

+  97,64 

+  3068 

14 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


TABIiEAV  B  (suite). 


Vtdeurs  de 


S,=(»,-l)(»,-|) 
R.=(r«-l)(r.-^) 


NO 
d*ordr6« 

DATES. 

(*.-1) 

{'-{) 

log.  S, 

(r,  -  1) 

i'-i) 

log.  Ri 

1 

1879.  Mai   91. 

-1,95676 

-  0,96004 

+  0,9738357 

- 1,96974 

-  0,97509 

+  0,9895919 

2 

Join    6. 

1,97654 

0,97969 

0,9869105 

1,94106 

0,94454 

0,9651765 

3 

14. 

1,94474 

0,94809 

0,9656701 

1,99190 

0,99518 

0,9971691 

4 

15. 

1,94751 

0,95079 

0,9665691 

1,99571 

0,99899 

0,9996564 

5 

17. 

1,95590 

0,95848 

0,9797743 

1,97150 

0,97478 

0,9857054 

0 

18. 

1,96089 

0,06417 

0,9766090 

4,96385 

0,96715 

0,9786045 

7 

90. 

1,97506 

0,97854 

0,9860789 

1,94988 

0,95516 

0,9691781 

8 

91. 

1,98996 

0,98554 

0,9908437 

1,94450 

0,94778 

0,9755154 

9 

99. 

1,98898 

0,99996 

0,9959603 

1,94014 

0,94349 

0,9695999 

10 

94. 

1.99775 

1,00103 

0,3009496 

1,93437 

0,95765 

0,9585871 

11 

95. 

1,99995 

1,00958 

0,3019594 

1,93967 

0,95595 

0,9564170 

13 

Jaillel   1 . 

1,95069 

0,95397 

0,9697959 

1,95995 

0,96955 

0,9755159 

15 

9. 

1,95904 

0,96959 

0,9753584 

1,95140 

0,95468 

0,9709041 

14 

4. 

1,97911 

0.98939 

0,9887516 

1,95945 

0,94975 

0,9620771 

15 

7. 

1,99835 

1,00165 

0,8013767 

],937i3 

0,94151 

0,9609994 

16 

11. 

1,94393 

0,94791 

0,9651909 

1,99991 

0;90619 

.  0,9978977 

17 

19. 

1,94648 

0,94976 

0,9668688 

1,98784 

0,99119 

0,9944989 

18 

18. 

1,94951 

0,95979 

0,9689904 

1,98165 

0,98495 

0,9904914 

19 

15. 

1,95866 

0,96194 

0,9751 159 

1,96664 

0,96999 

0,9804510 

SO 

18. 

1,97919 

0,98947 

0,9888090 

1,94585 

0,94915 

0,9664469 

91 

19. 

1,98674 

0,99009 

0,9937763 

1,94046 

0,94574 

0.9697060 

99 

90. 

1,99965 

0,99595 

0,9976707 

1,93667 

0,93995 

0,9601679 

93 

91. 

1,99688 

1,00016 

0,3004439 

1,93404 

9,95759 

0,9585444 

94 

95. 

1,93335 

0,93663 

0,9578898 

1,99163 

0,99491 

0,9969859 

95 

96. 

1,93697 

0,93955 

0,9598995 

1,98451 

0,98759 

0,9999140 

96 

97. 

1,94198 

0,94456 

0,9636995 

1,97484 

0,97819 

0,9859159 

97 

80. 

1,94659 

0,94987 

0,9669409 

1,96817 

0,97145 

0,9814897 

98 

Août    1 . 

1,98707 

0,99035 

0,9940084 

1,95761 

0,94089 

0,9608050 

99 

3. 

1,99703 

1,00031 

0,8005084 

1,95655 

0,95965 

0,9599590 

80 

4 

1,99301 

0,99699 

0,9978931 

1,95641 

0,93969 

0,9599797 

81 

5. 

1,93869 

0,94190 

0,9614930 

1,99916 

1,00344 

0,5018756 

89 

8. 

1,94500 

0,94898 

0,9658569 

1.99044 

0,99379 

0,9969044 

83 

9. 

1,94806 

*  0,95134 

0,9679470 

1,98469 

0,98790 

0,9995860 

84 

19. 

1,96994 

0,90559 

0,9775046 

1,96950 

0,96578 

0,9774665 

85 

16. 

1,99019 

0,99340 

0,9959991 

1,95749 

0,94070 

0,9606704 

86 

17. 

1,99590 

0,99848 

0,9999958 

1,95589 

0,93710 

0,9581075 

87 

18. 

1,99834 

1,00169 

0,8013550 

1,95149 

0,95470 

0.9565444 

38 

91. 

-1,93181 

-0,93509 

0,9568156 

-1,99507 

0,99655 

0,9979410 

DE  L'EXISTENCE  DE  LA  NUTATION  DIURNE. 


IS 


TABUBAV   C. 


1  sin  (A 

-f-  2D  —  2T) 

Sin  (A  ■ 

®'                       /A' 

cos(A  - 

-  2D  —  2T) 

\  cos(A' 

+  2D  —  2T) 

-  2D'      2T) 

Valeurs 

de  l 

\ 

1  sin  (A 

-4-2D— a 

—  2T) 

sin  (A  - 

^t                       /A  f 

cos(A  - 

2D      a 

2T) 

(  cos(A' 

+  20'-.  a 

—  2T) 

-2D'— a- 

■2T) 

N» 

DATES. 

Temps  sid. 

Teaps  Mjei 

L 

UNE 

SOLEIL 

d'ordre. 

de  Kiew. 

4e  fireeewicb. 

Asc.  dr.  moy. 

^ 

Asc.  dr.  moy. 

^ 

a 

1 

1879.  Mai        31. 

18»i93-55;7 

13ii34->49;8 

4»'36-56« 

485«38'18" 

3>*53-86:68 

+15»  9*  8  4^4 

894*38'   0" 

S 

Juin        6. 

18  40  48,3 

11  88  46,4 

19  21  16 

-83  83  19 

4  58  86,64 

88  48    8,0 

894  53  45 

S 

14. 

16  17  30,1 

8  44  84,4 

1  37    6 

+15  41   11 

5  31     3.68 

83  17  83,8 

805    8  15 

4 

15. 

19  48  51,3 

18  11  15,1 

2  30  53 

+30    6  44 

5  35  48,77 

33  30  36,8 

895    3  50 

5 

17, 

19  51  54,8 

18    6  36,3 

4  11  56 

+85    9    8 

5  44    6,93 

83  84  83,4 

895    5  80 

6 

18. 

19  53  58,0 

18    3  33,4 

5    5  80 

426    1  55 

5  48  16,00 

33  85  46,5 

895    6  15 

7 

30. 

19  43  43,6 

11  45  28,9 

6  54    3 

+34    0  57 

5  56  58.18 

33  87  16,8 

895    7  15 

8 

31. 

19  flO    8,4 

11     8  57,1 

7  46  16 

+81  13  45 

6    0  35,47 

83  87  16,8 

395    7  80 

.9 

33. 

19  51  84,5 

11  46  16,5 

8  39  38 

+17  11  85 

6    4  51,63 

83  87    7,6 

895    7  45 

10 

34. 

19  56  34,0 

11  43  33.3 

10  10  17 

+  6  53  87 

6  13  10,83 

85  85  80,1 

895    8  45 

11 

85. 

19  55  15,4 

11  58  19.0 

11     8    7 

+  1     1  14 

6  i7  18,63 

83  85  49,5 

895    9  15 

1S 

Juillet     1 . 

80  31  33,1 

11  50  44,8 

16  48  35 

-35  54  45 

6  43  18,90 

83    6    6,8 

895  13    0 

15 

5. 

16  30  58,3 

7  53    3,0 

17  48  38 

-35  55  48 

6  45  39,84 

83    8  88,0 

895  11  45 

14 

4. 

19  56  15,3 

11    3  55.5 

19  53  48 

-30  43  38 

6  54  37,50 

38  51  58,5 

895  11    0 

15 

7. 

19  54  35,9 

10  50  28,7 

38  87  38 

-  5  53    0 

7    6  45,09 

88  54  11,5 

895  10  15 

16 

.    11. 

19  55  44,3 

10  35  53,2 

1  36  54 

+14  44  30 

7  33    4,00 

88    5    1,0 

895  10  50 

17 

13. 

19  51  53,7 

10  88    7,4 

8  18  37 

+18  48  85 

7  87    6,97 

81  56  48,3 

895  10  15 

18 

13. 

19  53  57,2 

10  85  14,7 

S    1     8 

+83    8  40 

7  81  10,35 

81  48  11,0 

893  10    0 

19 

15. 

30  13  13,3 

10  37  34,7 

4  45  86 

+35  53    8 

7  39  18,77 

81  89  43,1 

895    9  15 

so 

18. 

18  33    0,4 

8  35  53,1 

7  85    3 

+33  30  16 

7  51     4,33 

81     0  14,3 

395    6  30 

?1 

19. 

19  54  43,9 

10    3  84,7 

8  81  59 

+18  40  14 

7  55  19,88 

80  48  46,6 

895    5  15 

SS 

30. 

19  61  45,4 

9  56  31,7 

0  13  10 

+14    3  44 

7  59  18,94 

80  37  59,3 

895    4  80 

33 

31. 

30  10  47,7 

10  11  35,1 

10    4    6 

+  8  36  59 

8    3  81,27 

80  86    0,9 

895    3  15 

94 

35. 

19    9  19,5 

8  54  33,2 

13  84  83 

-14  33  38 

8  19     1,76 

19  37  13,9 

295    0  30 

Î5 

86. 

19  18  31,3 

8  53  48,7 

14  80  14 

-19  33  83 

8  83  58,43 

19  84    3,8 

294  59  45 

M 

37. 

19  51     1,8 

9  88  16,9 

15  80  88 

-83  11  33 

8  87    0,34 

19  10  14,9 

294  58  45 

27 

30. 

30  48  33,8 

10  13  4T,8 

18  30    1 

-34  54  45 

8  38  53,61 

18  87  85,1 

294  54    0 

58 

Août        1 . 

31  30  15,7 

10  46  35,2 

20  37  43 

-18  10  54 

8  46  44,75 

17  57  17,8 

294  50  15 

39 

8. 

1987  33,6 

8  37  11,3 

38    5  16 

-  8  28  38 

8  54    8,80 

17  87  45,4 

294  47  30 

SO 

4. 

30  35  34,1 

9  31  10,3 

88  53  58 

-  8  44  14 

8  58    8,35 

17  11  14,5 

294  46    0 

31 

5. 

19    7  35,8 

8    9  32,2 

83  36  46 

+  8  89    5 

9    1  45,93 

16  55  58,7 

294  44  30 

33 

8. 

17  40  31,0 

6  50  57,2 

1  49  19 

+16  50    6 

9  18  59,05 

16    7    1.4 

294  40  50 

33 

0. 

18  50    0,1 

7  36  18,4 

8  39    4 

+30  42  47 

9  16  57,94 

15  49    1,3 

294  89    0 

34 

13. 

19  38    7.6 

8    2  31,8 

5  15    9 

+36    3  10 

9  88  84,15 

14  55  39,5 

294  33  30 

35 

10. 

19  50  14,6 

8    8  51,6 

8  51  58 

+16    7  11 

0  43  87,08 

13  41     7,3 

294  24  15 

3G 

17. 

30    8  4î,9 

8  17  23,4 

9  43  54 

+10  53  16 

9  47  18,53 

13  81  53,6 

294  22    0 

37 

18. 

80  16  40,4 

8  27  21,3 

10  35  10 

+  5    1  43 

9  50  57,64 

13    8  83.8 

294  19  30 

28 

81- 

80    6  10,0 

8    5    4,9 

13    9  49 

-13    0  53 

10    8    8,18 

+18    5  87,1 

294  13  50 

46 


Valeurs  de 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


TABUSAV   C  {mite). 


I  sin  (A  -t-  2D  —  2T) 
\  co8(A'-i-2D'— 2T) 

sin  (A -♦- 2D  —  a  —  2T) 
C08(A'-»-2D'— ac— 2T) 


et 


et 


Bin  (A  —  2D  —  2T) 
cos(A'— 2D'  — 2T) 

8in(A  — 2D— a  — 2T) 
cos(A'— 2D'— a  — 2T) 


No 
d'ordre. 

A+ÎJ-ÏT 

A--i;-2T 

A+2D-a-2T 

A-2D-a-2T 

A'+2D'-2T 

A'-2D'-2T 

A'+2D'-2T-a 

A'-2D'-2T-a 

1 

-103»  10' 26" 

-165054'  4" 

-397  44  26 

458  22  4 

-  74»  16' 21" 

-176»  V   9" 

-  8«44'21" 

-110«37'  9" 

3 

-  80  23  13 

171  11  47 

375  15  58 

466  4  32 

316  51  38 

223  18  22 

251  44  23 

158  11  7 

3 

+  0  35  33 

92  34  3 

294  26  42 

387  36  18 

73  6  8 

135  50  52 

8  8  23 

70  53  7 

4 

-103  47  38 

197  9  22 

398  51  8 

492  12  52 

156  29  17 

236  56  13 

351  52  47 

171  59  43 

5 

-103  6  59 

196  44  31 

398  12  29 

491  50  1 

122  37  44 

223  14  16 

57  43  14 

158  19  46 

6 

-109  33  28 

196  16  3i 

397  39  43 

491  22  53 

108  2  40 

212  10  20 

43  8  55 

147  16  35 

7 

-  95  19  13 

189  8  17 

390  26  28 

484  15  82 

79  49  6 

175  52  54 

14  56  21 

111  0  9 

8 

-  62  57  41 

156  46  49 

358  5  11 

451  54  19 

55  59  45 

140  54  45 

351  7  15 

76  2  15 

0 

-  97  84  59 

191  23  31 

392  42  44 

486  31  16 

71  24  55 

140  10  35 

6  32  40 

75  18  20 

10 

-  98  3  50 

191  45  10 

393  12  35 

486  53  55 

69  35  51 

97  9  89 

4  44  36 

32  18  24 

11 

-  96  30  22 

190  5  38 

391  39  37 

485  14  53 

68  33  32 

72  58  28 

8  42  47 

7  47  45 

12 

-108  55  31 

201  19  59 

404  7  31 

496  31  59 

55  24  15 

311  45  15 

350  36  15 

246  57  15 

13 

-  87  58  4 

180  7  56 

383  9  49 

475  19  41 

284  42  51 

180  59  39 

219  54  36 

116  11  24 

14 

-  88  46  49 

180  14  41 

383  57  49 

475  25  41 

341  7  14 

258  13  46 

276  18  14 

195  24  46 

15 

-  85  28  23 

173  45  7 

380  38  38 

470  55  22 

272  9  30 

248  37  30 

207  19  45 

183  47  45 

IG 

-  82  55  58 

171  16  2 

378  6  28 

466  26  32 

186  89  30 

245  37  80 

121  50  0 

180  48  0 

17 

-  80  16  24 

168  3  36 

375  26  39 

463  13  51 

165  11  40 

240  24  20 

100  20  55 

175  34  35 

18 

-  80  4  39 

167  17  21 

375  14  39 

462  27  21 

146  55  25 

235  30  5 

82  5  25 

170  40  5 

19 

-  88  47  6 

174  45  54 

383  56  21 

469  55  9 

123  28  59 

227  1  31 

58  38  14 

162  10  46 

90 

-  31  49  47 

115  44  45 

326  50  17 

410  51  13 

35  13  58 

125  15  9 

330  20  28 

60  21  89 

91 

-  76  53  56 

160  9  4 

371  59  11 

455  14  19 

74  86  17 

149  17  13 

9  41  32 

84  22  98 

92 

-  74  47  42 

157  18  18 

369  52  12 

452  22  48 

69  27  47 

125  42  43 

4  32  17 

60  47  15 

93 

-  83  41  28 

165  25  32 

378  44  43 

460  28  47 

77  8  17 

111  36  13 

12  11  32 

46  39  98 

94 

-  50  39  47 

129  8  43 

345  40  17 

424  9  13 

42  41  16 

344  26  44 

537  41  46 

979  97  14 

95 

-  51  42  52 

129  19  8 

346  42  37 

424  18  53 

39  59  1 

322  25  29 

884  58  46 

257  25  14 

96 

-  70  25  15 

147  6  15 

365  24  0 

442  5  0 

51  47  6 

819  0  54 

346  45  51 

253  59  39 

97 

-  97  33  55 

171  23  35 

392  27  55 

466  17  35 

36  31  15 

296  52  15 

831  25  15 

231  46  15 

98 

-117  2  11 

188  51  19 

411  52  26 

483  41  34 

14  8  48 

301  90  19 

808  54  8 

236  10  27 

99 

-  55  14  19 

125  5  11 

350  1  49 

410  52  41 

260  20  1 

935  95  29 

204  7  31 

170  12  59 

30 

-  83  52  32 

152  37  28 

378:38  32 

447  23  28 

274  45  58 

263  49  2 

209  31  58 

198  35  9 

81 

-  44  28  17 

112  12  13 

389  12  47 

406  56  43 

214  36  50 

221  33  10 

149  21  20 

159  17  40 

33 

+  0  13  2 

64  15  2 

294  27  28 

358  55  32 

109  15  48 

176  86  19 

43  56  18 

111  16  42 

33 

-  34  7  28 

97  23  32 

828.46  28 

392  2  32 

123  50  26 

206  37  54 

58  29  26 

141  16  34 

34 

-  52  6  45 

111  48  45 

346  40  15 

406  22  15 

93  10  10 

197  22  50 

27  43  40 

131  50  90 

85 

-  64  2)  16 

119  7  44 

358  47  31 

413  81  59 

69  54  63 

134  23  37 

4  19  8 

68  47  59 

30 

-  67  49  41 

121  17  16 

362  11  44 

415  39  16 

73  36  28 

117  9  32 

7  58  98 

51  31  41 

57 

-  74  30  57 

126  40  38 

368  50  27 

421  0  8 

79  29  19 

99  36  11 

13  48  49 

33  55  41 

88 

-68  27  36 

-116  41  24 

-362  41  6 

410  54  54 

-  71  39  31 

-  19  85  59 

-.  5  55  1 

-313  49  99 

DE  L'EXISTENCE  DE  LA  NOTATION  DIURNE. 


47 


TABIiBAV  C  (suite). 


(a)  — log- 

sin  (A  -*-  2D  — 

•2T) 

(d)  =  log  -  COfi 

l(A-2D-2T 

') 

(6)-iogl 

co8(A-*-2D  — 

2T) 

W  =  iog  g  sin 

(A  -♦-  2D  —  a  ■ 

-2T) 

i 

W  =  log- 

sin  (A-  2D- 

.2T) 

1 

if)  =  log  -  cos 

(A  +  2D  — a 

-2T) 

d'ordre. 

(«) 

ià) 

{c) 

{d) 

{«) 

if) 

1 

-  0,6883344 

-9,0611063 

-9,1415961 

-9,6819469 

-9,4869110 

+  9,6981419 

9 

-  9,6936749 

+  8,9225541 

-  83838998 

-  9,6938891 

-  9,1409870 

+  9,6843146 

3 

4^7,7135469 

+  9,6995771 

-  9,6987969 

-  8,3503597 

+  9,6688140 

+  9,3164030 

4 

-  9,6878464 

-  9,0769340 

+  9,1690479 

-  9,6795086 

-  9,4970469 

+  9,5009607 

5 

-  9,6880538 

-  9,0554357 

+  9,1587746 

-0,6804864 

-  9,4908906 

+  9,5047388 

6 

-  9,6889749 

-  9,0368180 

+  9,1468819 

-9,6815781 

-  9,4866356 

+  9,5980185 

7 

-  9,6976591 

-  8,6665461 

+  8,9009890 

-9,6988139 

-9,4041459 

+  0,6360070 

8 

-9,6491571 

•1^9,3570513 

-  9,9959094 

-  9,6697498 

-9,5799611 

+  9,6450037 

9 

-  9,6955896 

-  8,8198735 

+  8,9950361 

-  9,6907855 

-9,4591999 

+  0,6944103 

10 

-  9,6950457 

-  8,8463585 

^  0,0084379 

-  9,6909684 

-  9,4579943 

+  0,6919005 

11 

-  9,6965341 

-  8,7535678 

+  8,9439093 

-9,6997169 

-9,4194115 

+  9,6295547 

13 

-  9,6750313 

-9,9101533 

+  9,3604766 

-  9,6687964 

-9,6419169 

+  9,5551850 

13 

-  9,6988934 

+  8,9491607 

+  7,0664811 

-  9,6996643 

-  9,9959589 

+  9,6636666 

14 

-  9,6990034 

+  8,0371073 

+  7,5307651 

-  9,6997049 

-  9,5077988 

+  9,6599627 

15 

-  9,6976564 

+  8,5963943 

-  8,56935S5 

-9,6985797 

-  9,3463564 

+  9,6701906 

16 

-  9,6955939 

+  8,7889058 

-  8,8819994 

-  9,6947839 

-9,1914070 

+  0,6768442 

17 

-9,6936157 

+  8,9967080 

-9,0156766 

-  9,6903853 

-9,1949830 

+  9,6899596 

18 

-  9,6939953 

+  8,9351537 

-  9,0493926 

-9,6891938 

-0,1186931 

+  0,6839834 

19 

-  9,6986777 

+  8,0947990 

-8,6609951 

-9,6981976 

-  9,0806885 

+  9,6857945 

20 

-9,6196341 

+  9,6984000 

-  9,6546040 

-  9,5578591 

+  9,4366956 

+  9,6216060 

31 

-  9,6879583 

+  9,0540689 

-  9,9309389 

-9,6754111 

-  0,0160955 

+  9,6891368 

33 

-  9,68331 16 

+  9,1174580 

-  9,3864097 

-9,6650957 

-  8,9597086 

+  9,6992129 

33 

-  9,6960073 

+  8,7395599 

-9,1008311 

-  9,6858534 

-  9,3066201 

+  9,6749772 

94 

-  9,5869853 

+  9,5005579 

-9,5897138 

-  9,5003905 

+  9,0990785 

+  9,6848352 

35 

-  9,5933438 

+  9,4906183 

-  9,5886394 

-9,5019658 

+  9,0509801 

+  9,6867274 

36 

-  9,6736531 

+  9,9336713 

-9,4106838 

-  9,6336763 

-  8,6791498 

+  9,6965831 

37 

-  9,6946743 

-9,8178300 

-8,8751875 

-  9,6951 489 

-  9,4989565 

+  9,6246731 

n 

-9,6481260 

-  9,3559689 

+  8,8875715 

-  9,6950007 

-9,5941749 

+  9,4889367 

39 

-9,6199898 

+  9,4543568 

+  9,6151330 

-  9,4597489 

+  8,9567177 

+  9,6917569 

30 

-  9,6958333 

+  8,7264756 

-  9,3698155 

-9,6486557 

-  9,9099939 

+  9,6749166 

31 

-  9,5437670 

+  9,5517685 

-  9,6667809 

-  9,9775996 

+  9,3484015 

+  9,6690902 

33 

4-  7,9759239 

4  9,6989514 

-9,6548454 

+  9,3589019 

+  9,6574313 

+  0,5152878 

33 

-9,4471959 

+  9,6161664 

-9.6966717 

-8,8097109 

+  9,4198979 

+  0,6309691 

34 

-  9,5953947 

+  9,4864943 

-  9,6680808 

-  9,9705640 

+  9,0609808 

+  9,6863974 

35 

-9,6531781 

4  9,3338933 

-9,6416419 

-  9,5876748 

+  8,0991546 

+  9,6980061 

86 

-  9,6646956 

^  9,9748003 

-9,6331381 

-9,4158588 

-8,3811653 

+  0,6077408 

37 

-  9,6820049 

+  9,1245024 

-  9,6045941 

-  9,4765746 

-  8,8847469 

+  9,6938677 

58 

-  9,6665560 

+  9,9698173 

-  9,6515088 

-0,5527167 

-  8,5687966 

+  0,6975169 

Tome  LI. 


18 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


TABliBAir  C  (tuUéj. 


(9) 

=  log  —  sin 

(A-2D  — a- 

.2T) 

(b')  =•  log  ^ 

COS  (A'-*-  20'- 

.2T) 

(h) 

=  log  —  cos 

(A  —  2D  —  a  — 

•2T) 

M«log~; 

8in(A'— 2D'- 

■2T) 

(a') 

=  log  —  sm 

(A'-*-2D'— 2T) 

(rfO  ==  log  [z 

C08  (A  —  2D'- 

-2T) 

N«  d'ordre. 

i9) 

(A) 

(flO 

m 

(cO 

(rfO 

1 

-  9,6950387 

-  8.8065745 

-  9,7095939 

+  9,1592371 

-  8,5442076 

-9,7164983 

S 

-9,6817138 

-9,1413514 

+  9,5480034 

+  9,5762290 

+  9,5730820 

-  9,5981763 

3 

-  9,3651703 

+  9,6467436 

-9,7151516 

+  9,1977328 

-  9,5457939 

-  9,5586477 

4 

-  9,5688827 

-  9,5365793 

-  9,5343457 

-  9,6957963 

+  9.6236255 

-0,4371875 

5 

-9^715038 

-  9,5353999 

-9,6526310 

-  9,4589720 

+  9,5520044 

-9,5787563 

6 

-  9,5745951 

-9,5195787 

-  9,7014877 

-9,2144088 

+  9,4476876 

-  9,6489977 

7 

-  9,6066083 

-9,4498119 

-  9,7070374 

-  8,9615392 

-  8,5870467 

-  9,7296990 

8 

-9,6991863 

-8,3313454 

-  9,6277093 

+  9,4567648 

-9,5241741 

-9,6144492 

9 

-  9,6044805 

-  9,4740416 

-9,6814808 

+  9,2081297 

-9,5439147 

-  9,0228607 

10 

-  9,6034045 

-  9,4778973 

-  9,6709306 

+  9,2414009 

-9,7580122 

-8,6371227 

11 

-9,6115380 

-  9,4607469 

-9,6669011 

+  9,2609881 

-9,2183178 

+  9,7353384 

12 

-9,5371678 

-  9,5604338 

-  9,6457683 

4  9,4844601 

+  9,5479172 

+  9.5973388 

13 

-  9,6557739 

-  9,3309032 

+  9,7101001 

+  9,1294703 

+  9,9091105 

-  9,7897585 

14 

-  9,6555478 

-  9,3336337 

+  9,3313374 

+  9,7872330 

+  9,7286959 

-  9,0475582 

15 

-9,6701516 

-9,3535643 

+  9,6983151 

+  8,3745165 

+  9,7080505 

-  9,5006630 

16 

-9,6817157 

-9.1516943 

+  8,7881838 

-  9.7330863 

+  9,6^16258 

-9,5178142 

17 

-9,6881995 

-9,0594717 

-9,1410674 

-9,7184343 

+  9,6447921 

-9,4091028 

18 

-  9,6805563 

-9,0337145 

-  9,4680787 

-  9,6543945 

+  9,6255795 

-9.4626915 

19 

-9,6751513 

-9,3333140 

-  9,6460757 

-  9,4665795 

+  9,5838543 

-9,5551258 

30 

-9,5896010 

4^9,5013506 

-  9,4733914 

+  9.6335146 

-  9,6455824 

-  9,4948447 

31 

-0,6981951 

-  8.6605343 

-1,6903556 

+  9,1503499 

-  9,4454330 

-9,6715999 

33 

-  9,6996468 

-8,3184535 

-9.6758131 

+  9,3474038 

-  9.6493684 

-  9,5060409 

33 

-  9,6937336 

-  8,9598763 

-9,6885310 

+  9.0470870 

-9.7100335 

-  9,3077195 

34 

-  9.6543i33 

4  9,3395597 

-9,5755514 

+  9,6084405 

+  9,1515539 

+  9,6868139 

35 

-9,6549314 

-1^  9,3370584 

-  9,5490359 

+  9,6344656 

♦  9,4929757 

+  9,6968142 

3d 

-  9,0959847 

•1^8,8391806 

-9.6516516 

+  9,5278298 

+  9,5508967 

+  9.5919636 

37 

-  9,6833069 

-9,1481401 

-  9,5076600 

+  9,6581209 

+  9,6688886 

+  9,5736301 

38 

-  9,6i03503 

-  9.4443853 

-9,0915877 

+  9,6927757 

+  9,6707191 

+  9,4552555 

39 

-  9,6373206 

•1^  9,4007969 

+  9,6994633 

-  7,7650866 

+  9,6565170 

-9,4921664 

50 

-  9.6997847 

+  8,3583353 

+  9.7006035 

+  8,6316475 

+  9,7574867 

-  8,7722382 

31 

-  9,5639736 

+  9,5344737 

+  9,4938884 

-9,6550061 

+  9,5441939 

-  9,5509730 

33 

+  7,9735365 

+  9,7001897 

-9,7091141 

-  9,2526000 

+  8,4764715 

-  9,7030519 

33 

-9.4350105 

+  9,6385188 

-9,6514399 

-  9,4778176 

+  9,5590534 

-  9.5589275 

34 

-  9,5599803 

+  9,5391698 

-  9,7338306 

-8,4651344 

+  9,1977933 

-  9,7023374 

55 

-  9,6057365 

+  9,4744068 

-9,6767519 

+  9.3398645 

-  9,5933627 

-9,5841693 

36 

-9,6171975 

+  9,4518033 

-  9,6837534 

+  9,1513199 

-9,6910676 

-  9.4012049 

37 

-9,6433194 

+  9,3859713 

-9,6913951 

+  8,9597435 

-  9,7373268 

-  8,9657071 

38 

-  9,5904035 

+  9,5000639 

-9,7205414 

+  9,3410511 

-  9.2376947 

+  9,6761571 

DE  L'EXISTENCE  DE  LA  MUTATION  DIURNE. 


19 


TABIiEAV  C  (suite). 


(e')  =  log  -I  sin  (A'+  2D'—  a 


2T)  ig')  =  log  57  sin  (A'—  2D'—  a  —  2T) 


(p  =  log  1-  cos  (A'  -4-  2D'—  a 


2T)  {h')  ==  log  ^  cos  (A'—  2D'—  a  —  2T) 

R 


N«»  d'ordre. 

(eO 

0') 

ig') 

(/»') 

tg-cT 

log  tg.  J 

1 

-  8,9078364 

+  9,7310938 

-  9,6887369 

-9,2642117 

6'  10^31 

2,7462229 

9 

+  9,6906578 

-  9,3090973 

-  9,5069069 

-  9,7045544 

6  6,48 

2,7497586 

3 

-  8,8853549 

+  9,7399339 

-  9,6783006 

+  9,2179901 

4  43,76 

2,8636384 

4 

*  8,9007805 

-  9,7386936 

-8.8441537 

^  9,6960913 

0  17,64 

2,7369329 

5 

-9,6543154 

+  9,4548069 

-  9,3835397 

-  9,6844632 

6  30,92 

2.7834997 

6 

-  9,5585791 

+  9,6873853 

-9,4543613 

-  9,6463403 

6  20,43 

2,7346410 

7 

-9,1251928 

+  9,6989881 

-  9,7009664 

-  9,2852004 

6  20,55 

2,7334997 

8 

+  8,8876663 

+  9,7039304 

-9,7114595 

+  9,1070182 

6  17,42 

2,7380833 

9 

-8,8616451 

+  9,7019005 

-  9,7330286 

+  9,1417^99 

6  15,38 

2,7403934 

10 

-  8,6165335 . 

+  9,6975674 

-  9,4693205 

+  9,6683722 

6  18,36 

2,7369328 

11 

-  8,5093520 

+  9,6971351 

-8,8759514 

+  9,7395510 

6  18,15 

2,7369328 

12 

+  8,9531392 

+  9,7344089 

+  9,6883633 

-9,3171804 

6  16,84 

2,7880838 

13 

+  9,5318948 

-9,6094671 

-  9,6837507 

-  9,3745783 

4  24,86 

2,8911790 

14 

+  9,7086143 

+  9,7518575 

+  9,1033449 

-9,7259126 

6  14,85 

2,7403934 

15 

+  0,3605324 

-  9,6472358 

+  9,5598673 

-  9,7380468 

6  14,12 

2,7415581 

16 

-  9,6640871 

-9,4570612 

+  7,8471255 

-9,7021300 

6  12,66 

2,7427158 

17 

-  9,7260088 

-  8,9875374 

-  8,5927238 

-  9,7042054 

6  12,76 

2,7427158 

18 

-  9,7369380 

+  8,8697381 

-8,9195062 

-  9,7037926 

6  12,21 

2,7438817 

19 

-  9,6563856 

+  9,4413673 

-9,2053219 

-9,6981940 

6  7,67 

2,7485769 

20 

+  9,4056517 

+  9,6503043 

-  9,67i6437 

+  9,4277777 

5  51,63 

2,7678820 

31 

-  8,933451 1 

+  9,6999800 

-9,7351372 

+  9,7285786 

6  9,96 

2,7462229 

93 

-  8,6006331 

+  9,7009654 

-  9,6807539 

+  9,4283047 

6  9.92 

2,7462229 

33 

-  9,0242344 

+  9,6896489 

-  9,6033490 

+  9,5782041 

6  6,34 

2,7509486 

34 

+  9,3213436 

+  9,7083383 

+  9,6970754 

+  8,9185298 

6  6.18 

2,7509436 

35 

+  9,3663537 

+  9,6973105 

+  9,6973356 

-  9,0458303 

6  6,50 

2,7497586 

26 

+  9,0961267 

+  9,7346886 

+  9,6969187 

-  9,1545771 

6  7,63 

2,7485769 

27 

+  9,4128^54 

+  9,6766315 

+  9,6136797 

-9,5100664 

5  49,25 

2,7715993 

28 

+  9,5971018 

+  9,5039335 

+  9,6586588 

-  9,4847950 

5  23,27 

2,8052223 

29 

+  9,3109315 

-  9,6597978 

-8,9703130 

-  9,7336854 

6  5,60 

2,7509436 

30 

+  9,8948846 

-9,6416650 

+  0,3433925 

-9,7167656 

5  57,51 

2,7605417 

31 

-  9,4458293 

-9,6731806 

-  9,3465943 

-9,6691263 

6  2,47 

2,7557161 

83 

-  9,5754305 

+  9  5915388 

-9,6731316 

-9,3635813 

5  19,48 

3,8106341 

33 

-  9,6627749 

+  9,4503549 

-  9,5038885 

-  9,5997^41 

5  56,87 

2,7617565 

34 

-9,3902016 

+  9,6695313 

-  9,5940336 

-  9,5475294 

6  2,85 

2,7545181 

35 

-  9,5808391 

+  9,7037656 

-  9,7088808 

+  9,3976310 

6  1,16 

2,7569175 

36 

-  9,8429487 

+  9,6965543 

-  9,6355008 

+  9,5357084 

5  59,03 

2,7593301 

37 

-  9,0766997 

+  9,6858939 

-  9,4903076 

+  9,6633973 

5  55,16 

2,7041964 

38 

-  8,7539422 

+  9,7408906 

+  9,5602721 

+  9,5434503 

5  56,83 

2,7617565 

20 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


TABIiEAIJ  D.  —  Coefficient  de  x. 


d'ordre. 

DATES. 

t 

1879.  Mai 

31   . 

3 

Juin 

6  . 

S 

14  . 

4 

15  . 

5 

17  . 

6 

18  . 

7 

30  . 

8 

31   . 

0 

33  . 

10 

34  . 

11 

35  . 

13 

JuUlet 

1   . 

13 

3  . 

14 

• 

4  . 

15 

7  . 

16 

11  •. 

17 

13  . 

18 

13  . 

19 

15  . 

30 

18  . 

» 

31 

19  . 

33 

30  . 

33 

• 

31   . 

34 

35  . 

35 

36  . 

36 

37  . 

37 

30  . 

38 

Août 

1    . 

39 

3  . 

30 

4  . 

31 

5  . 

33 

8  . 

35 

9  . 

34 

13  . 

35 

16  . 

56 

17  . 

37 

18  . 

58 

31   . 

|cos(A+8D-3T)    gCO»(A-3D-3T)    ^^^^^^^.^,^^    8in(A-3D-a-fr) 


-0,115 
*  0,084 
+  0,500 
-0,119 
-0,114 
-0,109 
-0,046 
+  0,338 
-0,066 

-  0,070 

-  0,057 
-0,163 
+  0,018 
+  0,011 
+  0,039 
+  0,061 
+  0,084 
+  0,086 
+  0,011 
+  0,435 
+  0,113 
+  0,131 
+  0,055 
+  0,317 
+  0,309 
+  0,167 
-0,657 
-0,337 
+  0,385 
+  0,053 
+  0,356 
+  0,499 
+  0,413 
+  0,306 
+  0,316 
+  0,188 
+  0,133 
+  0,183 


-0,480 

-  0,494 
-0.033 

-  0,478 

-  0,479 

-  0,480 

-  0,494 

-  0,460 

-  0,491 
-0,490 

-  0,493 
-0,466 

-  0,501 
-OJJOl 
-0,500 

-  0,495 

-  0,490 

-  0,489 

-  0,499 
-0,318 

-  0,471 

-  0,463 

-  0,485 
-0,316 
-0,317 

-  0,430 

-  0,496 

-  0,495 
-0,388 

-  0,445 
-0,189 
+  0,318 
-0,064 
-0,186 

-  0,344 
-0,360 
-0,800 
-0,335 


- 171,055 

-  74,139 
+  333,343 
-171,587 
-167,655 
-166,030 

-  137,393 
+ 138,936 
-148,773 
- 149,574 
-143,833 
-190,546 
- 153,157 
-111,736 

-  97,333 

-  85,936 

-  93,683 

-  73,875 

-  67,478 
+  160,168 

-  57,853 

-  47,745 

-  90,483 
69,666 
64,536 

-  36,346 
- 158,437 

-  350,840 
+  48,715 

-  91,946 
+  100,953 
+  393,803 
+  149,504 
+  65,389 
+  6,013 

-  10,977 

-  44,560 

-  13,507 


+ 
+ 


-376,316 

-  370,077 
-168,970 

-  303,31 6 
-301,841 
-303,815 
-318,830 

-  373,697 
-321,345 

-  318,448 

-  333,095 
- 188,474 

-  353,353 

-  348,853 

-  358,050 

-  365,734 

-  369,710 
-371,393 

-  364,076 
-337,765 

-  378,389 
-379,171 

-  377,763 

-  354,358 
-353,910 

-  378,381 

-  384,434 

-  366,434 

-  344,486 

-  388,630 

-  308,781 
+  6,084 
- 153,735 
-306,309 
-33&,4M 


y 


DE  L'EXISTENCE  DE  LA  MUTATION  DIURNE. 


TAB1.EAIJ  D  [tuite).  —  Coefficient  de  x. 


f««,*.*«Dc^  ico.,A'-aD'.*D  .,„,^,,/„,..^,  .i,,A'-w-.-in 


1879.  Mai        91 «0^1455  -1,1U»  -   98,S1:i  -595,48 

jDlti         6 +0,8316  -0,8041  +615,000  ~148,S84 

14 +0,8437  -0.7890  -  m,03  -757,84 

16 -1,0831  -0,6965  +046,80  -    88,00 

17       ....  -0,897>  -0,8364  -5S>,44  -390,798 

18 -0,Ï373  -0,»7tS  -43B,0S  -396,79 

30 -0,1994  -1,(700  -157,4S  -5I»,8S 

31 +0,6941  -0,8979  +930,89  -61.3,70 

39 +0,8590  -0,9148  -871,00  -833.60 

94 +0^0)  -0,0S7d  -    49,194  -039,05 

95 +0,8976  +1,1539  -   58,437  -694,03 

Joillel      1 +0,6093  +0,8838  +107,07  +51)1,97 

9 +0,9987  -1,1700  +677,47  -817,31 

4 +1,0610  -0,9439  +815,0)  +153,19 

7 +0,0410  -«,4558  +375,77  +485,59 

11 -1,1784  -0,4531  -5S«,34  +     8,478 

13 -1,(400  -0JiS99  -041,48  -   47,105 

13 -0,9834  -0,6330  -644,96  -100,43 

IS -0,6568  -0,7701  -553,75  -  1H,«4 

18 +6,9157  -0,6813  +3H,08  -801.15 

10 +6,3943  -1,0334  -104.03  -060,41 

+  0,5854  -0,0090  -    48,451  -B8t«97 

+  0,3430  -  0,4498  - 130,01  -  493,81» 


^  95 +0,8S49  +1,0000  +957.48  +8((,0(l 

*  96  .    . 

^  97  .    . 


0,0183  +0,8816  +384,83  +010,187 

0,7350  +0,8510  +153.40  +607,031 


+  O.047I(  +  0  5153  +  353.34  +  530.841 


22 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


TABUBAV  D.  —  Coefficient  de  y. 


No 

JM 

LTl?< 

d'ordre. 

De 

LiCti 

1 

1870.  Mai 

31 

3 

Juiu 

6 

3 

14 

4 

15 

5 

17 

6 

18 

7 

30 

8 

31 

9 

33 

10 

34 

11 

35 

13 

Juillet 

1 

13 

3 

14 

4 

15 

7 

16 

11 

17 

13 

18 

13 

19 

15 

30 

18 

31 

19 

33 

30 

33 

31 

34 

35 

35 

36 

•  30 

37 

37 

30 

38 

Août 

1 

39 

• 

3 

30 

4 

31 

5 

33 

8 

33 

9 

34 

13 

35 

\ô 

56 

17 

37 

18 

38 

31 

i 
s 


tg^ 

t«^ 

i(Â43D-3T) 

^8in(A-SD-3rj 

S 
cos(A+3D-a-ST) 

R 

cos(A-3D-a-3T) 

-0,488 

-0,138 

+  330,986 

-  35,711 

-  0,494 

-  0,076 

371,637 

-  77,834 

+  0,005 

-0,500 

151,033 

+  333,133 

-  0,487 

+  0,148 

313.763 

- 183,448 

"  0,488 

+  0,144 

313,936 

- 180,675 

-  0,489 

+  0,140 

315,109 

-179,564 

-  0,498 

+  0,079 

333,616 

-153,514 

-  0,440 

-0,197 

341,594 

-   9,106 

-  0,496 

+  0,099 

331,645 

-168,856 

-  0,496 

+  0,103 

338,480 

-163,991 

-  0,497 

+  0,088 

333,437 

- 157,645 

-  0,473 

+  0,183 

196,456 

- 198,841 

-0,500 

+  0,001 

357,976 

- 166,756 

-0,500 

+  0,008 

351,399 

-118,511 

-  0,498 

-  0,037 

358,074 

-  98,655 

-0,496 

-  0,076 

363,760 

-  78,417 

-  0,493 

-0,104 

366,470 

-  63,414 

-0,493 

-0,110 

367,314 

-  59,933 

-  0,500 

-  0,046 

371,886 

-  95,696 

-  0,416 

-  0,455 

345,135 

+ 185,843 

-  0,487 

-0,170 

373,496 

-  35,513 

-  0,483 

-0,193 

374,483 

-  11,605 

-  0,497 

-0,136 

366,637 

-  51,883 

-  0,586 

-  0,389 

373,769 

+ 135,168 

-  0,393 

-  0,388 

373,304 

+ 133,133 

-  0.471 

-  0,357 

378,715 

+  38,704 

-  0,495 

-  0,075 

349,043 

-  83,136 

-  0,444 

+  0,077 

196,861 

- 177,637 

-  0,410 

-0,411 

377,140 

+  141,831 

-  0,496 

-  0,331 

373.557 

+  13,148 

-  0,350 

-  0,464 

365,954 

+  195,070 

+  0,003 

-  0,451 

133,635 

+  334,308 

-  0,380 

-  0,497 

346,619 

+  345,637 

-  0,394 

-0,466 

375,960 

+ 196,647 

-  0,450 

-0,438 

385,053 

+  170,343 

-  0,463 

-  0,439 

386,464 

+ 163,605 

-  0,481 

-  0,403 

316,460 

+  141,508 

-  0,464 

-  0,448 

387,931 

+ 183,735 

DE  L'EXISTENCE  DE  LA  MUTATION  DIURNE. 


23 


TABUBAV  B  {suite).  —  Coefficient  de  y. 


No 
d*ordre. 

DATES. 

1        1870. 

Mal 

91   . 

9 

Juin 

6  . 

3 

14  . 

4 

15  . 

5 

17  . 

6 

18  . 

7 

90  . 

8 

91   . 

9 

99  . 

10 

94  • 

11 

95  . 

19 

Juillet 

1    . 

13 

9  . 

14 

4  . 

15 

7  . 

16 

11    . 

17 

19  . 

18 

13  . 

10 

15  . 

90 

18  . 

91 

19  . 

99 

90  . 

93 

91   . 

94 

95  . 

95 

96  . 

96 

97  . 

97 

30  . 

98 

Août 

1  . 

99 

5  . 

30 

4  . 

31 

5  . 

39 

8  . 

83 

9  . 

34 

19  . 

35 

16  . 

36 

17  . 

37 

18  . 

38 

91  . 

{«in(A'+9D'-9T)    ^8in(A'-9D'-9D 


£tg£ 
S 


/tg£ 
R 


co8(A'+9D'-a-9D  co8(A'-9D'-ot-9T) 


-1,1170 
+  0,7699 
-1,1314 

-  0,4708 

-  0,9797 
-1,0964 
-1,1104 

-  0,9950 
- 1,0470 
-1,0918 
-1,0194 
-0,9643 
4^1,1184 
+  0,3698 
+  1,0883 
+  0,1338 
-0,8017 

-  0,6405 

-  0,9650 

-  0,3949 
- 1,0686 
- 1,0986 
-1,0641 
-0,8181 
-0,7718 

-  0,9334 

-  0,7000 

-  0,9699 
+ 1,0919 
+  1,0941 
+  0,6781 
-1,1158 

-  0,9770 
- 1,1549 
- 1,0356 
-1,0500 
-1,0709 
-1,1455 


-  0,07638 
+  0,8157 

-  0,7649 
+  0,9164 
+  0,7770 
+  0,6111 

-  0,0849 

-  0,7988 

-  0.7697 
-1,1995 
-0,3604 
+  0,7698 
+  9,0303 
+  1,1679 
+  1,1130 
+ 1,0009 
+  0,9691 
+  0,9905 
+  0,8369 

-  0,9639 

-  0,6080 

-  0,9793 
-1,1181 
+  0,9950 
+  0,6783 
+  0,7409 
+  1,0170 
+ 1,0913 
+  0,9885 
+  0.1191 
+  0,7639 

-  0,0653 
+  0,4983 
+  0,3437 

-  0,8547 
-1,0703 
-1,1909 

-  0,36896 


+  639,400 
-198,50 
+  833,73 

-  636,99 
+  336,33 
+  457,60 
+  590,18 
+  603,90 
+  603,61 
+  599,87 
+  599,97 
+  639,33 

-  690,40 
+  677,18 

-  533,69 

-  345,33 
-117,14 
+  89,55 
+  337,59 
+  570,88 
+  609,06 
+  610,44 
+  601,94 
+  697,68 
f  610,97 
+  648,99 
+  611,91 
+  444,94 
-561,30 

-  550,38 

-  585,97 
+  550,39 
+  355,90 
+  578,75 
+  698,96 
+  699,79 
+  014,63 
+  693,59 


-993,30 

-  690,54 
+  969,47 

-  590,86 

-  570,79 
-594,15 

-  997,59 
+ 159,60 
+  166,14 
+  554,39 
+  653,04 

-  947,58 
-401,99 
-637,91 

-  657,74 
-607,16 

-  610,07 
-611,13 
-609,86 
+  349,07 
+  650,516 
+  395,095 
+  465,169 
+  101,848 
- 136.159 

-  174,496 
-416,987 

-  495,083 

-  665,405 

-  654,977 

-  579,897 

-  958,695 
-501,196 

-  437,093 
+  947,176 
+  430,097 
+  589,170 
+  439,901 


u 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


a  URSAE  MINORIS  (Pulkowa) 


K  =  —  0;181        L  =  6«  W.  de  Greenwich. 


No  DATES  Um^  «jêi 

d'ordre.    DES  OBSERVATIONS,    it  CrtMfirl. 


SOLEIL 


Asc.  dr.  moy.         Décl. 


LUNE 


Asc  dr.  moy.        Décl. 


1 
9 

3 
4 

5 
6 
7 
8 
9 

10 
11 
19 
18 
14 
15 
16 
17 
18 
19 
90 
91 
9i 
93 

94 

95 
96 
97 
98 
99 
30 
31 
39 
33 


1861.   Avril 


Mai 


OcL 


1809.  Avril 


Mai 


1868.  Avril 


Mai 


Sept. 
Dec. 


4. 

5. 

6. 
99. 

1. 

8 

8. 

0. 
17. 

4. 
14. 
15. 
93. 
30. 

1. 
14. 
15. 
16. 
17 
19. 
99. 
30. 
31. 

8. 
13. 
14. 
15. 
11. 
93 
99. 
93. 

8. 
14. 


99i>18< 
99  14 

99  10 
31  3 
90  98 
90  90 

90  0 
10    7 

9  93 

9i  19 

91  35 
91  31 
91  0 
90  33 

90  98 
19  37 
19  33 
19  99 
19  95 
19  17 
18  39 
18  35 

18  31 

99    0 

91  37 
91  93 
91  99 

19  48 
19  1 
18  37 
10  57 

5  58 
5  34 


0»»54» 

0  58 

1  9 
9  1 
9  35 
9  49 

8  9 
19  50 
13  31 

0  53 

1  30 
1  34 

9  3 
9  30 
9  34 
3  94 
8  98 
3  39 
3  36 

3  44 

4  94 
4  28 
4  89 

1  13 
1  98 
1  39 
1  36 

3  14 

4  9 
4  96 

19  0 
17  9 
17  99 


4^  5«48' 
+  6  11 
4^  6  33 
+  19  17 
+  15  9 
4-  15  45 
+  17    9 

-  5  94 

-  9  31 

4-  5  49 
•I-  9  95 
^  9  47 
4  19  39 
•f  14  46 
4  15  5 
4  18  38 
4  18  59 
4  19  6 
4  19  90 
4-  19  46 
4  91  88 
+  91  47 
4  91  55 

+  7  47 
4  9  15 
4  9  37 
•h  9  58 
4  18  1 
4  90  41 
•I-  91  49 

-  0  11 

-  99  48 

-  93  16 


90»- 47" 
91  34 
99  10 
11  37 

90  99 
99  4 

1  44 
15  9 
15  98 

4  35 
18  19 

14  11 

91  58 

3  98 

4  16 

15  43 

16  49 

17  59 

18  55 

19  55 

4  51 

5  43 

6  35 

15  9 

18  99 

19  90 
90  8 

18  59 
5  1 

10  54 

17  98 

19  47 

18  5 


-  16»  3' 

-  11  39 

-  6  37 

-  9  57 

-  17  90 
-86 
4  15  59 

-  91  89 

-  99  94 

4  98  33 

-  19  36 

-  17  90 

-  7  36 
1-  91  36 
4  93  5 

-  99  9 

-  93  51 

-  93  99 

-  91  16 

-  18  9 
+  93  31 
4  93  18 
+  99  1 

-  19  6 

-  18  58 

-  18  31 

-  17  19 

-  19  9 
+  17  55 
f  8  7 

-  18  35 

-  0  39 

-  19  43 


Aftc.  droite 
observée. 

1>>  9"38;54 
88.54 
88,49 
38,67 
40,18 
89,03 
38,81 
38,91 
38,87 

38,54 
38,69 
40,78 
37,48 
38,94 
38,16 
39,90 
88,89 
89,43 
38,79 
38,77 
88,98 
88,94 
40,07 

37,74 
38,39 
37,19 
37,96 
37,35 
88,69 
88.66 
39,05 
89,45 
89,39 


DE  L'EXISTEJNCE  DE  LA  NUTATION  DIURNE. 


23 


No  DATES  Tcmpi  mjm 

d'ordre.    DBS  OBSERVATIONS,     de  Gnenwieh.     Asc.dr.moy. 


SOLEIL. 


LUNE. 


Décl.         Asc.  dr.  moy. 


Décl. 


34 
55 
36 
37 
88 
30 
40 
41 
43 
43 
44 
45 
46 
47 
48 

49 
50 
51 
69 
53 
54 
55 
56 
57 
58 
59 
60 
61 
63 
63 


1869.  Avril 


Mai 


Juillet 


OcU 

IIOC. 


1870.  Mars 


Avril 

Mai 

JuiD 

Jolllet 


Sept. 

Nov. 
Dec. 


3. 
8. 
5. 

36. 

4. 
10. 
13. 
18. 

1. 
19. 
31. 
33. 

3. 
13. 
38. 

33. 
34. 
38. 

3. 

9. 

1. 

5. 

6. 
11. 
35. 

8. 
31. 
15. 

1. 

3. 


331' 36< 
33  33 

33  14 

30  47 
30  15 
10  53 
10  44 
19  40 
16  38 
16  17 
15    0 

15  1 

10  18 

5  43 
4  41 

33  6 
33    3 

33  46 
33  47 

19  57 
18  37 
18  31 

16  0 
15  49 
14  54 

11  57 
11     6 

7  30 

6  37 
6  33 


Oh  47m 

0  51 
0  58 
3  16 
3  46 
3  9 
8  17 
3  41 

6  43 

7  55 

8  8 
8  17 

13  40 

17  31 

18  33 

0  9 
0  13 
0  38 
0  46 

3  6 

4  36 
4  53 

6  59 

7  18 

8  16 
11  4 
11  51 

15  33 

16  30 
16  34 


+  5«  3' 
4  5  36 
+  6  13 
+  13  57 
^  16  3 
+  17  42 
+  18  13 
+  19  37 
4^  33  6 
4-  30  49 
^  30  36 
+  30    3 

-  4  16 

-  33    9 

-  33  15 

+  1  3 
+  1  37 
•1^  5  31 
+  4  57 
+  17  33 
+  33  4 
4-  33  34 
•I-  33  43 
-1^  39  18 
+  10  40 
4  5  50 
4-  0  53 

-  18  31 

-  31  50 

-  31  59 


17«»43> 

18  37 

30  30 
14  35 

31  40 
3  14 
3  53 
0  31 
0  6 

16  10 

17  58 

19  47 
11  16 

0  45 
14  43 

17  33 

18  30 
33  3 

1  47 
10  1 

6  5 

e  44 

13  58 

17  30 

5  36 

31  44 

8  15 

0  30 

0  8 

0  53 


-  lO'Sr 

-  30  8 

-  18  33 
-00 

-  14  57 
+  8  15 
+  15  33 
+  15  36 

-  3  51 

-  16  13 

-  30  11 

-  30  0 
•1^  8  18 

-  0  38 

-  10  34 

-  30  34 

-  31  37 

-  14  40 
+  5  45 
+  15  18 
+  31  40 
4  16  40 

-  0  30 

-  31  14 
-1^  30  40 
-.16  45 
^  31  0 
4  18  44 
-44 
-03 


Asc.  droite 
observée. 

1»»0"  57:46 
58,03 
30,34 
37,76 
38,61 
38,13 
50,08 
38,39 
57,50 
38,74 
58,30 
38,03 
38,3i 
30,39 
38,08 

58,10 
57,70 
57,56 
5H,06 
57,57 
50,08 
50,18 
58,55 
58,15 
58,05 
58,53 
30,03 
30,03 
58,57 
38,77 


Tome  LI. 


26 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


d'ordre.     A+2D-2T    A-SD-ST    A+2D-a-2T    A--20-«-2T    A'+2D'-2T    A'-2D'-2T    A'+2D'  «-2T    A'-2D'-«-«T 


9 


350»  6'      326» 54'        533«36' 


309«  24' 


344» 39'        308*51'        227»  9 


146  42       168  18         129  12 
148  45       186  47         131  13 


150  48 
169  17 


149    1 
137  16 


235  19 
226  44 


131  41 
119  46 


291«21' 


2 

351  52 

327  8 

334  22 

309  84 

265  26 

311  34 

247  56 

294  4 

3 

353  86 

327  24 

336  6 

309  54 

316  46 

843  14 

286  16 

812  44 

4 

19  49 

530  41 

2  19 

313  11 

154  1 

144  29 

116  SI 

126  50 

5 

34  3 

333  27 

16  33 

329  42 

237  35 

306  55 

2i0  5 

289  25 

6 

87  0 

334  0 

19  20 

316  50 

979  48 

312  12 

262  18 

294  42 

7 

45  48 

345  12 

28  10 

317  42 

28  0 

319  0 

5  80 

301  30 

217  40 
209  14 


10 

349  39 

326  51 

832  5 

309  21 

-13  21 

80  51 

65  21 

-10  49 

11 

6  20 

328  40 

348  50 

811  10 

188  12 

137  48 

120  18 

170  49 

12 

8  4 

328  56 

350  34 

311  26 

212  25 

143  5 

125  85 

194  55 

13 

20  49 

830  41 

8  19 

313  11 

309  39 

279  18 

261  48 

999  19 

14 

32  2 

-27  2 

14  32 

815  98 

-96  12 

60  19 

42  49 

816  18 

15 

33  40 

-26  40 

16  10 

815  50 

-17  10 

75  10 

57  40 

-34  40 

16 

53  10 

-21  16 

35  46 

821  14 

245  5 

156  97 

138  57 

227  83 

17 

54  44 

-20  44 

37  14 

321  46 

264  17 

170  13 

159  48 

246  47 

18 

56  12 

-20  12 

38  42 

-37  42 

279  44 

186  12 

168  46 

252  14 

19 

57  40 

-19  40 

40  10 

-37  10 

291  17 

206  13 

188  48 

278  47 

20 

60  32 

-18  32 

43  2 

-37  2 

299  49 

997  41 

910  11 

982  10 

21 

74  16 

-12  16 

56  46 

-29  46 

-9  17 

84  47 

67  17 

-26  47 

22 

75  84 

-11  34 

58  4 

-29  4 

4  9 

97  91 

79  51 

-18  21 

23 

76  50 

-10  50 

59  20 

-28  20 

19  43 

107  47 

90  17 

+  9  18 

24 

358  49 

327  41 

341  19 

810  11 

214  42 

166  18 

148  48 

197  19 

25 

5  30 

328  30 

348  0 

811  0 

980  11 

904  19 

186  49 

269  41 

26 

7  14 

328  46 

349  44 

311  16 

292  9 

217  58 

900  98 

974  82 

27 

8  56 

329  4 

351  26 

311  84 

301  38 

251  22 

914  59 

284  8 

28 

49  32 

337  28 

32  2 

319  58 

287  49 

211  41 

194  11 

270  19 

29 

66  52 

344  8 

49  22 

826  88 

4  25 

76  5 

58  85 

846  55 

30 

74  54 

348  6 

57  24 

830  86 

112  16 

144  44 

197  14 

94  46 

31 

144  38 

145  22 

127  8 

127  52 

264  10 

189  50 

179  90 

246  40 

32 

174  34 

266  6 

157  24 

248  86 

158  8 

155  27 

137  57 

140  83 

33 

180  43 

273  47 

163  28 

256  32 

275  41 

196  49 

179  19 

258  11 

34 

346  51 

320  39 

829  21 

809  9 

269  47 

191  43 

174  18 

252  17 

85 

348  37 

326  53 

831  7 

309  23 

284  81 

203  59 

186  99 

267  1 

36 

851  39 

326  51 

334  9 

309  21 

306  56 

283  4 

915  84 

989  96 

37 

26  14 

331  46 

8  44 

814  16 

199  33 

162  57 

145  97 

189  3 

38 

88  36 

334  24 

21  6  . 

816  54 

319  54 

260  6 

949  86 

809  14 

59 

47  39 

336  51 

80  9 

319  21 

342  4 

14  56 

857  26 

894  34 

40 

50  41 

3>7  49 

33  11 

320  19 

352  29 

54  1 

36  31 

384  59 

41 

59  29 

341  1 

41  59 

823  31 

76  33 

138  57 

121  27 

59  8 

42 

111  42 

19  18 

94  12 

1  48 

334  12 

318  48 

301  18 

316  49 

43 

125  23 

42  7 

107  53 

24  37 

229  54 

175  6 

157  86 

992  24 

44 

126  37 

44  53 

109  7 

27  23 

274  52 

194  8 

176  58 

957  99 

DE  L'EXISTENCE  DE  LA  NUTATION  DIURNE. 


27 


No 

d'ordre. 

A+9D-9T 

A-90-2T 

A+9D-J5-2T 

A-2D-«-9T 

A'+9D'-9T 

A'-9D'-9T 

A'+9D'-«-2T 

A'-2l)'-« 

45 

199*19' 

490  11' 

111-49' 

31041' 

301O45' 

991045' 

204*15' 

2840  15' 

46 

146  98 

163  39 

198  58 

146  9 

150  6 

150  6 

132  36 

99  94 

47 

178  57 

271  35 

161  97 

954  3 

357  11 

335  99 

317  49 

319  41 

48 

196  30 

989  30 

179  0 

979  0 

906  18 

164  49 

147  19 

188  48 

49 

399  91 

395  9 

309  51 

307  89 

966  38 

184  99 

116  59 

249  8 

50 

331  9 

395  91 

913  39  . 

307  51 

985  44 

• 

199  16 

181  46 

268  14 

51 

339  9 

3â4  58 

391  39 

307  98 

394  93 

967  7 

249  37 

306  53 

59 

546  94 

396  36 

398  54 

309  6 

91  14 

399  16 

304  46 

S  44 

58 

46  1 

336  99 

98  31 

318  59 

196  45 

196  45 

109  15 

109  15 

54 

78  8 

349  59 

60  38 

339  99 

95  39 

86  51 

69  91 

8  29 

55 

83  8 

359  59 

65  38 

335  99 

67  99 

154  38 

137  8 

49  52 

56 

115  1 

94  19 

97  31 

6  49 

160  30 

158  30 

141  0 

143  0 

57 

118  54 

30  6 

101  94 

19  36 

979  13 

187  17 

109  47 

254  43 

58 

198  90 

49  40 

110  50 

39  10 

4  59 

88  8 

70  38 

847  22 

59 

141  40 

119  90 

194  10 

101  50 

394  30 

957  80 

940  0 

307  0 

60 

144  99 

141  1 

196  59 

193  31 

46  97 

131  3 

113  33 

28  57 

61 

158  98 

939  3i 

140  58 

915  9 

67  39 

'  149  98 

194  58 

50  9 

69 

168  50 

956  10 

151  90 

938  40 

336  99 

317  34 

300  4 

318  52 

63 

169  39 

957  98 

159  9 

939  58 

338  9 

338  91 

310  51 

390  39 

No 
d'ordre. 

1 

II 

III 

IV 

r 

U' 

iir 

IV' 

1 

^0,49 

+  5,90 

-0,39 

+  45,34 

+  0,16 

-  6,60 

-9,64 

-  8,79 

9 

+  0,46 

+  5,90 

-0,65 

-  34,01 

+  0,17 

-  6,60 

-1,91 

+  0,87 

3 

4-0,51 

+  5,00 

-0,98 

-17,44 

+  0,17 

-  7,90 

-0,58 

+  10,03 

4 

+  0,93 

+  6,40 

+  0,39 

+  6,54 

+  0,07 

-  15,90 

+  0,30 

-  3,99 

5 

+  1,16 

+  1,80 

-0,19 

-  48,40 

-0,07 

-15,80 

-9,84 

-  13,52 

6 

+  1,90 

+  5,90 

-0,60 

-  94,45 

-0.11 

-  90,40 

-1,26 

+  3.49 

7 

+  1,13 

+  9,80 

+  1,90 

*  90,06 

+  0,39 

-  99,80 

+  0,43 

-41,42 

8 

+  0,38 

+  4,80 

+  3,36 

+  5,93 

+  0,16 

-  6,00 

-0,73 

-  59,30 

9 

+  0,74 

+  6,40 

+  3,54 

+ 16,13 

+  0,17 

-11,90 

-0,13 

-  58,86 

10 

+  0,44 

+  5,00 

-^3,06 

-93,11 

+  0,16 

-  6,20 

-2,03 

-  47,09 

11 

+  0,79 

+  6,40 

+  9,03 

+  90,93 

+  0,15 

-11,90 

+  0,63 

-  30,52 

19 

+  0,64 

+  6,40 

+  9,84 

+ 16,57 

+  0,15 

-11,60 

+  0,15 

-  46,65 

13 

+  0,97 

+  6,80 

-0,53 

-  93,54 

+  0,07 

- 15,80 

-1,98 

+  30,59 

14 

+  1,14 

+  5,90 

+  3,99 

+  0,44 

-0.06 

-  19,90 

-1,00 

-  59,73 

15 

+  1,16 

+  4,80 

+  3,19 

'-19,64 

-0,07 

- 19,40 

-1,76 

-61,91 

16 

+  1,33 

+  1,60 

+  3,31 

--  9,69 

-0,38 

-  94,40 

- 1,23 

-61,04 

17 

+  1.36 

+  0,90 

+  9,01 

-91,36 

-0,41 

-  94,40 

-2,21 

-  59,73 

18 

+  1,35 

-0,90 

+  9,91 

-  36,69 

-0,44 

-  25,00 

-2,89 

-51,88 

19 

+  1,37 

-0,60 

+  1,95 

-  69,78 

-0,47 

-  94,80 

-3,16 

-  36,69 

90 

+  1,37 

-1,40 

+  0,33 

-  47,09 

-0.53 

-  95,60 

-2,94 

-  20.93 

il 

+  1,35 

-6,60 

+  9,91 

-91,80 

-0,81 

-  26,80 

-2,26 

-  59,73 

99 

+  1,35 

-6,80 

+  9,31 

-34,41 

-0,84 

-  96,60 

-2,81 

-  59,76 

93 

+  1,35 

-7,40 

+  1,53 

-  43,60 

-0,87 

-  96,80 

-3,14 

-49,99 

28 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


d'ordre 

I 

II 

ITT 

IV 

r 

ir 

iir 

IV' 

34 

4-0,59 

+   6,20 

+  1,96 

+   4,56 

+  0,17 

-   8,80 

-0,40 

-35,81 

25 

+  0,71 

+  6,40 

+  1,43 

-  37,93 

+  0,15 

- 10,80 

-2,71 

-  57,95 

96 

+  0,74 

+   6,40 

+  0,78 

-  44,91 

+  0,15 

-11,60 

-2,91 

-  28,78 

27 

+  0,78 

+   6,40 

-0,15 

-  46,25 

+  0,15 

-11,60 

-2,89 

-  17,44 

28 

+  1,33 

+   1,60 

f  1,05 

-4!,29 

-0,52 

-  23,40 

-2,91 

-33,14 

29 

+  1,38 

-   3,60 

+  2,26 

-19,62 

-0,66 

-  25,80 

-1,91 

-47,09 

50 

+  1,36 

-   3,80 

-0,43 

-  30,08 

-0,23 

-  24,20 

-0,58 

+   8,72 

31 

-0,02 

+   0,40 

+  2,06 

-26,16 

• 

-    0,20 

-2,21 

-46,22 

32 

+  1,25 

-11.40 

+  0,12 

+  17,44 

-1.07 

-  26,40 

+  0,05 

-    1.74 

33 

+  1,12 

-  15,20 

+  1,76 

-  34,44 

-1,23 

-25,20 

-2,66 

-48,60 

54 

+  0,59 

+   4,60 

+  1,98 

-29,65 

+  0,16 

-   5.20 

-2,46 

-45,78 

35 

+  0,39 

+   4,80 

+  1,41 

-  40,98 

+  0,16 

-   6,00 

-2,94 

-  39,24 

36 

+  0,45 

+   5,40 

— 

-  49,70 

+  0,17 

-    6,80 

-2,81 

-  15,70 

37 

+  1,05 

+   6,20 

+  1,58 

+   7,85 

+  0,02 

-17,60 

-0,05 

-26.16 

38 

+  1,22 

+   4,00 

-0,85 

-  42,73 

-0,15 

-20,80 

-2,56 

-    1,74 

39 

+  1,30 

+   2,40 

+  1,43 

+   7,85 

-0,29 

-23,20 

+  0,05 

-21,36 

40 

+  1,38 

+   0,14 

+  2,58 

-   4,80 

-0,54 

-23,60 

-1,00 

-  44,47 

41 

+  1,37 

-   0,12 

-0,78 

-  45,54 

-0,49 

-  25,40 

.2.43 

— 

42 

+  0,69 

-  21,40 

-0,55 

-  54,50 

-1,51 

-19,60 

-0,38 

+   7,25 

43 

+  0,17 

-  24,40 

+  2,41 

-   8,28 

-1.51 

-  10,60 

-1,25 

-  45,34 

44 

+  0,23 

-  24,40 

-0,38 

-  34,00 

-1,50 

-10,00 

-2,66 

-  44,47 

45 

+  0,03 

-  24,40 

+  0,45 

-50,14 

-  1,48 

-  8,00 

-5,19 

-20,06 

46 

+  0,31 

+   4,20 

— 

-  56,66 

+  0,15 

-   4,60 

— 

+  11^ 

47 

+  1,17 

-15,40 

-0,08 

-    1,51 

-1,18 

-  25,80 

-0.03 

+    1,51 

48 

+  0,76 

-20,60 

+  1.75 

+   6,54 

i         -1,50 

-  20.40 

-0.18 

-80,16 

49 

+  0,06 

-    1,60 

+  2,33 

-26,60 

1         +  0,05 

+    1,00 

-2,88 

-50,14 

50 

+  0,10 

-29,00 

+  1,58 

-  42,28 

1         +  0,06 

-   4,60 

-5,09 

-42,29 

51 

+  0,24 

+   3,80 

-1.02 

-  40,98 

\         +0,15 

-   3,60 

-2,16 

+   6,10 

52 

+  0,34 

+   4,60 

-2,46 

- 18,76 

+  0,15 

-  520 

-0,55 

+  38,80 

53 

+  1,30 

+   2,40 

— 

— 

-0,25 

-  22,80 

— 

— 

54 

+  1,52 

-   8,00 

+  1,41 

-  27,47 

-0,89 

-26,80 

-2,15 

-  54,44 

55 

+  1,28 

- 10,00 

-1.26 

-  59,78 

-1,00 

-26,60 

-3,26 

+   3,02 

56 

+  0,57 

-22,20 

+  0,08 

-   0,87 

-1,55 

-17,40 

+  0,13 

-   1,81 

57 

+  0,43 

-23,20 

+  2,21 

-51,59 

-1,55 

-  15,20 

-2,56 

-  49,70 

58 

+  0,02 

-  24,20 

+  2,28 

-  27,90 

-1,45 

-   8,00 

+  2,43 

-51,01 

59 

-0,29 

-   7,00 

-1,03 

-  47,96 

- 1,51 

+   5,00 

-2.59 

+  8,05 

60 

-0,05 

-   0,80 

+  0,08 

-55,81 

-0,04 

+   0,60 

-3,39 

- 18,75 

61 

+  1,35 

-   0,80 

-0,78 

-  52,76 

-0,58 

+    3,20 

-2,91 

-    2,18 

62 

+  1,53 

-   7.00 

-0,66 

- 10,94 

-0,85 

-  26,80 

-0,45 

+   9,16 

63 

+  1,51 

-   7,60 

— 

-   5,28 

-0,87 

-  26,80 

— 

+   5,28 

I» 

^      rsin  (A  +  2D-2T) 
cota,[             g 

sin  (A  -  2D 
R 

-2T)T 

I'  s  col  tt 

rcos(A  +  2D 
L             S 

-  2T)     ces  (A 

-  2D  -  aT)-i 
R             J 

H  « 

,        rcos(A+2D-2T-«) 

«  tg  ^  L          S 

cos(A-2D-< 
R 

irr-«)i 

ir=  ig  J 

r8in{A+2D-! 
L             S 

ST-«)     sin(A- 

2D-2T-«)-i 
R              J 

111  = 

,    ,     rsin  (A' 
fcoi  «  [^ — i— 

+  2D'  -  2T) 
S 

sin(A'-2iy 
R 

'-2Tn 

111'= /-cota 

i          s 

'  -  2T)     C08  (A' 

-2D'-2T)i 
R            J 

IV  = 

,  .    ,  rcos(A'+2D'-2T-«) 

cos(A'-2D'- 
R 

2T-«n 

IV'  =  ftgJ 

^  r8in(A'+2D'- 
L             S 

2T-«)     8in(A'- 

2D'-2T-«)-i 
R            J 

DE  L'EXISTENCE  DE  LA  NUTATION  DIURNE. 


29 


Équation»  de  eondillon. 


1.  . 

A  +80,64  y 

—17,80  X 

—23,10=0. 

34.  . 

A  -22,68  y 

—83,28  X 

-  6,90==^. 

2.  . 

—29,00 

—  7,47 

21,30 

38.  . 

-34,38 

—48,02 

18,48 

3.  . 

-12,91 

-♦-  2,42 

24,30 

36.  . 

43,88 

—28,14 

38,10 

4.  . 

-^14,19 

- 18,78 

28,08 

37.  . 

•4-16,68 

-43,79 

11,40 

8.  . 

—48,86 

-33,23 

46,98 

38.  . 

-38,36 

-21,88 

24,18 

6.  . 

-18,68 

—18,28 

30,48 

39.  . 

-4-12,98 

-44,80 

16,88 

7.  . 

+28,19 

-  64,11 

27.18 

40.  . 

—  1,00 

-69,41 

31,20 

8.  . 

-4-13,77 

—63,87 

18,18 

41.  . 

—44,87 

-28,32 

19,38 

9.  . 

-+-1.6,81 

—70,02 

28,08 

42.  . 

—78,76 

—13,64 

8,88 

43.  . 

—30,10 

—88.78 

26,10 

10.  . 

14,61 

—88,16 

20.10 

44.  . 

-88,88 

—88.63 

19,38 

11.  . 

-1-30,08 

-40,96 

28,38 

48.   . 

—74,06 

—32,73 

28.80 

12.  . 

-1-26,48 

—87,97 

86,70 

46.  . 

-32.18 

-4-  6,89 

18,30 

13.  . 

-16,30 

—14.66 

8.04 

47.  . 

-13,62 

—28,70 

34,38 

14.  . 

-^  10,07 

-79,99 

• 

13,02 

48.  . 

—11,88 

-82.24 

16,20 

13.  . 

-  3,49 

-83,14 

12,18 

16.  . 

-4-  3,62 

-87,08 

33,00 

49.  . 

—28,81 

-81.87 

16,86 

17.  . 

—16,89 

-86,78 

28,38 

80.  . 

-69,61 

-49.83 

11,88 

18.  . 

—33,26 

-80,28 

36,48 

81.  . 

—47,96 

-4-  0.47 

8.40 

19.  . 

—60,78 

—68,08 

28,80 

82.  . 

-16,27 

-4-33,40 

18,96 

20.  . 

-46,79 

-80,00 

26,88 

83.  . 

-•-  3,70 

—23,08 

8,88 

21.  . 

—24,14 

-89,60 

19,20 

54.  . 

-32,74 

-64,26 

44,70 

22.  . 

—37,88 

-83,01 

29,10 

88.  . 

-69,71 

—26,94 

32,70 

23.  . 

—48,14 

-73.10 

31,08 

86.  . 

—20,68 

—20,11 

23,28 

87.  . 

-81,98 

-67,01 

17,28 

24.  . 

.  13,11 

-44,34 

11,10 

88.  . 

—49,80 

-62,89 

29,28 

25.  . 

28,39 

81,29 

19,80 

89.  . 

-86,28 

—  1,08 

22.80 

26.  . 

-37,00 

43,14 

2,88 

60.  . 

-86.88 

28,84 

30,30 

27.  . 

—39.22 

—31,78 

14,40 

61.  . 

-83,00 

8,67 

30,30 

28.   . 

-38,31 

-89.77 

8,28 

62.  . 

-17,27 

-18,92 

23,85 

29.  . 

-19.88 

-78,46 

28,38 

63.  . 

A  —11,82  y 

-22,44  X 

—26.88=0. 

30.  . 

-32,98 

- 16,69 

24,90 

'                     ■' 

31.  . 

-23,72 

-48,63 

30,78 

• 

32.  . 

-^  7,41 

29,16 

36,78 

33.  . 

A -47.36  y 

-72,89  X 

-  38,88=0. 

30 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


Avec  ces  63  équations  de  condiiion  on  peut  former  les  équations  nor- 
males suivantes  : 

63  A  —1446,80  y  -2662,98  x  -1809.84  ==  0, 
—31  -4-2067,98  +1174,42  *  798,88  =  0, 
-83       4-1487,31      -•-2774,93      -+-1371,66  —  0, 

qui  donneront  pour  les  inconnues  les  valeurs  suivantes  : 

t 

A  =  -^  17",48        a;  =  —  0",172        j/  ==  -  0",088 


d'où  Ton  déduit 


K  ==  —  0",181      et      L  =  36«W.  de  Pulkowa, 

L  =  6«W.  de  Greenwich. 


Si  Ton  remplace  les  inconnues  par  leurs  valeurs  dans  les  équations 
de  condition  correspondant  aux  observations  qui  présentent  le  plus  grand 
écart,  on  a  ; 


N*  d'ordre. 

Dates  des  obsbbvations. 

Obserr.  de.PuIkova. 

Obierr.  corrigées. 

8 

1861.  Mai 

1.  .  . 

l'^40',13 

38',72 

8 

Octobre 

6.  .  . 

38',21 

38',86 

12 

1862.  Avril 

18.  .  . 

40',78 

38',73 

13 

Avril 

23.  . 

37%48 

38',39 

26 

1868.  Avril 

14.  .  , 

37',19 

38',80 

32 

Décembre 

8.  . 

39',48 

38',47 

36 

1869.  Avril 

S.  . 

39',04 

38',62 

42 

Juillet 

1.  .  , 

37',39 

38',61 

81 

1870.  Mars 

2o«  .  . 

37',86 

38',30 

84 

Juin 

1. . . 

39«,98 

39',02 

DE  L'EXISTENCE  DE  LA  MUTATION  DIURNE. 


31 


URSAE 


CiêÈ 


ORIS  (Greenwich,  1869). 


K  =  —  0:124        L  =  28o  W.  de  Greenwich. 


No 

DATES 

Temps  noyoD 

SULJ 

KIL. 

LU 

NE. 

Asc.  droite 
observée. 

d'ordre. 

DES  OBSERVATIONS. 

deGreeiiwidi. 

Asc.  dr.  moj. 

Décl. 

Asc.  dr.  moy. 

Décl. 

1 

1869«  Janv. 

1. 

6»»  95'»  p.*. 

18i>49<" 

-99059' 

9k  50- 

+13055' 

1M0'»55«+8:80 

S 

9. 

6  91 

18  55 

-99  54 

10  58 

+10  57 

5,59 

S 

4. 

6  14 

19    9 

-99  49 

19  85 

+  0  56 

4,87 

4 

5. 

6  10 

19    6 

-99  55 

15  97 

-  4     6 

4,40 

5 

8. 

5  58 

19  19 

-99  11 

16    5 

-15  56 

5,47 

6 

Avril 

11. 

95  51 

1  90 

4^  8  96 

0  18 

-  9  19 

5,10 

7 

15. 

95  45 

1  97 

+  9  10 

5  94 

+15  SI 

1,74 

8 

96. 

99  59 

9  16 

+15  57 

15  99 

-15  51 

1,59 

9 

97. 

99  48 

9  90 

+15  56 

16  96 

-17    5 

4,34 

10 

98. 

99  44 

9  95 

+14  15 

17  95 

-19  15 

6,98 

11 

99. 

99  40 

9  97 

+14  54 

18  19 

-90  17 

4,59 

19 

Mai 

19. 

91  49 

5  17 

+18  95 

4  50 

+18  14 

6,97 

15 

19. 

91  91 

S  45 

-19    6 

11  94 

+  7  17 

5,60 

14 

Juin 

6. 

90  10 

4  58 

+99  49 

9  46 

+10  44 

0,84 

15 

8. 

90    9 

5    6 

+99  55 

4  99 

+17  18 

3,87 

16 

Sept. 

15. 

15  59 

11  55 

+  9  55 

90  15 

-19  94 

1,85 

17 

90. 

15  19 

11  51 

+  0  59 

0    7 

-  5  45 

5.11 

18 

91. 

15    8 

11  55 

+  0  56 

0  51 

+  0  96 

5,94 

19 

95. 

19  55 

19    9 

-  0  58 

5  55 

+15  56 

9,86 

90 

98. 

19  41 

19  90 

-  9    8 

6  54 

+90  50 

1,84 

91 

Oct. 

1. 

19  99 

19  51 

-  5  18 

9  95 

+16  99 

4,99 

99 

5. 

19  15 

19  45 

-  4  51 

15  16 

-  9  48 

4,58 

95 

6. 

19  10 

19  49 

-  5  14 

14  15 

-  8    9 

4,91 

94 

8. 

19    1 

19  56 

-  6    0 

16    8 

-16  97 

4,41 

95 

9. 

11  57 

15    0 

-  6  95 

17    6 

-19    8 

5,85 

96 

11. 

11  50 

15    7 

-  7    9 

18  59 

-90  57 

4,47 

97 

19. 

11  18 

15  57 

-10    6 

1  90 

+  3  15 

5,49 

98 

Nov. 

4. 

10  15 

14  59 

-15  99 

15  57 

-14  41 

5,58 

99 

6. 

10    7 

14  47 

-16    6 

17  55 

-90  16 

6,08 

50 

10. 

9  51 

15    5 

-17  15 

91  17 

-17  11 

4,96 

81 

11. 

9  47 

15    7 

+17  59 

99    6 

,   -14  11 

5,40 

59 

15. 

9  59 

15  95 

-18  55 

1     5 

-  1  40 

5,76 

55 

16. 

9  98 

15  97 

-18  50 

1  49 

+  6  59 

5,09 

54 

19. 

9  16 

15  40 

-19  55 

4  19 

+16  59 

4,51 

55 

90. 

9  19 

15  44 

-19  47 

5    4 

+19  19 

9,59 

56 

Dec. 

14. 

7  57 

17  98 

-95  15 

9  17 

+  8  16 

4,59 

57 

90. 

7  14 

17  54 

-95  97 

7  50 

+91     8 

8,90 

58 

99. 

6  58 

18  54 

-95  15 

15  41 

-14  59 

♦5,57 

32 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


N« 

DATES 

Tempi  mojHi 

OLFLiJ 

blli. 

LiUI 

ir.. 

-    Asc.  droite 

d'ordre. 

DBS  OBSBaYATIONS. 

ëeGnenvieh. 

Asc.  dr.  moy. 

Décl. 

Asc.  dr.  moy. 

Décl. 

observée. 

59 

1869.  JaDT. 

1. 

18»>95-p.i. 

18^49- 

-99*59' 

lOi'IS- 

+10*59' 

1i>10-55*+4;96 

40 

S. 

18  17 

18  57 

-99  48 

19    9 

+  9  59 

4,66 

41 

5. 

18  14 

19    6 

-99  55 

13  55 

-  6  90 

4,74 

49 

7. 

18    9 

19  15 

-99  90 

15  57 

-14    5 

5,71 

43 

Avril 

19. 

11  47 

1  94 

4^  8  48 

9  19 

+  8    9 

3,09 

44 

15. 

11  43 

1  97 

+  9  10 

5    0 

+11  48 

1,71 

45 

97. 

10  48 

9  90 

•fl5  56 

15  57 

-15  55 

9,93 

46 

98. 

10  44 

9  98 

+14  15 

16  54 

-18  18 

5,59 

47 

99. 

10  40 

9  97 

4^14  34 

17  51 

-19  55 

7,00 

48 

80. 

10  36 

9  31 

+14  59 

18  45 

-90  95 

4,54 

49 

Mti 

13. 

9  45 

3  91 

+18  98 

5  18 

+19  99 

6,95 

50 

90. 

9  17 

3  49 

+90    5 

11  51 

+  4  53 

5,69 

51 

Juin 

7. 

8    6 

5    9 

+99  47 

9  99 

+  8  47 

0,78 

53 

8. 

8    9 

5    6 

+99  53 

4    9 

+15  54 

5,98 

53 

9. 

7  58 

5  11 

+99  58 

4  56 

+18  99 

4,09 

54 

Sept. 

15. 

1  39 

11  53 

+  9  55 

19  44 

-90    8 

1.47 

55 

16. 

1  18 

11  57 

+  9  59 

90  54 

-18  40 

9,00 

56 

91. 

1     8 

11  55 

+  0  56 

0  99 

-  1  40 

4,10 

57 

95. 

0  53 

19    9 

-  0  58 

5  50 

+14    3 

9,86 

58 

99. 

0  57 

19  93 

-  9  59 

^    0 

+20  50 

9,04 

69 

Ocl. 

1. 

0  99 

19  51 

-  5  18 

8  56 

+17  53 

4,85 

60 

6. 

0  10 

19  49 

-  5  14 

15  44 

-  5  98 

4,61 

61 

7. 

0    6 

19  59 

-5  37 

15  59 

-14  41 

5,50 

69 

9 

93  57 

15    0 

-  6  95 

17  54 

-90    9 

5,09 

63 

11. 

93  50 

15    7 

-7    9 

19  96 

-90  41 

4,40 

64 

19. 

93  46 

13  11 

-  7  51 

90  19 

-19  95 

4,58 

65 

19. 

93  18 

15  57 

-10    6 

1  43 

+  5  91 

5^97 

66 

Nov. 

4. 

99  15 

14  59 

-15  99 

16    7 

-16  59 

3,49 

67 

5. 

99  11 

14  45 

-15  47 

17    6 

-19  90 

6,08 

68 

10. 

91  51 

15    5 

-17  15 

91  41 

-15  46 

6,07 

69 

15. 

91  89 

15  95 

-18  50 

1  98 

+  5  55 

5,43 

70 

19. 

91  16 

15  40 

-19  55 

4  58 

+18  11 

4;S8 

71 

Dec 

15. 

19  51 

17  95 

-95  11 

1  54 

+  6  18 

4,50 

79 

19. 

19  18 

17  50 

-93  96 

7     1 

+91  94 

4^1 

73 

99. 

18  58 

18  54 

-93  15 

16  10 

-16  40 

+  5,58 

DE  L'EXISTENCE  DE  LA  NUTAÏION  DIURNE.  33 


d'ordre. 

A+2D-2T 

A-2D-2T 

A+2D-«-2T 

A-2D-«-2T 

A'+2D'-2T 

A'-2D'-2T  A'+2D'-«-2T 

A'-2D'-«- 

1 

201«17' 

2930  15' 

183047' 

2750  43' 

140O20' 

840  40' 

1^2030' 

670 10 

2 

202  17 

294  3 

184  47 

276  33 

145  54 

103  16 

128  14 

85  46 

3 

205  G 

295  54 

187  36 

278  24 

154  47 

152  33 

137  17 

135  3 

4 

206  20 

296  40 

188  50 

279  10 

158  33 

174  57 

141  3 

157  27 

5 

210  23 

299  7 

192  53 

281  37 

174  43 

236  57 

157  13 

219  27 

6 

1  52 

328  8 

344  22 

310  38 

325  6 

333  54 

307  36 

316  24 

7 

5  5 

3^8  25 

347  35 

300  55 

33  2 

348  58 

15  32 

351  28 

8 

26  14 

331  40 

8  44 

314  16 

169  33 

224  57 

153  3 

207  27 

9 

27  62 

332  8 

10  22 

314  38 

177  20 

245  40 

159  50 

228  10 

10 

29  15 

332  15 

11  45 

314  45 

187  15 

264  15 

169  45 

246  45 

11 

30  53 

332  37 

13  23 

315  7 

199  11 

280  19 

181  41 

262  49 

13 

51  1 

337  '29 

33  31 

319  59 

73  58 

1  2 

56  28 

343  52 

13 

60  55 

341  35 

43  25 

324  5 

150  34 

121  26 

153  4 

105  56 

14 

85  14 

354  6 

67  44 

336  36 

27  58 

345  2 

10  28 

527  52 

15 

87  16 

355  44 

69  46 

338  14 

66  51 

357  39 

49  21 

340  9 

16 

144  5 

132  15 

126  35 

114  45 

229  27 

307  3 

211  57 

289  53 

17 

144  43 

140  47 

127  13 

123  17 

319  15 

334  15 

301  45 

516  45 

18 

144  57 

142  33 

127  27 

125  3 

338  37 

330  53 

321  7 

519  25 

19 

145  59 

148  11 

128  29 

130  41 

54  57 

352  53 

37  27 

535  3 

30 

145  44 

154  16 

128  14 

136  46 

105  10 

21  50 

87  40 

4  20 

21 

146  9 

159  21 

128  30 

141  51 

138  59 

73  31 

121  29 

56  1 

2i 

146  33 

165  57 

129  3 

148  27 

158*24 

169  36 

140  54 

152  6 

23  ' 

146  47 

167  43 

129  17 

150  13 

162  9 

194  19 

144  39 

170  49 

24 

147  0 

171  0 

129  30 

153  30 

174  6 

239  54 

150  36 

222  34 

25 

147  14 

172  46 

129  34 

155  16 

183  14 

239  46 

165  44 

242  16 

26 

147  27 

176  3 

129  57 

158  35 

207  51 

291  39 

190  21 

274  9 

27 

149  3 

189  27 

131  33 

171  57 

331  30 

338  30 

334  0 

321  0 

28 

153  47 

215  43 

136  17 

198  13 

169  53 

228  37 

152  23 

211  7 

2» 

153  33 

219  57 

136  3 

202  27 

188  13 

269  17 

170  43 

251  47 

50 

156  15 

225  15 

158  45 

207  45 

249  53 

318  37 

232  23 

301  7 

51 

156  41 

226  49 

139  11 

209  19 

268  8 

324  52 

350  38 

307  22 

32 

158  35 

252  55 

141  5 

215  25 

537  55 

344  35 

320  25 

527  5 

33 

158  55 

234  35 

141  25 

217  5 

5  59 

340  31 

346  29 

525  1 

34 

160  54 

239  6 

143  24 

221  36 

61  44 

554  16 

44  14 

336  46 

35 

163  56 

243  4 

146  26 

225  34 

79  58 

3  22 

62  8 

545  52 

36 

180  30 

273  30 

163  0 

256  0 

15  47 

542  43 

358  17 

525  15 

37 

186  36 

280  24 

169  6 

262  54 

119  46 

35  14 

102  16 

17  44 

38 

107  4 

289  56 

179  34 

272  26 

170  31 

229  59 

153  1 

212  29 

39  201O15'  293015'  183o45'  275o45'  135oâ8'  95o52'  115o58'  78o  2' 

40  203  39  294  51  186  9  277  21  153  13  141  17  155  45  125  47 

41  306  20  296  40  188  50  279  10  160  55  185  55  143  5  168  25 

42  309  5  398  25  191  55  280  55  171  5  227  23  153  55  209  55 


45 

5  36 

528  24 

546  6 

300  54 

14  4 

341  50 

356  54 

324  36 

44 

5  5 

528  25. 

548  55 

310  55 

35  56 

346  24 

16  6 

528  54 

45 

27  52 

552  8 

10  22 

314  38 

173  5 

^35  25 

155  55 

217  55 

46 

29  15 

552  15 

11  45 

514  45 

181  54 

255  6 

164  24 

337  56 

47 

50  53 

552  57 

15  23 

515  7 

112  55 

372  35 

175  35 

255  5 

48 

32  39 

553  1 

14  59 

315  51 

205  35 

287  1 

188  5 

269  51 

49 

52  11 

358  29 

34  41 

520  59 

82  54 

6  6 

65  24 

549  36 

ToHE  LL 


u 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


d'ordre. 

A49D-9T 

A-2D-2T 

A42D.«  2T 

A-2D.a-9T 

A'42D'-9T 

A'-2D'-2T 

A'42D'-«-2T 

A'-9D'-«- 

50 

0â«91' 

3410  9' 

44-51' 

323039' 

151031' 

132»  59* 

134«  V 

115»  99' 

51 

G6 

4 

14  56 

48  34 

357  26 

18  4 

849  56 

0  84 

395  96 

52 

67  16 

15  44 

49  46 

358  14 

60  28 

357  39 

42  58 

840  9 

53 

68  41 

16  49 

51  11 

859  19 

75  58 

9  19 

58  98 

344  49 

54 

144 

5 

132  95 

126  35 

114  55 

220  14 

800  46 

202  44 

983  16 

55 

144 

19 

134  11 

126  40 

116  41 

236  10 

810  50 

918  40 

993  90 

56 

144  57 

142  33 

127  27 

125  3 

298  55 

935  85 

911  95 

918  5 

57 

145  19 

148  11 

127  39 

120  41 

45  56 

349  94 

98  6 

391  54 

58 

145  49 

155  49 

128  11 

138  19 

111  40 

98  90 

94  10 

10  50 

59 

146 

9 

159  91 

128  39 

141  51 

1Ô4  46 

63  14 

117  16 

45  44 

60 

146  47 

167  43 

129  17 

150  13 

160  4 

181  56 

142  84 

164  96 

61 

146  48 

169  14 

129  18 

151  44 

170  93 

229  7 

159  53 

211  87 

69 

147  94 

172  46 

129  54 

155  16 

188  96 

968  84 

170  56 

951  4 

63 

147  97 

176  3 

129  67 

158  33 

915  8 

997  69 

197  88 

980  99 

64 

147  43 

177  47 

130  13 

160  17 

• 

230  55 

308  85 

913  95 

991  5 

65 

149 

3 

189  97 

131  33 

171  57 

346  27 

895  8 

328  57 

307  33 

66 

153  47 

915  43 

136  17 

198  13 

178  41 

939  49 

156  11 

922  19 

67 

154  11 

917  19 

136  41 

199  49 

182  50 

960  10 

165  90 

242  40 

68 

156  15 

925  15 

139  45 

907  45 

158  43 

821  47 

141  18 

804  17 

60 

158 

5 

233  25 

140  85 

215  55 

354  50 

839  10 

837  90 

311  40 

70 

160  54 

239  6 

145  24 

231  36 

70  52 

558  8 

53  99 

530  88 

71 

179  93 

271  7 

161  53* 

953  87 

05  54 

341  6 

348  94 

823  86 

72 

185  38 

278  22 

168  8 

960  59 

113  3 

27  27 

05  58 

9  57 

73 

197 

4 

289  56 

179  84 

979  96 

174  10 

940  50 

156  40 

228  90 

N»  d'ordre. 

I 

11 

III 

IV 

r 

U' 

iir 

IV 

1 

+ 

64 

-  152 

-18,40 

-  92,00 

-  90 

-  916 

•H  3,49 

-  40,55 

9 

+ 

63 

-  154 

-  18,00 

-  92,40 

-  87 

-  143 

4  9,16 

-  30,08 

3 

+ 

55 

-  155 

-  17,00 

-  92,60 

-   8 

-   5 

4  1,31 

-  0,87 

4 

+ 

51 

-  155 

-  16.60 

-23,00 

^    68 

4  17 

- 10,46 

4  6,10 

5 

+ 

49 

-  155 

-  15,20 

-23,60 

4  233 

-  115 

-  44,47 

-  6,10 

6 

4- 

64 

+  17 

-  9,40 

4  6,00 

-  32 

-  90 

4  4,36 

-  4,36 

7 

+ 

71 

4  17 

-13,00 

4  9,20 

4^  183 

-  35 

-33,14 

4  3,92 

8 

■1 

105 

4   2 

- 17,60 

4  6,00 

4  226 

-  68 

-  40,1 1 

4  0,43 

9 

4 

108 

— 

-  17,60 

•1  4,20 

4  241 

-  148 

-  47,09 

-11,77 

10 

+ 

109 

-   1 

- 18,40 

4  4,20 

4  918 

-  293 

-  47.59 

-  25,72 

11 

-» 

111 

.   3 

-18,60 

4  4,00 

4  163 

-  981 

-41,86 

-38,87 

19 

4 

135 

-  33 

-  24,00 

4  1,20 

4  936 

-  181 

-  48,40 

-17.44 

15 

+ 

136 

-  54 

-  25,40 

-  1,60 

-  95 

-  88 

4  10,46 

- 19,18 

14 

+ 

127 

-  103 

-26,40 

-11,00 

4  183 

-  93 

-30,59 

+  5.67 

15 

4 

123 

-  109 

-26,20 

-11,80 

4  938 

-  158 

-47,59 

-12,91 

16 

- 

17 

-  16 

4  2,20 

-  3,60 

4  1» 

-  316 

- 17,88 

-51,88 

17 

- 

6 

-   4 

4  0,80 

-  1.20 

-  55 

-  414 

*  7,41 

-  8;r9 

18 

- 

3 

-   2 

4  0,40 

-  0,60 

4   8 

-  464 

-  1,51 

4  1,51 

19 

+ 

8 

4   2 

-  0,80 

4  0,80 

4  936 

-  105 

-  44,47 

-  430 

90 

+ 

14 

4   8 

-  2,20 

4  9,90 

4  155 

-  168 

-  40,55 

-4239 

91 

+ 

98 

4   11 

-  3.60 

4  8,90 

-  75 

-  950 

-  1,31 

-47,09 

99 

•f 

84 

4   15 

-  5,00 

4  4,40 

4  50 

-  19 

-  6,98 

4^  4,86 

93 

+ 

88 

4   16 

-  5,60 

4  4.80 

+  138 

-   5 

-  99,67 

+  7,85 

DE  L'EXISTENCE  DE  I.A  NUTATION  DIURNE.  3S 


K*  d'orirc 

I 

II 

m 

IV 

r 

ir 

ur 

IV' 

94 

+    43 

+ 

17 

-  6,40 

•«■ 

5,00 

+  243 

-  193 

-  46,29 

-  7,85 

35 

*    48 

+ 

17 

-  7,00 

+ 

5,40 

•»•  233 

-  908 

-  48,83 

-21,80 

90 

4^  54 

+ 

18 

-  8,90* 

+ 

5,80 

+  115 

-  314 

-  36,19 

-  45,78 

97 

+    78 

+ 

15 

-19,00 

+ 

6,40 

*    85 

4^  30 

-  8,98 

4-  5,93 

98 

+  118 

- 

10 

-  90,00 

+ 

4,60 

4-  231 

-  80 

-43,16 

-  0,»7 

99 

^  194 

- 

15 

-91,90 

+ 

4,90 

4-  216 

-  243 

-  48,40 

-29  65 

30 

+  199 

- 

95 

-  99,60 

+ 

9,60 

-  70 

-  274 

-  3,05 

-  49,70 

31 

^   199 

- 

98 

-99,80 

+ 

9,40 

-  108 

-  913 

4-  0,54 

-40,55 

39 

+  135 

- 

33 

-  94,00 

+ 

0,80 

-  28 

-  10 

4*  4,36 

-  3,05 

33 

+   155 

- 

41 

-  94,60 

+ 

0,40 

+  100 

4-  19 

-15,70 

4.  7,41 

34 

♦  137 

- 

49 

-  95,40 

- 

1,90 

4^  246 

-  131 

-  47,09 

-  8,72 

35 

^  134 

- 

59 

-  95,60 

- 

9,80 

4^  233 

-  908 

-48,83 

-21,80 

36 

*   113 

- 

193 

-  95,90 

- 

14,40 

4^  143 

— 

-  93,54 

4-  7,85 

37 

^  99 

- 

133 

-  93,60 

- 

17,90 

+  75 

-  80 

-99,91 

-  50,58 

38 

+  75 

- 

159 

-  90,00 

- 

90,60 

4-  208 

4-  409 

-  49,73 

-  1,74 

39 

^  64 

- 

159 

-18,40 

- 

99,00 

-  65 

-  196 

4-  3,48 

-98,31 

40 

♦  57 

- 

153 

-17,80 

- 

99,90 

-  45 

-  98 

4-  6,09 

-  6,47 

41 

f  51 

- 

155 

-16,60 

- 

93,00 

+  107 

4^  10 

- 16,96 

+  7,28 

49 

+  44 

- 

154 

- 14,80 

26,90 

f  143 

-  78 

-  40,89 

-  1.39 

43 

^  69 

+ 

17 

- 19,40 

4- 

9,00 

4-  18 

4-   5 

-  93,49 

4-  8,95 

44 

+  71 

■I- 

17 

-11,90 

+ 

6,40 

4^  201 

-  35 

-  34,80 

+  4,33 

45 

+  108 

— 

- 17,60 

+ 

4,90 

4-  171 

-  105 

-44,80 

-  5,94 

46 

*   109 

- 

1 

- 18,40 

+ 

4,90 

4-  236 

-  186 

-49,15 

-18,75 

47 

•f  119 

- 

3 

-18,60 

+ 

5,20 

+  196 

-  956 

-  46,1 1 

-89,90 

48 

+  113 

- 

4 

-19,00 

+ 

5,00 

4^  131 

-  999 

-37,41 

-43,19 

49 

4-  133 

- 

36 

-94,00 

+ 

0,80 

•f  293 

-  918 

-  46,98 

-  94,42 

50 

•I-  139 

- 

55 

-  96,00 

- 

9,00 

-  65 

-  50 

4^  8.96 

-11.77 

51 

+  75 

- 

64 

-16,00 

- 

6,80 

4^  150 

-   9 

-  95,66 

4-  7,85 

59 

+  74 

- 

66 

- 16,00 

- 

7,90 

4-  226 

-  125 

-  44,37 

-  9,10 

53 

+  74 

- 

69 

-16,00 

- 

7,40 

+  235 

-  191 

-  48,98 

-19,18 

54 

-  17 

- 

10 

+  9,90 

- 

3,60 

+    55 

-  324 

-  95,95 

-40,70 

55 

• 

-  15 

- 

U 

+  9,90 

- 

3,60 

-  20 

-  306 

- 19,61 

-51,01 

56 

-   3 

+ 

9 

+  1,60 

• 

2,60 

4-  20 

-  25 

-  4,35 

-  3,05 

57 

+   4 

4- 

3 

+  0,60 

- 

1,00 

*  228 

-  75 

-47,41 

+  3.92 

58 

+  17 

+ 

9 

*    1,40 

- 

9,00 

+  115 

-  314 

-  35,93 

-  45,78 

59 

f  93 

+ 

11 

-  9,90 

+ 

2,90 

-  20 

-  291 

-  7,56 

-  49,70 

60 

^    38 

+ 

16 

-  5,60 

+ 

4,80 

4-   5 

+  15 

- 13,92 

4-  6,98 

61 

+  43 

+ 

17 

-  6,90 

+ 

5,00 

+  146 

-  331 

-42,63 

-  1,74 

69 

^    54 

+ 

17 

-  7,00 

+ 

5,40 

^  216 

-  943 

-  48,28 

-  28.78 

63 

■t-    58 

-1- 

18 

-  8,90 

+ 

5,80 

4-  78 

-  396 

-29,14 

-  48,83 

64 

+  78 

-l- 

17 

-  8,60 

4 

6,00 

— 

-  319 

-16.96 

-  52,37 

65 

*  118 

+ 

15 

- 19,00 

+ 

6,40 

4-  89 

4^  980 

-11,74 

+ 10,42 

66 

^  190 

- 

10 

-  90,00 

+ 

4,60 

4-  195 

-  193 

-  46,98 

-  7,49 

67 

t-   199 

- 

11 

-90,40 

+ 

4,20 

4-  933 

-  908 

-  50,02 

-  29,67 

68 

i-  135 

- 

95 

-99,90 

+ 

9,90 

4-  65 

-  439 

-  63,51 

-58,49 

69 

i-   137 

- 

38 

-  94,40 

+ 

0,60 

4-  68 

4^  18 

-15,22 

4^10,90 

70 

+  117 

- 

49 

-  95,40 

- 

1,90 

+  946 

-  168 

-55,68 

-11,77 

71 

+  117 

- 

117 

-95,40 

- 

13,40 

+    68 

+  10 

-16,53 

4-  7,41 

79 

^  109 

- 

130 

-94,00 

- 

16,40 

+  118 

-  391 

-  35,67 

-47,09 

73 

+  74 

- 

152 

-20,00 

- 

90,60 

+  193 

-  123 

-  46,54 

-  8,98 

36 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


Êqvatlolifli  de  eandltlan. 


i  . 

.    A  -  62,81  y 

—18,88  X 

-  3,30=  0. 

39.  . 

A -81,34  y 

—18,40  X 

-4,26  -- 

2  .  . 

— S2,73 

11,81 

3,32 

40.  . 

29,a8 

-13,82 

4,66 

3  . 

-  23,00 

-  17,29 

4,87 

41.  . 

13,37 

-38,01 

4,74 

4  . 

1S,71 

-28,44 

4,40 

42.   . 

—23,64 

-38,01 

8,71 

8  . 

-  26,9o 

-  «2,37 

8,47 

43.   . 

-»^  18,13 

—38,67 

3,09 

6  . 

-V  2,26 

—  3,07 

3,10 

44.  . 

-♦13,48 

—46,18 

1,71 

7  . 

.  18,86 

-46,32 

1.74 

43.  . 

.-  1,76 

-63,45 

2,93 

8  . 

■»-  9,74 

—38,37 

1,89 

46.   . 

-11,10 

—69.42 

8,39 

9  . 

—  4,08 

66,17 

4,34 

47.  . 

—23,98 

-  67,30 

7,00 

10  . 

18,23 

-68,16 

6,28 

48.  . 

-  33,72 

-  89,44 

4,34 

U  . 

-  31,63 

-  63.30 

4,39 

49.   . 

-20,06 

73,82 

6,23 

ii  . 

—12.33 

—74,34 

6,27 

30.  . 

-13,03 

-18,79 

3.62 

13  . 

-20,37 

-16,36 

3.60 

51.   . 

-»-  3.30 

-  42,32 

0,78 

14  . 

—  2,23 

38,18 

o.ai 

82.  . 

■*■  13,36 

-62,28 

3,98 

13  . 

—20,40 

—76,34 

3,87 

33.   . 

—22,49 

—66,88 

4,09 

16  .  , 

— oo,oz 

—19,00 

1,83 

34.  . 

—82,92 

-26,43 

1.47 

17  .  . 

-10,83 

■*■  4,03 

8,11 

83.   . 

-84,96 

-13,61 

2,00 

18  . 

-+-  0,76 

-  4,37 

3,24 

86.  . 

—  8,48 

-  3,02 

4,10 

19  . 

—  1,61 

-46,30 

2,86 

87.  . 

-+-  3,24 

—47,33 

2,86 

20  . 

—38,40 

-44,33 

1,84 

88.   . 

-46,46 

—36,88 

2,04 

21   . 

—44,41 

-  7,39 

4,99 

89.   . 

—47,47 

—12,36 

4,83 

22  . 

-t-  9,60 

-11,71 

4,38 

60.  . 

+12,08 

- 19,21 

4,61 

23  .  . 

-  14,41 

—28,06 

4,21 

61.   . 

-♦-  3,13 

-31,97 

3,50 

24  . 

-V  0,01 

-33,68 

4.41 

62.  . 

—20,68 

87,84 

8.02 

25  . 

—13,89 

-37,74 

8,83 

63.  . 

-41,67 

-40,40 

4,40 

26  . 

—38,29 

47,33 

4,47 

64.   . 

—43,84 

-28,88 

4,38 

27  . 

■«13,26 

-  19,83 

8,49 

63.  . 

-4  18,86 

-  30,70 

5,27 

28  . 

-H  7,22 

64,06 

3,38 

66.   . 

^    0,23 

-  67,31 

3,42 

29  . 

22,03 

72,18 

6,08 

67.   . 

14,83 

-72,61 

6,08 

30  . 

46,81 

-  28,62 

4,96 

68.   . 

34,22 

—90,26 

5,07 

31  .  . 

-  37,94 

-18,67 

3,40 

69.   . 

H  13,83 

—39.82 

8,43 

32  . 

—  1,20 

—20,12 

3,78 

70.   . 

9,34 

83.28 

4,88 

33  . 

H  10,16 

40,89 

3.09 

71.  . 

—  2,84 

-43,00 

4,80 

34  .  . 

—  6,09 

-74,29 

4,31 

72.   . 

-61,29 

-64,18 

4,81 

3o  . 

-20,93 

-77,10 

2,39 

73.   . 

A  -26,21  y 

—69,34  X 

-3,88= 

36  .  . 

—  6,83 

-49,97 

4,39 

37  . 

—66,04 

80,94 

3,90 

38  .  . 

,    A— 19,81  y 

-60,16  X 

-3,87=0. 

0. 


—3.88=0. 


DE  L'EXISTENCE  DE  LA  NUTATIOiN  DIURNE. 


37 


Ces  équations  de  condition  conduisent  aux  équations  normales  suivantes  : 

73  A  —  1262  y  —     3192  x  —     4342  =  0 

—  1262  A  -*-  60063  y  -t-   80760  x  +  80650  ==  0  , 

—  3192  A  +  S0760  y   -h  178190  x   -«-  202829  =  0,  ) 

qui  donnent  pour  k,  y  ei  x  les  valeurs  : 

A  =  +  3s768  log  y  =  5,8301347,  log  a;  =  1,014S20S„ , 


d'où  Pon  déduit 


K  =  -  0",1236       et       L  =  28«,24',25". 


Appliquant  la  nulalion  diurne  aux  observations  qui  s'écartent  le  plus  de 
la  moyenne. 


ObserratioiM  corrigées. 

DATES. 

Observ. 

Greenwicb. 

Nuutioii  diurne. 

de  la  nulalion. 

1869.    Avril.  . 

.    13  p.  s. 

140»S4,74 

0,249 

54',491 

Avril .  .  . 

.    26 

54,59 

0,359 

54,231 

Avril  .  .  . 

.    28 

59,28 

0,563 

58,727 

Mai 

12 

59,27 

0,570 

58,700 

Juin  .  .  .  . 

.      6 

53,84 

0,412 

53,428 

Novembre  , 

6 

59,08 

0,597 

58,293. 

Si  Ton  prend  les  écarts  les  plus  grands  entre  les  observations 


59',08  —  54',76  =  4',34 

89.27  -  54,89  =  4,68 

89.28  —  83,84  =  8,44 

et  pour  les  passages  inférieurs  : 


88',293  —  54,491  =  3',802 
58,700  -  54,231  =  4,469 
58,727  —  63,428  ==  5,299 


1869.    Avril  ...  13 

Avril  ...  29 

Mai  ....  13 

Juin.  ...  7 


lMO-64,71 
60,00 
59,23 
63,78 


0,258 
0,572 
0,597 
0,278 


64',482 
59,428 
58,633 
53,502 


et  pour  les  plus  grands  écarts  : 


69,23  —  54,71  =  4,62 
60,00  —  53,78  =.  6,22 


58',633  -  54,452  =-  4,181 
89,428  —  83,602  =  5,926 


38 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


a  URSAE 


Ciii 


ORIS  ^Washington,  1870). 


K  =  —  OMS       L  =  S*»  E.  de  Greenwîch. 


No 


DATES 


SOLEIL 
d'ordre.    DES  OBSERVATIONS.    I»  CriMvick.      Asc  dr.  moy.         DécL 


Teifi  Bijci 


LUNE 


Asc  dr.  moy.        DécL 


1 

2 

3 

4 

5 

0 

7 

8 

9 

10 

11 

12 

13 

14 

15 

16 

17 

18 

19 

20 

2t 

22 

25 

24 

25 

26 

27 

28 

29 

30 
81 
32 
33 
34 


1870.  Février  25, 
Mare  3. 
10. 
16. 
18. 
19. 
23. 
24. 
25. 
8. 
12, 


Avril 


25. 

29. 

Mai         1. 

8. 

11. 

13. 

15. 

19. 
Jain        6. 

17. 

20. 

22. 

24. 

29. 
JaUlet   14. 

17. 

19. 

Mars      16. 

18. 

19. 

24. 
Avril       8. 


8»'  0' 

7  35 
6  57 
6  43 

0  85 
6  82 
6  15 
6  11 
6  8 
5  18 
4  57 
4  17 
4    5 

8  50 
8  41 
3  14 
8  8 
2  55 
2  47 
2  31 

1  20 
0  87 
0  25 
0  17 
0    9 

25  49 
2i  49 
22  38 
22  80 

18  43 
18  85 
18  81 
18  4 
17    4 


2ii>34« 

22  56 

23  22 

28  44 

23  52 

23  55 

0  10 

0  18 

0  17 

1  8 

1  20 

2  3 
2  15 
2  80 

2  88 

3  0 
3  16 
8  24 
8  32 
3  48 
5  1 
5  46 

5  59 

6  8 
6  16 

6  88 

7  38 
7  50 
7  58 

25  46 

23  55 
28  58 

0  18 

1  11 


+ 
+ 
+ 
•I- 


9«  3' 

6  47 
4  4 
1  42 
0  54 

0  81 

1  4 
1  27 
1  51 

7  14 
9    4 

^  12  33 
+  18  32 
+  14  48 
^  15  26 
+  17  6 
+  18  9 
+  18  58 
+  19  7 
4^  20  0 
*  22  46 
^  23  25 
+  28  27 
^  28  27 
4  23  24 
4  23  15 
+  21  3i 
^  21  2 
4^  20  40 

-  1  25 

-  0  81 
-07 
+  1  27 
+    7  ^Q 


191.  4. 
0    4 

5  29 
11  10 
18  4 
14    0 

17  48 

18  46 

19  42 

6  56 
11  87 

21  11 
23  85 

2  32 
4    6 

10  17 

13  0 

14  54 
16  55 

20  61 

11  45 

22  18 
0  32 

2  0 

3  31 

7  54 

21  50 

0  15 

1  42 

11  89 

13  30 

14  26 
19  14 

7  24 


-  21*27' 

-  4  28 
-I-  20  28 
^    9  25 

-  1  26 

-  6  54 

-  21     0 

-  21  41 

-  21  10 
^  21  50 
+    78 

-  18  12 

-  7  22 
+  9  55 
+  17  0 
+  14    9 

-  ,1    0 

-  11  48 

-  19  36 

-  19  24 
+    6  42 

-  14  38 
-27 
+  6  45 
+  14  88 
+  21  82 

-  16  20 

-  8  52 
+    4  58 

+    6  51 

-  8  58 

-  9  16 

-  21  34 
+  21  38 


Obs.  -  cale. 

4-i;86p.«. 
+  1,55 
+  0,55 
+  0^7 
+  0,08 
-0^ 
+  0.84 
+  0,25 
+  0.23 
-2,75 
-0.27 
+  0,27 
+  1,46 
+  4,8^ 
+  0,79 
+  1,87 
+  2,89 
+  0,89 
+  2,29 
+  1,61 
+  0,05 
+  0,93 
-1,07 
-1.77 
-6,18 
+  1,98 
-4,99 
+  0,46 
+  2,99 

+  0,29  p.  t. 
-1,40 
+  1,20 
+  0,75 
-0,74 


DE  L'EXISTENCE  DE  LA  NUTATION  DIURNE. 


39 


No 

DATES 

DBS  OBSERVATIONS. 

Tempi  moyen 
de  Gnenwidi. 

SOI 
Asc.  dr.  moy. 

LEIL. 

LUNE. 

Asc.  dr.  moy.          Décl. 

)rdre. 

Décl. 

Obs.-Calc. 

35 

1870.  Avril 

19. 

16*56- 

1»»96'» 

+    9»  4' 

llh   Om 

+    9^49' 

-  0:94  p.  i. 

56 

93. 

16  19 

9    7 

^  19  58 

91  37 

-  16  45 

+  0,94 

57 

96. 

16    9 

9  14 

i-  13  89 

93  57 

-    5  14 

+  1,36 

58 

k 

30. 

15  46 

9  30 

*  14  48 

9  55 

^  11  59 

+  5,40 

50 

Mai 

9. 

15  37 

9  40 

^  15  49 

4  30 

+  18  94 

+  0,63 

40 

0. 

15  11 

3    8 

^  17  38 

10  44 

^  19    1 

+  9,70 

41 

19. 

14  59 

3  90 

f  18  94 

13  98 

-    8  49 

+  8,99 

49 

14. 

14  51 

3  98 

4  18  53 

15  91 

-  14    9 

+  0,63 

43 

16. 

14  43 

3  39 

+  19    7 

17  96 

-  90  47 

+  9,94 

44 

19. 

14  31 

3  44 

*  19  47 

90  95 

-  90  99 

-1,46 

45 

90. 

14  97 

5  59 

+  90  19 

91  17 

-  18    8 

+ 1.56 

46 

Juin 

1. 

13  16 

5    3 

^  99  48 

13  19 

*-    4    1 

-0,49 

47 

18. 

19  33 

5  47 

+  93  97 

99  39 

-  19  43 

-9,69 

48 

91. 

19  91 

5  59 

+  98  97 

0  54 

4^    0    8 

-9,36 

40 

99. 

19  17 

6    5 

+  93  97 

1  88 

4^    4  85 

-1,89 

50 

93. 

19  13 

6  10 

+  99  97 

9  99 

4^    8  59 

-0,89 

51 

94. 

19    9 

6  19 

^  93  94 

5    8 

•f  19  49 

-3,76 

59 

80. 

11  46 

6  38 

*  93  10 

8  99 

*  90  44 

-9,79 

55 

Juillet 

98. 

10  15 

9  10 

+  90    5 

4  94 

+  18    8 

-0,97 

54 

Août 

9. 

9  35 

8  49 

^  17  46 

18  96 

-    3  91 

-9,85 

55 

6. 

9  93 

9    1 

■¥  16  59 

16    7 

-  17    5 

-0,41 

56 

8. 

9  11 

9  13 

+  16    9 

19    4 

-  99  15 

+  0,09 

57 

19. 

8  55 

9  98 

+  14  58 

99  44 

-  19  18 

-9,16 

«  • 


40 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


No 
d'ordre. 

1 

3 

4 

5 

6 

7 

8 

9 
10 
11 
19 
13 
14 
15 

ia 

17 
18 
10 

^ 

31 
Si 
33 
34 
35 
36 
37 
38 
39 


30 
31 
82 
33 
34 
35 
30 
37 
38 
3'J 
40 
41 
43 
43 
44 
45 
40 
47 
48 
49 
50 
51 
59 
53 
54 
55 
50 
57 


DATES  DES  OBSERVATIONS. 


1870.  Février  35 


Mars 


Avril 


Mal 


Juin 


Juillet 


Mars 


Avril 


Mai 


JuIq 


Juillet 
Août 


3 
10 
16 
18 
19 
33 
34 
35 

8 
13 
33 
35 
39 

1 

8 
11 
13 
15 
19 

6 
17 
SO 
33 
34 
39 
14 
17 
19 


10 

18 

10 

34 

8 

13 

33 

30 

30 

3 

9 

13 

14 

10 

19 

30 

1 

18 

31 

9i 

33 

34 

30 

33 

3 

5 

8 

13 


80LEIL 

I 

II 

m 

IV 

cos(A-3T42D) 

8in(A-3T4  3D) 

cos(A-3T-  a+3D} 

sin(A-iT-ii2Dl 

cos{A-ST-2D) 

-8in(A-2T-ÎDj 

-cos(A-2T-a-3D) 

-dmA-2T-a-iD| 

4  0,519 

-  0,355 

4  0,599 

-0,161 

4  0,398 

-  0,383 

+  0.173 

-  0,455 

^  0,197 

-  0,197 

+  0.350 

-0,145 

4  0,088 

-0,107 

+  0,077 

-0,114 

1  0,043 

-  0,055 

H  0,056 

-  0,040 

H  0.031 

-  0,037 

4  0,037 

-  0.041 

-  0,039 

+  0,057 

-  0,055 

♦  0,044 

-  0,053 

■i  0,088 

-  0,064 

+  0,080 

-  0,069 

4  0,131 

-  0,093 

i  0,t04 

-0,149 

i  0,465 

-  0,383 

4  0.39i 

-  0,149 

■*  0,599 

.  0,539 

4  0.5Î5 

-  0,074 

4  0,846 

-0,313 

H  0.787 

-  0,033 

1  0,908 

-  0,300 

iOjm 

4  0,034 

i  0,970 

4  0,373 

i  0,»41 

4  0,073 

4  1,030 

+  0,347 

<  0,9ÎW 

4  0,189 

+  1,109 

4  0.155 

4  1,109 

4  0,370 

4  1,156 

4  0,083 

+  1,176 

i  0,330 

4  1,164 

4  0,043 

+  1,404 

1  0,381 

4  1,181 

+  0,000 

4  1,432 

+  0,477 

4-  1,314 

+  0,139 

4  1.286 

^  0,903 

4  1,086 

+  0,533 

4  1,311 

4  1,139 

4  0,W30 

+  0.788 

4  1,496 

+  1,183 

<  0,M01 

+  0,876 

+  l.îiw 

+  1,3i0 

4  0,788 

+  0,940 

+  1,139 

+ 1,356 

+  0.745 

+  0,944 

+  1,<K« 

+  1,396 

+  0,648 

+  1,077 

+  1,044 

^  1,333 

4  0,tô8 

+  1,297 

+  0,653 

+  1.336 

+  0,188 

+  1,319 

♦  0.5W 

+  1^13 

4  0,131 

+ 1,305 

+  0.537 

+  0,063 

-  0,081 

+  0,087 

-0,054 

+  0,0<1 

-  0,037 

+  0,047 

-  0,041 

4  0,000 

-  0,000 

+  0,000 

-  0,0(>0 

-  0,053 

+  0,088 

-  0,080 

4  0,064 

-0.161 

.  0,4j7 

-0,396 

+  (►,444 

-0,150 

4  0.631 

-  0.545 

+  0,55i 

-0,061 

+  0,876 

-0,315 

4  0.845 

-  0,033 

+  0,908 

-  0,309 

4  0.863 

+  0,035 

+  1,000 

-  0,480 

+  0,970 

4  0,073 

+  1,030 

-0,337 

+  1,009 

+  0,941 

4  1.137 

-0,115 

+ 1,148 

+  0,«H3 

+  1,144 

-0.061 

+  1,176 

+  0,357 

+  1,181 

-  0,031 

+ 1.432 

4  0,381 

+  1,181 

-  0,000 

+  l,23i 

4  0,477 

+  1,313 

+  0,090 

+  1.486 

+  0.5i9 

+  1,199 

+  0,139 

+  1.2(<6 

+  0,933 

+  1,109 

+  0,564 

+  i;359 

+  1,139 

+  0,940 

+  0,818 

+  I,ïl2 

+  1,183 

4  0,861 

+  0,876 

4  1,16:$ 

+  1,197 

+  0,834 

+  0,905 

+  1,153 

+  I,3i0 

i  0,788 

+  0,930 

+  1,159 

+  1,334 

+  0,765 

4  0,943 

+  1.109 

+  1,310 

+  0,634 

4  1.037 

4  0.094 

+  1,380 

+  0,090 

*  1,313 

+  0,4/7 

+  1,168 

-0,141 

+  1,156 

4  0,4§4 

+  1,109 

-  0,189 

+  1.109 

4  0,155. 

+  1,039 

-0,333 

+  1,000 

4  0,09i 

+  0,960 

-0,390 

+  1,000 

+  0,017 

DE  L'EXISTENCE  DE  LA  NUTATION  DIURNE. 


41 


LunE 


cos/A>iTi30) 
CM(A-ST-SD) 

+  1,ï9î 
^0,156 
f  0,941 
+  0^35 

-  0.099 
+  0,049 
^1,058 
+  t,*5l 
+  ]^3â6 
+  1,307 
+  0^17 
f  1,050 
+  0.548 
4  0^8 
+  0,488 
+  0,8S5 

-  0,034 

♦  0,114 

*  0,781 
+  1,247 
+  0,302 
+  0,863 
+  0,063 
-0,04i 
+  0,281 
+  1,346 
+  1,014 
+  0,147 

-  0,059 


+  0,317 
•0,061 
+  0,010 
+  1^6 
+  1,319 
+  0,435 
+  1,035 
+  0405 
+  0,114 
+  0,656 
+  0,659 

-  0,061 
+  0,344 
+  0,964 
+  ],3]9 
+  1,144 
♦  0,147 
+  0,474 

0,000 

-  0,059 
0,000 

+  0,184 

+  l,31i 
+  0,613 

-  0.059 
+  0,489 
+  1«320 
+  0,685 


VI 
8iD:A-2T42D) 
siii(A-ST-SD) 

+  0,449 
-0,231 
+  0,896 

-  0,481 
+  0,046 
+  0,484 
+  0,831 
+  0,558 
+  0,228 
+  0,500 
-0,363 
+  0,554 

-  0,383 
+  0,684 
+-1,019 

-  0,450 
+^0,066 
+  0,806 
•i- 0,995 

-  0,176 

-  0,378 
-0,456 
-0,124 
♦  0,484 
+  0,931 
+  0,163 

-  0,403 
-0,236 
+  0,344 


-  0,363 
+  0,272 
+  0,618 
+  0,163 
+•0,326 

-  0,481 
-0,360 
-0,282 
+-0,806 
•1-1,020 

-  0,480 
+  0,272 
+  0,910 
+  0,925 

-  0,022 

-  0,283 
-0,236 
.  0,702 

0,000 
+.  0,306 
+^0,618 

♦  0,858 

♦  0,000 

♦  1,014 
+  0,237 
+  1,019 
+  0,459 
-0,499 


VU 
cos(A-2T-K42D) 
cos(À-2T-«-3D) 

♦  1,088 
+  0,246 
+  0,645 

♦  0,266 
-0,060 
-0,187 

♦  0,750 
+  1,006 

♦  1,192 

♦  1,084 

♦  0,250 

♦  1,176 

♦  0,451 
-0,163 

♦  0,155 

♦  0,919 
-  0,043 
-0,138 
+  0,454 
+  1,197 

♦  0,407 
+  0,960 
+  0,098 
-0,187 

0,000 
+  1,238 
-1,090 
+  0,208 
-0,164 


+  0,411 
-0,142 
-0,180 
+  1,115 
+  1,156 
+  0,266 
+  1,090 
+  0,282 

-  0,130 
+  0,288 
+  0,781 

-  0,142 
-0,033 
+  0,630 
+  1,258 
+  1,176 
+  0,214 
+  0,245 

0,000 

-  0,150 
-0,192 

-  0,086 
+  1,258 
+  0,259 
-0,129 
+  0,155 
+  1,112 
+  0,812 


vni 

sin(A-ST-a^2D) 
sin(A-2T-«-2D) 

+  0,816 
-0,193 
+  1,155 

-  0,598 
+  0,083 
+  0,450 
+  1,112 
+  0,911 
+  0,650 
+  0,876 
-0,416 
+  0,103 
-0,260 
+  0,663 
+  1,100 
-0,178 
+  0,054 
+  0,805 
+  1,184 
+  0,438 
-0,264 
-0,165 

-  0,098 
+  0,450 
+  0,970 
+  0,571 

-  0,076 
-0,183 
+  0,309 


-  0,254 
+  0,239 
+  0,593 
+  0,775 
+  0,721 

-  0,598 
-0,018 
-0,205 
+  0,800 
+  1,164 

-  0,252 
+  0,239 
+  0,958 
+ 1,192 
+  0,380 
+  0,083 
-0,178 
+  0,812 

0,000 
+  0,275 
+  0,593 
♦  0,876 
+  0,406 
+  1,156 
+  0,205 
+  1,109 
+  0,834 

-  0,262 


DATES  DES  OBSERVATIONS. 


1870.  Février  25 

Mars       3 

10 

16 

18 

19 

23 

24 

25 

Avril       8  

12 

22 

25 

29 

MSI  1  .    •    •    •    ■    • 

8 

11 

13 

15  •      a      •      ■       •      • 

19 

JuJu        6 

17 

20 

22 

24 

29 

JulUel    14 

17 

19 

1870.  Mars      16 

18 

19 

24 

Avril        8  

12 

25 

26 

50 

Mai         2 

9 

M  m  0       m       a       a       '       • 

14 

16 

19 

20 

Juin         1 

10  •••••• 

21 

22 

25 

24 

30  a      •       .      •      ■       • 

Juillet    23 

Août        2  

5 

8 

12 


N* 

d'ordre, 

1 
2 
8 
4 
5 
6 
7 
8 
9 
10 

11 

12 

15 
14 
15 
16 
17 
18 
19 
20 
21 
22 
25 
24 
25 
20 
27 
28 
29 


50 
51 
52 
53 
54 
55 
56 
57 
58 
59 
40 
41 
42 
45 
44 
45 
46 
47 
48 
49 
50 
51 
52 
53 
54 
55 
56 
57 


Tome  LI. 


AU 


DÉMONSTRATIOIN  PRATIQUE 


»• 

.  cot» 

IV  ^/ 

cot« 

mî|î 

fcol« 

VIII  ^*f  ^ 

^/eot« 

YII^Ï^ 

d'ordre. 

8 

S 

S 

s 

R 

R 

R 

R 

f 

4^1,194 

-   6,44 

-  0,770 

-97,96 

4  6,476 

4   71,155 

4  9,955 

-  95,048 

9 

4  0,685 

-18,90 

-  0,879 

-   6,99 

+  0,788 

4    16,830 

-1,160 

-  91,451 

8 

4  0,453 

-  5,00 

-  0,455 

-10,00 

+  4,798 

4   99,408 

4  4,498 

-  56,944 

4 

+  0,909 

-   4,56 

-  0,946 

-   5,08 

+  9.185 

-   59,145 

-  9,415 

-   93,195 

5 

4  0,097 

-    1,60 

-0,196 

-   8.94 

-  0,497 

4     7,938 

4  0,931 

+     5,939 

6 

4  0,048 

-   0,84 

-0,069 

-    1,08 

-0,911 

4   39,940 

4  9,430 

+    16,306 

7 

-0,090 

4    1,76 

4  0,151 

+   9.19 

+  5,391 

4   96,799 

4  4,179 

-   65,400 

8 

-0,199 

4   3,90 

4  0,909 

+   9,56 

+  6,975 

4   79,439 

4  9,801 

-   88,079 

0 

-0,159 

4   4,16 

4  0,978 

+   5,68 

+  6,677 

4   54,936 

+  1,145 

- 103,768 

10 

-  0.343 

4  15,68 

4 1,069 

4  11,59 

+  6,576 

4   76,587 

4  9,510 

-   04,176 

11 

-  0,343 

4  91,00 

4  1.378 

4  13,16 

4  1,591 

-   36,975 

-1,899 

-   91300 

12 

-0,170 

4  31,48 

4  1,946 

+  19,59 

+  5,971 

4     8,989 

*■  9,781 

- 109,896 

13 

-  0,074 

4  34^9 

4  9.088 

4  19,00 

+  1,747 

-   99,679 

-1,993 

-   59,597 

14 

4  0,078 

437,64 

+  9,931 

-  10,H8 

+  1,194 

4   57,814 

4  3,434 

+    14,911 

15 

4  0,166 

4  39,96 

4  9^69 

-   9,88 

+  9,450 

4   96,799 

4  5,190 

-    15,516 

16 

4  0,435 

4  44,40 

4  9,553 

-   6,90 

+  4,141 

-    15,599 

-  9,959 

-   80,157 

17 

4  0,691 

4  47,90 

4  9,668 

-   3,39 

-0,190 

4     4,709 

4  0,331 

+     5,749 

18 

4  0.736 

4  48,00 

4  9,668 

-    1,68 

+  0,579 

4   70,985 

4  4,046 

4    19,053 

10 

4  0,H76 

4  49.90 

4  9,714 

-   0,00 

+  5,091 

4  109,896 

4  4,995 

-   39,589 

so 

4  1,097 

4  51,60 

4  9,783 

-   5,16 

+  6,975 

4   57.599 

-  0,884 

- 104,640 

91 

4  9,075 

4  59,40 

4  9,507 

-90,88 

+  1,516 

-    93,091 

-1,898 

-  35,490 

99 

4  9,699 

4  49,90 

4  9,116 

-31,59 

+  4,359 

-    14,388 

-9,989 

-   83,719 

93 

4  9,714 

4  46,80 

4  1,078 

-35,90 

+  0,516 

-     8.545 

-0.699 

-   85,450 

94 

4  9,899 

4  45,60 

4  1,817 

-o6,>*0 

-0,911 

4   39.940 

4  9,430 

4    16,306 

95 

4^,898 

4  44,40 

4  1,713 

-  38,56 

+  1,416 

4   84,584 

4  4,674 

-909,980 

96 

4  9,967 

4  40,80 

4  1,400 

-  40,80 

4  0,678 

4   49,791 

4  0,818 

4   95,048 

97 

4  3,059 

4  96,19 

4  0,593 

-  48,00 

+  0,507 

-     6,697 

-  9,095 

0,000 

98 

4  3,036 

4  93,60 

4  0,459 

-  48,80 

4  0,738 

-    15,957 

-  0,683 

-    18,138 

99 

4  5,013 

4  91,48 

4  0,301 

-  48,00 

-0,996 

4    96,945 

+  1,797 

4   14,501 

30 

4  0,145 

-   9,16 

-0,186 

-   5,48 

4  1,595 

-   99,149 

- 1,815 

-   55.839 

51 

4  0,048 

-    1,08 

-0.069 

-   1,08 

-  0,305 

4   90,841 

+  1,360 

4   19,589 

39 

4  0,000 

-   0,00 

-0,000 

-   0,00 

4  0,050 

4  51.710 

+  3,090 

4   15,696 

33 

-0,199 

4   956 

40,909 

4   3.90 

4  6,730 

4   67,580 

+  0,815 

-   96,799 

34 

-  0,570 

4  16,96 

4  1,145 

4  11,84 

4  6,585 

4  69,871 

+  1.650 

- 100,980 

35 

-0,559 

4  99,08 

4  1.451 

4  15,80 

4  9,175 

-   59,146 

-  9,405 

-   91,195 

36 

-0,140 

4  3i,99 

4  9,015 

4  19,60 

4  5,175 

-     1,569 

-1,800 

-   95,048 

37 

-  0,074 

4  54,59 

4  9,088 

4  19,36 

4  1,095 

-   17.876 

-1,410 

-   94,590 

58 

4  0,080 

+  58,80 

4  9,500 

+  11,90 

4  0,570 

4   70,985 

+  4,030 

4    11,386 

30 

4  0,166 

4  49,56 

4  9,369 

+   9,08 

4  3,180 

4  101,159 

+  5.100 

-   95,115 

40 

4  0,554 

4  45,99 

4  9.599 

+   4,60 

+  5,995 

-    91,974 

-9,400 

-  68,105 

41 

4  0,651 

4  46,04 

+  9,699 

4   9.44 

-  0,305 

4  90,841 

4  1,860 

4   19.589 

49 

4  0,891 

4  49,98 

+  9,714 

4   0,84 

+  1,9i0 

4   81,794 

4  4,550 

+     9,880 

43 

4  0,876 

4  49,98 

+  9,714 

4   0.00 

+  4,890 

4  103,768 

+  4,695 

-   54,956 

44 

4  1,097 

4  51,44 

4  9,785 

-   3,60 

+  60(60 

4   55,156 

-0,110 

- 109,879 

45 

4  1,917 

+  51,44 

+  9,760 

-   5,16 

+  5,790 

4     7,957 

-1,415 

- 109.806 

46 

4  9,191 

4  55,56 

+  9,553 

-99,48 

+  0,735 

-    15,599 

-1,180 

-    18,661 

47 

4  9,699 

+  48,48 

+  9,116 

-40,90 

+  9,370 

4   70,806 

-  5.510 

-   91,364 

48 

4  9,714 

4  46,79 

+  1,980 

-55,04 

0,000 

0,000 

0,000 

0,000 

49 

4  9,760 

+  46,19 

+  1,914 

-56,90 

-0,995 

4   95.980 

+  1,530 

4   18,080 

50 

4  9,890 

4  45,56 

+  1^19 

-  50,80 

0,000 

4  51,710 

+  5,090 

+   16,749 

51 

4  9,806 

4  44,56 

+  1,755 

-56,88 

+  0,990 

4  76,387 

+  4,090 

-     7,409 

59 

4  5,015 

4  39,76 

+  1,458 

-41,48 

+  6,560 

+  35,405 

0,000 

- 109,875 

53 

4  9,967 

4 19,08 

+  0,907 

-  48,48 

4  5,065 

4  100,980 

+  5,070 

-   99,585 

54 

4  9,691 

4   8,96 

-  0,394 

-46,94 

-0,995 

4    17,876 

+  1,185 

+   11,949 

55 

4  9,553 

4   6,90 

-  0,435 

-44,56 

4  9,445 

4   96,799 

+  5,005 

-   18.516 

56 

4  9,399 

4   5,68 

-0,556 

-  49,40 

4  6,600 

4    79,795 

+  9,995 

-   96,799 

57 

+  9,908 

4   5,68 

-0,667 

-40,00 

4  5,425 

-  99,846 

-9,495 

-  70,806 

DE  L'EXISTENCE  DE  LA  NUTATION  DICRNE. 


43 


i'qa»U*B«  de  ««ndltl*!!. 


-0.29=0. 


1. 

A  -121,828  y 

1  -1-  72,388  a 

;  —1,86=0. 

30. 

A-  41,32  î< 

<  -  22,88  X  -0,29= 

2. 

—  30,410 

—  33,862 

-1,33 

31. 

+  12,60 

+  19,46 

+1,40 

3. 

—  62,199 

-4-  99,884 

-0,38 

32. 

+  18,79 

+  81,76 

+1,20 

4. 

—  28,926 

-  84,320 

-0,87 

33. 

92,88 

+  76,87 

-0,78 

5. 

-*-    3,097 

*    8,238 

-0,03 

34. 

—  88,67 

+  86,06 

+0,74 

6. 

-»-  17,896 

-+-  38,237 

+  0,80 

38. 

—  11,38 

28,28 

+0,24 

1. 

—  88,977 

+103,783 

-0,84 

36. 

—  82,24 

+  36,39 

-0,94 

S' 

—  82,809 

■*■  88,792 

—0,28 

37. 

-  11,83 

-  17,60 

-1,36 

9- 

—  98,668 

+  68,613 

—0,23 

38. 

+  28,87 

+109,73 

-8,40 

\0' 

—  79,277 

■*■  88,300 

+2,78 

39. 

—    8,86 

+144,83 

—0,63 

44- 

—    9,084 

—  14,027 

+  0,27 

40. 

—  63,30 

+  27,79 

—2,70 

13- 

—  88,649 

-1-  48,863 

-0,27 

41. 

+  18,80 

+  67,23 

^-3,29 

^9. 

—  27,162 

■*■  33,821 

—1,46 

42. 

+  10,98 

+133,11 

-0,63 

U. 

-«-    8,996 

-♦-  96,726 

4,82 

43. 

—  47,60 

+ 188,78 

—2,94 

iS. 

18,907 

+139,368 

-0,79 

44. 

-110,80 

+  92.24 

+1,46 

ie 

• 

86,043 

+  33,484 

—1,87 

48. 

—106,71 

+  68,62 

—1,86 

il 

« 

-♦     3,428 

+  82,410 

—2,89 

46. 

—  39,77 

+  40,89 

+  0,42 

18. 

-^  17,067 

+119,891 

-0,39 

47. 

—  63,65 

+124,28 

+2,69 

19. 

31,880 

+186,893 

—3,29 

48. 

—  33,06 

+  49,43 

+2,36 

20. 

108,901 

+  96,294 

—1,61 

49. 

19,68 

+  72,87 

+1,89 

21. 

88,761 

+  82,970 

-0,08 

80. 

-  18,16 

+100,10 

+0,82 

88. 

-118,408 

+  41,766 

-0,93 

81. 

38,74 

+124,48 

+3,76 

23. 

42,389 

+  41,288 

+1,07 

82. 

149.89 

+  84,73 

+2,79 

24. 

16,242 

1   87,488 

+1,77 

83. 

—  68,79 

+126,39 

+0,27 

25. 

32,173 

+133,298 

+  6,13 

84. 

—  34,13 

+  29,23 

+2,88 

26. 

147,772 

-f  94,236 

-1,98 

88. 

—  83,21 

+107,99 

+0,41 

27. 

-*-  48,618 

+  23,089 

+4,99 

86. 

—137,43 

+  88,39 

—0,02 

28. 

67,189 

+  11,417 

-0,46 

87. 

A— 113,97  y 

-  16,83  a 

;  -^2,16 

29. 

V  - 

31,671  j 

r  +  81,142  X  —2,99=0. 

=0. 


44  DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


De  ces  57  équations  de  condition^  on  peut  former  les  3  équations  à 
inconnues  suivantes  : 

87  A  —  2679,5S  y  —3723.98  x  —  402,48  =  0 
3S  -I-  3031 ,27  -♦  2245,80  -  1 783,50  =  0 
43       -♦-2186,37      -♦- 4052,56      -♦-      11,25  «0. 


qui  donneront  les  valeurs  suivantes  : 


0^,794  log  X  =  ï,48477  log  y  =  T,24343 


et  par  conséquent 


Asc.  dr.  moy.  =  l''ll«°18%464  ;     K  =  -  0%175,     L  «  8«  à  l'Est  de  Greenwich. 

Introduisant  ces  valeurs  dans  les  équations  de  condition  correspondantes 
aux  observations  qui  présentent  le  plus  grand  écart^  on  aura  : 

Avril.  .  .    29  p.  s.  1»»11»22«,49  1M1«22,58 

Août.   .  .      2  1M1'»14%92  1M1»15,97 


Écart 7%57  6»,61 

Avril.  .  .    30  p.  t.  lMl»23-,07  1M1»22,97 

Août.  .  .      2  1M1»14%82  1M1»15,25 


Écart 8»,25  7s72 

L'introduction  de  la  nutation  diurne  dans  les  observations  les  plus  discor- 
dantes reserre  donc  les  limites  des  variations. 


DE  L'EXISTENCE  DE  LA  NOTATION  DIURNE. 


të 


a  URSAE  MINORIS  (Pulkowa). 


K 

=  — 0 

i'";32l 

L  =  52«30'  W.  de  Greenwich. 

No 

DATES 

DES  OBSERVATIONS. 

Temps  mojTfn 
dcGrNDwieh. 

SOLEIL. 
Asc.  dr.  moy.   Décl.    A 

LUN 

E. 
DécL 

Asc.  droite 

d'ordre. 

se.  dr.moy. 

observée. 

Passage  supér. 

- 

1 

1869.  Fév. 

16. 

18»»25- 

22"»  0- 

. 

12*12' 

IhhSO» 

+  2*52' 

12»»15"53;50 

2 

21. 

12  5 

2i  20 

- 

10  26 

81  0 

+  18  50 

53,37 

S 

Mars 

10. 

17  85 

23  45 

- 

1  36 

26  45 

4^  5  59 

52,63 

4 

17. 

16  32 

23  48 

- 

1  12 

15  0 

+    1  40 

53,01 

5 

Sept. 

2. 

5  27 

10  46 

+ 

7  19 

113  13 

+  20  17 

5^,53 

6 

4. 

5  19 

10  53 

•1- 

7  5 

143  15 

^   15  48 

53,11 

7 

6. 

5  12 

11  1 

+ 

6  20 

172  45 

+  7  1 

53,17 

8 

18. 

4  24 

11  44 

+ 

1  45 

334  30 

-  12  51 

52,66 

Passage  infér. 

0 

1869.  Fév. 

20. 

6  12 

22  16 

. 

10  47 

4  56 

+  17  57 

6M5"i5S,35 

10 

25. 

5  52 

22  36 

— 

8  57 

9  54 

4^  13  41 

52,90 

11 

Mars 

16. 

4  88 

23  45 

— 

1  36 

0  37 

-  0  22 

53,50 

12 

Sept. 

2. 

17  24 

10  46 

+ 

7  49 

7  3 

+  20  38 

53,08 

13 

4. 

17  16 

10  53 

+ 

7  5 

9  3 

+  17  24 

53,05 

14 

8. 

17  9 

11  0 

+ 

6  20 

11  2 

^  9  30 

53,24 

15 

9. 

16  57 

11  11 

+ 

5  12 

13  53 

-  6  6 

53,09 

16 

12. 

16  45 

11  21 

+ 

4  6 

16  40 

+  17  51 

* 

53,27 

A 

B 

G 

D 

E 

F 

G 

H 

1 

11 7»  36' 

166*24' 

203*36' 

252*24' 

196*14 

184*46' 

282*14' 

270*46' 

2 

126  2 

167  52 

21i  8 

253  52 

290  40 

215  20 

16  40 

301  20 

3 

165  3 

171  27 

251  3 

257  27 

210  45 

186  47 

296  43 

272  47 

4 

166  36 

171  24 

252  36 

257  24 

190  20 

183  40 

276  20 

269  40 

3 

549  8 

317  52 

75  8 

43  52 

325  49 

244  41 

51  49 

330  41 

6 

349  25 

321  5 

75  25 

47  5 

346  51 

283  59 

72  51 

9  39 

7 

349  55 

3«4  25 

75  55 

51  35 

358  47 

330  43 

84  47 

56  43 

8 

351  30 

344  30 

77  30 

70  30 

120  48 

172  12 

206  48 

258  12 

9 

124  26 

167  34 

240  26 

253  34 

281  54 

210  6 

7  54 

296  6 

10 

133  6 

168  54 

219  6 

254  54 

347  37 

292  53 

73  37 

18  53 

11 

165  3 

171  27 

251  5 

237  27 

180  31 

181  59 

266  31 

267  59 

12 

349  8 

317  52 

75  8 

43  52 

318  1 

237  29 

44  1 

323  29 

13 

349  25 

321  5 

73  25 

47  5 

342  33 

272  57 

68  33 

858  57 

14 

350  10 

ZiA  50 

76  10 

50  50 

318  30 

318  0 

44  30 

44  0 

15 

550  9 

319  21 

76  9 

55  21 

18  5 

32  27 

94  3 

118  27 

10 

350  27 

334  3 

76  27 

60  3 

26  18 

97  42 

112  18 

183  42 

A«scot«r-cos(AH-2D  — 21)— -<»s(A  — 2D- 2t)l  E  =  colfc  r-cos(A'-*-2I>'- 2t)  — -cos(A'--2D'— 2l)  1 

B«col«r-sin(AH-2D  — 2t)  — -sin(A  —  2D  —  2l)  |  F^coiwj-  sin  (  A'-i- 2D'— 2l)  —  -  sin  (A' —  2D' —  21)1 

C  =  — lg^[-sin(A  +  2D-«-2t)--sîn(A-2D-«-2t)|  G=  -  lg<y |  î-siD(A'4-2D'.a-2l)--sin(A'-2D'-a-2t) 

D  =  lg^ricos(Ai-2D-a-2l).-sin(A-2D-«-2t)l  H  ==lg^r-cos(A'+2D'-a-2l)--sin(A'-2D'-«-2l)  | 


On  a  de  plus  tg  ^  =  10,83,  cot  »  =  2,30,  /"s:  2,18. 


46 


DEMONSTRATION  PRATIQUE 


N»  d'ordre. 

A' 

B* 

C 

D' 

E' 

F' 

G' 

H' 

1 

+  7S 

+  88 

-  454 

-  505 

-    48 

+    10 

-      57 

+    548 

t 

+  69 

+  45 

-  S69 

-  479 

-    90 

+  906 

-  9104 

+    8fô 

S 

+  11 

+    9 

-    17 

-    95 

-    10 

+    59 

-    901 

+    759 

4 

+    7 

+    9 

-      8 

-    50 

-    95 

+      5 

-      18 

+    185 

5 

-1-  55 

+  99 

-  955 

-  587 

+    88 

+  514 

-  9594 

-    457 

6 

*  51 

+  95 

-  909 

-  555 

+  191 

+  191 

-  1445 

-  1969 

7 

+  48 

+  90 

-  151 

-  590 

+  115 

+    55 

-    995 

-    893 

8 

-f  14 

+    9 

+    95 

-  101 

+  181 

+  118 

-    860 

-    959 

0 

+  71 

+  48 

-  587 

-  406 

-  190 

+  166 

-  1905 

+  1006 

10 

*  62 

4  54 

-  985 

-  457 

+  178 

+  148 

-  1153 

+  1996 

11 

•h  1S 

+    9 

-    17 

-    95 

+      5 

— 

— 

-      56 

12 

•1-  55 

+  98 

-  955 

-  587 

+    45 

+  591 

-  9361 

-    146 

15 

+  51 

+  95  - 

-901 

-  555 

+  185 

+  998 

-  1757 

-  1171 

14 

+  46 

+  18 

-  160 

-  598 

+      5 

+      9 

-      56 

-      18 

15 

+  40 

+  14 

-  196 

-  978 

-    55 

+    95 

-    990 

+    739 

16 

+  90 

+    8 

-    84 

-  919 

-  138 

+  961 

-  1850 

+  il5S 

Avec  ces  données,  on  forme  les  équations  de  condition  suivantes  : 


A—  1,32  y  —  4,23  x  — l',î50  =  0 


A+   3,05 

—  21,31 

— 1',57  =  0 

A+   6,40 

1,84 

—  0',63=»0 

A+    1,15 

—  0,19 

— 1',01  c=  0 

A-   7,01 

-22,17 

— 1',33  =  0 

A  — 13,73 

— 14,33 

—  l',ll=-0 

A—  9,80 

—  3,29 

— 1',17  =  0 

A—  8,58 

—   7,66 

—  0»,66  =  0 

A-»-   4,61 

—  20,76 

— 1',35  =  0 

A  — 14,23 

—  12,56 

—  0",90  =-  0 

A-  1,14 

—  0,15 

— 1',50  =  0 

A—  4.35 

—  22,47 

—  1S08  =  0 

A  — 12,90 

— 16,87 

— 1',05  =  0 

A—  2,97 

—  1,76 

— 1',24  «.  0 

A-^   4,39 

—  3,07 

- 1',09  -=  0 

A-t-   8,25 

—  16,45 

— 1',27  =.  0 

DE  L'EXISTENCE  DE  LA  NUTATION  DIURNE.  47 

Les  équations  normales  qai  s'en  déduisent  sont  : 

46  A  —  48,18  y  —   169,10  x  -  18,46  =  0, 

—  48,18       -♦-968,48      ■*-   632,1»      *■   48,44  =  0, 

—  169,10       -♦- 632.18      +2901,40      -1-199,90  —  0, 

Leur  résolution  fournit  pour  les  inconnues  les  valeurs  suivantes  : 

A  =  1',1S9    log  X  =  5,7289808    logj/ =1,3170181. 

a;  =  — 0',0084         y  =  0',021 

qui  donneront  pour 

^(1868)  =  ISHK'-SS-^Se;    K  =  -  0".321  ;    L  =  82«4S'  W.  de  Pulkowa, 

ou  52»30'  W.  de  Greenwich. 

Si  Ton  prend  les  observations  qui  présentent  le  plus  grand  écarts  et  si 
on  les  corrige  de  la  nutation  diurne^  on  aura  : 

iA  (Palkowa).  i4R  corrigées. 

2)  1848-83',87  18''18"'S3',39 

3)  ISMS-SCeS  S0',7S 

Écart.  .  .  .  2',94  Écart.  .  .  .  2>,64 


48 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


\  URSAE   MINORIS   (Bruxelles). 


K  =  —  0"100 


L  =  26<>  W.  de  Greenwich. 


SOLEIL. 


LUNE. 


N<*  Dates  lempi  moyen 

d'ordre.    DES  OBSEEVATIONS.   deGmovieh.    Ascdr.moy.     Décl.      Asc.dr.moy.     Décl. 


Asc.  droite 
obser?ée.       calculée. 


1 
9 

3 
4 
5 
6 
7 
8 
9 
10 
11 


1801  «  Janv. 
Mars 


Avril 


Août 
Sept 


20. 

4. 
14. 
33. 
30. 

1. 

4. 
10. 
13. 

3. 
11. 


tlh  8" 

8  55 
8  16 
7  40 
7  14 

7  5 
6  53 
0  39 

10  33 

8  57 
8  33 


30i>50- 

33    3 

33  38 

0  11 

0  36 

0  45 

0  54 

1  16 
9  30 

10  47 

11  19 


-17042' 

-  6  10 

-  3  16 
+  1  14 
4^  3  58 
^  4  44 
+  5  54 
+  89 
+14  46 
+  7  43 
+  4  30 


11»"30" 

17  49 

1  44 

9  43 

16  36 
13  37 
31     5 

1  39 

13  53 

8  59 

17  37 


-  IMO* 
-35  SI 
♦16  5 
+10  39 
-34  59 
-34  35 
-14  35 
+14  40 
*11  13 
+14  33 
-34  53 


8M  "33:38 
31,03 

43,60 

53,50 

3»  0,05 

1,31 

7.56 

10,35 

30>>3»  3,50 

3  46,93 

3  38,47 


30;86 

35,66 

43,93 

53,40 

0,51 

1,57 

4,79 

11,33 

3,65 

48,70 

39,15 


13 
13 
14 
15 
16 
17 
18 
19 

20 
31 
33 


1863.  Février  35. 

Mans       1. 

14. 

Juillet   35. 

Août      18. 


Sept. 


Oct 


30. 
4. 
11. 
18. 
30. 
34. 


9  80 
0    8 

8  17 
11  31 
10  16 

9  10 

8  51 

9  33 
7  55 
7  8 
5  33 


33  35 
33  49 
33  16 

8  30 

9  33 
10  35 

10  53 

11  18 
11  43 
13  36 
13  55 


-  8  56 

-  7  36 

-  4  44 
+19  34 
+14  33 
+  8  53 
+  7  11 
+  4  37 
+  1  46 

-  3  56 
-11  46 


30  16 

33  34 

10  33 

7  33 

0  34 
14  54 
19  55 

1  53 
7  45 

18  38 
18  59 


-17  9 
+  3  43 
+  5  10 
+19  30 
+  8  56 
-19  39 
-17  49 
+15  36 
+18  33 
-21  26 
-30  16 


8»0>-34,76 

36,35 

50,80 

30»'3«18,98 

8,93 

0.50 

0,06 

1B46,19 

41,85 

37,13 

0»56,33 


37,93 
40,46 
51,15 
19,81 
11,40 
58,97 
54,40 
47,63 
40,87 
36,57 
55,49 


DE  L'EXISTENCE  DE  LA  NUTATION  DIURNE. 


49 


SOLEIL 


LUNE 


d'ordre. 

A«-2T42D 

A<r2T-2D  . 

A-2T-a+2D 

A-2T-«-2D 

A'+2T-2D' 

A'-2T-2D' 

A'-2T-«42D' 

A'-2T-«ï-2U' 

1 

18*  6' 

88» 54' 

95-36' 

166'>24' 

2870  52' 

295«»  8' 

347»  22' 

554» 38' 

2 

92  10 

116  50 

151  40 

176  20 

335  13 

77  17 

34  43 

136  47 

3 

109  8 

118  2 

168  28 

177  32 

177  10 

112  50 

330  40 

172  20 

4 

123  58 

119  2 

183  43 

178  47 

'286  3 

243  27 

345  33 

302  57 

5 

135  56 

120  4 

195  26 

179  34 

315  32 

55  28 

15  2 

114  58 

6 

139  13 

120  17 

198  43 

179  47 

345  55 

85  30 

45  25 

145  5 

7 

144  18 

120  42 

203  48 

180  12 

46  25 

104  5 

105  55 

163  35 

8 

154  18 

121  42 

213  48 

181  12 

170  35 

111  55 

230  5 

171  25 

9 

279  9 

243  58 

338  32 

303  28  ' 

289  36 

334  24 

349  6 

33  54 

10 

296  5 

265  21 

355  39 

3i4  51 

282  29 

225  1 

341  59 

284  31 

11 

297  26 

280  5 

356  55 

339  35 

341  1 

70  29 

30  31 

129  59 

13 

79  53 

115  37 

139  23 

175  7 

28  42 

97  18 

88  12 

156  48 

15 

86  23 

116  7 

145  53 

175  37 

117  56 

107  4 

177  26 

166  34 

14 

98  32 

117  38 

158  2 

176  58 

285  5 

264  25 

194  35 

173  55 

15 

283  8 

204  52 

342  38 

264  22 

270  55 

193  35 

530  25 

353  5 

16 

291  19 

233  11 

350  49 

292  41 

145  22 

109  38 

904  52 

169  8 

17 

295  31 

359  59 

355  1 

319  29 

303  12 

21  48 

2  42 

81  18 

18 

296  22 

267  38 

355  52 

3^7  .8 

22  17 

93  23 

81  37 

152  53 

10 

297  24 

279  36 

356  54 

339  6 

178  12 

115  48 

28  12 

325  48 

20 

298  17 

291  13 

357  47 

350  43 

272  1 

198  29 

331  31 

257  50 

31 

299  38 

311  22 

359  8 

10  52 

355  38 

81  22 

55  8 

140  52 

22 

304  13 

351  17 

3  43 

50  47 

3  13 

84  17 

62  43 

143  47 

No 
d'ordre. 

I 

II 

III 

IV 

r 

ir 

iir 

IV 

1 

-  7» 

4  23,14 

+   5 

-   1,74 

+  107 

-  19,95 

+  13 

+  7,54 

2 

+  13 

+  3,19 

-  349 

4-   89,90 

•f  48 

-  10,64 

+  173 

^  6,38 

3 

+  8 

+  0,53 

-  218 

-^   24,94 

+  16 

-  4,79 

-  153 

+  56,26 

4 

-  5 

-  17 

+   24,94 

-   9 

+  2,39 

+  185 

-  34,80 

5 

-21 

i-   0,80 

-  379 

4  80,62 

-  25 

+  6,92 

4  38 

+  37,70 

6 

-  24 

+  1,33 

-  311 

4  88,74 

>  29 

+  8.25 

+  225 

-  8,12 

7 

-  31 

+  2,13 

-  63 

+  39,44 

-  33 

+ 10,04 

4  233 

-  39.44 

8 

-  47 

+  4,26 

-  193 

+  20,30 

-  43 

^  13,83 

-  156 

+  53,94 

9 

-  12 

+ 10,37 

-  125 

+  8,70 

+  70 

- 12,77 

-  141 

♦  45,50 

10 

+  12 

+  4,79 

-  68 

+  40,62 

+  61 

-  13,50 

4  231 

-  38,28 

11 

■¥   13 

+  1,60 

-  319 

4  87,58 

4  41 

-  7.71 

H  153 

4  25,08 

12 

+  9 

+  6,65 

-  126 

i-   55,10 

+  70 

-  15,16 

-1^  248 

*  36,54 

18 

+  12 

^  4,52 

-  20 

-   1.74 

^    59 

-  13,03 

-  45 

+  9,86 

14 

^  12 

+  1,86 

+   5 

+  1.16 

-i-  33 

-  8,51 

+  90 

4  20,88 

15 

-  63 

4  28,02 

-  188 

+  67,28 

^   130 

-  18,62 

+  248 

-  26,68 

16 

-  15 

•h  15,96 

-  92 

+  109,62 

+   112 

-  20,22 

-  120 

1  35,38 

17 

+  9 

4^  6,65 

.  300 

+  48,72 

+  70 

- 15,16 

-  98 

4  54,52 

18 

+  12 

+  4,26 

-  156 

+  59,74 

4  54 

-  12,50 

^  246 

-31.32 

19 

+  10 

+  1,86 

-  216 

-i-     0,58 

+  32 

-  82,46 

-  141 

-  59,74 

20 

+  8 

f  2,66 

-  171 

+  63,22 

+  17 

-  34,52 

+  246 

-  29,58 

21 

-  14 

4  5,32 

-  263 

+  78,30 

-  18 

1  5,59 

+  211 

-11.02 

2i 

-  75 

4  9,84 

-  236 

+  73,08 

-  46 

4  18,89 

+  226 

-  17,40 

Tome  L1. 


50 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


Avec  CCS  données  on  peut  former  les  équations  de  condition 


i. 

+  24,66  y 

11.21  X 

—  2,42  ==  0 

12. 

-»-    60,58  y 

—  48,52  X 

-.-  3,16  =  0 

2. 

.  89,73 

2,03 

.  4,64  =  0 

13. 

.      2,70 

—  3,03 

■»-  4,21  =  0 

3. 

■^r  23,37 

-4  30,10 

-►  1,33-0 

14. 

-.      3,19 

H-  13,61 

-4-  0,38  =  0 

4. 

-.-  24,71 

30,67 

0,10  =  0 

15. 

-V   92,97 

—  41,52 

-•-  0,83  -  0 

5. 

-.-  77,42 

+  44,78 

.  0,46  ^  0 

16. 

»  124,51 

•H  15,08 

-4-  2,48  -  0 

6. 

M  86,72 

->-    2,07 

-I  0,26  =  0 

17. 

■^•   52,46 

H  39,08 

1,53  -  0 

7. 

♦  40,63 

-  27,40 

2,77  =  0 

18. 

*    62,56 

-40,82 

8,86      0 

8. 

-.  22,16 

-t  65,78 

■^■  0,89  —  0 

19. 

+     0,38 

-69,08 

-H  1,44  =  0 

9. 

-.  17,70 

.  30,02 

->  0,13-0 

20. 

-4-    64,25 

30,41 

— 1,48  "  0 

iO. 

•<  44,2a 

-  48,66 

^  1,77=^0 

21. 

-f-    80,85 

3,50 

-  0,88  --  0 

a. 

-  86,12 

-<-    9,61 

-♦0,58=0 

22. 

-♦-    79,43 

H-    3,29 

■V  0,27  =-  0 

Ces  équations  de  condition  donneront  pour  équations  normales  : 

^  86267  1/   1-    o379  x  h-  844,49  =  0 
{    5379  y  ♦  27397  x  h-  487,67  =  0 

qui  sont  satisfaites  par 

log a: «=^, 7543705,,  et  \o%y  =^75,77818„  (en  seoondes  de  temps) 
ou    log  X  =-=  2,9304618,,  et  log  //  ----  5,95424„ 

d'où  Ton  déduit 

R  -  —  0",124      (H      L  -=  22'»  VV.  de  Bruxelles, 

ou     L  ^^  18**  W.  de  Greenwich. 

En  introduisant^  une  troisième  inconnue^  A,  représentant  Terreur  com- 
mise sur  Pascension  droite  moyenne  adoptée  dans  les  réductions^  on  aurait 
pour  équations  normales  : 

22  A  -♦-  H87  y   i-   63  x  -+-   8,51  =-  0 

1157  A  M  86267  y  -f-  5379  x  -4-  644,49  =  0 

63  A  H-  5379  y   h  27397  x  ^  187,67  =  0 

qui  donneraient  pour  les  inconnues  les  valeurs  suivantes  : 

A  ==  —  0%196        log  x^  =  B,7593557„        log  j/-  -=  3,5237465„ 

log x"^  5,9354470„        log »"=  î,6998378„ 

d'où  Ton  déduirait 

K  =  —  0",100      et      L  =  30»  W\  de  Bruxelles. 

ou     L  =  26«  W.  de  Greenwich. 

valeurs  qui  concordent  avec  les  précédentes. 


DE  L'EXISTENCE  DE  LA  NUTATION  DIURNE. 


51 


T  OCTANTIS  (Cordoba,   1874) 


K  =  —  0;4 1     L  =  26«  W.  de  Greenwich. 


No  DATES  twft  Hojei 

<l*ordr6.    DES  OBSERVATIONS.    4c  fircMtieh. 


1 

3 

S 

4 

5 

6 

7 

8 

9 

10 

11 

19 


1874.  Sept 


10. 

11. 

19. 

15. 

14. 

15. 

16. 

17. 

18. 

19.' 

93. 

94. 


110 14< 
11  10 
11  6 
11  9 
10  58 
10  54 
10  50 
10  46 
10  49 
10  34 
10  99 
10  18 


SOLEIL 
Abc.  dr.  moy.         DécL 

11"»16«  +    4»43' 

11  90  ^    4  90 

1!  93  -^    Z  57 

11  96  4^    3  34 

11  30  1^    3  10 

11  33  4^    9  48 

Il  37  +9  94 

11  41  4^    9    3 

11  44  +1  38 

U48  +1  13 

19    9  -    0  18 

19    6  -    0  49 


LUNE 


Asc.  dr.  moy.    DécL 


19  19 
19  54 

13  40 

14  90 

15  14 

15  55 

16  46 

17  41 

18  36 
99  95 
93  19 


+  6«43' 
+  1  6 

-  4  31 

-  10  93 

-  15  1 

-  90  15 

-  93  91 

-  96  19 

-  97  59 

-  98  0 

-  14  27 

-  7  59 


Asc.  droite 
.  observée. 

18»»13'°38;68 
38,84 
58,99 
37,98 
38,60 
38.97 
30,68 
37,11 
38,77 
38,75 
39.19 
38,87 


d'ordre. 


II 


III 


IV 


II' 


III' 


IV' 


1 

i-  0,097 

4-0,300 

+ 15,04 

-  5,00» 

+  0,950 

+  0,958 

+  40,09 

-    15,18 

9 

+  0,081 

+  0.967 

+  11,84 

-4.24 

+  0,010 

+  0,140 

+   6,09 

-     0,87 

S 

+  0,078 

+  0,970 

+  10,56 

-3,96 

+  0,069 

+  0,694 

-   1.74 

+    96,97 

4 

+  0,068 

+  0,934 

+   9,98 

-5,94 

+  0,448 

+  1,300 

-  67,49 

+    15,66 

5 

+  0,059 

+  0,909 

+  7,99 

-9,48 

+  0,940 

+ 1,780 

-79.17 

+   56,54 

6 

^  0,048 

-  +0,909 

+   6,68 

-9,00 

.   +I,7i8 

+  1,814 

-88,74 

+    70,47 

7 

+  0,040 

+  0,169 

+   5,36 

-1,56 

+  9,946 

+ 1,590 

-  84,59 

+   93,09 

8 

4-  0,099 

+  0,137 

+   5,56 

-1,44 

+  9,876 

+  0,698 

-60,12 

+  190,95 

9 

4-  0,019 

+  0,109 

+   4,04 

-0,96 

+  5,959 

-0,116 

-57,11 

+ 140,07 

10 

+  0,019 

+  0,069 

+   9,79 

-0,64 

+  5,516 

-1,614 

-   9,61 

+  144,49 

11 

-  0,004 

+  0.034 

-   1,60 

+  0,40 

+  0,956 

+ 1,954 

+  67,86 

+  159,95 

19 

-0,003 

+  0,034 

-    1,36 

+  0,90 

+  0,349 

-1,058 

+  18,97 

+   45,94 

A          4,70 

11,14 

2,84  =  0 

A  ^-    23,90 

— 10,89 

2,92  -  0 

A  -»-    13,93 

-66,18 

-  1,28  -  0 

A  ■^-    36,04 

—  86,10 

—  2,60  =  0 

A  H-    70,60 

~  93,64 

—  2,97-    0 

A  -»-    93,81 

87,46 

-  0,68  -  0 

A  ^   121,02 

—  68,87 

-1,11  =  0 

A  -+-  139,91 

38,18 

-  2,77  =  0 

A  -H  143,73 

-    2,00 

—  2,78  =.-  0 

A  .-  131,06 

-H  70,42 

3,12  =  0 

A  -t-    44,41 

»  19,97 

—  2,87  =  0. 

52  DÉMONSTRATION  PRATIQUE 

Les  équalions  de  condition  sont  : 

« 

I.  A  —  16,94  y  ^-  27,33  x  —  2,68  =  0 
2. 
3. 
i. 
S. 
6. 
7. 
8. 
9. 

10. 
11. 
12. 

D'où  Ton  peut  former  les  trois  équalions  suivantes,  ou  k,yeix  ont  les 
coefliclents  les  plus  grands  : 

12  A  -  796,49  y  —  346,14  x  -  28,89  =  0 

8  A  H-  839,77  y  —  378,82  x  —  17,88  -  0 

-  6  A  —  479,43  y   +  881,88  x  +  11,28  =  0. 

Ces  équations  donnent  les  valeurs  suivantes  : 

A  ^  f  2«,69        log  X  =  î,8{{340        log  y  =•  5,19890„ 

X  —  -i-  O',007  tf  =  -  0',0018 

et  par  conséquent  : 

.«,  (1874)  =.   18''13'»38',69;        K  -=  -  0",il    et    L  -  141»W.  de  Cordoba. 

ou  L  =!    26«W.  de  Greenwich. 

Si  Ton  remplace  x  el  y  par  leurs  valeurs  dans  les  équations  1 1  et  7  qui 
présentent  le  plus  grand  écart  par  rapport  à  la  valeur  à^JR„y  on  aura  : 

Asrensïiuns  droites  Ascensions  droites 

de  Cordoba.  corrigées. 

II.  18''13»39',12  18''13»38',83 
7.               18''13»36',68  18M3"'37',43 

Écart.  .  .  2',44  Écart.  .  .  l',40 


DE  L'EXISTENCE  DE  LA  NUTAÏION  DIURNE. 


53 


D.  M.  -H  88%117  (R.  Cephei). 


K  =  —  0'M36 


K  --  17«W.  de  Greenwich. 


N»  DATES  Temps  moyen    _ 

d'ordre.  DES  OBSERVATIONS,    de  Greenwicb.    Âsc.  dr.  moy. 


S0I<ËIL. 


1 
9 
3 
4 
5 
6 
7 


1863.  Février  20. 

27. 

Mars 

Oct 


Nov. 


1. 
27. 
28. 

1. 
14. 


8       1864.  Avril       8. 


10«»5« 
9  38 
9  30 
5  45 
5  41 

5  95 
4  34 

6  58 


22»»  15'» 
22  42 
22  49 
U    0 
14  10 

14  26 

15  18 

1     8 


D6cl. 

-  10*50' 

-  8  16 

-  7  30 

-  12  48 

-  13    8 

-  14  26 

-  18  15 

4-     7  12 


LUNE. 

Âsc.  dr.  moy.  Décl. 


0b24>u 

6  19 

7  58 

2  52 

3  46 
7    7 

18  25 

3    3 


Asc.  droite 
observée. 


+    7*29'    20>»34'»42î3î  p.  i. 


^  21  26 
+  16  57 
4-  17  41 
+  19  51 
^  18  86 
-  20    2 

+  17  17 


42,75  p.  t. 

39,89  p.  î. 

59;97 

4i;S3 

.41.31 

40,53 

40,28  p.  t. 


d'ordre. 

A42D-2T 

A- 

.2D-2T 

A+2D-«-2T 

A-2D-a-2T 

A'+2D'-2T 

A'-2D'-2T 

A'i2D'-«-2T 

A'-2D'-«-S 

I 

II 

m 

IV 

V 

VI 

VII 

VIII 

1 

+ 

56«35' 

+ 

97»  55' 

+  105» 50' 

+  127»  30' 

-  236<»32' 

-  266»  28' 

-  1850 17' 

-  2150  13' 

2 

+ 

26  28 

+ 

99  32 

4  117  44 

i-   131  16 

-  1 19  53 

-  205  37 

'  68  38 

-  154  22 

3 

+ 

69  45 

+ 

99  45 

+   121  0 

+  136  0 

-  104  6 

-  171  54 

-  25  46 

-  120  34 

4 

- 

71  36 

- 

20  32 

-  20  21 

*      5  15 

-  119  8 

-  U9  52 

-  127  53 

-  198  37 

5 

- 

89  16 

- 

18  44 

-  20  1 

*      6  15 

-  161  18 

-  240  42 

-  110  3 

-  189  27 

6 

- 

70  7 

- 

12  23 

-  18  52 

i-  10  0 

-  113  33 

-  187^57 

-  62  18 

-  136  42 

7 

— 

64  30 

+ 

8  30 

-  23  15 

4-  13  15 

-  21  19 

4-  18  45 

+  20  56 

^   110  2 

8 


-  226    6     -  254  54      -  174  51       -  189  15       -  177  11      -  246  19     -  125  56      -  195    4 


No    sinl-sinll  cosl-cosll  coslll-cosiv  sinIV-sinlII  siuV-sinVI  cosV-cosVi  cosVU-cosVIlI  sinVlI-siDYIU 


fdre. 

a 

b 

c 

d 

e 

/ 

9 

h 

1 

-0,1744 

+  0,7174 

+  0,3359 

-  0,1687 

-0,1642 

-  0,4909 

-0,1781 

1^0,4810 

2 

-  0,5401 

+  1,0599 

+  0,2345 

-  0,1703 

- 1,3000 

+  0,4038 

+  1,2651 

+  0.4982 

3 

-  0,0466 

+  0,5155 

+  0,2043 

-0,1625 

-  0,8276 

+  0,7451 

+  1,1116 

+  0,0647 

4 

-  0,5990 

-0,6211 

-  0,0579 

+  0,4404 

-1,8119 

-0,1426 

+  0,3541 

+  1,0098 

5 

-  0,6795 

-  0,9358 

-  0.0542 

+  0,4523 

-1,1918 

-  0,4575 

+  0,6438 

+  1,1047 

6 

-  0.7271 

-  0,6370 

-  0.0384 

+  0,4964 

- 1,0561 

+  0,5915 

+  1,1916 

+  0,1994 

7 

- 1,0504 

-  0,5585 

-  0,0548 

i  0,6267 

-  0,6866 

-.0,0149 

+  1,2080 

+  0,4397 

8      -0,1858     -0,2673         -0,0092        +0,2522        -0,9653       -0,5974         +0,3781 


+  1,0678 


=1,15,     ' =2,51;  —  =  21,7,     '-^ 

X  r  s  r 


=  24,955. 


54 


DÉMONSTRATION  PRATIQUE 


N- 

cottf 

cot« 

a. 

•«'. 

/cot« 

/cot«. 

ftg^ 

f^'k 

d'ordre. 

f 

i 

« 

9 

r 

r    ■' 

r    ^ 

r 

1 

-  0,1955 

4  0,8280 

+  7,378 

-   8,689 

-  0,4105 

-1,927 

-   4,452 

+ 12,025 

9 

-  0,6210 

+  1,9190 

4  4,991 

-    3,689 

-  3,2500 

+  1,009 

+  31,630 

+ 12,455 

S 

-  0,0575 

4  0,5980 

+  4,540 

-   3,472 

-  9,0690 

+  1,863 

+  27,790 

+   1,618 

4 

-  0,6000 

-  0,7150 

- 1,302 

ir  9,548 

-4,5300 

-  0,454 

+  8,352 

4  25,145 

5 

-  0,7830 

- 1,0810 

- 1,085 

4   9,765 

-  2,9800 

-1,144 

+  16,095 

4  27,620 

6 

-0,8395 

-  0,7360 

-0,868 

4    1,050 

-  2,6402 

+  1,480 

+  29,790 

+   4,985 

7 

-  1,Î075 

-  0,6440 

-  1,085 

4  13,671 

-  1,7140 

-0,037 

+  30,200 

4   1,099 

8 


-0.2070       -0,3105       -0,195         +   5,495       -2,4130        -1,404  +   9,452        4  26,695 


Avec  ces  données^  on  formera  les  équations  de  condition  : 


1. 

A  -♦-    2,320  y 

.  14,487  -  49"  ,98  =  0 

2. 

A  +  32,730 

-♦-14,766  —  86        — 0 

3. 

A  +  30,004 

+   4,349  —  13        =0 

4. 

A-»-    1,830 

+  33,037  -  14       =  0 

5. 

A  ■*- 11,248 

-t- 38,186  -  37,98  =0 

6. 

A  -H  28,442 

-4-    6,647      34,68  =0 

7. 

A  -♦-  26,194 

-H  13,648  —  22,98   =0 

8. 

A+    6,637 

-h  30,431  — 19,20  =0 

et  les  équalioQS  normales  : 


8  A  -^  136,428  y  -*■  182,821  x  —  248,88  =  0 
136,42  A  -»  3478,42  y  -^  1818,78  *  —  4409,36  -=  0 
182,82  A  +  1818,78  y   -♦-  3928,80  x  —4848,86-0, 


qui  donneront  : 


A  =  0',096       «  =  —  0",102       y  -=  0",090 


d'où 


ifL  •=  20''34»41',096        K  =  —  0",13        L  =  17«W.  de  Greenwich, 


DE  L'EXISTENCE  DE  LA  MUTATION  DIURNE. 


55 


Si  Ton  remplace  les  ioconnues  par  leurs  valeurs  dans  les  équations  de 
condition,  on  a 


DATES. 

\ 

Asc.  droite  BB  TI 

Obsemiionii  eorrigée* 

1863.  Février .  .  . 

.  se 

20h34-42',33 

41,01 

Février .  .  . 

.    27 

42',75 

41,19 

Mars  .  .  .  . 

1 

SG-.SO 

41,28 

Octobre.   .  . 

.    27 

39',97 

40,89 

Octobre.  .  . 

.    28 

41',53 

40,93 

Novembre. 

1 

41',31 

41,20 

Novembre. 

.  .    14 

40',S3 

41,16 

1864.  Avril  .  .  . 

8 

40',28 

40,93. 

V 


/V.j 


MÉMOIRE 


SUR  QUELQUES  FOEMULES 


DE 


CALCUL  INTÉGRAL, 


PAR 


J.  BEAUPAIN, 

DOCTEUR   ÈS-SCIBNCKS,   INGENIEUR   AU  CORPS  DES  MINES. 


(Préseoié  à  la  Classe  des  sciences,  dans  la  séance  dii  2  Jain  1888.) 


Tome  LI.  1 


MÉMOIRE 


SUR  QUELQUES  FORMULES 


DE 


CALCUL  INTEGRAL. 


Jusqu'ici^  on  n'a  pas  remarqué  suffisamment^  je  pense,  Tulililé  des 
développemenlSy  en  série  Irigonomélrique^  des  fonctions 

cos'fcosgr,    cos'fsiuçf,    sin'fcosff,    sia^rsinçf, 

pour  Tétude  de  certaines  intégrales  définies. 

Dans  le  tome  VIII  du  Journal  de  Liouville,  Â.  Serrel  détermine  la 
valeur  des  intégrales  des  fonctions  précédentes  et  de  quelques  autres  fonc- 
tions analogues  prises  entre  les  limites  0  et  j.  Le  procédé  d'intégration, 
fondé  sur  le  développement  de  ces  fonctions,  en  série  trigonométrique, 
conduit  à  plusieurs  formules  que  je  crois  nouvelles,  à  la  simplification  et  à 
la  généralisation  de  certains  résultats  obtenus  par  Â.  Serret,  Schlomiich  et 
d'autres  géomètres.  Dans  ce  mémoire,  je  n'ai  fait  qu'appliquer  une  méthode 
bien  connue,  appartenant  à  la  théorie  des  intégrales  définies.  Cependant, 
il  n'est  pas  inutile  de  présenter  certains  résultats  qui  me  paraissent  nouveaux. 


SUR  QUELQUES  FORMULES 


CHAPITRE  PREMIER. 


Développements,  en  série,  des  fonctions  cos^cf  cos  q(f,  co^<f  sin  Çf,  elc. 


1 .  Problème.  —  Sommer  les  séries  : 


Psacosa  •♦- 


(    j  cos  (a  -f-  2y)  -♦-  -  -♦-  f  n  COS  («  -♦-  ^k'f) 


Qs^sina  H-  (    j  sin  (a  -h  2^)  -*-   ••  -»^  (    j  sin  («-♦-  2*f)  -♦-  — 

si  p  est  plus  grand  que  —  1^  ces  deux  séries  sonl  convergentes.  [Voir  une 
Note  de  M.  Catalan,  sur  le  développement  rfe  (1  -j-  x)",  insérée  dans  les 
Comptes  rendus  de  l'Académie  des  sciences,  26  octobre  1857.] 
On  trouve  facilement  : 

p  =  2''cos''f  cos  (p?  -♦-  a), 
Qs=  2''co6''f  sin  (pf  H-  a). 

En  observant  que  cos^^  peut  élre  écrit  sous  la  forme  cos(p  +  q  — p)j, 
on  a  immédiatement  les  deux  égalités  : 

(I) VcosJ^fCosqf  =  \  (i.)^^*(9  —  P*"2/r)v, 

Ces  équations  subsistent  pour  toutes  les  valeurs  de  <f  comprises  entre  0 
et  '^,  inclusivement.  Quand  ?  =  f ,  les  deux  membres  des  égalités  (1)  et  (2) 
deviennent  infinis^  si  p  est  négatif. 

Si  nous  multiplions  (1)  et  (2)  respectivement  par  sin  q^el  cos  ^^et  que 

*  Nous  ne  considérons  que  la  valeur  réelle  et  positive  de  (2  cos^)'. 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  *  5 


nous  relranchioDS,  il  vient  : 


2'cos''?  sinq  \^^  ^j  ^  smq^  J  u)^*('  ~  P  "*"  ^*^^  ""  ^®^'  l  2  (J)  8in(9  — A+  2*)? 


Remplaçons  9  par  |  —  9)  : 


On  obtiendra^  de  la  même  manière^  le  développement  de  sin''))  cos  99. 
Nous  aurons  ainsi  : 

(a) 2'  cos'^f  cos ç?  =  2  (j)  ^®® (?  —  P  -*-  2t)  f, 


AkQD 


(6) 2'cos''f  sinçf  «2  (^)8in(9  — p -i-Silf. 

(c)2'sin'ycos9y=cosp^2(-i)»(j)cos{î-p  +  2i)f— sinp^2(-l)*(j^)'''*n(?-P+2Jt) 


.As 


(d)2'6ii»'ysin9?  =  smp^2(-*^*(j)^^s(9-p  +  2A)f  +  cosp^2 

2.  Ces  développements^  qui  subsistent  pour  toutes  les  valeurs  de  9  com- 
prises entre  0  et  ^inclusivement,  forment  des  cas  particuliers  des  quatre 
développements  plus  généraux,  parmi  lesquels  je  citerai  celui-ci  : 

2*i+«r»-  ••+•«  cos'^riX  cos'TtX . . .  cos'«r^x  cos  qx  =  cos  [q  —  «ir,  —  «,r, . . .  s^r^]  x 

-4--—— y  Ui(«i  — 1)...(8|  — a,  ^  t)...«^(«^—  I)... 

(«-—««  +  0  cos  [9  —  «.r, . . .  8jr^  +  2  («^n  -*-...  ^  a^r  J]  x 

pour  toutes  les  valeurs  entières  et  positives,  y  compris  zéro,  satisfaisant  à 
Fégalité  : 

6C1  -♦•  flCf  *f>  •  «  •  "♦•  ct^  ^"  n. 


6'  SUR  QUELQUES  FORMULES 

On  le  déduit  du  développement^  suivant  la  série  de  Taylor^  de  la  fonction 


OÙ  Ton  suppose  : 

0|  +  «t  =•  •  •  =  O^  =  6,  Œ  6,  =  ••  •  «as  6^  =  i. 


CHAPITRE  II. 


Calcul  des  intégrales  J^  cos^(fCosq<fd<f,  etc. 


3.  Soient 


A^.,=»   /      cos''x  cos  qxdxf 


0 


^p»i  •=■   /      cos'x  sin  qxdx. 

0 

En  vertu  des  formules  (a),  (b)  nous  aurons,  par  intégration  : 


sin  (g  —  p)  -  ^ 


g  — p-i-  2** 


cos  (9  -  p)  ^  ,^ 


<*)  "-. — 5^-i'-"'(flï37T«-^ï(:),-3îb«- 

Si  nous  supposons  g—  p  >  0,  rien  n'esl  plus  facile  que  d'exprimer,  par 


DE  CALCUL  INTÉGRAL. 

des  intégrales  définies,  les  sommes  de  ces  séries  convergentes.  Posons  : 


-l-Hlï^ 


t-H-» 


d'où 

dx 


Nous  aurons  donc, 


|(-"'(l-:r?TU-5./"'"^"'"-"'^- 


et  semblablement^ 


Kl-^^-l/'*^^'-'^- 


Ainsi  : 


sin(9— p)- 


(») 


A.. — ¥^''ihr>p^^)^ 


(G)  B^, 


2H^ 


B  (^,  p + i)  -*-  é^ij'^'^''^^  -^  ^)'^^- 


M.  Bierens  de  Haan  donne  la  formule  (5)^  dans  le  huitième  tome  des 
Mémoires  de  l'Académie  des  sciences  d'Amsterdam.  [3*  partie^  méthode  17, 
n"^  18-20.]  Le  procédé  de  détermination  est  fondé  sur  le  développement 
d'une  fonction,  suivant  la  série  de  Taylor.  Kummer  [tome  XX  du  Journal 
de  Crelle^  emploie  également  cette  méthode  pour  arriver  au  même  résultat. 
Au  fond,  le  procédé  que  nous  avons  suivi  ne  diffère  pas  de  celui  de  ces 
deux  géomètres. 

a:'«"-*(l  -^xydx,  nous  ferons 


8  SUR  QUELQUES  FORMULES 

d'abord  la  transformation^  x  ^  i  —  xr^  qui  nous  donnera  : 

0  0 

Les  ternies  de  celte  série  convergeDte  sont  d'abord  alternativement  posi- 
tifs et  négatifs;  mais,  à  partir  d'un  certain  rang,  ils  deviennent  tous  positifs 
ou  tous  négatifs. 

Nous  aurons  en  conséquence  les  deux  formules  : 

(7) A,., ^ B(*-^,p  +  i), 


2H^ 


0.  Remarque  L  —  Ces  formules  (7)  el  (8)  subsistent  pour  les  valeurs 
de  p  satisfaisant  aux  conditions  : 

Généralement^  les  fonctions  cos''^ cos çrip ,  cos^'^sin^f  deviennent  infinies 
quand  y  «-  ^,  si  p  est  négatif;  mais  les  valeurs  des  intégrales  A^^^^  B^,,  n'en 

*  Pour  le  calcul  numérique  de  l'intégrale  B^, ,.  il  est  préférable  de  recourir  à  la  formule  : 


co8(g-p)j 


CssOD 


kxs9i  /  «1  i  4 

2  1  ^)-z — 5ï  ^^^^^^  ^"®  série  à  termes  alternativement  positifs  et  négatifs. 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  9 


reslenl  pas  moins  finies.  EfTecUvement^  considérons  Téqualion 

2'   /     cos'f  iiosqfdf  =  ^  { .  )    /     cos  (ç  —  p  -h  2A)  fdf. 


Les  deux  membres  de  celte  égalilé  sont  des  fonctions  de  9,  constamment 
égales  entre  elles  pour  les  valeurs  de  7  comprises  entre  0  el|  —  e;e  désignant^ 
suivant  Tusage,  une  quantité  positive  et  infiniment  petite.  A  la  limite,  ces 
fonctions,  finies  ou  infinies^  seront  encore  égales. 

En  second  lieu/ pour  0  >/>  >  — i,  nous  avons  la  relation 

COSOf  p'  V  {p*  -^  i) 

^j;^^  =  cos(ç-^p>-J-cos(9  +  p'-4-2)7  +  i-^^ — cos(9-+-p'+4)^.  ,        («) 

où  Ton  suppose 

1  >  p'  >  0. 

Si  q  est  un  nombre  impair, -g;;?^?^  s'annule  pour  9=5,  tandis  que  le 
second  membre  de  Tégalité  («)  devient  infiniment  grand. 
Mais  nous  aurons  toujours 


»?-€      __  ^î-C 


/«"■  cosçf)   .      r^    Y  p'  p'(p'-*-i)  1 

0  0 


{q-*-p')  1  q-*-q'-t-i  1.2  7+p'h-4 

]im  /         ^^— dv =sia la +p')- h— \.l-L. : i-. .   . 

J  2''cos'V^        ^^    ^'^Iq  +  p'      i  q+p'+i  f.2      q+p+A         J 

0 

Or,  la  quantité  entre  crochets  est  égale  à 


Tome  LL 


iO  SUR  QUELQUES  FORMULES 

Donc^  finalemenl 

J         €08^008^?^?=  — B  ^-y-,p  -4-  ij, 

0 

9  et  /?  satisfaisant  aux  inégalités  : 

6.  Remarque  II.  —  Dans  les  formules  (7)  et  (8),  il  est  permis  de  sup- 
poser q  égal  à  zéro,  pourvu  que  'p  reste  compris  entre  0  et  —  1.  Par  le 
changement  de  /?  en  —  p^j^  étant  maintenant  une  quantité  essentiellement 
positive,  <  i,  les  équations  (7)  et  (8)  deviennent 

A  sinp^r(|)r(i-p) 

1>P>0,       J      cos- V/?  = -2i"7 7- — , (?) 

J     x«     (i  H- x)-''dx  =  cosp — — (r) 

Pour  vérifier  la  formule  (y),  posons 

X  =  ig  V. 
On  trouve  la  suite  d'égalités  : 


/     x'    (i-*-x)*''rfx==2  /     cos'-'f  sin^'V'^î» 
0 


Faisons  sio^)  —  V^o;,  il  vient 


0 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  H 


On  a  donc,  idenliquement, 


cosp- — ie=:8in(4  — p)- 


T 


m    '  ^{'-îi      ^-(-1) 


.  '(î) 


T(i-p) 


Ce  qui  est  exaci^  en  vertu  de  la  formule  de  Legendre  : 
7.  Pour  déterminer  les  valeurs  des  intégrales 


r  TT 


j      sin'^f  cosçf(/f»,       /      sin^f  sin  9f  dp, 


il  suffit  d'observer  qu'on  a  identiquement 

£  T  ?r 

/     sîn'ycosçfdyŒïCOsç-    /     cos'f  cos^^/f -t-sinç-    /     cos''f  sin  f ]>(/f , 
(9)        /  • 

»  î  51  *C 

0  0  0 

On  voit  donc  que  ces  quatre  intégrales  sont  généralement  exprimables^ 
au  moyen  d'intégrales  eulériennes^  et  de  la  série  convergente 


T  =  f°f  _  K  V  p(p-1)...(p-fc-*-<) 
iâ^       M?-p  +  2*)..(7-p)' 


cas  particulier  de  la  série  de  Gauss  *.     i 

*  Voir  :  Sur  quelques  intigraks  définies,  par  M.  Catalan,  octobre  188S. 


12  SUR  QUELQUES  FORMULES 

8.  Si  g  —  p  esl  impair, 

(n A,.,=o 

En  particulier^  si  q  ^^^  Py  le  développement  des   (^o^^xco^px  donne 
immédiatement 


TT 


(9'*') p>  —  i,        /     cos'j  zospxdx 


2P+1 


intégrale  due  à  Poisson. 


9.  Pour  ramener  la  transcendante/' cos^'â!?  si n/?â?rfâ?  à  une  transcendante 

ô 

algébrique^  il  faut  encore  remonter  au  développement  de  o^os^xûïiqx. 
En  posant 

\1/       3\3/  2*-l\2i-  — i/ 

Considérons  les  deux  développements  : 

(,_a:).  =  l_Qx-,-g)x'_... 

On  en  conclut 

ji  t^  se 

0 

et  par  conséquent, 


(*0) ^"'==2^' y 


—  dx , 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  43 

10.  Remarque.  —  Â.  Serret,  dans  le  tome  VIII  du  Journal  de  Liouville, 
donne  la  formule  suivante  : 


(H)    .     .     /      cos'xsinpxdx  =  —    2-H- -♦- -+  .  . -f.—  .     (p 


entier). 


En  comparant  (10)  et  (11),  on  obtient  Pidentité,  à  peu  près  évidente  : 


/      i ax  =  2-*-—-4----4-.H (p  entier). 

t/  X  2        3» 


0 


On  peut  récrire  ainsi  : 


i  i  2      4      8  2*-* 


Par  exemple  : 


,       1^^      1  .       2       4      8       16       52 


ii.  y  =-/)  +  2  donne 

/      cos'x  sin  (p  -♦-  2)xdx  «= . 

c/  P  -^  ^ 

0 

Généralement,  si  çr — p  est  pair,  B^,,  sera  exprimable  sous  forme  flnie, 
attendu  que  les  intégrales  contenues  dans  le  second  membre  de  Téquation  (6) 
sont  connues. 

Transformons  cette  équation  :  elle  devient,  pour  q  —  p  =  2A, 

0  0 

dans  la  seconde  intégrale,  changeons  a?  en  —  x  : 


— i 


14  SUR  QUELQUES  FORMULES 

A.  Serret  trouve  la  formule  [Jownal  de  Liouville,  lome  VIII] 


/ 


*  cos'x  s\n(p  -h  ^k)xdx 


L^P+*KP+2)  (p+1)  ...  (p+4)  (p  -H  1)  (p  H-  2) .  .  (p  +  2t)       J  ' 

d'où,  si  A:  est  un  nombre  entier,  résulte  Tidenlité  : 

(^  \y+\p  (i  —  xf-'x'dx 


2^+' 


i  2.  Toutes  les  formules  précédentes  ne  sont  vraies  que  pour  q  —  p  >  0  ; 
il  s^agit  mainlenanl  de  reconnaître  ce  qu'elles  deviennent  dans  le  cas  de 

  cette  fin^  nous  emploierons  la  formule  de  réduction  suivante  : 

£  £•  r 

A^,,  s=3  /      cos^fcosqfdf^ip-i)  /     cos'*"Vcos9fdy.sin'î»-i-ç  /     cos''"*f  sîn f  sin  Çf rff . 


pAw  =  (?  —  *)  A,-t.,  •*-  q  y  *cos'-«f  sin,  sinqifrff. 


Or, 


p   /      cos'~*fsiafsmqfdf'=q/     cos'fcosqfdf, 


0 


C'esl-à-dire  : 


M2)  A pfp-l)...(p-2fc^<) 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  15 

2A*  élanl  le  plus  grand  nombre  entier  contenu  dans  p^  ou  ^k  =  ^p)f 
suivant  la  notation  de  Legendre.  Si  p  —  2A:  est  encore  plus  grand  que  q, 
on  devra  procéder  de  la  façon  suivante  : 


/     cos'f  Qosqfdf  =  A^  +  ,,,+;  -♦-   /     cos'j»  sin y  sin (ç  -♦•  1  ) f . rff , 

0  0 

(p  -*-  i)    /     cos'y  siny  sin(qr  -f-  l)î>rf?  ==(?-*-  ^)  /      cos'^  cos(9  -i-  \)fdf; 


d'où 


p  -*-  7  -4-  2 
(^3) A,,,«= — ITTI      A,i+i,f+i« 

p  H-  1 

Maintenant^  au  moyen  de  la  formule  de  réduction  précédente^  on  peut 
ramener  le  nombre  p  +  i  k  une  quantité  comprise  entre  —  4  et  +  !• 

13.  On  trouve,  aussi  facilement,  la  formule  de  réduction 


/«                            pip  —  i                       q 
cos^'f  sin qfdf  =  J         B,^,.,  - , 


El  cette  autre 


p  -♦-  1 

14.  Reprenons  la  formule 

A     _       P(P— «)-.(p  — 2fc•^-0        . 
'"      (p' -  g') ...  [(p  —  2fc  +  2)»  -  7']    '""•'" 

D'autre  part,  nous  avons  la  formule  bien  connue 


(i6) A., 


(p+l)2H-'B(^+l,?-^+i) 


46  SUR  QUELQUES  FORMULES 

Comparanl  les  égalités  (12)  et  (46),  nous  obtenons  la  relation 


1 


(17) 


k  satisfaisant  aux  conditions  : 

;)  — 2*<7,      p— 2fc>  — 1. 

/)  et  g^  étant  donnés^  s'il  est  impossible  de  satisfaire  à  ces  inégalités^  il 
faudra  faire  subir^  à  cette  formule^  la  modification  indiquée  plus  haut.  Si  p 
est  un  nombre  pair,  nous  obtenons,  sous  forme  d'un  produit  limité,  la 
valeur  de  Tin  verse  de  l'intégrale  eulérienne  de  première  espèce;  chose,  qui 
ne  doit  pas  nous  surprendre,  attendu  que  la  différentielle  binôme 


est  intégrable. 


X  •    (i— x)  •  dx 


i5.  Remarque  L  —  Quand  p  ^{  q  vérifient  les  conditions 


9-P>o,    ^>^-2-^. 


on  a  directement 


sin  (9  —  p)  ~ 


^f.f  —  2H-* 


b(V'P"*)' 


I 


Posons 

7 — p=2m,    qf-i-p  =  2n. 


DE  CALCUL  INTEGRAL.  17 


en  comparant  ces  deux  équalionS;  on  a 

B(iii,n  — m-*-i)B(l — m,m-t-l)»  ; ---: ; 

(il  —  m  -«-  4)  sinfiiir 

et^  si  l'on  fait  n  =»  m^  on  obtient  la  formule  d'Euler 

r(m)r(i— m)« 


sinfiiir 


Remarque  II.  —  Il  est  clair  que,  connaissant  le  développement  de  Ap,^ 
en  série  convergente,  on  pourra,  en  vertu  de  la  relation  (16),  développer 
jrj  en  série  convergente. 

En  effet, 

posons 

d^OÙ 


(18) 


i  (a+p— l)sinarr     i  a^p  — 2       1  («-1-^— 2)(a-f-p— 5)     i 


-l)sinarr     i  a^p  — 2       1  («-1-^— 2)(a-»-p— 5)     i 1 

^i^  [i— «  î  Î2  — a"*"  1.2  5-a  J 


Par  exemple,  si  /3=  1, 

.^^.    _l_^_î «--1       i        ^   (a~i)(a^2)      1 («-i)(:c-2)(«-5)      1 

^     '    sin«T       i—a.  i       2  — a"*"  4.2.        5  — a  i.2.3  4— a 

On  peut  donner  au  développement  de  ^^^  une  infinité  de  formes  diffé- 
rentes. 

Ainsi  pour  i3=  2, 

,na  i  a       \  «(a  — 4)      1  «(«-4)(a  — 2)       4 

^     '        Billots       4-^  a       4  2  — a  4.2      3 -- a  4.2.3  4-« 

L'équation  (i9),  pour  «=  ^,  donne  le  développement  de  tt,  bien  connu ^ 

T      ,       4    4       4.34        4.5.5    4 

-  =1  H-  -.- 


â  2    3       â.4  5       2.4. G    7 


Tome  LL 


18 


SUR  QUELQUES  FORMULES 


CHAPITRE  IH. 


jr     . 


Calcul  des  intégrales  nsiiff  cos'y  cos  qfd(f,  yTsin**y  cos'9  sin  yyrfy, 


16.  Nous  allons  considérer  mainlenant  deux  inlégrales  un  peu  plus 
générales  : 

A^,,,,=    /      siVf  cos'y  cosçfdf,       Br,  .,,=  /     sin'ycos'î^sînçjc/f. 
0  0 

Il  est  permis  de  supposer  q  —  s  —  r  >  0,  parce  qu'il  est  toujours  pos- 
sible de  ramener  tous  les  cas  à  celui-ci.  Eiïeclivement^  on  pourra  réduire 
les  exposanls  ^  et  r  entre  les  limites  — 1  et  +  i^  sans  que  celle  opération 
altère  la  valeur  de  q. 

Nous  supposons  ainsi  5>  —  1,  r>  —  1. 

Au  moyen  de  Tinlégralion  par  parties,  on  a 

^  .        .^ 

/^  \      /  «    * 

./  r  -4-  i  / 

0  0 

A^,^^  = /     sirr+*y  cos'  '5»  rosçff/f  H /      sin*^*?»  cos'~*f  singj>rfs); 


c'est-à-dire 


(21) 


(«  +  r)  A^, ,,, «  («  —  1)  A,,._,.,  -4-  9. Br +  ,,,-,.,; 


et  semblablemeni, 


(22) 


(«   -^  »•)  Br..,,  =  («  —  1)  Br.,-f.,  —  7  A,  +  ,...|., 


D'abord,  on  peut  réduFre  un  seul  exposant,  celui  de  cos  9,  par  exemple^ 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  19 

celui  de  sin  (f  ne  variant  pas  ou  n'étant  augmenté  que  d'une  unité.  Les 
formules  (1)  et  (2)  donnent  respeclivemenl  : 

s  —  t  q 

5  "t"  I  S  -T-  T 

jA     ^__^     9  ^M  ^M 

(24)    .     .     .     B,+  ,,,.,.,.=  -— B,^, . ,.,.,  —  -— A,.,_,.,  4--— 

d'oû^  par  substitution  de  cette  valeur  dans  Téqualion  (23), 
On  obtient,  de  la  même  manière, 

L'application  judicieuse  des  formules  (21),  (22),  (25)  et  (26)  et  des  identités 

permettra,  dans  chaque  cas  particulier,  de  ramener  Texposant  s  entre  les 
limites  —  1  et  +  1. 

En  outre,  si  r  +  1  est  une  quantité  comprise  entre  1  et  2,  on  pourra, 
en  vertu  des  identilés  précédentes,  diminuer  de  deux  unités  l'exposant  de 
sin 9  dans  les  intégrales  A^^,  «^,,  B^^,,.,,.  Les  exposants  de  sin 9  et  de  cosy 
seront  ainsi  ramenés  entre  les  limites  —  1  et  +  4. 

17.  Application.  —  Soit  s  compris  entre  4  et  5. 
Par  application  de  la  formule  (25), 

Ar, .. ,  se  décompose  en  A^, .  - 1.,»  B^,+j , _ 5 , , 
Ar,...»,vSe  décompose  en  A,,, _4,,,B^+i,,_5,,. 


20  SUR  QUELQUES  FORMULES 

Par  application  de  la  formule  (2)^ 

B^,,,_5 ,8e  décompose  en  B,+,,,_,.,  el  A,^.i,,_4,,, 

Finalement, 

Ar,#,î  «e  décompose  en  A^,._4,,  cl  B^+i,,  .8.»  • 

Si  r  +  1  est  compris  entre  1  et  %  il  vient 
Par  application  de  la  formule  (2), 

Br-i,,  -5,,  se  décompose  en  B^ .  i.,«j,,  cl  A^,,  _  4,,. 

18.  S'il  faut  réduire  les  deux  exposants  s  et  r,  on  peut,  d'après  ce  qui 
précède,  les  ramener  successivement  entre  les  limites  —  1  et  +  ^*  ^^îs 
il  est  préférable  d'opérer  simultanément  la  réduction  des  deux  exposants 
s  et  r. 

Reprenons  Péquation  (21)  : 

(8  ^  r)  A,...,  =  («  —  i)  A,,..,.,  +  q.  B^  +  ,.._ ,.„ 
(27)      .     .    .     («  •^r)A,,..,  =(«  — J)A„..,,,-*-9B,^,,.^,.,— çB,_,.,4.,,,, 

Substituons  cette  valeur  dans  l'équation  (7)  ;  on  a 

as  o* 

(«^r)A,...,  — («—1)A,.,, ,.,-*- 7. B,-,,..,.,  -— —  ï^r-i.. -i.,H.  -  — A,...,, 

8  -*~  r  8  •♦-r 

c'est-à-dire 

(28)  ....  K.,-  (,^,)._,,  ^— '•'•^{T^rTjïTr^"-'-''*- 

r  =  0  donne  la  formule  de  réduction  trouvée  précédemment. 

Notre  but  n'est  pas  encore  atteint;  il  faut  réduire  l'exposant  de  r  dans 


DE  CALCUL  INTÉGRAL  31 

Par  le  changement  de  «  en  «  —  2,  Téqualion  (21)  donne 

r  —  i  q 

En  reportant  celte  valeur  dans  Téqualion  (28),  on  obtient 

(g^i)(r^t)(#-4-r)  (r-.g)(r>f-5— i) 

et  semblablement^ 

II  pourrait  arriver  que  les  valeurs  de  «  et  de  r  fussent  telles  que  les 
formules  (29)  et  (30)  devinssent  inapplicables.  Il  en  serait  ainsi  si^  par 
Tapplicalion  répétée  de  ces  formules^  Pexposant  r  était  ramené  entre  —  1 
et  +  1  ^  «  étant  toujours  supérieur  à  Punité;  mais  alors  l'application  des 
formules  (21  ),  (22)^(25)^  (26)^  permettra  de  ramener  Pexposant  ^  entre 
les  mêmes  limites. 

Maintenant  si>  après  la  réduction  poussée  aussi  loin  que  possible^  q  est 
encore  plus  petit  que  la  somme  des  exposants  s  et  r  ainsi  réduits,  il  suffira 
d'employer  Partifice  qui  consiste:  I""  à  augmenter  la  valeur  de  q;  2""  à 
réduire  les  exposants  «  et  r  sans  altérer  la  nouvelle  valeur  de  q. 

19.  Remarque.  —  Ces  formules  de  réduction  deviennent  illusoires,  si  les 
exposants  s  et  r  et  le  paramètre  q  satisfont  à  Pune  des  équations 

(31) .      «-f-r  — 2=s0,      «-*-r— 4  =  0..., 

(32) «-f-raarqf,      «H-r  —  2  =  qr,      «-f-r  —  4=3f... 

Si  les  valeurs  de  ^  et  de  r  vérifient  Pune  des  équations  de  la  suite  (31), 
on  procédera  de  la  manière  suivante  : 


n  SUR  QUELQUES  FORMULES 

on  a,  identiquemenl^ 

I     sin^f  cos'f  cosçfrff  =  /     sin^y  cos*+*f  cos(^  -♦-  i)fd?  -4-  /     sinf>''+*  cos'3»sin(f  -*-  i)frff, 

0  0  0 

/     sin'*5ï  cos*f  sinçfdf  =  /     sîn''f  cos*"*"'f  sin(9  -♦-  l)fdy  —  /     sîn'^f  cos'f  cos(9  -♦-  1)frff ; 

0  0  0 

maintenant  les  formules  de  réduction  permettront  de  ramener^  entre  les 
limites  —  1  et  +  i^  l^s  exposants  de  sin^  et  de  cos^)  dans  ces  intégrales 

auxiliaires. 

Pour  résoudre  le  second  cas^  nous  observons  que,  dans  la  série  des 
équations  de  réduction,  nous  obtiendrons  certainement  les  intégrales  A^^^^g 
et  B«,  ;b,  g,  où  les  indices  a,  /3  satisfont  à  Péquation 


a  +  j3  =  s  +  r  —  2i?  =  7. 

Dés  lors,  il  sera  impossible  d'aller  plus  loin  dans  la  voie  des  réductions. 

Mais  la  détermination  des  intégrales  Ar,«,g  et  Br,«,g  n'en  serait  pas  moins 
chose  faite,  si  Ton  pouvait  calculer  directement  les  intégrales  A.,  ;3,  g  ^  B^./?,?» 
a  et  )3  satisfaisant  à  la  condition 

jt  -h  (3  =  7. 

Nous  examinerons  bientôt  ce  cas-limite;  et  nous  verrons  qu'on  peut 
exprimer  les  transcendantes  trigonométriques  A.^^^g,  B«,/3,g  au  moyen  d'une 
quantité  finie  et  d'une  transcendante  de  la  forme 


/ 


---._^_^-___^_— ^^_  ax. 


X 


20.  Gela  posé,  on  a  immédiatement , 


(52) A,...,  =  i2"(3y'"'"'f'"'(«-*-*"^*)f''''' 

0 

(33) B,...,=|.  f  (*)y'8in'psin(7-s  +  2i),rfy. 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  23 


Mais-  on  a  les  deux  identités  : 


/sin"*xco8iixc/x=co8M-   /  co8'"xco8nxrfx-4- sinn-  /     cos'x  si  a  nxc/x» 

2c/  2./ 

0                                                                                  0  0 

5  T                                                            sr 

/àiTx  si n  nxdx — sin  n  -   /  cos*x  cos  wxdx — cos n  -   /     cos^x  sin  nxdx  ; 


nous  en  déduisons  : 


(34) 


4  *=•  /^\  jr     xj 

^r,>.f  '=^j,Z  \ J  ^^® (fl'  —  «  -^  2t) -   /     cos>  cos(ç  —  5  -^  2fc) ?c/? 

0 

-<-2;2  y  "11(9  — «+ 2i)-y     co«'?8in(ç-s-4-2A:)ydf,      . 

0 


(35) 


0 


Or, 


/sîn(ûf  — »— rH-2i)-     , 
a                                                                               2     (q—s  —  r  \ 

C08>  cos(7— s  ^-  ik)fdf  = — B  ^ H- 1,  r  -^  1  j , 


9r 

cos(9 — 8 — r-«-2t)- 


y^*co8>8in(ç-8  +  2i)^d5,^ .^;^:j Îb(?— i— ^ +fc,r^l) 

-y      X    «    ^    (l^-x^dx; 


0 


substituons  ces  valeurs  dans  les  équations  (34)  et  (3S),  nous   obtenons 


24 


SUR  QUELQUES  FORMULES 


finalement  les  deux  formules  générales  : 


(36)     . 


*^r*9,q 


8inr- 

2     ^«    f-^-' 


2      /^»      TIZÏLIl-l 

-^^/  '  •    («-«ni 


xydx 


tin  (flf  —  «)  - 

-     /      «     «  (1  H-xr(l— X)*rfx, 


g'-H+i 


^...t 


cosr- 


x)'  (I  H-  i^dx 


(37)     .    .    . 


M- 

cosfg  —  »)-    _. 

2  /^*    *"*"''  I 


(!  ■*-  x)'  H  —  x)'rfx, 


vraies  pour  toutes  les  valeurs  de  s,  r  et  q^  satisfaisant  aux  conditions 

q  —  s  —  r>0,     r>  —  1,     s>  — !. 

GénéralemeDl^  les  transcendantes  contenues  dans  les  seconds  membres 
des  équations  (36)  et  (37)  ne  sont  pas  réduclibles  aux  intégrales  eulériennes. 
La  forme  que  nous  leur  avons  donnée  va  nous  permettre  de  les  développer 
en  séries  convergentes. 

Examinons  les  transcendantes 


M, 


/    X    ■    "(!—«)•' (t  -♦-x)'rfx, 


X    «       (1  ^x/ll— xydx. 


Développons  (1  +  xj  et  (1  +  xj  parla  formule  du  binôme^  et  faisons 
usage  de  la  propriété  v{p)  ^  (p  —  4)  T{p  —  4),  nous  trouvons  sans 


DE  CALCUL  11NTÉ6RAL.  28 


aucune  difficulté 


M, 


(38)    \ 

Il  est  permis  de  développer  (1  +  a?)**  el  (i  +  a?)',  par  la  formule  du 
binôme^  attendu  que  la  variable  x  est  constamment  comprise  entre  0  et  1 
inclusivement.  [Voir  la  Note  de  M.  Catalan^  citée  plus  haul.] 

Les  séries  (38)  sont  convergentes  j  chacun  des  facteurs  ^~^l!^\,^f^  etc., 
est  plus  petit  que  Punilé  et  tend  vers  cette  valeur,  si  k  augmente  indéfini- 
ment. En  outre,  on  voit  que  les  termes  de  ces  deux  séries  deviendront,  à 
partir  d'un  certain  rang,  alternativement  positifs  et  négatifs. 

Si  q  est  très  grand,  r  et  ^  très  petits,  Mi  et  M,  tendent  respectivement  vers 
les  valeurs 

2T  (iHim:]  r(r  ^  i)     2'r  (LZlZ^j  r(«  +  0 


Nous  aurons  amsi 


T  1t 

sinr-  sin  (g  —  «)- 


cos  r  -  cos  {q  —  «)  - 

2  ^^  2 

21 .  —  Examen  du  cas  limite.  Soient  donc 

0 

(42) B,...,+,==l2  (j^jy'Sin'fsinlrH-âA)?*;?. 

Tome  L1. 


26  SUR  QUELQUES  FORMULES 


ou 


0 


i  |[  (t)  ""  (»■  -^  2fc)  ^  y  cos>  »n  (r  ...  2*)rrff , 


AsO 

0 


Br. ...+r=  ^  2  (J)  ""  ('■  *  2t) ^  y  'cos',  cos  (r  +  âfc) f  rfy 


fcsoo 


2*  fc^  \Ki  2  ,/ 


Mais,  nous  avons  donné,  n~  8  et  i  1 ,  les  formules  suivantes  : 


TT 


0 


I     cos>  cos  (r  -♦■  2k)  y df  =  0,     fc  =  1, 2,  3... 

0 


en  conséquence, 


/"*  sin>  cos'f  cos  («  -i-  r)fdf  =  ^;^,  cosr  - 


0 

TT 

sinr- 


2 

Cesl-à-dire 


^  K'-  ">•  Q/'  •^'<'  *  "-^-I  (»)/'•■"'"  -  H' 


sin'fcos'f  cos(«  -Kr)3.d7=  — 


r«8  r  ~ 

0 

fiin  f*  — 

2    /*(<  -♦-xrO— x)'-(i— x)-(i  -f-x)' 


0 


2    /  «  (!  -4-  x)*"  (\  —  x)'  —  (t  —  x)'^  (f  -♦-  X)' 

\/  X 


sin^cos'y  sin  («  +  r)fdy  »=  ^^^^  sin  r  - 


0 

r 

cosr- 

dx. 

X 


r 


2  /»  «  (1  -♦-  xr  (1  —  X)'  —  (I  —  xr  (i  ^  x)'. 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  11 


22.  Pour  développer,  en  série  convergente,  Pinlégrale 

/-  *  (1  -4-  xY (i  —  i)'  —  (1  —xY(\  -f-xy  . 
./    i '''^' 

0 

nous  procéderons  de  la  manière  suivante. 
Soit^  pour  fixer  les  idées^  r  plus  grand  que  s. 

0  0 


Posons  a?  =  V/a?  •  d'où  «te  =  -i^ ,  il  vient 


Or, 

V"*"    '     "^2/"        /        3\     (2«4-2*+4)(2»  +  2*  — <)...(2»-»-3)' 


donc. 


^'*'^^"°        /        3\      ê,\2JkH-l/(2«-+-2it-*-l)(2«-+-2Jk  — 1)  — (2»+  3)' 


V^jT^8+_i)r  r  —  g       (r  — «)(r  — «  — i)(r— »— 2)      i  1 


28  SUR  QUELQUES  FORMULES 

Nous  aurons  donc  ainsi 


«inr- 
T  r  2 


/t  T  r  z 

8in>  cos'ç.  co8(«  -4-  r)fdf  =  ^^^^;^  cosr-  -♦-  -^^^^ T, , 


cosr- 


(46)     .    .     .     .y  *«in>co8V«in(»  +  r)^ft=  ^|;;J:^ 

0 

en  posant 

_l/^.r(<  4-  0^/r-a\ {2Jt  — 4)(îfc  — 3)...3.1 

'  ''        ^'^àU-f- J(27 


,     _  (2«-4-2t-t-1)(2«^.2Jfc—1)  ...(««-♦- 3) 


(' 


23.  La  transcendante  b(s,r)  sera  réductible  aux  intégrales  eulériennes 
dans  les  cas  suivants  : 
4 o  r^s-^ayù  entier^ 

y     «0*+-^  cos'f  C08  (2«  -h  a)fdf  =  ^^j;;:^^  co«  {s  +  «)--*-       y^.,^,      T„ 

0 

y     8in'+*,  co«V  sin  (2»  +  a),(^=  ^^,  sin  (»  +  o) y,^^      T„ 

0 

'  /        sTa  \2t  ^  ij  (2«  H-  2Ar  -♦.  «)(2«  -♦-  2*  — 1) ...  {2«  -4-  3)' 


(•■^D 


En  particulier,  a  »  1  : 


r 
T  w  2l/nr(«-*-1) 

sin  «  -  -♦- 


Sm'+'y  COS'f  8in  (2«  +  l),d,  =  ^^  COS»  -  -»-  -^;55- y- 

•  rl«  -♦- 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  29 


2°  5  =  r  4-  fr,  6  =■  entier, 


sinr- 
2 


y     sin'f  co8'+V  cos  (2r  +  6)  y  rff  =  ^^^^  cos  r  -  +  ^j;;^:,  T, 


ir 
cosr- 
2 


y  8În>  coB'^*  siD  (2r  +  6)fd^  ==  ^^^J^  ««  *•  ^  -  ^;:^i  T, , 


0 


V^^r{r-t-i)^/     6     \  (2ik  — 4)(2Jt-3)...5.3.1 


(■ 


2(  '  )- 


â\2ifc+  iy(2r-»-2ik  -Hl)(2r  +  2*  — l)...(îr-t-  5) 


Pour  6=2: 


y  '  sin'y  cos'+V  cos  2(r  ■*■  i)fdf  =-I^cosr  ^  -♦-  -^ 


»      ""'*2l/;r(rH-<) 


( 


r    r  + 


/      sin'f  C08''**f  sin  2  (r  -♦- 1  )  fdf  = 


n 

sinr 


0  r  Ir 


24.  Remarque.  —  s  ^r  donne  deux  intégrales  connues  : 

8in>  cos  rfdf  =  -  cos  r  - , 

0 

sin^f  sin  rfdf  =  —  gin  r  -  • 

2  >Z 


25.  Si  l'exposant  r  est  un  entier  pair  ou  impair,  les  intégrales  Xia,,,,-k-9a  ^^ 
Bta+i,«,«+sa+i  sont  immédialement  déterminées. 

*  Les  équations  (43)  et  (44)  paraissent  assez  remarquables  ;  j'espère  de  faire  un  jour  une 
étDide  plus  complète  de  la  transcendante, 


0(«,  r)=s:    /       

J  « 


dx. 


30  SUR  QUELQUES  FORMULES 

Soilr  =  2a,  «  =  4,2,  3... 


(49) 


/     sin*»ç»  cos'f»  cos(2a  -4-  s)  fdf  ■=  ( —  i )•- 
t.' 


TT 


i4-fa*»>l 


r  =  2(ï  +  4,  a-  4,  2,  3,... 


T 


(50)    ...    .    ^\in'^fC0i'fsiD{8^ia-^i)tdr  =  {-iY^^^.' 

0 

26.  Nous  avons  dit,  plus  haut,  que  généralement  les  intégrales  M|  et  M, 
ne  sont  pas  réductibles  aux  fonctions  eulériennes.  Il  existe  plusieurs  cas  où 
cette  réduction  s'opère  immédiatement. 

Premier  cas.  s  ^  r,  q  —  2r  >  0, 

^•r„ -^sqr  /     *  Ml  -  *')'«to  + ^^ J    ''      («  -  *Trfx. 

C'est- à-dire 

cosr-  —  cosio  — r)-     , 
B-. jSîi B  l^V"''""*'  V* 

*  Ces  formules  (49)  et  (80)  résultent  encore  de  celles-ci  : 

0 

/   *  COfi'f  C08  {p  -4-  2*)  fdf  «  0, 

0 

sia^  cosi'f  siDÇfdfs /     coat^^f  cosqfdf. 


DE  CALCUL  INTEGRAL.  51 


ou^  plus  simplement  encore, 


co9^  -  sin  {q  —  2r)  - 


{M)    .    .     I      (8iDfC08f)'cos7frfy=- -^^ B^— y— ,r-t-ij, 


sinç-  %\n{q  —  âr)- 


/«  .  "^  4        '^  ♦  «  /^  —  2r  \ 


Faisons  dans  ces  formules  (51)  et  (52),  y  =  |el|  —  w,  on  a 

I                                       cosn-sinfn — r)-r  l — ^ —    r(r  -*-  1) 
8în''f  cosftfrff  « ^p- 


(53)    . 

un 


jnn-8in(it — r)-  r    1  r(r  -«-  1) 

/^  .       .        ,                2                '2     \    2    y    ^         ^ 
/      sin>  sm  nf  df  = — :: : —  . 

Ces  formules  supposent^  n  —  r  >0,  r  >  -^  1 . 

27.  Remarque.  —  Dans  les  Tables  d'intégrales  définies  de  M.  Bierens 
de  Haan  [Table  78],  nous  trouvons  les  formules  suivantes  données  par 
Serret  et  Kummer.  [Journal  de  Liouville,  tome  VI U.  —  Journal  de  Crelle, 
tome  XVIL] 

fr  —  fi\     /r  ■♦-  n\ 

/•'                                               T     \~~2     /     \     2     / 
8in'""*x  cosfixrfx  ==  2^'  cos  n r  (r), 
2   r(r  — n)r(r  -h  n)      ^  ^ 

0 

/^                                              t\2/\2/ 
sin*^*!:  sinnxdx  «=  2^*  8in  n ; : — ; —'^  (r). 
2    r  r  — n  r(r  4- n)      ^  ' 

0 

Les  formules  (53)  complètent  les  formules  (a)  et  (/3). 

Quand  on  a  r  >  ;i  >  r —  1,  les  formules  (53)  doivent  coïncider  avec  les 


j 


32  SUR  QUELQUES  FORMULES 

formules  («)  el  ()S),  d'où  ridenlité  : 


cos 


T  T     In  —  r -4- 1\  Ir — n\     /r -♦- n\ 

„-s.„(n-r-.i)-r(_^_)r(r)  ^  r  (_^)  r  (^ 


=  2"    'C0S«-    ; r^W' 


â'-'  /n-*-  r  H-  i\  2     r(r  — n)r(r-+-fi) 

L  2        J         /n-»-r-*-i\  r(r  — iî)r(rH-») 


SIQ  I  1 I  T —  *'**'"• 

/n  -♦-  r  -*-  i\ 

\       2       y 
Mais^ 


""l' 2 J 

d'où 


Ir  —  ii-4-i\      /r-*-n-i-i\ 


=  2*'-' 


Ir  —  fi\     lr-^n\ 
M-2-)M-2-) 
r(r  —  n)r(r  -+-  n) 


Ed  verlu  de  la  relation, 

i/; 


on  a 


r(p)r(p-*-^)  =  ^J(2p), 

el  ridenlité  est  vérifiée. 

Remarque  11.  —  Si,  après  avoir  multiplié  les  deux  membres  des  équa- 
tions (53)  par  ^cosn^,  ^sin  n|,  nous  ajoutons  les  résultats,   nous  aurons 

-  siii  (n'-r)- 

-y  8in>C08»(^-,)dy —-lli\^^^r^\], 

0 

î  sin(n— r)- 

J  COS>  COSnyrf?  =  ^;;j^ B  [^-^.  T  -♦-    I  j  . 


i 


DE  CALCUL  IINTÉGRAL  33 

Remarque  III. —  Dans  le  t.  VIII  du  Journal  de  Liouvitle,  A.Serret  donne  : 

Jp  i] 

(a)      j      (sinatcosi)»      003(7 —  p)jdj  = -cos(y-p)-  ^.    ^     \~2~'     2^/' 

0 

(6)     y      (sinxcosx)  8,n(9^p)a:rfx=-sin(ç--p)-— — B^--y--,--^j. 


«  La  première  de  ces  formules  sera  en  défaut^  dit  Serret^  si  ^^  est  égal 
»  ou  supérieur  à  i  ;  mais  la  seconde  exige  seulement  que^^  soit  moindre 
»   que  2.  » 

Changeons  r  en  r  —  1  dans  les  formules  (51)  et  (52)  : 

r  CQsq  7  9in  (a  -  2r  -4-  2)  7  .  ^  ^  . 
/*«,  .  X  .  .  *  *o/7  — 2r^2  \ 
/      (sin X  C09 x/"*  C08 çxax  = ^^^ B I ,  r  I , 


jr  sinûr-sin(ûf  —  2r -t- 2)  -     , 

/^«                  .    .   .        j        -     ^                              ♦«/?  — 2r-^2     \ 
/     (sinx  cosxp'  sin^xdx  «■ -^^r;; -B  I 7 ,  r I. 

Pour  comparer  la  formule  (6)  à  cette  dernière^  il  faut  supposer 
q — p  >  ;)  +  q — 2,  c'est-à-dire  1  >  /)  >  0. 

Si  Ton  a  simultanément  2  >  ^^  >  0,  1  >/?  >  0,  on  doit  avoir,  identi- 
quement, 

b(-,-1  ,       sin(o — p)-sin(l  — p)-     ,, 

r(p)r{9)*  ?+ï=î      j/l  +?\' 

Tome  LI.  S 


34  SUR  QUELQUES  FORMULES 

Faisant  usage  des  relations  : 


r(m)r(l  -m)  =  -r-^, 

sin  mx 


r(p)r(p-Hl)=^,r(2p), 


nous  trouvons 


(l)'(l) 


et  ridentité  est  vérifiée. 

28.  Deuxième  cas.  Soit  q  —  s —  r  ««  2m,  m  =*  i,  2, 3, . . . 
Les  formules  (36)  et  (37)  devieDoent 

sinr-  8in(r-*-2m)  -       ^ 

A,..., ^  f  x-« (i  -«)'  (1  +xy«/x  -K        y^.^,       y"  X—  (i  +«)'(!  -  x)*./*, 


0 


T  .  .  ir 


cosr -  co8(r  -♦-  2m) - 

0  i 

DaDS  la  seconde  intégrale,  changeons  or  en  —  x\ 

(— i"sinr-       ^^  sinr-        _^ 


0 


d^où 


«inr-        ^  sinr-        ^ 

2  /^-H  2  yoO 


^..  * , — -^^^f  *""'  (*  -')'(*  ■*■  *^''^ = 2^y  ^*  ~  *^"''  *'  ^'^  ~  *^*'''' 


-A  1 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  3S 


puis,  en  posaot  x  =  2^, 


A,..., nnr^y\l  -2zr-'z'(4  -  z)'dz. 


Nous  obtenons  ainsi  les  deux  formules  : 


(5*) 


y  *8in'{.co8'j.cos(r+«4.2m)j.dy=8inr^  2    ("~*J*^'f"*i    ]BKr  +  Jl-hl,«  +  l)2*, 

0 

sîn>C08>8in(r-t-«-+-2m)fdf=c08r-  2    (-'•)*{    -     )  B(rV-t-^i,  «-*-!)  2*. 


Ces  formules  sont  vraies  pour  r>  — 1,5>  —  i. 
Il  est  à  peu  près  inutile  de  dire   que,  pour  A:  —  0,  l^^^)  représente 
Tunité. 

On  transforme  les  formules  (54)  de  la  façon  suivante  : 


r(r-^k-4-i)r(«-*-  i)       r(r4-i)r(<  -^  i)  (r  +  Jt)(r-t- i  — i)...(r  ^  1) 
r(r  +  «-♦-*-*-  2)  r(r  4-5  -t-S)      (r-t-«  -♦-jt^  <)...(r  ^  «  -t-2)' 


donc, 


/     sin^f  cos'f  cos  («  -*-  r  -♦-  2m)fdf 


(55).  ^         '  ' 


«nr- 


/     sin'f  cos'f  «in  {s  •*- r  -*-  2ffl]f(/f 


,rr(r-<-i)r(«  +  l)*^^     i  J*"-*^  (r  +  k){r  +  k  —  i)...(r+l)_^ 
1  '~*^***''i     r(r  +  «  +  2)       â.  ^       M     *     I  (r*s  +  k+i).:{r  +  s-i-t) 


36  SUR  QUELQUES  FORMULES 

29.  Remarque  I.  —  Dans  les  Tables  d'intégrales  définies  de  M.  Biereos 
de  Haao  [Table  57],  dous  trouvons 

r\in--'x cos— .cos26xrf.  =  (-  1  )•  (2«-1)(2a-2).  .5.2.1  (26-2a-i)...5.a.i 
•/  (26  — 1)  (26  — 2). ..3. 2.1 

a  el  b  entiers,  26  ==  2a  +  d . 

La  première  formule  (35)  est  applicable  : 

r  =  2o  —  1 ,    s  =  26  —  2o  —  1 ,    »  +  r  =  26  —  2,    f  =  26; 

donc  m  =  1 ,  et 

/  Sin--x  ces— X  cos26xe/x-cosa.  lM£(±Z^). 

i  r  (26) 

Remarque  II.  —  Faisons  dans  les  formules  (S5)  m  =  l  el  changeons  ^  en 
s  —  1  el  r  en  r  —  1 . 
Nous  aurons 


r 


sin*^  *x  cos'  *x  C08  (s  -4-  r)  xdx  ==  cos  r  — — — — 


2r(«  +  r)' 
(56)    ...        ■  " 


/  *  8in'-*«  cos-'x  sin  («  -*-  r,xdx  ==.  gin  r  -  £iîl£ifî 


2  r  (s  +  r) 


Ces  formules  supposent  r>  0,  s  >  0. 

Serrel,  dans  le  tome  VIII  du  Journal  de  Liouvitte;  Schlômilch,  dans  ses 
Analytischen  Studien,  ,\)age  455;  Kummerj  dans  le  Journal  de  Crelte, 
tomes  XVII  et  XX,  donnent  les  formules  (o6)  pour  2  >  r  >  0.  [Voir  égale- 
ment les  Tables  d'intégrales  définies  de  M.  Bierens  de  Haan,  table  571. 

Les  formules  (55)  et  (56)  constituent  une  extension  el  une  généralisation 
des  résultats  trouvés  par  ces  géomètres. 

30.   Troisième  cas.  r  =  2a,  «  =  1 , 2, 3 . . . 

A^,, ,  est  réductible  aux  intégrales  eulériennes;  effectivement  sin"*  s'ex- 


DE  CALCUL  INTÉGRAL. 


57 


prime  rationnellement  en  fonctions  des  puissances  de  C0S9: 

J       Sin-y  COS'y  COI  Çprf,  =  •      ^.^.^7—.  2    ^  )  «  l"^ "^ -.-  t,  »  -+-  1  j. 


(57) 


/      sin^'f  cos'f C08  (/f  df 
0 

sin 


2*i+«fi 


'9  — «--2a         \     [il,  U/(9  +  «— 2a+2^-)..  (ç-f-^— 2a^^J- 


31.   Quatrième  cas.  r=t2a  +  1  ;  8^^^,  , ,,  est  exprimable  au  moyen  des 
fonctions  r  ;  il  doit  en  être  ainsi,  puisqu'on  a  la  relation 


sin  ^  cos'f  sin  q^i^ 


8 


■J    /      cos*+'f  C08  qfdf 


/      sin'^'f  cos'f  sinçfc(j7  =  — 


—  ^ 


2«M^+t 


*=aO       > 


2 


sin*^"f  C08*f>  sin  qfdf 


(58) 


cos 


(9-«)^r( 


2i«+t+- 


-s~2a  — 1\ 

2     •     j'^^^"*"*)  r*^"72a-h1\  (y-g-2o^2fc~3)  ..(y-s-' 
7-^g— 2o  — 1        \    L  i^-o   \    *    /  (74-«-2a-i-2t-4-i)...(y-i-«— 


) 


2«+1)J' 


32.  Cinquième  cas.  s  =  ^y%S,...  q  —  s^^by  6  =  1,2,3,...  6>  5. 


â 


T 

7T  sin  r  - 

/\  2 

8in>  cos*f  cos  (a  ^  26)î»rfy  =  —  ^^^^^ 

0 

T 

/      sin'^f  cos*f  cos  (a  +  26)fdp 


©«(V-*-*'--^*)' 


(59) 


inr-r    r(r-f-<)  ^^__ 

/26_4j-        \      Lc)  \*M2*  +  r  +  2*) . .  (26 


2""+'         /26 

r 


—  2)  ...(26 
r 


2)j* 


38 


SUR  QUELQUES  FORMULES 


33.  Sixième  cas,  «  —  0—1,2,3,...  ^—«  =  26  +  1,  6  =  1,  2,  3 
26— r+4>0. 


^rZ^ 


/i  2  ***  la\     /26 r  -*-  i  \ 


;r 


/     sin'j»  cos'f  8in  (o  •♦-  26  + 1  )f  rff 


(60) 


fr+l) 


-  r-+-2t-l)..(26— 


r -<- i*  + 1  ) ...  (46 


34.  Septième  cas.  r=  «  +  «,««•  1, 2, 3, . .. 


ir 


sin(o^-«)-      ,.,    ^_..^ 


2>+SN- 


__    /     X    »        (1— x)-+'(l  +x)'dx 


0 


sin  (?  —  «)-     ^,    ^_^ 


^H-tc-M 


X    «        (1  +  x)-+'  (i  —  xYdx, 


0  0 

Puis,  par  le  changement  de  x  en  V^, 


/ 


2 


=  2 


HsO 


^^        ^2      ^       ^  ^     /a\     /ç  —  2s  -  a  -*-  2fc 

2^«^«  /  U/     \  4 


,  «  -♦-  i 


) 


Nous  avons  deux  cas  à  distinguer  :  supposons  d'abord  que  a  est  un  nombre 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  39 


pair  26  ;  nous  partageons  la  somme  en  deux  parties  : 

« 

[   1 Htll  -+-  i  I 

[q^ts  —  ^  i\    , 


'p-^^^-i— ) 


\  (26  1     ^        *  ' 

r^ j -i-m  +  lj 


/y  —  2«  —  26\ 

\         ♦  jr(<H-    )  /26  \  (7  —  2«  —  26  H-im  — *)..(y— 2»  — Î6)1 

/çf-^2»  — 26       ~\~  [A  Umj  (ç  H-  2«  —  26  +  4mj ...  (g  -t-  2»  —  26  +  4)J 


/g  ^2,-26   ^     \ 


Pour  A:  «  0,  2,  i,  6, ... ,  le  facteur  Irigonométrique  a  constamment  la 
forme 

^  yr  ir  ?r 

sin {q  —  «)-  —  sin  (26  -♦-  «)-       cos (26  •«-  ç)-;  sin {q  —  26  —  2«) - 
z  2  4  4 

et^  pour  A:^^'  1^  3^  5, ..  .y  ce  même  facteur  est  égal  à 

sin  (26  +  ç)  -  cos  (ç  —  26  —  2»)  - 
4  4 

Nous  aurons^  finalement 

I     8În^**f  cos'f  cos  9f>  rff 

(6«)     !  ^  ,.  „  ^ 

cos (26  -♦-  q)  ^sin  (7  —  26  — «) -  sin  (26  -*-  7) ^ cos  (</  —  26  —  25)  - 


40  SUR  QUELQUES  FORMULES 

j      8in*+**9>  cos'f  sîo  q^ff 

(62)     \        '  ^  ^  ^  '      \ 

sin  (26  -4-  9)  7  sin  (9  —  26  —  2«)  -  cos  (26  -♦-  9)  -  sin  (q  —  26  —  2«)  - 

4  4  __  4  4 


/a-2«-26\ 
_     \        4        y    ^        ^  r-S^p  \(y- 2.^26 ■4-4m-~4)..,(y-2.-- 26)1 
^  ^^         *  /ç^25-26        \    [^o\2w/(9->-2«-26  +  4m)...(9  4.2«— 26-4-4)J' 

\    4       / 

^_     l         4         "*'2/^^'"*'  Y"^-'/     !26    \(y  -2.S  -<ib-^-im-<i) ...  (q  -2»-26->-2)1 
^     '         *  (q  +  ^»-ib      5\         Là.  \2m-».|j(7+5Js-26+4m+2)  ..(9+2«-2fc+6)J 

Si  a  est  un  nombre  impair  26+1)  nous  aurons,  semblablemenl 


/     gj  n»+**+i  ç,  cos'f  cos  qfdf 


(65) 


rr  .  rr 


(66)    ( 


cos(26+l  +q)  -  sin  (9— 26— 1—2»)  -  sin(26+g+l)-(cosî-26-2»— <)- 

4  v  44 

/      sin****+*f  cos'f  sin  çydf 
0 

sîn{26+7-4-l)-6in{9— 26~2«--î)7  008(26-4-9-^1)78111(9-26— 2«~J)- 

^^ :^m,  _  _: 1 i« 

•       /^— 26— 2«— 1\ 

\  4  /    ^'"^  '  r^/26.i-<\(y— 26— 2«+4m— S)...(y-26-2j»— in 

(67)  M,—       /ç_2j,^.2,_i       1"  [^2^\   2m    j  (9— 26+2«-i-4m— 1)...(9— 26— 2«+5)J' 

/£— 26— 2«j*J\ 
.  ^l  4  j^^*-^  )  riK*/26  +  i\(9— 26— 2<i+4m-5)...(ç-26— 2«-4.i)''l 

(68)  M«=        /^^_2é+2^        \     I  ^\im+il  (9— i6-»-28-*-4m-t-l)..,(ç— 26+2»+5)J 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  41 

35.  Si  s  =r  +  a,  les  intégrales  A^,,^,  et  B^  .^^  sont  également  réduc- 
tibles aux  intégrales  eulériennes.  Il  est  inutile  d'entrer  dans  de  plus  amples 
détails;  les  calculs  précédents  indiquent  suffisamment  la  marche  à  suivre. 

36.  Sir  =  2a,  a«=i,2,  3, ...  y=5  +  26,  6=  4,2,3,... 

(69)    .    .    .  •.       A  *  8m> cos'f  co8(«  -♦-  26)frff  =  0    6>a,«>  —  «.     * 

0 

*37.  Si  r  =  2o  4-  1,  9  =  s  +  26  +  1,  o  et  6  eoliers, 


T 


f' 


(70)    .    .    .    /     6in'-+*fCOs'f8in(«  +  26-4- l)fdf  =  0,    6>o,»>— <. 


38.  Remarque.  —  Cauchy,  dans  le  28"«  cahier  du  Journal  de  l'École 
polytechnique,  donne  : 


/    8in*'~*x  cos*"'*~*x  sin  6xrfx=  0,    6  >  2a, 


0 


I     sivL^x  cos*"'*"*x  C08  6xrfx  «5  0,     6  >  2a  -«-  i . 

0 

a  et  6  étant  des  nombres  entiers. 

Ces  formules  s'accordent  avec  les  formules  (69)  et  (70),  qui  sont  une 
généralisation  des  premières.  Je  trouve  ces  formules  de  Cauchy  dans  les 
Tables  d'intégrales  définies  de  M.  Bierens  de  Haan,  Table  57. 

*  Les  formules  (69)  et  (70)  sont  une  conséquence  des  équations  : 

f  *  cOS'f  C08  (p  H-  2A)f  rff  =  0 
u 

*  sIn  *»  cosi'f  sin qfdf  =  — —    /    *  cos'+V  cos gp dp. 


Tome  L1.  6 


42  SUR  QUELQUES  FORMULES 


CHAPITRE  IV. 


39.  Nous  allons  chercher^  actuellement^  les  valeurs  des  intégrales  : 

Ar.  '.  f  ="  /     «"0>  ^«'f  cosçf df ,  B^.  •.  f  "=  /     "n>  cos>  sin  qfdf. 

0  0 

Il  est  visible  que  des  restrictions  doivent  être  apportées  à  Tanalyse  précé- 
dente :  pour  que  ces  intégrales  soient  réelles^  il  faut  que  la  fonction  à  inté 
grer  ne  devienne  jamais  imaginaire  entre  les  limites  de  l'intégration.  Ainsi^ 
s  ne  peut  pas  être  quelconque  ;  s  doit  nécessairement  être  de  la  forme  a, 

p 


—,  26^»  a  et  6  étant  entiers^  p  quelconque. 


Nous  supposons  toujours 


q — «  — r>0,    «>  — 1,     r>  —  1. 


Ramenons  ces  intégrales  entre  les  limites  0  et  |  : 


Ar,t,f=     /        "^      /        SlVfOOS'f  COSÇfrff. 
0  î 

Changeons^  dans  la  seconde  intégrale^  (p  en  ^  +  7  : 

Ar,  •»  «  "^  /     8in>  cos'f  cos  qfdf  -h  { —  1  )' 


0 


cos  9  ^    /      co8*'f  sîn'f  conqfdf  —  sio  f  -    /     cos^'f  sio'f  sin  qfdf  1  • 


D£  CALCUL  INTEGRAL. 


43 


C'est-à-dire 


(70  .    [*'....][=  [^•']l  ■*■(-*)'  [«""^  i(*-0' -  ""  ?i(^''')J]' 


(72)  .  k..,]]=  \^-]l -^  (- O' ["»«  i(*'-0* 


CO89 


i(B...03- 


sinr- 


L    ''*'Io ^^^  ^ 


sin(7  — «)- 


M. 


(— i)*COsqr- 


sins  -  8in(a  —  r)  - 

Ml  H- ^riirn — M< 


2*-H4-l 


gH-'H^ 


(— i)'sin9- 


C08»^  C08(9  — r)^ 


2.+r+l 


2«-t-r+l 


Nous  avons  deux  cas  à  distinguer,  suivant  que  ( —  i)'  >»  ^  i* 
40.  (— 1)«  =  +1. 


(73)    .    . 


T  T  T    .         r 

C08  0  - 8in (a  —  r)-          co8 7  -  sm 9  r 
^2                  2                 -2         2 
•    •    '  ^r.#,f^^ ^m; M|— ^^^z; M]. 


2H-. 


2^ 


(74)    .     . 


sinç  ^sin(g  — r)^  sinç  ^sin«^ 


2«+r 


2H^ 


41.  (-  !)• 


1. 


sinç-cos(7— r)-          "nç-cos*^ 
(75) A^,..»= s^iz: M,  H- ;^:::: M,. 


2^-1 


2*+^ 


(76) 


•        • 


cosq-eos{q  —  r)- 


C08g  -C088  - 

2       '^        '  2   .  ^2  2 


2^ 


2#+r 


H, 


44  SUR  QUELQUES  FORMULES 

ExamiDons  quelques  cas  particuliers  : 

42.  9  =  r  +  26,  «  =  2a,  6  >  a,  r  >  —  1,  a  el  6  enliers, 


/     sin^  cos^'f  cos  (r  4-  26)ydf  =  0, 


(77) 


0 


/     sin'f  cos^'f  sin  (r  -f-  â6)>df  =  0. 


0 


43.  <y  =  r  +  26  +  1,  5  =  2a  +  1,  6>  a, r>—  4,  a  el  6  entiers, 

/     sin>  cos^'+'f  co8(r  -+-  26  -+-  i)  frff  =  0, 
I     sîn'y  cos*^f  sin(r  -*-  26  -♦-  t)f(if  =  0. 


0 


44.  Les  intégrales,  f^  sin'^f  cos'y  cose^^e/^,  /'^  sin^'y  cos'y  sin  g^^rfy,  sont 

0  « 

exprimables,  au  moyen  des  intégrales  eulériennes,  dans   les   mêmes   cas 
que  les  intégrales  de  ces  fonctions  prises  entre  0  et  ^. 

Premier  cas.  ( —  4)'  =  1,  «  =  r. 


sin  (q  —  r) sin  r  - 

A  u  ^  2  2 

"r  r  •  ■=  «"I  CÛS  Ûf  r ^    .    .. . 


«  .  ir 


COS  q  -  sin  (9  —  2r)  - 


(79) A,.,,,«M,cosç- .-^;^;^ T. 

cos  9  -  sin  (q  —  2r)  - 
(80)    .......    .    B.,..,  =  M,8inç^ — ^. 

Deuxième  cas.  ( — i)'=  — i,  s  =  r. 

sinqr-sin?-sin(y  — 2r)- 

m A,..,«M. ^^^ • 

cosç-smç  -sin(ç  — 2r)- 
(^2)    .    • B^,^.,«a  — M, — -j 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  45 


Or, 

nous  aurons  ainsi  les  quatre  formules  : 

(-1)'=  +  ! 


T  ir     .      ,  .  TT 


cos  ûf  -  C08  f  -  sin  la  —  2r)  - 
(siof  co8f)'co89fdî»= ^5^ B  [~Y^^r  h-  1  j, 


JT  ir 


sin  ûf  -  cos  9  -  sin  (g  —  2r)  - 
(sin  r  cos  y)'  sin^frff  = — B  \^—^ — ,  r  -^  i  j, 


(-ir=-i 


sm  ?  -  sin  qf  -  sin  {q  —  2r)  - 


(sin r  cos^y  zosqfdf  « ^j;; B  \Ç   ^     >  r  -f-  i  j , 


cos 9 -sin 9 -sin (a — 2r)-     , 

/r                                                24                   ^     (q 2r  \ 

(siny  cosri-  sinçfdy  « — B  (^^-j— ,  r  +  i J. 

0 

Changeons  maintenant  9  en  |  et  (^  en  Se^,  nous  obtenons  quatre  nouvelles 
formules  : 


^««' 


..                             içrcosy  -  sin  (?  -  r)  -  r  [2_-j  r  (r  -♦-  i) 
(87)    .     .      /      sin*"©  cosqodf  = — ; ■ — 


smi 


imqf>rco8g^8in{9  — f)^r^2L_J!jr(rH-<) 

(88)     .      .        /         Sin'a  cos  OMi«=:  — ■ — -; 7 -. — , 


46  SUR  QUELQUES  FORMULES 

(_iy. 1 

.n,,si„,^.M.-r)ir(iz::)r(..,) 

(89)     .     .       /      sîn>  cosqfdf  — 


r 


c-^-)  ■ 


COS( 


(90)    .    .     y      «n'fsinçfyd,^ ^^^j /y  .^  ^  ^     i     ' 

Ces  formules  subsistent  pour  toutes  les  valeurs  de  r  et  de  ^  satisfaisant 
aux  conditions 

r  étant  de  la  forme  a,  ^.||^>  a  et  6  entiers  et  p  quelconque. 
45.  Deuxième  cas.  ( — 1)'=  +  i,yc=5  +  r  +  2m,  m  entier. 

co8(r-*-«  ^  2m) -  sin  (« -♦- 2m)  -  M|  —  cos(r-+-  i  -4- 2m)  -  sin  «  ~ M, 
. 2 2  2  2 


2.+r 


=  co8(«-4.r)-8in- — 


Changeons  dans  M,  or  en  —  x: 


M,=  (— i)-+*/\-*(«-.x)'(i  4-  «)'(fe. 


0 


co8(«  -♦-  r)-8in«- 

2        2     '^'•^ 


S         2     Z»"^ 

Ar.,..  +  r  4.f  «   ^ J  «-- •  (i  —  XY  (I   +  xYdX. 


-I 


Les  deux  transformations  x  =  l  —  a?',  a:'  =  2a:",  faites  successivement, 
nous  donneront  : 


A,....+.+,««2co8(«4.r)-8in8-    \    (_^)*^     ^     j  B(r  ^.  *  ^.  i,«  ^.  4)  2*. 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  47 


Nous  aurons  finalemeut  :  ( —  1  )'  "»  +  4 


siD>cos>cos(«4-r4-2m)frff=2cos(«-i-r)-sin«-  J   M)*      i.    )B(r+t-hi,«H-l)2*, 

3b  2    tfsso  \     K    J 

'     0 

(92)  r  8in>co8>8iu(«4-r-*-2m)fdf=2sin(«-4-r)^8m«^  ^'("^^('"r  )^('^*-»-^«"*"^)2*- 

0 

(_1). — 1 

(93)  /    sin> cos'f cos («•fT-*-2m)f»rff  =  -2 sin («-<-r) ^ cos  « 5  2    (~ ^ )*(*'*  l   ) B(r-4-*-4-i , «-*-i  )  2*, 


8in>cos'f8in(«-+-r-i-2m)fdf  =  2cos(«-4-r)-coss-  J    ("-^)*(    l    )B(r4-fc-i-l,«+1)2*. 

Nous  connaissons  d^ailleurs  la  Iransformalion  à  faire  subir  à 

* 

46;  Si«=  2a,  a—  1,2,3,  ... 


COS 


a-  sÎD (a  —  r)  -  q^u-r 

siii>  cos^'f  cosqfdf^ ^^^^ /     *  ^*  ""*)'  (*  "*"  *)"*'*• 


sm 


in9-8iD(g— r)-    ^^    r:*!zr^, 

dx. 


sin'f  co8*'f  8in  qfdf= ^^ /      *  (^  —  ^)'  (*  "^  ^^^^ 


47.  Si*«2a  +  1,  a  =  4,  2,  3,  ... 


jin  a  -  cos  (0  —  r)  -        ,       ^      . 
(97)  y     8iii>  coif^f  cos  gy df  ^ ^5^:^;:^^ 7     *     '         ^^  ^*^'^^  +«)*^*dx, 


0 


cos 


q-eo8(q  —  r)  - 


AS  SUR  QUELQUES  FORMULES 

48.  r=2a,  y  =  r+26,  (— i)'=  +  l 


«"'§    ^,    «-. 


(99)    J      sin*-?  cos'p  co82(o  -t-  6) fd,  =  (—!)•+♦+*  -— ^-r  /"   «  «  "*  (1  -*-  «)»•  (i  —  xYdx. 


0 


r  =  2a  +  i,  9  - r  +  26,  (— !)•  =  —  1 


"*"i    /»«    »=; 


(iOO)  /"sin'^Vc<»*fC08(2o+26-t-<)fdy-=(— l)^-;:j5;^   /*    x'     ' H-t-xf^'H—xydx. 


r=.2a  +  4,  9  =  r +26,(— i)'«  +4 


""'i    />•   sbf-, 


{iOi)   r  sin^+V «>s'}.siii(2a+26+i)yf/f =(4 —)•+*+«— ^    Z'   «  »"'(l+i)«^(l— !)•<(«. 


0  0 


Les  intégrales  (95),  (96),  (97),  (98),  (99),  (100),  (101)  sont  donc 
réductibles  aux  fonctions  eulériennes. 

49.  Si  nous  avons  «  «=  r  +  a  ou  r  '=^  s  -{-a,  a  désignant  toujours  un 
nombre  entier,  les  intégrales 

sin>  cosV  cos  ff df,      /  .   810**^  cos'f  sin  qffdf 

0  0 

■ 

sont  encore  exprimables  au  moyen  des  intégrales  eulériennes.  Nous  n'entre- 
rons dans  aucun  détail;  le  calcul  de  ces  intégrales  se  fera  d'après  la  méthode 
indiquée  plusieurs  fois. 


DE  CALCUL  INTEGRAL  49 


CHAPITRE  V. 


50.  S'il  fâilail  chercher  les  valeurs  des  intégrales 


►«jr  •»«r 


Ar, •.  ç  =    /       sin'i»  cos'f  C08 Çfd^.     B^, t,%^=^  1      **''^*'f  cos'f»  sin Çfrff , 


il  serait  nécessaire  de  faire  une  nouvelle  restriction. 
L'intégrale  A^  . ,  se  décompose  ainsi  : 


r-r-f-i: 


Dans  la  seconde  intégrale,  faisons  ^  =  tt  +  ?^ 


8T 


/        =  ( —  \  )•■+•   /      sin'f  cos'ç»  cos  q[ic  —  y) rfj? 


(-  «)'+•  [cos  ît(A,.,,)«  -  sinçr (B,...,)«J. 


Semblablemenl, 


fj=-(r-  0'  [cos  3ç  ^(A,...,)j8in  3ç^(B..,.,)»1, 


par  conséquent, 


-  1)'  [cos57^(A..,.,)ï-8in37^(B..,.,)sl. 


( 


Ainsi  donc,  pour  que  l'inlégraley"sin'"9>cos*ycosq'yrf9)  soil  réelle,  il  faut 

0 

Tome  LL  7 


50  SUR  QUELQUES  FORMULES 

les  trois  conditions  suivantes  : 

(— t)'==ifci,  (— iy+'  =  zfc.i,  (-i)'=dbi. 

dont  Tune  est  la  conséquenco  des  deux  autres. 

En  suivant  pas  à  pas  la  méthode  que  nous  avons  suiïisammcnt  indiquée, 
on  calculerait,  sans  aucune  difficulté,  les  valeurs  de  ces  intégrales 


['-•'lo-      ['-'lo'' 


lesquelles  dépendent  des  transcendantes  M,,  Al,.  On  distinguera  sans  peine 
dans  quels  cas  ces  intégrales  s'annulent  ou  se  réduisent  aux  fonctions 
eulériennes. 

Enfin,  plus  généralement,  ce  procédé  permettra  de  ramener  les  transcen- 
dantes trigonométriques 


sin*'fi  cos'f  co$7f{i',>,      /       sin''^cos'f  sin  f  fdf 


aux  Iranscendanles  algébriques  : 


X    «       (i  -  x)' (i  ^  x)'rfx. 


X    •        (i  -f- x)' (1  —  x)'dx  ; 


c'esl-à-dire  qu'on  aura 


I        sin^f  cos'f  cos  q^d^  c=  A|M|  -*-  A,M,, 


0 


sin^f  €Os*s»  sin  q^i^  =  B,M,  -♦-  BjMj , 


A,,  Aj,  B,^  Bj  étant  des  fadeurs  trigonométriques. 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  54 


CHAPITRE  VL 

51 .  Les  développements^  en  série  lrigononf)étriqiie  des  fonctions  005^97 cos^tp, 
cos^'^sin^f^  etc.,  peuvent  encore  servir  à  Télude  de  certaines  intégrales 
définies  plus  générales. 

Soit,  par  exemple,  à  rechercher  l'intégrale 


I      cos''^  cos  q^  f(f)  df . 


Si  Tinlégrale  y*  cosmy/*(9)6/9)  est  connue,  on  pourra,  dans  certains  cas, 
exprimer,  sous  forme  finie,  la  valeur  de  I  intégrale 

/      cos''î»  cos  qf  ((f)  (if. 
0 

52.  Application.  —  Dans  le  tome  VIII  du  Journal  de  Liouville,  Serret 
donne  la  formule  suivante  : 

/f  .    sin  {p  -^  q)?  ,        r 

0 

Or, 
d'où 


2'^'  n»\      k      I J 


rr    . 


p  -^  q  —  1  \      /•  ï  sin  (2A  -♦-  i  )  f 


5o  V         '*         '  -^  ®'^  ? 


e/f>. 


k  étant  fini,  mais  quelconque,  nous  avons  la  relation 

sin  (2/:  -4-  \)9       .        ^       ^        ^        .  «       «I 

(A  =  enlicr)  ^— : ^  =  i  -♦-  2cos2f -*-  2co84f>  -♦-  •••  -f-  âcosât?. 

sinf 


52 


SUR  QUELQUES  FORMULES 


D'autre  part,  Dirichlel  a  démonlré  la  formule 


/ 


tes  00 


en  conséquence,  nous  obtenons 


')=i 


La  formule  de  Serret  peut  être  généralisée.  Si  q  —  p  esl  impair ^  on 
obtient^  par  le  même  procédé, 


(i03) 


/ 


f  sin  (p -»•  2w -»-  Qy^        T 


53.  En  second  lieu  ;  supposons  q  —  p 
Partageons  la  série 


2a  —  1       {a  =  enlier). 


-1©-;/'- 


(9-p+2fc)î> 


sm  9 


df. 


en  deux  parties  : 


/•i  sin  Ofl?  . 

=    /      cos'f     ._     df 


sinf> 


— p  ■*-  2ii()f 


'2^à\klJ  sin  y  ^"^"l'Ju^klJ  sin  y 


rff, 


^       2'^\lU"*"2^J,,U""i     2^ly' 


(104)    . 


•  •  • 


i=0 


)• 


En  particulier,  a  =  0  : 


(105) 


/ 


*       ^   sin  Çf  »■ 

sin?»     '^      2 


2«+» 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  53 

« 

54.  Dans  le  tome  VIII  des  Mémoires  de  l'Académie  des  sciences  d'Am- 
sterdam, M.  Bierens  de  Haan  considère  des  intégrales  de  la  forme  : 

cos'x  6*  **  *"  cos  [s  -^  q  sin  px]  f(x)dx. 


0 


Son  procédé  de  détermination  est  fondé  sur  le  développement  de 
cos'j?  e'CMp»  cQs  [5  +  7  s\npx]y  en  série  trigonomélrique. 

Différenlions  par  rapport  à  q  sous  le  signe  intégral  et  faisant  ensuite  9«=0, 
il  obtient  la  valeur  de  Tintégrale^ 


cos'x  cos  {8-¥-p)x  f{x)  dx. 


Cette  méthode  ne  parait  pas  irréprochable.  Ces  développements^  en  série 
trigonométrique^  ne  subsistent  que  pour  les  valeurs  de  x  comprises  entre 
0  et  I  inclusivement.  Enfin^  le  savant  géomètre  ne  fait  aucune  restriction^ 
quant  à  la  forme  de  s;  et  l'exposant  de  cos  or  est  simplement  supposé  positif. 

Liège,  le  5  mai  1888. 


ADDITION". 


Dans  ce  mémoire,  présenté  à  TAcadémie  des  sciences  de  Belgique,  nous 
avons  démontré  la  formule 

«  (I  ^xY  —  (\  —xY  , 

ax. 


(I)     .    .     .     .       J      cos^'f  sinpfdf  =^  —  J 


X 


(2) 


Dans  le  lome  VIII  du  Journal  de  LiouviUe,  Serrel  trouve 


/*'^^'^""''^''^='/'(r--aV(i-^V''''' 


et,  si  p  est  entier, 

/•f  .      ^         1    r       2'     2»  2'! 

/      ^''^'f  sinpydy  =—  1^2  +  -  H-  -  -4-  ...  +  -J. 

0 

Ce  savant  géomètre  ajoute  ensuite  :  «  Cette  valeur,  qui  n'est  pas  réduc- 
»  tible  à  une  forme  plus  simple,  ne  donne  pas  lieu  de  croire  que  les  inté- 
»  grales  de  Téquation  (2)  puissent  être  exprimées  généralement  au  moyen 
»   des  transcendantes  connues.  » 

Nous  allons  montrer  que,  si  p  est  commensurable,  ces  intégrales  sont 
toujours  exprimables  par  les  fonctions  algébriques,  les  fonctions  logarith- 
miques et  les  fonctions  circulaires. 


*  Présentée  à  la  Classe  des  sciences,  dans  la  séance  du  3  novembre  1888. 


56  SUR  QUELQUES  FORMULES 

i.  Soil  d^abord  p  positif  et  égal  à  ^,  m  el  n  élanl  entiers  ;  cherchons 
Fintégrale  indéGnie 


/ 


*  {\    -4-  X)^  —  (i  —  X)» 


dx. 


X 


En  parlageanl  en  deux  celle  intégrale  et  en  posant  ensuite 

(I   ^x)î  =  Z,        (I   —  x)-  =  M, 

on  trouve 

m  m 

(^)     /   ^ —r -dx=-{z--u-)  +  n  /  -—dz-n   /  -;;— 

,/  X  m  J    ^  —  i  J     u*  —  i 

Si  p  est  négatif, 


du 


N-M—l  x'.  a<«— M— < 


^  *  J  X  J     «•— «  y     U-— 1 

Gomme  /?  est^  en  valeur  absolue,  inférieur  à  Tunité,  la  différence 
n  —  m  —  1  est  nulle  ou  positive.  iMaintenant  les  intégrales,  contenues  dans 
les  seconds  membres  des  équations  (3)  et  (4),  sont  exprimables  par  les 
fonctions  algébriques,  les  fonctions  logarithmiques  el  les  fonctions  circulaires. 

2.  Applications.  —  L  m  =  1  et  n  =  2. 


/ dx=f'2Vi  -^x  —  vi — x-t-lg — Ig  hconsl., 

d'où 


-  constante. 
1/2 -H  1 


En  conséquence, 


""  i  K2  — 1 


ri   . i  1       K2 

(6) /      \/cosç>sin  -,^d?===i  4- — —  Jg---z: 


îk'â    Vl-hi 


formule  qu'on  vérifie  aisément. 


DE  CALCUL  INTÉGRAL. 


K7 


11.  tn«l  etn—  3 


/ 


}!/{{  ^x)  — V?  i—x 


f*  dz         ^    r   du 


Posons 


OU 


5  r^^  f-^-  P-^di, 

3  1  -X—-  =  'g  0-  ^^) 'g{^  -♦-  0  — 1/3  arctgl  +  coostaoto. 


Ainsi 


1/ 


^yXVx-^K-x 


<fx»3 


(7) 


[i>T;:i-  lî  T=i]  -f-  ig  rÇl:î:fjil] 


1,. 


1^3  arc  tg 


1/3 


1/3  arc  ig 


PI 


constante. 


Donc 


/ 


dt^SW  2  +  lg  ——  -—KSarctg — , 


et 


(8) 


/ 


W''2-< 


1/3 


3     ■      2     21^-2     h  +  3  W'^i  +  \J^4       2»î^2  ^^Vk 


l/çosy  sin  ;  trf?^ ; -^  — ^  'g .  ^  irrwctg 


Tome  L1. 


8 


88  SUR  QUELQUES  FORMULES 

III.  m—  — i,  n=  i. 


/ 


(!^Xr*-(l-x)-*  ^  .-,  ^  ^^Hrl 


rf«=:2arctgz-4-lg — 2arctgti~]g -t- constante. 


OU 

ri^i. ri 


dx^ig^^ — —-\ej 


Ki— X  —  i  \7i— x-*-i 


-♦•  2arctg W  t  -f- x—  2arc tg  IM  — x  -4- constante. 

Par  suile^ 

0 

et 


.«.— 


(10) /      •x==^  =  X9>8:7:^ :-|/2arctg»/2. 


lî^coa,       1^8     V/i— i 


IV.  /)=-|. 


d*où 


d»eM— : — Iff ;; ». -arctg 


2-hi^4 


Ajoutons,  membre  à  membre,  les  équations  (8)  et  (1 1  \  il  viendra 


/¥co8f  sin^f — «inl? 3 


K  cos 


3.  Remarque.  —  En  comparant  les  équations  (1)  et  (2)  on  trouve  la 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  89 


relation 


^    ^  J       (i— «)(l  ^a:)^*  Î'^V  X 

0  • 

Si  p  est  commensurable^  la  première  intégrale  est  exprimable^  sous  forme 
finie;  ce  qui  n*est  pas  évident^  à  priori. 

4.  Nous  avons  encore  démontré  les  formules  suivantes  : 


r 


(43) 


y   *  8În>  C08'f  cos  (s  ^.  r)  f,df  =  ^^  cos  r  ^ 


""*"§    /*(* -*-x)'(1— x)*— (1— xr(l-^x)' 


0 


/*(«   H-X)'(1— «)•  — (1— Xr(l-t-X)' 
Jj rfx, 


sin''^»  cos'f  sin  (s  -4-  r)  f rff 


—--77  sin  r  - 


(U) 


cosr- 

*  (lH-x)-(1~x)'-(4— a?)MI-«-x)  ^ 

IfX. 


2     >^ 


Si  Fun  des  exposants  ^  et  r  est  entier^  Faulre  étant  commensurable^  les 
intégrales  A^,,,,^^  et  B^ ,  ,+  ^  sont  exprimables^  sous  forme  finie, 

5.  Application.  —  Soient  «-=1  elr  =  ^;ona 

l^sin  s  cos»  cos  -  pdf  = —  cos  - 

0 

-:^"°^/"'""'7"~"'^-/'t"-''-"-''jH. 


T 

sin-r 


/     l/sîn  f  cosf  sin  -  f  rfç) 


•^ô       6 


4r2 


60         SUR  QUELQUES  FORiMULES  DE  CALCUL  INTEGRAL. 


ou 


K  8in f  cosf  cos -:  fdf 

3 


1 


ig 


i^i-i 


-v^ï 


arc 


"rrpr] 


r 

/W^sin  f  C08  f  sin  _  fdf 
5 


3  1/3       V/5 


8  1^2 


i6 


81^1 


iS 


1^2-1 


rîTWT?'* 


—  k'Sarc 


"rr^ïj 


Liège,  le  31  octobre  4  888. 


C.Y.  j3 


O 


IvIiiCHjERCHES 


SUR 


LES  JEUNES  PALMIERS 


PAR 


HENRI  MICHEELS 

DOCTEUR     EN     SCIENCES     NATURELLES 


(Mémoire  préseolé  à  la  Classe  des  scieDces,  dans  la  séance  du  8  msH  1888.) 


ToMB  LL  i 


INTRODUCTION 


Ce  travail  a  pour  objet  de  faire  conoaitre  les  premiers  résultais  de  mes 
recherches  sur  la  structure  des  jeunes  Palmiers^  qu'on  trouve  le  plus  ordinai- 
rement dans  les  cultures  du  commerce  horticole.  Je  me  propose^  dans  cet 
essaie  de  montrer  qu'on  peut  tirer  de  Torganisalion  de  ces  jeunes  plantes 
des  caractères  qui  permettent  de  les  déterminer,  alors  que  les  autres  moyens 
de  détermination  font  défaut.  Cette  donnée,  qui  n'avait  pu  être  obtenue 
jusqu'ici,  a  par  elle-même  un  grand  intérêt,  et,  dans  nos  centres  horticoles 
belges,  elle  est  certainement  appelée  à  rendre  des  services.  On  sait,  en  effet, 
la  difficulté  qu'éprouvent  les  botanistes  et  les  horticulteurs^  même  les  plus 
exercés,  quand  il  s'agit  de  déterminer^  avec  quelque  précision,  des  Palmiers 
qui  n ont  encore  que  leur  livrée  de  jeunesse;  cela  tient  à  ce  que  le  groupe 
des  Palmiers  est  un  groupe  remarquablement  homogène  ;  tous  les  jeunes 
Palmiers  se  ressemblent,  les  quelques  variantes  que  l'on  voit  de  l'un  à  l'autre 
semblent  surtout  dépendre  de  l'habitat,  bien  plus  que  des  rapports  laxino- 
miques.  On  retrouve  les  mêmes  variétés  dans  le  mode  de  germination  chez 
les  tribus  les  plus  différentes.  De  là,  on  le  comprend,  des  difficultés  très 
sérieuses,  presque  insurmontables,  quand  il  s'agit  de  déterminer  de  très 
jeunes  Palmiers.  De  là  aussi,  dans  la  pratique,  des  confusions  de  tous  genres, 
sur  lesquelles  je  ne  crois  pas  devoir  insister.  Ce  travail  est  donc  une  applica* 
tion  de  la  méthode  anatomique  à  la  distinction  d'espèces  monocotylédonées, 
alors  que  des  caractères  morphologigues  suffisants  font  défaut.  Cette  méthode 


4  INTRODUCTION. 

anatomique  a  déjà  rendu  de  très  grands  services.  Sans  exclure^  en  aucune 
façon^  les  procédés  en  usage  pour  la  détermination  des  plantes,  elle  peut  y 
suppléer  dans  des  cas  comme  celui  dont  je  m^occupe.  En  toute  circon- 
stance, elle  ajoute  d'utiles  indications  complémentaires  aux  diagnoses 
nK)rphologiques,  lorsqu'on  choisit  convenablement  ses  caractères. 

Les  caractères  anatomiques  auxquels  j'aurai  recours  pour  distinguer  les 
jeunes  Palmiers,  sont  tirés  : 

l'^  De  la  structure  de  leur  racine  principale  ; 

2""  De  la  structure  de  la  partie  libre  de  leur  cotylédon  ; 

3"^  De  la  section  moyenne  de  leurs  premières  feuilles  gemmulaires. 

En  général,  ces  organes  se  retrouvent  sans  peine  chez  les  très  jeunes 
sujets;  on  les  retrouve  même  d'autant  plus  facilement,  que  les  sujets  sont 
plus  jeunes  et  moins  caractérisés  morphologiquement.  C'est  donc  précisément 
au  moment  où  la  détermination  générique  et  spécifique  offre  le  plus  de 
difficultés  au  botaniste  et  à  Thorticulleur,  que  ma  méthode  de  détermination 
est  le  plus  aisément  applicable.  En  effet,  malgré  la  grande  ressemblance  des 
jeunes  Palmiers,  j'ai  pu  relever,  dans  la  structure  des  organes  ci-dessus, 
des  particularités  anatomiques  constantes,  qui  permettent  de  définir  tous  les 
genres  que  j'ai  étudiés.  Dans  presque  tous  ces  genres,  il  m'a  même  été  possible 
de  différencier  anatomiquement  les  espèces.  Pour  un  genre  seulement,  cette 
détermination  spécifique  n'a  pu  être  faite.  Il  eût  fallu  recourir  à  de  nouveaux 
organes  ou  étendre  beaucoup  les  régions  étudiées  :  ce  qui  compliquait  le 
procédé  de  détermination,  que  je  voulais  laisser  très  simple,  pour  le  rendre 
facilement  accessible  aux  praticiens.  Aucune  des  trois  régions  que  j'ai  consi- 
dérées ne  peut,  à  elle  seule,  permettre  une  détermination  générique  des 
Palmiers.  L'homogénéité  du  groupe  est  trop  grande,  les  variations  possibles 
dans  la  structure  d'organes  bâtis  sur  un  plan  uniforme  sont  trop  peu  nom- 
breuses et  trop  peu  étendues,  pour  donner  un  nombre  suffisant  d'éléments  de 


INTRODUCTION.  5 

déterminatioD  dans  un  groupe  si  nombreux.  Il  faut  nécessairement  combiner 
les  variations  de  plusieurs  organes^  pour  accroître  le  nombre  des  différences 
possibles.  Dans  les  limites  de  mon  travail^  ceux  que  j'ai  choisis  sufiBsent  pour 
déterminer  les  Palmiers  que  j'ai  étudiés.  Si^  comme  je  Tespère^  je  puis  étendre 
ces  recherches  à  d'autres  espèces^  il  est  probable  qu'il  me  faudra  faire  inter- 
venir d'autres  parties^  pour  obtenir  un  plus  grand  nombre  de  combinaisons 
de  caractères^  en  rapport  avec  le  nombre  des  genres  et  des  espèces  à 
déterminer. 

Pour  établir  les  résultats  que  je  résume  dans  ce  travail^  j'ai  dû  nécessai- 
rement étudier  les  jeunes  Palmiers  dans  presque  toute  leur  étendue.  Au  cours 
de  ces  recherches,  j'ai  rencontré  certaines  questions  d'anatomie  et  de 
morphologie^  que  j'ai  dû  résoudre  pour  apprécier  plus  exactement  les 
rapports  des  parties  de  la  jeune  plante^  et  pour  déterminer  la  nature  des 
tissus  rencontrés  sur  les  sections  moyennes  dont  j'avais  à  me  servir.  J'ai 
consigné  quelques-uns  des  résultats  de  ces  recherches  générales  dans  cet 
ouvrage^  me  limitant  toutefois  à  ceux  qui  étaient  indispensables  pour  le  sujet 
spécial  que  j'avais  en  vue^  et  renvoyant  les  autres  à  un  travail  ultérieur. 
Il  ne  m'était  pas  possible  de  procéder  autrement^  sans  allonger  outre  mesure 
le  mémoire  que  j'ai  l'honneur  de  présenter  à  l'Académie,  ou  sans  risquer  de 
laisser  incompréhensibles  certains  points  importants,  par  lesquels  mes  résul- 
tats diffèrent  de  ceux  de  G.  Firtsch  S  d^  Otto  Gehrke  ^,  etc.  Contrairement 
à  ces  deux  auteurs,  j'ai  laissé,  au  second  plan,  les  rapports  que  j'ai  cru 
remarquer  entre  les  particularités  anatomiques  et  les  conditions  physiolo- 

<  Firtsch,  G.,  AiuttomUch-physiologische  Utiiersuchungen  ûber  die  Keimpflanze  der  Dalteir 
palme.  Sitzb.  d.  kais.  Akad.  d.  Wissensgh.  zu  Wien,  1886,  Bd.  XCIII,  I.  Abth.,  April-Heft, 
pp.  342-354. 

^  Gehrke,  0.,  BeUràgezur  Kenntniss  der  Anatomie  von  Palmenkeimlingeii.  Inaugural- 
Dissertation.  Berlin,  1887. 


«  BNTRODUCTIOPT, 

giques  spéciales  de  chaque  espèce.  Ces  ootioDS  me  semblent^  en  effe^ 
beaucoup  trop  incomplètes  encore  pour  procurer^  aux  conclusions  formulées, 
une  valeur  sérieuse. 


Mes  recherches  ont  porté  sur  trente-trois  espèces  et  variétés,  a  ppartenant 
à  vingt  et  un  genres  pris  dans  les  principales  tribus  des  Palmiers  : 

• 

Archontophœnix  Alexandrœ  Wendl.  et  Dr,  ; 

—  Cunninghamiana  Wendl.  et  Dr.  ; 

Caljfptronoma  Levautzi; 
Caryota  sobolifera  Wall.  ; 
Chamœropx  humilié,  var.  arborescens  M.  et  Pers.  ; 

—  —       —  flexuoza; 

—  —       —  tomentosa; 
Cocos  flexuosa  M.  ; 

Destnoncus  sp.? 

Dictyosperma  aureum  Wendl.  et  Dr.  ; 

Euterpe  edulis  M.  ; 

Geonoma  gracilis  André  ; 

Howea  Belmoreana  Becc.  ; 

—  Forsteriana  Becc.  ; 
Hyophorbe  amaricaulis  M.  ; 

—  Verschaffelti  Wendl.  ; 
Kentia  exorhiza  Wendl.  ; 
Latania  Loddigesii  M.  ; 
Liviêtona  australis  M.; 

—      ehineiuis  R.  Br.  ; 
Nephrosperma  Van  Houtteanutn  Balf.  ; 
Phcenix  canariensis  ; 

—  dactylifera  L.; 

—  farinifera  Roxb.  ; 

—  reclinata  Jacq.  ; 
--      spinosa  Thon.  ; 


INTRODUCTION.  7 

Priichardia  tnacrocarpa  Lind.  ; 

—        pacifica  Seem.  el  Wendl.; 
Sabal  Àdansoni  Guerns  ; 
—    umbraculifera  M.  ; 
Thrinax  excelsa  Lodd.  ; 
Trachyrarpus  exceUus  Wendl.  ; 
Washingtonia  filifera  Wendl. 

J'ai  apporté  un  soin  tout  particulier  à  la  détermination  générique  et 
spécifique  des  échantillons  que  j'ai  étudiés.  Cette  donnée  est,  en  effet,  fonda- 
mentale pour  un  travail  de  ce  genre,  qui,  sans  cette  base  première,  perd 
presque  toute  son  utilité.  Je  crois  être  arrivé  à  des  déterminations  exactes^ 
en  me  servant  de  tous  les  caractères  que  j'ai  pu  me  procurer  :  graines, 
plantes  plus  âgées  et  déjà  caractérisées,  etc.  Cette  partie  de  mon  travail  m'a 
coûté  de  très  grands  efforts. 

J'ai  divisé  mon  travail  en  cinq  chapitres. 

Le  premier  contient  la  distinction  des  trois  types  de  germination  que  j'ai 
rencontrés. 

Le  second  est  consacré  à  la  description  du  type  Phœnix  et  des  plantes 
qui  s'y  rapportent. 

Le  troisième  est  relatif  au  type  Sabal  et  à  la  description  des  plantes 
voisines. 

Le  quatrième  comprend  le  type  Dictyosperma  et  les  plantes  qui  y 
ressemblent. 

Le  dernier  chapitre  résume  les  conclusions  qu'on  peut  tirer  des  trois 
chapitres  précédents. 

Ces  recherches  ont  été  faites  sous  la  haute  direction  de  M.  le  professeur 
Bertrand,  qui  a  mis  à  ma  disposition  les  germinations  de  Palmiers  rassem- 


8  INTRODUCTION, 

blées  dans  les  colleclioDS  du  Laboratoire  de  Botanique  de  la  Faculté  des 
sciences  de  Lille.  Je  le  prie  de  recevoir  l'expression  de  ma  vive  gratitude^ 
pour  les  matériaux  qu'il  a  mis  à  ma  disposition  et  pour  les  conseils  qu'il  m'a 
donnés.  Je  prie  aussi  M.  le  professeur  Gravis^  de  l'Université  de  Liége^  d'agréer 
mes  remerciements  pour  les  échantillons  qu'il  m'a  procurés  et  pour  toutes 
les  indications  que  j'ai  reçues  de  lui. 


RECHERCHES 


SUR 


LES  JEUNES  PALMIERS 


HISTORIQUE 


Sur  mon  sujet  spécial,  la  bibliographie  botanique  est  excessivement 
réduite.  Je  ne  puis  guère  y  rattacher  que  trois  mémoires  tout  récents,  celui 
de  E.  Pfitzer  \  qui  se  borne  principalement  à  des  indications  basées  sur 
Tobservation  des  caractères  extérieurs,  celui  de  Georg  Firlsch  ^,  qui  est  une 
monographie  spéciale  du  dattier,  et  enfin  celui  de  Otto  Gehrke  ^,  qui 
complète  le  travail  de  Firtsch,  en  comparant  au  dattier  onze  espèces 
communes. 

Antérieurement,  je  relève  quelques  particularités,  qui  tiennent  aux  points 
que  j^ai  traités,  dans  les  travaux  plus  généraux  de  MohI  ^,  de  Marlius,  de 

*  PnTZER,  E.,  Ueber  Fruchte,  Keimung  und  Jugendzustànde  einiger  Palmen.  Berechte  d. 
DEUTSGU.  BOTAN.  Gesellscu.,  Bd.  III,  1885,  Heft  I,  pp.  33-52. 

s  FiRTSGHy  G.,  Anatomischrfhysiologische  Untersuchungeti  ûber  die  Keimpflanze  der  Dattel- 
palme.  Sitzb.  d.  kais.  Akad.  d.  Wissensgh.  zu  Wien. 

3  Gehrke,  0.,  Beitràge  zur  Kenntniss  der  Anatomie  von  Palmenkeimlingen. 

4  L'œuvre  la  plus  considérable  qui  ait  été  faite  sur  les  palmiers,  est  VHistoria  naturalis 
Palmarum  de  Martius,  à  laquelle  collaborèrent  Hugo  Mohl  et  Unger.  Hugo  Mohl  en  rédigea 
le  premier  chapitre,  intitulé  :  De  Palmarum  striLCturâ,  Le  deuxième  chapitre,  De  Palmis 
fossUibus,  est  dû  à  Unger^  le  troisième  chapitre,  Getiera  et  species  palmarum,  à  Martius. 

Tome  L1.  2 


iO  RECHERCHES 

Karslen  ^  el  aussi\  quoique  d'une  façon  incidente^  dans  le  mémoire  de 
Mirbel  ^  sur  le  Cambium. 

En  1831^  MohI,  dans  son  De  structura  palmarum,  après  avoir  donné  la 
description  générale  de  Tembryon  de  Palmier^  d'après  le  Mauritia  flexuosa, 
le  Phœnix  daclylifera,  le  Chamœrops  humilis  el  le  Sagus  tœdigera,  expose, 
d'une  manière  générale  aussi,  la  germination  des  Palmiers,  en  prenant 
comme  types  :  le  Corypha  frigida  (Brahea  dulcis  M.)  et  le  Phœnix  dactyli- 
fera.  Dans  le  texte,  il  fait  connaître  les  transformations  morphologiques  de 
l'embryon  pendant  la  germination,  et  sa  structure  durant  cette  période  vitale, 
chez  les  deux  Palmiers  pris  comme  types.  Cette  portion  du  travail  de  MohI, 
ne  constitue  qu'un  exposé  extrêmement  abrégé.  Les  figures  qui  accompagnent 
ce  texte  représentent  : 

Une  vue  d'ensemble  d'une  germination  de  Corypha  frigida,  dans  laquelle 
la  seconde  feuille  gemmulaire,  encore  plissée,  fait  saillie  hors  de  la  gaine 
formée  par  la  première  ^  ; 

Une  section  transversale  de  la  gemmule  de  cette  plante,  au  niveau  de  la 
partie  supérieure  de  la  première  feuille  et  beaucoup  au-dessus  du  point 
végétatif -*; 

Une  section  radiale  passant  par  le  plan  principal  de  son  cotylédon  ^; 

Une  section  longitudinale  radiale  rencontrant  son  point  végétatif  ®; 

Une  section  transversale  de  sa  racine  principale  ^ 

Pour  le  Phœnix  daclylifera,  l'auteur  montre  : 

Une  germination  dans  laquelle  le  limbe,  encore  plissé,  de  la  seconde 


«  Karsten,  Die  Vegetationsorgafie  der  Palmen.  Schriften  der  berlin£r  Akademie  der 
WissENscH.,  1847;  voy.  aussi  :  Gesammelte  Beitràge  zur  AncUomie  und  Physiologie  der 
Pflanzen,  Bd.  I,  pp.  81-193.  Berlin,  186S.  (PI.  IV-XII.) 

Karsten,  Die  Bewurzelnng  der  Palmen,  Linnaea,  1886. 

s  Mirbel,  Nouvelles  notes  sur  le  Cambium^  lues  dans  la  séance  du  39  avril  1839  de  TÂca- 
démie  des  sciences  de  Paris. 

3  MoHL,  De  Palmarum  structura,  tab.  I,  fig.  1. 

4  MoHL,  Ibid.,  fig.  3. 
^  MoHL,  Ibid.j  fig.  4. 
6  MoHL,  Ibid.f  fig.  5. 

t  MoHL,  iMd.,fig.  13. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  il 

feuille  gemmulaire  fait  saillie  hors  de  la  gaine^  formée  par  la  première  ^  ; 

Une  section  transversale  du  bord  de  celte  seconde  feuille,  encore  plissée^; 

Une  seclion  transversale  d'ensemble  rencontrant  la  première  feuille  gem- 
mulaire, réduite  à  Fétat  de  gaine,  et  le  limbe  de  la  seconde  ^  ; 

Et  enfin,  une  section  transversale  de  la  région  cylindrique  du  cotylédon 
(petiohis  colyledonis)  du  dattier  ^. 

Certaines  de  ces  figures  sont  plus  particulièrement  intéressantes  pour  nous. 

La  comparaison  des  figures  1  et  2  montre  la  diiïérence  qui  existe  entre 
le  mode  de  germination  du  Corypha  frigidael  celui  du  Phœnix  daclylifera. 
Chez  le  premier,  le  cylindre  cotylédonaire  est  inséré  à  la  partie  inférieure  de 
la  région  basilaire  embrassante  du  cotylédon  {pagina  cofytedonis)]  chez  le 
second,  cette  région  cylindrique  fait  suite  à  la  région  basilaire. 

La  figure  3  représente  les  divers  ordres  de  faisceaux  des  deux  premières 
feuilles  gemmulaires,  les  croissants  scléreux  qui  les  abritent.  L'auteur  diffé- 
rencie très  nettement  le  croissant  extérieur  du  croissant  intérieur  {annulm 
proserichymatosus  posterior).  La  masse  ligneuse  et  la  masse  libérienne  sont 
aussi  très  nettement  délimitées.  Il  en  est  de  même  des  deux  épidermesde  la 
gaine.  Cette  figure  montre,  enfin,  le  tissu  fondamental  avec  ses  éléments 
plus  grêles,  dans  sa  partie  externe. 

La  figure  10  donne  les  caractères  histologiques  des  mêmes  organes  chez 
le  dattier,  à  un  niveau  inférieur,  et  signale  certaines  particularités  qui  ne 
s'observaient  pas  sur  la  section  précédente.  C'est  ainsi  qu'on  voit  des  cordons 
hypodermiques  (fasciculi  fibrosi  sub  epidermide  jacentes)^  dans  la  seconde 
feuille  gemmulaire,  et  des  vaisseaux  à  diamètre  prédominant,  dans  le  bois  de 
ses  faisceaux  principaux. 

On  remarque  sur  la  section  transversale  du  cylindre  cotylédonaire  du 
dattier,  que  reproduit  la  figure  13,  la  présence  dans  les  faisceaux  de  vaisseaux 
à  section  polygonale  et  à  diamètre  étroit. 


*  MoHL,  De  Palmarum  stmcturây  tab.  I,  flg.  2. 
s  HoHL,  Ibid.y  fig.  6. 

3  HoHL,  Ibid.,  fig.  10. 

4  MoHL,  Ibid.j  fig.  13. 


i2  RECHERCHES 

iMartius  *  a  égalemenl  étudié  Tembryon  et  la  germination  des  Palmiers, 
mais  en  se  1  imitant  à  des  observations  d'ordre  purement  morphologique.  Il  a 
pu  distinguer  chez  ces  plantes  deux  modes  de  germination^  quil  a  dénom- 
més :  germinatio  admoliva  et   germinalio  remotiva. 

Dans  le  premier^  la  jeune  plante  reste  accolée  à  la  graine  dont  elle  est 
issue,  dans  le  second,  elle  en  est  plus  ou  moins  longuement  écartée. 

L'illustre  botaniste  de  Munich  a  montré,  de  plus,  qu'il  y  avait  une  distinc- 
tion à  établir  entre  les  Palmiers  à  germinatio  remotiva,  tels  que  les 
Phœnix  et  les  Arenga  {germinatio  remotiva  tubulosa),  et  les  Palmiers 
qui  germent  comme  les  Brahea  et  les  Chamaerops  (germinatio  remotiva 

ocreata). 

Dans  son  travail  sur  le  Cambium,  xMirbel  donne  une  élude  du  jeune  dat- 
tier, dans  laquelle  je  relève  certains  résultats  intéressants.  C'est  surtout  dans 
les  figures  qui  accompagnent  le  mémoire  qu'ils  sont  mis  en  relief. 

Après  avoir  décrit  et  figuré  très  exactement  les  premiers  stades  de  la 
germination  de  celte  plante,  avec  les  principales  sections  radiales  correspon- 
dantes, Mirbel  a  (iguré  la  section  moyenne  de  la  racine  principale  du  dattier^ 
à  différents  âges. 

Karslen,  en  1847,  consacra  quelques  pages  à  la  germination  des  Pal- 
miers, dans  son  ouvrage  inlitulé  :  Vegetationsorgane  der  Palmen.  Kars- 
len a  pris  comme  types  :  VIriartaea  praemorsa  Kllz  ^  et  le  Klopstockia  ceri- 
fera  Krst  *.  Il  figure  deux  germinations  de  VIriartaea  praemorsa.  Dans  la 
plus  avancée,  la  première  feuille  normale  avait étaléson  limbe  et  la  seconde 
feuille  normale,  encore  plissée,  commençait  à  sorlir  de  l'élui  formé  par  les 
premières  feuilles  gemmulaires,  réduites  à  leur  gaine.  Dans  l'autre,  la  pre* 
mière  feuille  normale  n'est  pas  encore  visible.  La  figure  relative  au  Klopstockia 
cerifera  est  donnée  d'après  un  échantillon  dont  la  première  feuille  normale 
étalait  son  limbe. 


*  Martius,  Historia  naturalis  Palmarum^  caput  III,  CLIII. 

2  Mirbel,  Nouvelles  notes  sur  le  Cambium. 

3  Catoblastuspraemor sus  Vf endl. y  Oreodoxa  praemorsa  Wûld, 
Ceivo'ylon  Klopstockia  M. 


2 

3 

4 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  43 

Karsien  a  bien  remarqué  que  les  germinations  de  ces  deux  Palmiers 
différaient  enlre  elles  par  Télongation  du  cylindre  colylédonaire,  mais  il  n^a 
pas  observé  la  différence  capitale  qu'il  y  avait  entre  le  Klopstockia  cerifera, 
qui  germe  à  la  manière  des  $abal,  ^  et  le  Phœnix  dactylifera. 

L'auteur  a  décrit  et  figuré  la  section  moyenne  de  la  racine  principale 
d'un  jeune  Iriartaea  praemorsa.  Il  a  donné  aussi  quelques  indications  sur  la 
structure  du  cylindre  cotylédonaire  du  dattier,  d'après  une  section  moyenne 
de  la  portion  inférieure  de  cet  organe.  Il  relève  l'existence  de  lacunes  dans 
le  tissu  fondamental  de  ce  cylindre. 

Plus  lard  ^,  le  même  auteur,  s'occupant  de  l'enracinement  des  Palmiers, 
dislingue  quatre  types  chez  ces  plantes  : 

1^  Le  type  Iriarlaea,  qui  se  distingue  des  trois  autres  par  l'allongement 
des  premiers  entre-nœuds  de  la  jeune  plante.  Il  se  rattache  au  quatrième 
type  par  l'intermédiaire  de  V Iriarlaea  pubescens  et  de  VL  praemorsa. 

2"^  Le  type  Copernicia,  remarquable  par  l'allongement  de  la  portion  libre 
du  cotylédon  de  la  plante  en  germination.  Il  se  rapproche  de  la  quatrième 
forme  d'enracinement  par  les  Phœnix,  Scheelea  et  Allatea. 

3^  Le  type  Sabal^  caractérisé  par  la  croissance  oblique,  stoloniforme,  des 
jeunes  plantes.  Par  les  Elaeis,  il  vient  rejoindre  les  Palmiers  à  rhizomes  du 
quatrième  type. 

4^  Le  type  CocoSy  où  la  jeune  plante  sort  simplement  de  la  portion  libre 
du  cotylédon  non  allongée.  Elle  a  d'abord  des  entre-nœuds  courts,  plus  tard, 
des  entre-nœuds  allongés.  On  peut  considérer  comme  sous-division  de  ce  type, 
les  formes  Baclris,  qui  possèdent  un  rhizome. 

Dans  la  partie  de  son  travail  consacrée  à  la  morphologie  des  jeunes  Pal- 
miers, déjà  sortis  de  la  graine,  mais  encore  reliés  à  celle-ci,  Pfitzer  ^  ajoute  les 
noms  de  trois  nouvelles  espèces  à  la  liste  des  Palmiers,  qui  présentent  le  mode 
de  germinatioi>  désigné  par  Martius  sous  le  nom  de  germinalio  admotiva  *. 

•  Voy.  chapitre  premier. 

2  Karsten,  Die  Bettmrzelung  der  Palmen,  p.  608. 

3  Pfitzer,  UberFrûchte,  Keimung  und  Jugmdzuslànde  einiger Palmen.  Berïchte  d.  deutsch. 

BOTAN.  GeSELLSCU. 

4  Calamm  marginatus  Bl. ,  C.  Lewisianus  Griff.  et  Howea  Forsteriana  Becc. 


14  RECHERCHE 

Le  savant  professeur  de  Heidelberg  examine  ensuite  la  forme  qu^affecle  la 
première  feuille  normale,  ce  qui  lui  permet  de  répartir  les  jeunes  Palmiers, 
qu'il  a  eus  à  sa  disposition,  en  diverses  catégories.  Il  constate,  cette  élude  faite, 
que  la  forme  de  la  première  feuille  normale,  n'a  point  de  rapport  avec  la 
classiGcation  et  qu'elle  semble  n'avoir  que  peu  de  relation  avec  la  forme 
définitive  de  la  feuille  adulte. 

G.  Firtsch  ',  dans  un  mémoire  paru  en  1886,  décrit  les  particularités 
anatomiques  que  présente  la  germination  du  dattier,  et  recherche  leur  inter- 
prétation physiologique.  Celte  étude  du  dattier  est  pleine  d'aperçus  ingénieux 
sur  le  rôle  que  l'on  doit  attribuer  aux  caractères  histologiques  de  sa  germi* 
nation.  Il  y  a  cependant  lieu  de  faire  des  réserves  sur  certains  points. 

D'après  Firtsch,  l'épiderme  se  détacherait,  par  lambeaux,  à  la  partie  infé- 
rieure du  cylindre  cotylédonaire,  et  l'assise  cellulaire  sous-jacente  formerait 
des  poils  radicaux.  Sur  la  partie  supérieure  de  ce  cylindre  cotylédonaire  et 
au  niveau  de  son  renflement,  l'auteur  constate  l'existence  de  stomates.  Il 
observe  que  le  système  mécanique  de  cet  organe  est  constitué  par  un  mince 
anneau  scléreux,  périphérique,  et  le  fourreau  scléreux  des  faisceaux.  Il 
remarque  que  le  bois  de  ces  faisceaux  est  creusé  d'un  canal  aérifère  (lacune 
antérieure  de  Bertrand),  et  que  le  tissu  fondamental  est  abondamment  pourvu 
de  canaux  aérifères. 

Examinant  la  racine  principale,  l'auteur  écrit  que  le  tissu  d'absorption  de 
cet  organe  ne  possède,  en  général,  pas  de  poils  radicaux,  que  ce  tissu  est 
rapidement  détruit,  et  que,  pour  celle  raison,  les  cellules  sous-jacentes  se 
subérisent.  Il  constate  l'existence  de  grandes  lacunes  dans  ce  liège  interne  et 
d'un  anneau  scléreux  à  la  périphérie  de  l'organe. 

La  première  feuille  gemmulaire,  pour  Firtsch,  est  construite  d'une  manière 
ferme  pour  résister  à  la  flexion,  car  elle  doit  servir  d'organe  de  percement. 
La  pointe  conique  de  cette  feuille  posséderait  une  structure  en  rapport  avec 
le  rôle  qu'il  lui  attribue.  La  pointe  de  la  seconde  feuille  gemmulaire  aurait 
la  même  structure. 


*  Firtsch,  G.,  Anatomisch-physiologische  Vntersuchungen  ûber  die  Keimpflanze der  Daltel- 
palme.  Sitzb.  d.  kais.  Akao.  d.  Wissensch.  zu  Wien. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  IS 

11  relève,  enfin,  dans  certains  organes,  diverses  particularités  anatomiques 
qui  indiquent,  pour  le  dattier  en  germination,  la  nécessité  d'un  sol  très 
humide. 

Otto  Gehrke  ^  a  recherché  si  la  structure  de  quelques  autres  Palmiers  en 
germination  est  la  même  que  celle  que  Firtsch  a  observée  chez  le  dattier,  et 
jusqu'à  quel  point  les  particularités  anatomiques  constatées  sont  liées  aux 
conditions  climatériques.  Ses  recherches  ont  porté  sur  les  espèces  suivantes  ^  c 

1 .  Phœnix  canariensis, 

2.  Livistona  chinensis  M.  =  Latania  borbonica  Hort., 

3.  Corypha  Canna, 
i.  Oreodoxa  regia, 

5.  Chamcerops  humilis  L., 

6.  Chamcerops  elegans, 

7.  Chamcerops  excelsa  =  Trachycarpus  excelsus  Thunb., 

8.  Pritchardia  filamentosa    ) 

t%    n  -*  L    j'    /-i-r  l  Scem.  et  Wendl., 

9.  Prttchardta  fihfera  ]  ' 

10.  Sabal  umbraculifera  Adans., 

11.  Âreca  sapida  <=  RkopalostyUs  sapida  D.  et  W. 

Elles  Pont  conduit  à  conclure  que  la  structure  est,  en  principe,  la  même 
chez  tous  les  Palmiers  en  germination.  Les  différences  qu'il  a  pu  établir 
entre  les  palmiers  qu'il  a  examinés  et  le  Phœnix  dactylifera,  sont  de  peu 
d'importance;  elles  comprennent  : 

1.  L'absence  d'espaces  intercellulaires  (lacune  antérieure)  dans  le  bois 
des  faisceaux  de  la  portion  libre  du  cotylédon  de  ses  Palmiers,  alors  qu'il  en 
existe  chez  le  Phœnix  dactylifera. 

2.  L'existence  de  canaux  aérifères  dans  le  parenchyme  cortical  de  la 
portion  libre  du  cotylédon  et  de  la  racine,  ainsi  que  dans  la  zone  des  fais- 


'  Gehrke,  0.  Beitràge  zur  Kenntniss  der  Anatomie  von  Palmenkeimlingen. 

2  D'après  l'auteur,  il  faut  ajouter  à  la  liste  des  palmiers  à  germituUio  admotiva,  YOreodoxa 
regia,  et,  à  celle  des  palmiers  à  germinatio  remotiua  :  Phœnix  canariensis^  Livistona  chinensis, 
Corypha  Canna  ^  Chamœrops  elegans^  Trachycarpus  excelsus  ^  Pritchardia  filamentosa  ^ 
P.  fUifera  et  Sabal  umbraculifera. 


46       RECHERCHES  SUR  LES  JEUNES  PALMIERS. 

ceaux  du  premier  de  ces  organes  chez  les  Phœnix  et  Livistona,  ce  qui  n^est 
point  le  cas  pour  la  plupart  des  autres  Palmiers  examinés. 

3.  L'apparition^  chez  le  Phœnix  dactylifera,  autour  des  productions 
scléreuses  des  faisceaux  de  la  portion  libre  du  cotylédon^  d'une  gaine  protec- 
trice qui  fait  défaut  chez  les  Palmiers  examinés. 

4.  La  formation  de  diverses  espèces  d'épaississements  de  la  gaine  de  la 
racine^  où^  comme  termes  extrêmes,  on  a  le  Phœnix  dactylifera  avec  une 
gaine  non  épaissie,  les  Corypha  et  les  Areca,  qui  ont  une  gaine  complète^ 
en  forme  de  C. 

5.  La  présence  de  sclérites  isolées  ou  de  massifs  scléreux,  dans  le  paren- 
chyme cortical  de  la  racine  des  Areca  et  des  Phœnix,  ce  qui  n'existe  pas 
chez  les  autres  Palmiers. 

6.  La  présence  de  poils  radicaux  sur  la  portion  libre  du  cotylédon  ainsi 
que  sur  la  racine  chez  le  Trachycarpus  excelsus  et  sur  la  racine  chez  le 
Corypha,  alors  que  chez  la  plupart  des  autres  Palmiers  ces  poils  sont 
éparpillés. 

Certains  caractères,  qui  permettent  de  considérer  le  jeune  dattier 
comme  une  plante  réclamant  un  sol  très  humide,  se  rencontrent  chez  les 
Palmiers  examinés  par  Gehrke.  Cet  auteur  en  donne  Ténumération. 

Pour  terminer,  Gerhke  constate  que  ses  Palmiers  appartiennent  à  trois  des 
quatre  types  d^enracinement,  créés  par  Karsten. 


i 
l 


CHAPITRE  PREMIER. 


Types  de  germination, 


Martius  a  distingué  deux  modes  de  germination  chez  les  Palmiers  ^ 

La  distinction  établie  par  cet  illustre  botaniste  n^esl  pas  suffisante  pour 
rendre  compte  des  difl*érences  que  Ton  peut  observer  dans  les  germinations 
de  ces  plantes.  Il  suffit,  pour  s'en  convaincre,  d'examiner  la  germination  d'un* 
Diciyosperma  (pi.  I,  fig.  3),  d'un  Phœhix  (pi.  I,  fig.  1)  et  d'un  Sa6a/ (pi.  I^ 
fig.2). 

Le  premier  de  ces  Palmiers  offre  un  exemple  de  germinaiio  admoliva, 
suivant  la  définition  qu'en  donne  Marins;  les  deux  autres,  de  germiiiatio 
remotiva. 

La  forme  et  la  structure  de  la  portion  libre  du  cotylédon,  le  mode 
d'attache  de  la  jeune  plante  à  la  graine,  présentent,  chez  les  deux  derniers 
Palmiers,  des  variations  assez  considérables.  A  la  région  cotylédonaire  qui 
enveloppe  la  base  de  la  gemmule,  fait  suite,  chez  les  Phœnix,  une  région 
cylindrique  qui  pénètre  dans  la  graine.  Chez  les  Sabal^  cette  région  cylin* 
drique  s'insère  près  de  la  base  de  la  région  embrassante  du  cotylédon. 

Les  Palmiers  qui  montrent  le  genre  d'attache  constaté  chez  les  Sabal  ne 
diffèrent  des  espèces  à  germinatio  admotiva  que  par  la  présence  de  la  région 
cylindrique. 

Il  existe,  par  conséquent,  une  différence  plus  grande  entre  les  espèces  qui 

i  Voy.  p.  12. 

Tome  LL  3 


18  ^      RECHERCHES 

germent  à  la  façon  des  Phœnix  et  celles  qui  germent  comme  les  Sabaly  qu'il 
n'en  existe  enire  ces  dernières  et  les  Palmiers  à  germinatio  admotiva. 

Je  crois  avoir  ainsi  démontré  que  la  dislinclion  faite  par  Marlius  avait 
un  caractère  de  généralité  trop  grande  et  qu'il  y  a  lieu  de  distinguer  les  rap- 
ports suivants,  entre  la  jeune  plante  et  la  graine  : 

i"*  La  graine  ou,  si  Ton  préfère,  le  suçoir  est  uni  à  la  région  embras- 
sante du  cotylédon  par  une  région  cylindrique  qui  fait  suite  à  la  première 
(Phœnix); 

S""  Le  suçoir  est  uni  à  la  base  de  la  région  cotyiédonaire  embrassante  : 

a)  Par  une  région  cylindrique  (Sabal)  ; 

b)  Directement  (Diciyosperma). 

Les  nombreux  Palmiers  dont  j'ai  étudié  la  germination  peuvent  être 
groupés  autour  des  trois  formes  prises  pour  exemples  et  qui  semblent  con-^ 
^tituer  dés  types. 

J'ajouterai  qu'il  existe  des  plantes  qui  établissent  des  transitions  entre  les 
types  dont  j'ai  fait  choix,  et  que,  chez  les  Palmiers  examinés,  toutes  les  espèces 
d'un  même  genre  ont  un  mode  de  germination  analogue. 

Au  début  de  la  germination,  chez  les  Palmiers  qui  appartiennent  au  type 
Phœnix,  la  portion  de  l'embryon  qui  sort  de  la  graine  affecte  la  forme  d'un 
cylindre  qui  se  termine  en  pointe.  L'élongation  de  ce  cylindre  a  pour  effet 
de  rendre  verticale  toute  sa  région  inférieure,  qui  est  comme  renflée.  La 
portion  libre  du  cotylédon  forme  alors  un  tube,  vertical  dans  sa  partie  infé- 
rieure, courbé  dans  sa  région  supérieure.  La  portion  libre  du  cotylédon  peut 
s'allonger  beaucoup.  La  fente  gemiiiulairë  se  trouve  sur  la  face  convexe  de 
la  partie  infléchie.  Le  point  végétatif  de  l'axe  hypocotylé  est  au  niveau  du 
renflement. 

Les  feuilles  extérieures  de  la  gemmule  grandissent  rapidement.  Elles 
forment  un  cône  qui  sort  par  la  fente  genimulaire  en  la  déchirant,  chez  les 
genres  :  PhœniXy  Caryola,  Latania....  Les  jeunes  Chamœrops,  Livislona, 
Trachycarpus...  présentent  une  légère  variante.  Chez  ceux-ci  il  ne  se  produit 


SUR  LES  JËUiNES  PALMIERS^  19 

poiDt  de  déchirure  du  bord  de  la  fente  gemmulaire.  Il  y  a  un  léger  exhaus* 
sèment  du  bord  de  celte  fente  le  long  de  la  gemmule  (pK  11^  fig.  S). 

Malgré  la  déchirure  qui  s'observe  au  niveau  de  la  fente  gemmulaire,  dans 
les  germinations  de  Phœnix,  Caryota,  Latania,  je  ne  crois  pas  qu'on  puisse 
attribuer  exclusivement  au  grand  développement  du  système  mécanique  des 
pièces  de  la  gemmule  les  perforations  qui  se  produisent  che2  ces  Palmiers, 
au  moment  de  la  sortie  par  la  fente  gemmulaire.  La  première  feuille  gemiinu- 
lairè  des  Palmiers  chez  lesquels  il  n'y  a  point  eu  de  déchirure  au  niveau 
de  la  fente,  devrait  présenter  un  système  mécanique  moins  développé  que 
chez  ceux  où  le  cotylédon  possède  une  région  déchirée;  ce  qui  n'est  point 
le  cas  ^ 

Dans  toutes  les  germinations  du  type  Phœnix,  la  première  racine,  très 
grosse  et  qui  jouera  le  rôle  de  racine  principale,  sort  de  la  base  de  Taxe 
hypocotylé  en  trouant  sa  surface.  Celte  première  racine  est  insérée  profon- 
dément. 

Sur  les  germinations  plus  avancées,  la  première  racine  est  caractérisée 
comme  racine  principale.  Des  racines  latérales  grêles  partent  de  la  partie 
inférieure  de  Taxe  hypocotylé  et  la  gemmule  est  sortie  par  la  fente  gemmu- 
laire. La  partie  du  cotylédon  qui  sort  de  la  graine  montre  :  une  région 
embrassante,  attachée  inférieu rement  sur  Taxe  hypocotylé,  terminée  supé- 
rieurement par  un  bord  déchiré  (chez  les  Phœnix,  Caryota,  Lalania, 
pi.  III,  fig.  1),  ou  pourvue,  à  sa  partie  supérieure,  d'un  léger  exhaussement 
en  forme  d'anneau  ;  une  région  cylindrique  différenciée  en  une  partie  infé- 
rieure creuse,  qui  fait  suite  à  la  région  basiiaire  embrassante,  et  une  partie 
supérieure  pleine  qui  est  proche  du  micropyle. 

Dans  les  germinations  du  type  Sabal,  la  portion  embrassante  du  cotylédon 
se  développe  d'abord  fort  peu.  L'élongation  principale  porte  sur  la  partie 
cylindrique.  Plus  tard,  l'orifice  gemmulaire  restant  suffisamment  grand  pour 
que  la  gemmule  puisse  en  sortir  sans  déchirure,  il  y  a  croissance  du  bord 
de  la  gaine,  de  sorte  que  sur  les  germinations  assez  avancées,  la  portion 
cylindrique  semble  insérée  à  la  base  de  cette  gaine,  presque  à  sa  région 

^  Voy.  Liviskma  australis  (pi.  II,  fig.  6). 


90  RECHERCHES  SUR  LES  JEUNES  PALMIERS. 

d'allàche,  au  lieu  de  partir^  comme  chez  les  Phœnix,  du  bord  même  de  la 
gaine^  là  où  sort  la  gemmule.  1^  portion  cylindrique  du  type  Sabal  ne 
présente  pas  de  partie  creuse  comme  chez  le  type  Phœnix,  et,  de  plus,  on 
trouve  à  la  base  de  la  gaine  cotylédonaire,  sur  la  face  opposée  à  Tinsertion 
du  cylindre  cotylédonaire,  un  grand  vide^  comme  si  le  point  végétatif  avait 
du  se  redresser  verticalemeni  pour  pouvoir  sortir. 

Lorsque  la  région  cylindrique  reste  fort  courte,  la  gaine  cotylédonaire 
est  contiguë  à  la  graine.  C^est  ce  que  Ton  rencontre  chez  les  Palmiers  du  type 
Diclyasperma  (pi.  1,  fig.  3). 


CHAPITRE  II. 


du  type  Phœnix. 


On  doit  ranger  ici  les  genres  suivants  : 


Caryota  L., 
Phœnix  L., 
Chamœrops  L^ 
Livistona  R.  Br., 


Trachycarpîis  Wendl., 
Thrinax  Sw., 
Latania  Commers.» 
Cocos  L. 


La  germination  de  VHyphœne  crinila  Gaertn.  {Coccifera  Thebaxca  L.), 
figurée  par  J.-F.-J.  Scbmidl  ^y  doil  aussi  être  rapportée  au  type  Phœnix. 

Le  genre  Phœnix  sera  éludié  en  premier  lieu;  les  autres  genres  seront 
examinés  suivant  Tordre  adopté  par  Benlham  et  Hooker  -. 


Phœnix  dactytifera  '. 

Je  prendrai  comme  type  un  jeune  P.  daclylifera  dont  la  seconde  feuille 
gemmulaîre^  déjà  saillante  hors  de  la  gaine  formée  par  la  première^  montre 
son  limbe  encore  plissé. 

*  ScHMiDT,  Der  Kdmungsprocess  beider  Dumpalm,  Botan.  Centralbl.,  1880,  p.  1662. 

^  Bentham  et  Hooker,  Getieraplantanm. 

3  Le  P.  dactylifera  L.,  a  pour  synonyme:  P.  excelsior  Cav.  (De  Kerchove  ue  Denter- 
GHEM,  Les  Palmiers,  p.  3S2.) 

Les  espèces  du  genre  Phœnix  présentent  de  grandes  analogies.  Les  autres  espèces  que 
j'ai  étudiées  ne  se  différencient  du  dattier  que  par  certains  caractères,  qui  seront  énumârés 
pour  chacune  d'elles. 


22  RECHERCHES 


[min 


L'dxe  hypocolylé,  légèrement  renflé^  est  haut  de  1  à  3' 

La  région  basilaire  du  cotylédon  (pi.  I^  fig.  1)  forme  une  gaine  embras- 
sante autour  de  la  gemmule.  Cette  gaine  est  ouverte  dans  sa  partie  supé- 
rieure; il  s'y  est  produit  une  large  déchirure  antérieurement.  Le  bord  apparent 
de  celle  gaine  se  prolonge  par  une  gouttière^  forlement  plissée^  qui  se  forme 
et  se  continue  par  un  cylindre.  La  portion  ouverte  de  la  gaine  présente 
plusieurs  plis  profonds^  qui  se  réunissent  en  un  sillon  unique  en  arrivant 
dans  le  cylindre  cotylédonaire.  La  face  externe  de  la  gaine  est  parfois  velue 
sur  toute  sa  surface^  dans  sa  portion  élargie  et  dans  sa  partie  embrassanle. 
Le  cotylédon  est  Usse  dans  sa  région  cylindrique  ^ 

La  première  feuille  gemmulaire  est  réduite  à  sa  gaine^  qui  est  légère- 
ment ouverte  dans  sa  partie  supérieure  et  non  déchirée.  Sur  le  coté  du  bord 
de  celte  gaine,  en  avant,  une  pointe  médiaire  indique  le  sommet  de  la  pre- 
mière feuille.  Cette  feuille  présente  une  quarantaine  de  nervures  parallèles. 
Les  cordons  horizontaux,  qui  les  relient,  ne  sont  pas  visibles  par  transparence. 
La  surface  de  cette  première  feuille  est  dépourvue  de  poils. 

La  seconde  feuille  possède  un  limbe  allongé,  entier  ^,  plissé  suivant  sa 
longueur  et  terminé  aussi  par  une  pointe.  Les  nervures  de  cette  feuille  sont 
également  parallèles  et,  à  peu  près,  en  même  nombre  que  dans  la  précédente. 
Cette  feuille  présente  des  poils.  Ces  poils  sont  caducs;  ils  tombent  dès  que 
la  feuille  s'étale.  Le  pétiole  n'existe  pas  encore,  le  limbe  repose  directement 
sur  une  gaine  et  celle-ci  embrasse  le  point  végétatif. 

L'appareil  radical  ne  comprend  alors  qu'une  racine  principale  portant  de 
petites  radicelles  sur  trois  rangées.  Au  sommet  de  la  racine. principale^  on 
vùitune  coiffe  nettement  accusée.  La  racine  principale  est  accompagnée  de 
deux  ou  trois  racines  latérales,  très  grêles^  insérées  sur  la  base  de  Taxe 
hypocotylé. 


«  Dans  le  Botanisches  Centralblatt  (1881,  vol.  VIII,  p.  386),  le  D' J.-F.-Jul.  Schmidt  a 
signalé,  œpendant,  chez  le  dattier,  des  poils  radicaux  sur  la  première  feuille  gemmulaire. 
Malgré  mes  recherches  spéciales,  je  n'ai  rien  observé  de  semblable  dans  les  nombreux 
échantillons  que  j'ai  étudiés. 

s  On  rencontre  un  limbe  semblable  chez  les  P.  sylvestris  Roxb.,  et  p.  tennis  Loddw 
(PriTZER,  E.,  Vber  Frûehte,  Kdmwtg  und  Jugendzustànde  einiger  Palmen,  p.*  46). 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  23 

Section  (ransversâle   de    la  racine  principale^   vers   la    moitié   de   sa 
longueur. 
.    Faisceau  (pi.  I^  fig.  i)  à  onze  pôles  : 

Lames  ligneuses  formant  massifs  cunéiformes;  vaisseaux  disposés  en 
séries  radiales  qui  n'aboutissent  pas  au  centre  de  figure;  ils  vont  en 
augmentant  graduellement  de  diamètre  de  la  périphérie  vers  le  centre  ; 
certains  grands  vaisseaux  ont  des  contours  arrondis,  des  parois  couvertes  de 
ponctuations  scalariformes  et  sont  séparés  les  uns  des  autres  par  des  éléments 
plats. 

Massifs  grillagés  comprenant  chacun  cinq  ou  six  éléments  grillagés;  les 
cellules  les  plus  volumineuses  du  liber  mou  sont  intérieures. 

Fibres  primitives  complètement  sclérifiéeSy  allongées  dans  le  sens  du 
rayon,  sauf,  cependant,  dans  la  partie  centrale;  les  fibres  primitives  recloi- 
sonnées, isodiamétriques,  qui  occupent  le  centre,  ont  des  parois  très 
épaisses'. 

Péricambium  :  éléments  disposés  sur  une  ou  deux  rangées,  élargis  tangen- 
tiellement.  Quelques  éléments  péricambiaux  ont  des  parois  épaissies,  les 
autres,  des  parois  minces,  mais  on  n'observe  pas  ici  ralternance  régulière 
que  Ton  trouve  dans  la  racine  du  Chamœrops  humilis. 

Endoderme  :  épaississements  en  U  sur  les  faces  latérales  et  profondes, 
analogues  à  ceux  du  Smilax. 

Liège  interne:  éléments  à  parois  minces,  arrondis,  dont  la  sériation 
radiale  reste  visible;  vers  Textérieur,  grandes  et  nombreuses  lacunes  étirées 
radialement,  formées  par   dissociation  de   cellules^;  les  cellules  entrant 


i  Dans  la  partie  basilaire,  comme  d'ailleurs  aussi  vers  la  pointe,  les  fibres  primitives  cen- 
trales possèdent  des  parois  minces.  La  forme  des  éléments  que  l'on  rencontre  dans  la 
région  centrale  du  faisceau  polyarche  varie  donc  avec  le  niveau.  La  phrase  suivante  du 
travail  de  Firtsch,  sur  le  dattier  {Anatomisch-physiologische  Uniersuchungeii  iiber  die  Kern- 
pflanze  der  Dattelpalme,  p.  350),  n'est  donc  exacte  qu'en  partie  :  «  Die  Mitte  des  Bûndels 
»  wird  von  einem  ganz  diinnen,  auf  dem  Querschnitt  nur  wenigzellîgen,  parenchymatischen 
»  Markstrange  durchzogen.  » 

*  On  remarque,  sur  une  section  transversale  pratiquée  vers  l'extrémité  inférieure  de  cette 
racine,  que  les  lacunes  du  liège  interne  sont  fort  réduites.  Sur  une  telle  section,  les  parois 
des  grands  vaisseaux  ne  sont  pas  encore  épaissies. 


24  RECHERCHES 

dans  les  séries  sont  inégalemeni  développées^  ce  qui  tend  à  troubler  la 
disposilion^  en  séries  radiales,  primitive  ;  quelques  massifs  scléreux,  formés 
par  un  petit  nombre  d'éléments,  parmi  lesquels  il  s'en  trouve  qui  ne  sont 
pas  épaissis  (ces  massifs  scléreux  ne  sont  pas  mentionnés  dans  le  travail  de 
G.  Firtsch  «). 

Tissu  foiidam.  second.  :  les  cellules  extérieures  sont  recloisonnées  tan* 
gentiëllement  let  radialemeni,  en  petits  éléments,  qui  sont  sclérifiés  dans  la 
zone  médiane  du  tissu,  les  intérieurs  et  les  extérieurs  ont  des  parois  minces; 
les  régions  exlerne  et  moyenne  du  tissu  fondamental  secondaire  sont  le  siège 
d'un  liège  diffus  ^. 

Assise  subéreuse  :  une  rangée  de  grandes  cellules,  à  parois  minces,  alter- 
nant avec  les  éléments  de  l'assise  piiifère. 

Assise  pilifère  :  vestiges;  éléments  tabulaires,  affaissés  et  dissociés. 

J'ai  distingué,  dans  la  portion  libre  du  cotylédon  : 

a)  Une  région  basilaire  embrassante  ; 

b)  Une  région  élargie 

Et  c)  une  région  cylindrique. 

Section  transversale  de  la  région  basilaire  embrassante,  vers  la  moitié  de 
sa  longueur  :  Anneau  fermé. 

tpiderme  extérieur  :  cellules  prolongées  en  poils,  affaissées  '. 

Êpiderme  intérieur  :  éléments  carrés,  à  parois  latérales  et  profondes, 
minces,  à  paroi  extérieure  légèrement  épaissie. 

Tissu  fondamental  :  deux  régions.  Région  intérieure,  où  sont  localisés  les 
faisceaux,  et  région  extérieure,  contiguë  à  l'épiderme,  dans  laquelle  est 
localisé  un  liège  diffus.  Dans  la  région  intérieure  :  cellules  ovales,  à  parois 
minces;  grandes  et  nombreuses  lacunes  disposées  radialement;  cellules  cris- 

*  FiRTSGH,  G.,  ÀfuUomiach'physiologisehe  Untersuchwigen  uber  die  Keimpflanze  der  DaUel- 
palme. 

^  C'est  à  M.  le  professeur  Bertrand  que  je  dois  la  notion  du  liège  diffus.  Elle  se  trouve 
dans  le  cours  professé  par  Féminent  botaniste  de  Lille  qui,  jusqu'à  présent,  n'a  encore  rien 
publié  au  sujet  de  ce  tissu. 

3  II  n'y  a  donc  pas  de  chute  d'épiderme,  comme  le  prétend  Firtsch  (Anaiomisch-physiolO' 
gische  Untersuchungen  uber  die  KeimpfUmze  der  Dattdpalme^  p.  345). 


SUR  LES  JEUINES  PALMIERS.  25 

lalligènes  contenant  des  raphides  courles.  Dans  la  région  extérieure  :  cellules 
polygonales  ;  vers  le  milieu  de  celte  région^  des  éléments  à  parois  épaissies^ 
disposés  sur  une  ou  deux  rangées,  forment  une  couronne  scléreuse  fréquem- 
ment interrompue. 

Faisceaux  de  deux  ordres.  Faisceau  impair  (médian)  dans  le  plan  de 
symétrie  de  la  gemmule  et  en  avant.  —  Petits  faisceaux  :  iibres  primitives 
entourées  de  cellules  scléreuses.  —  Grands  faisceaux  :  section  circulaire;  double 
fourreau  scléreux  ;  enveloppe  scléreuse  externe  formée  par  des  éléments 
ovales  à  parois  peu  épaisses;  enveloppe  scléreuse  interne  présentant  à  con- 
sidérer deux  croissants  *  dont  les  éléments  diffèrent  peu  ;  ceux  qui  constituent 
le  croissant  extérieur  sont  petits,  à  parois  fortement  épaissies,  a  section  poly- 
gonale; la  plus  grande  épaisseur  de  ce  croissant  est  fournie  par  une  Ole  de 
trois  ou  quatre  éléments  ;  les  cellules  que  Ton  rencontre  dans  le  croissant 
intérieur  sont  légèrement  plus  grandes,  un  peu  moins  épaissies  ;  il  y  a  deux 
ou  trois  rangées  de  cellules  dans  la  plus  grande  épaisseur  de  ce  croissant 
intérieur;  bois  moins  développé  que  le  liber;  vaisseaux  arrondis;  à  la  partie 
antérieure,  lacune  allongée  radialement. 

Section  transversale  de  la  région  élargie  du  cotylédon. 

Réni  forme. 

Faisceaux  :  au  nombre  de  six  ;  à  section  ovale;  enveloppés  par  un  double 
fourreau  scléreux;  Textérieur  composé  d'une  ou  deux  rangées  d'éléments 
ovales,  à  parois  légèrement  épaissies;  Pintérieur  formé  de  petites  cellules  à 
section  polygonale,  à  parois  fortement  épaissies;  on  en  compte  quatre  ou 
cinq  rangées  dans  la  plus  grande  épaisseur  de  ce  fourreau,  c'est-à-dire  vis-à- 
vis  du  liber;  autour  du  bois,  il  ne  s'en  trouve  que  deux  ou  trois  rangées;  il 
n'y  a  lieu  de  distinguer  ni  un  croissant  extérieur  ni  un  croissant  intérieur. 

Une  section  transversale  pratiquée  vers  la  base  du  cylindre  cotylédonaire 
ne  diffère  pas  sensiblement  de  la  section  qui  vient  d'être  décrite. 

On  observe  ici  la  présence  d'un  sillon  profond,  dirigé  suivant  le  plan  de 


^  J'appellerai  croissant  extérieur  celui  qui  est  appliqué  contre  le  liber,  et  croissant  inté< 
rieur  celui  qui  limite  intérieurement  le  bois. 

Tome  LL  4 


26  RECHERCHES 

symétrie  de  l'organe,  et  d'une  cavité  intérieure.  Çelle-ci  esl  ovale,  centrale,  et 
délimitée  par  un  épiderme.  Les  éléments  épidermiques  intérieurs  ont  une 
section  ovale.  Leurs  parois  externes  et  latérales  sont  un  peu  épaissies.  II  y  a 
cependant  des  cellules  qui  ne  sont  pas  sclérifiées. 

Si  Ton  examine  une  section  transversale  pratiquée  vers  Textrémité  supé- 
rieure du  cylindre  cotylédonaire,  on  est  frappé,  tout  d'abord,  par  Fimpor- 
tance  des  tissus  sclérifiés  que  Ton  y  observe.  (PI.  I.  fig.  5.) 

Cette  section,  de  forme  circulaire,  possède  de  légers  plis  et  un  profond  sillon 
médian  antérieur. 

Épiderme  :  cellules  ovales  ;  le  grand  axe  de  Povale  est  perpendiculaire  à  la 
surface  de  l'organe;  cuticule  très  épaisse;  les  cellules  épidermiques  sont 
allongées  également  dans  le  sens  de  la  longueur  de  l'organe;  vues  de  face^ 
leurs  parois  sont  rectilignes;  stomates  à  section  circulaire,  à  ostiole  allongée 
suivant  le  diamètre  vertical;  ces  stomates,  sur  la  section  considérée,  sont 
au  niveau  de  la  surface  ^ 

CoUenchyme  :  trois  ou  quatre  rangées  d'éléments  ovales  à  parois  gonflées, 
allongés  perpendiculairement  à  la  surface  de  l'organe. 

Tissu  fondamental  :  cellules  à  parois  minces,  affaissées  soit  contre  les 
massifs  scléreux  des  faisceaux,  soit  contre  le  collenchy me;  un  grand  nombre 
de  cellules  contiennent  du  tanin. 

Faisceaux  de  deux  ou  trois  ordres  définis  d'après  leur  situation  et  leurs 
dimensions,  disposés  suivant  deux  arcs  ouverts  antérieurement.  Arc  inté- 
rieur formé  par  les  plus  grands  faisceaux,  qui  sont  au  nombre  de  onze;  sauf 
le  médian,  ces  faisceaux  sont  symétriques  deux  à  deux;  le  médian  est  situé, 
comme  le  sillon,  dans  le  plan  de  symétrie.  —  Faisceaux  de  premier  ordre  : 
fourreau  scléreux  formé  par  deux  croissants;  croissant  extérieur  composé 
de  cellules  à  section  polygonale,  à  parois  légèrement  épaissies  et  de  diamètre 
beaucoup  plus  petit  que  celui  des  cellules  du  croissant  intérieur;  les  cellules 

» 

■  Le  cylindre  cotylédonaire  ne  posséderait  des  stomates,  d'après  Firtsch  (AfuUomisch" 
pliysiologische  Untersuchungm  ûber  die  Kdmpflanze  der  Datlelpalme,  p.  346),  que  sur  une 
zone  ayant  au  maximum  3  millimètres  de  largeur.  Cet  auteur  a  constaté,  de  plus,  que  les 
stomates  sont  généralement  fort  élevés  au-dessus  de  la  surface  de  Torgane  dans  la  partie 
supérieure  de  cette  zone,  et  qu'ils  sont  au  niveau  de  Tépiderme  dans  sa  partie  inférieure. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  27 

de  ce  dernier  croissant  ont  de  mémo  des  parois  peu  épaissies;  liber  en 
général  assez  réduit;  bois  très  volumineux;  parfois  séparation  du  liber  mou 
en  deux  îlots;  la  lacune  antérieure,  chez  la  plupart,  a  disparu;  petits  vais-- 
seaux,  à  section  polygonale.  —  Faisceaux  de  second  et  de  troisième  ordre  : 
constituent  Tare  extérieur;  parfois  réduits  à  des  fibres  primitives  entourées 
d'une  gaine  scléreuse  ou  même  simplement  à  cette  gaine  scléreuse;  d'autres 
fois,  productions  libéro-ligneuses  assez  développées;  il  arrive  qu'il  y  ait 
fusion  entre  les  gaines  scléreuses  de  deux  faisceaux  voisins. 

Section  transversale  de  la  première  feuille  gemmulaire  pratiquée  vers  la 
moitié  de  sa  longueur.  (PI.  I,  fig.  6.) 

Couronne  annulaire  plus  épaisse  dans  son  plan  de  symétrie  et  en  avant 
(par  rapport  à  Tobservateur). 

Faisceaux  de  quatre  ou  cinq  ordres.  Neuf  gros  faisceaux  principaux 
sont  placés  dans  la  région  médiane  du  tissu  fondamental.  Sauf  le  médian, 
ces  faisceaux  sont  symétriques  deux  à  deux.  Ce  sont  les  plus  rapprochés 
du  centre  de  figure.  Ces  premiers  faisceaux  présentent  des  productions 
ligneuses  et  libériennes  très  développées.  Entre  ces  faisceaux  et  un  peu 
en  dehors,  on  trouve  les  faisceaux  de  la  seconde  série,  généralement  au 
nombre  de  trois  entre  deux  faisceaux  de  la  première  série.  De-ces  trois  fais- 
ceaux, le  médian  est  le  plus  gros,  les  deux  qui  l'accompagnent  sont  très 
grêles.  Ces  faisceaux  n'existent  pas  sur  toute  l'étendue  de  la  section.  Près  de 
la  face  externe  de  l'organe,  on  trouve  des  faisceaux,  les  uns  plus  gros,  les 
autres  très  grêles.  Il  y  a  un  ou  deux  faisceaux  grêles  entre  deux  faisceaux 
plus  importants.  Les  gros  faisceaux  de  second  ordre  et  les  faisceaux  de  qua- 
trième ordre  ont  leurs  éléments  ligneux  et  libériens  bien  caractérisés^  les 
faisceaux  de  troisième  ordre  et  les  faisceaux  grêles  de  second  ordre  sont 
parfois  réduits  à  des  masses  scléreuses.  —  Les  faisceaux  de  premier  ordre  sont 
entièrement  entourés  par  un  fourreau  scléreux,  qui  est  formé  par  deux  crois- 
sants dont  les  pointes  se  rejoignent  à  la  limite  du  bois  et  du  liber.  Celui  qui 
entoure  le  liber  présente  cinq  ou  six  rangées  de  cellules  dans  sa  plus  grande 
épaisseur.  Les  éléments  qui  le  constituent  sont  relativement  petits.  Ils  possè- 
dent une  section  polygonale  à  angles  arrondis  et  offrent  des  parois  forte- 
ment épaissies.  Ceux  qui  composent  la  portion  du  fourreau  scléreux  qui 


28  RECHERCHES 

contourne  le  bois  sont  beaucoup  plus  grands  (plus  de  deux  fois)^  à  seclion 
neltement  polygonale  et  à  parois  bien  moins  épaisses.  Dans  la  plus  grande 
épaisseur  de  ce  croissant,  il  y  a  sept  ou  huit  rangées  de  cellules.  Le  bois  des 
faisceaux  principaux  comprend  des  vaisseaux  h  section  arrondie,  à  diamètre 
relativement  petil.  lis  sont  séparés  soit  par  des  fibres  primitives  sclérifiées,  a 
section  polygonale,  soit  par  des  cellules  aplaties.  Les  éléments  ligneux  ne 
se  distinguent  que  très  difficilement  des  fibres  primitives  sclérifiées  sur  une 
section  transversale.  —  Les  plus  gros  faisceaux  de  second  ordre  sont  enve- 
loppés par  un  fourreau  scléreux  qui  présente  les  mêmes  caractères  que  celui 
des  faisceaux  de  premier  ordre.  Seulement,  l'épaisseur  du  croissant  appliqué 
contre  le  liber  est  plus  grande  que  celle  du  croissant  qui  embrasse  le  bois. 
Ce  dernier  croissant  n'est  formé  que  par  une  ou  deux  rangées  d'éléments.  Le 
bois  et  le  liber  sont  beaucoup  réduits.  On  remarque  que  certains  vaisseaux 
présentent  une  section  polygonale.  Les  plus  grêles  des  faisceaux  de  second 
ordre  possèdent,  entre  le  faisceau  médian  et  les  deux  faisceaux  de  premier 
ordre  voisins,  quelques  éléments  libériens  et  ligneux  caractérisés,  plongés 
au  milieu  d'une  masse  sriéreuse.  Parmi  les  éléments  ligneux,  il  se  trouve  un 
vaisseau  relativement  gros,  à  section  polygonale  ou  arrondie.  Entre  les  deux 
premiers  faisceaux  de  premier  ordre,  les  faisceaux  grêles  de  second  ordre 
sont  réduits  à  des  masses  scléreuses.  —  La  gaine  des  faisceaux  de  troisième 
ordre  est  surtout  épaisse  dans  sa  région  postérieure.  En  avant,  elle  se  réduit 
à  une  rangée  d'éléments.  Il  se  pourrait  que  dans  ces  faisceaux  certains 
éléments  scléreux  appartinssent  au  liber.  —  La  structure  des  faisceaux  de 
quatrième  ordre  rappelle  celle  des  faisceaux  de  troisième  ordre  ou  celle  des 
faisceaux  grêles  de  second  ordre,  suivant  qu'ils  sont  eux-mêmes  i^ros  ou  grêles. 

Nombreux  cordons  scléreux  localisés  dans  la  région  moyenne  et  près  de 
la  face  postérieure  de  l'organe.  Les  plus  minces  sont  pleins,  uniquement 
composés  de  fibres  scléreuses.  Les  plus  volumineux  renferment  un  faisceau. 
Tous  les  faisceaux  sont  ainsi  renfermés  dans  des  gaines  sclérifiées.  On  trouve 
toutes  les  transitions  entre  les  cordons  scléreux  sans  faisceau  et  les  cordons  qui 
renferment  les  plus  gros  faisceaux.  Dans  les  minces,  le  faisceau  n'est  parfois 
représenté  que  par  quelques  fibres  primitives. 

Tissu  fondamental  :  cellules  ovoïdes  à  parois  minces.  Celles  qui  sont 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  i9 

voisines  de  la  face  postérieure  sont  étirées  horizontalement.  Il  n'y  a  pas  de 
cellules  à  raphidos.  Presque  tous  les  élément  sont  gorgés  de  grains  d'amidon. 
Épidémies.  Les  éléments  des  deux  lames  épidermiques  sont  semblables. 
Ce  sont  des  cellules  étroites,  allongées  dans  le  sens  de  la  longueur  de  Porgane, 
à  section  carrée,  à  paroi  externe  fortement  épaissie  et  lisse,  à  parois  radiales 
minces.  Vues  de  face,  leurs  parois  sonlreclilignes.  L'épiderme  externe  porte 
des  stomates,  disposés  en  files  longitudinales.  Ils  sont  allongés  dans  le  sens 
de  la  longueur  de  la  feuille.  Les  cellules  latérales  du  stomate  sont  très  grandes, 
bombées  vers  Pextérieur.  Aux  extrémités  du  grand  axe  du  stomate  vu  de  face, 
se  trouvent  deux  cellules  pentagonaies.  Parfois  les  cellules  latérales  sont  divisées 
parallèlement  à  Postiole.  Le  stomate  présente,  à  sa  partie  antérieure,  une  petite 
antichambre,  limitée  par  deux  crêtes  et  où  arrive  une  arrière-chambre.  . 

Section  transversale  de  la  seconde  feuille  gemmulaire  vers  la  moitié  de 
sa  longueur. 

Lame  plissée  à  faces  parallèles  (PI.  I,  fîg.  7). 

Épidémies  à  peu  près  semblables  entre  eux  et  ne  différant  pas  sensible- 
ment des  épidermes  de  la  première  feuille  gemmulaire.  Les  stomates  sont  ici 
plus  nombreux.  Les  cellules  épidermiques  restent  fort  petites  en  face  des  grands 
faisceaux  et  des  cordons  hypodermiques.  Remarquons  encore  que  les  cellules 
épidermiques  sont  moins  longues  que  dans  la  première  feuille  gemmulaire  ^ 

Tissu  fondamental  :  éléments  arrondis  à  parois  minces,  dont  le  diamètre 
va  en  augmentant  des  faces  de  Torgane  vers  la  région  moyenne  du  tissu.  Les 
petits  éléments  sont  allongés  perpendiculairement  aux  lames  épidermiques; 
les  grands,  parallèlement.  Les  uns  et  les  autres  renferment  des  grains  de 
chlorophylle.  Les  cellules  qui  forment  le  tissu  de  charnière,  qui  s'aperçoit 
dans  les  coins  exposés  aux  déchirures,  ont  une  section  polygonale,  des  parois 
plus  épaisses.  Elles  sont  pliées  presque  parallèlement  à  la  surface  de  l'organe 
et  dépourvues  de  chlorophylle. 

Faisceaux  de  trois  ordres.  Les  faisceaux  de  premier  ordre  *  sont  au 

'  J'ai  eu  fréquemment  roccasion  d'observer  un  recloisonnement  d'épiderme  à  peu  de 
distance  des  plis. 

2  Les  faisceaux  de  premier  ordre  me  paraissent  homologues  des  faisceaux  du  même  ordre 
de  la  première  feuille  gemmulaire,  mais  je  ne  puis  me  prononcer  sur  l'homologie  des  fais- 
ceaux de  deuxième  et  de  troisième  ordre. 


30  RECHERCHES 

Dombre  de  oDze.  Dix  de  ces  faisceaux  sont  disposés  symétriquement  par 
rapport  au  plan  médian.  Il  y  a  un  faisceau  médian.  Entre  deux  faisceaux  de 
premier  ordre^  se  trouvent  deux  faisceaux  de  second  ordre  accompagnés 
généralement  par  deux  faisceaux  de  troisième  ordre.  Ceux-ci  sont  parfois 
réduits  à  Tétat  de  masses  scléreuses.  Ces  différents  faisceaux  sont  également 
distants  des  deux  faces  de  Torgane  et  non  rapprochés  de  la  face  extérieure, 
comme  dans  la  première  feuille  gemmulaire  vers  le  milieu  de  sa  longueur. 
—  Les  faisceaux  principaux  possèdent  une  gaine  scléreuse  formée  par  deux 
croissants  dont  les  pointes  se  rejoignent  à  la  limite  du  bois  el  du  liber.  Le 
croissant  extérieur  est  constitué  par  des  cellules  fortement  épaissies.  En  son 
milieu,  il  comprend  une  Gle  de  six  ou  sept  cellules  d'épaisseur.  Le  croissant 
intérieur  diffère  beaucoup  moins  du  croissant  extérieur  que  dans  les  faisceaux 
principaux  de  la  feuille  précédente.  Les  cellules  de  la  face  concave  de  ce 
croissant  sont  plus  grandes  et  ont  des  parois  moins  épaisses  que  les  cellules 
du  croissant  extérieur.  Le  croissant  intérieur  compte  cinq  ou  six  rangées  de 
cellules  en  son  milieu.  Le  bois  est  constitué  par  des  vaisseaux  à  section 
arrondie,  à  ponctuations  scalariformes,  séparés  soit  par  des  éléments  aplatis, 
soit  par  des  fibres  primitives  sclérifiées.  Un  de  ces  vaisseaux,  généralement 
le  plus  externe,  est  beaucoup  plus  grand  que  les  autres.  Le  liber  présente 
quelques  éléments  grillagés.  Ceux  de  ces  éléments  qui  occupent  la  région 
médiane  sont  sclérifiés.  Ce  sont  des  fibres  primitives  qui  se  sont  durcies.  On 
trouve,  de  plus,  des  fibres  primitives  sclérifiées  à  la  limite  interne  du  liber 
et  à  la  limite  externe  du  bois.  Celte  disposition  spéciale  des  éléments  sclérifiés 
divise  le  liber  mou  en  deux  ilôts.  —  Les  faisceaux  de  second  ordre  sont  aussi 
entourés  par  deux  croissants  scléreux.  Le  croissant  extérieur  est  plus  épais  que 
Pintérieur.  Il  compte  trois  ou  quatre  rangées  de  cellules  dans  sa  partie  la  plus 
épaisse.  Le  croissant  intérieur  n'a  qu'une  rangée  d'éléments  sclérifiés.  Le  bois  et 
le  liber  possèdent  les  mêmes  caractères  que  dans  les  faisceaux  précédents.  On 
remarque  seulement  qu'il  n'y  a  pas  de  grand  vaisseau  et  que  les  fibres  primi- 
tives sclérifiées  sont  plus  nombreuses  dans  la  région  externe  du  liber.  —  Les 
faisceaux  de  troisième  ordre  sont  très  grêles.  Leur  croissant  extérieur  est  encore 
plus  épais.  Certaines  cellules  de  la  gaine  ne  sont  pas  encore  sclérifiées.  Le  liber 
et  le  bois  de  ces  faisceaux  sont  réduits  a  quelques  éléments  étroits. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  31 

Cordons  hypodermiques  :  éléments  à  section  polygonale,  à  parois  fort 
épaisses  ^  ;  forment  de  larges  plages  triangulaires  au  dos  des  plis  convexes 
et  aux  bords  de  la  feuille. 

Phœnix  canariensis  ^. 

La  section  transversale  moyenne  de  la  première  feuille  rencontre  le 
pétiole  de  la  seconde.  Ce  pétiole  affecte  la  forme  d^un  prisme  triangulaire  à 
angles  mousses  dont  la  face  antérieure  est  déprimée.  Dans  le  P.  daclylifera, 
la  section  homologue  ne  montre  pas  de  pétiole^  alors  même  que  Téchan- 
tillon  a  trois  feuilles  étalant  leur  limbe. 

La  première  feuille  du  P.  Canariensis  est  sillonnée. 

Le  limbe  de  la  seconde  feuille  n'est  pas  denté  sur  ses  bords. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  treize  pôles.  Lames  ligneuses  divisées  en  deux  ilols;  Tun, 
extérieur,  appuyé  contre  le  péricambium  et  formé  par  des  petits  vaisseaux  et 
trachées  à  section  ovale  ou  polygonale;  Tautre,  intérieur,  constitué  par  un 
ou  deux  grands  vaisseaux  à  section  ovale  ;  ces  deux  ilôts  sont  séparés  par 
trois  ou  quatre  rangées  de  fibres  primitives  à  section  polygonale;  Tilot 
intérieur  est  d'ordinaire  sur  lé  rayon  qui  passe  par  Tilol  extérieur,  mais  par- 
fois ces  deux  genres  d'itots  alternent  par  suite  de  Tincurvation  de  la  lame 
ligneuse  à  laquelle  ils  appartiennent.  Le  Lalania  Loddigesii  offre  les  mêmes 
particularités  ^. 

Massifs  libériens  généralement  allongés  radialement.  ' 

Péricambium.  Les  éléments  ne  sont  épaissis  que  lorsqu'ils  se  trouvent  vis- 
à-vis  des  fibres  primitives,  qui  séparent  les  lames  ligneuses  des  massifs  libé- 
riens. 

'  On  remarque,  sur  une  section  transversale  pratiquée  vers  la  base  de  cette  feuille,  que 
les  cordons  hypodermiques  ne  sont  pas  épaissis.  A  ce  niveau,  le  tissu  de  charnière  est  déjà 
différencié. 

2  Dans  les  germinations  que  j'ai  étudiées,  la  seconde  feuille  gemmulaire  dépassait  la 
première  de  plus  de  26  centimètres.  II  ne  m'a  pas  été  possible  d'étudier  la  structure  de  la 
portion  libre  du  cotylédon,  qui  était  flétrie. 

3  V.  inf. 


32  RECHERCHES 

Tissu  fondam.  second.  :  élémenls  extérieurs  sclérîfiés. 

Les  sections  transversales  à  mi-longueur  de  la  première  et  de  la  seconde 
feuilles  gemmulaires^  varient  peu,  chez  le  genre  Phœnix,  d'une  espèce  à 
Tautre.  Je  m'en  tiendrai  donc  aux  descriptions  que  j'en  donne  pour  le  dattier. 
Remarquons  cependant  que  le  tissu  fondamental  du  liufibe  de  la  seconde 
feuille  gemmulaire  ne  se  différencie  en  tissu  de  charnière,  au  voisinage  des 
plis,  que  chez  le  P.  dactylifera. 

Phœnix  farinifera  '. 

Échantillons  examinés,  à  peu  près  au  même  stade  d'avancement  que  les 
P.  dactylifera  décrits. 

Portion  libre  du  cotylédon  très  courte  (moitié  moins  longue  que  chez  le 
dattier). 

Racine  principale  accompagnée  de  deux  racines  latérales;  radicelles  sur 
trois  ou  quatre  rangées. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  dix  pôles.  Certaines  lames  ligneuses  sont  dirigées  radialement; 
d'autres,  incurvées  ;  toutes  sont  terminées  intérieurement  par  un  vaisseau 
ovale  à  diamètre  prédominant,  séparé  du  reste  de  la  lame  par  des  fibres 
primitives  aplaties  ou  par  une  ou  deux  rangées  de  fibres  primitives  sclérifiées; 
on  observe  de  grandes  variations  dans  la  longueur  des  lames  ligueuses. 

Massifs  libériens  très  développés. 

Péricambium  :  éléments  à  parois  épaissies  en  face  du  liber;  partout  ailleurs, 
cellules  à  parois  minces. 

Tissu  fondam.  second.  :  siège  d'un  liège  diffus;  ne  comprend  que  deux 
anneaux;  l'extérieur  seul  est  sclérifié. 

Liège  interne  :  grandes  lacunes. 

Le  bois  des  faisceaux  de  la  portion  libre  du  cotylédon  ne  montre  pas  de 
lacune  antérieure. 


»  Le  P.  farinifera  Roxb.  a  pour  synonymie  :  P.  Lourdrii  Kth.  et  P.  pusilla  Gaertn. 
(De  Kerchove  de  Denterghëm,  Les  Palmiers,  p.  âS2.) 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  33 

Phœnix  reclinata  *. 

Exemplaires  assez  avancés;  la  troisième  feuille  gemmulaire  avait  étalé  son 
limbe  et  la  quatrième  avait  sorti  le  sien^  encore  plissé^  de  la  gaine  formée 
par  la  première. 

Une  section  transversale  pratiquée  vers  le  milieu  de  la  longueur  de  la 
première  feuille^  ne  rencontre  pas  le  pétiole  de  la  seconde. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  onze  pôles  :  Lames  ligneuses  formant  files^  composées  de 
vaisseaux  à  section  ovale  ou  circulaire^  terminées  intérieurement  par  un 
vaisseau  à  diamètre  prédominant,  séparé  du  reste  de  la  lame  par  une  rangée 
de  fibres  primitives  à  parois  minces  ou  à  parois  épaissies.  La  différence  qui 
existe  entre  le  diamètre  du  vaisseau  terminal  et  de  celui  qui  le  précède 
immédiatement,  n^est  pas  aussi  grande  que  chez  le  P.  spinosa.  La  longueur 

« 

des  lames  ligneuses  est  assez  variable.  La  plupart  de  ces  lames  sont  dirigées 
radialement.  Il  y  a  moins  de  lames  confluentes  que  chez  le  IK  spinosa. 

Pericambium  :  une  ou  deux  rangées  d'éléments,  épaissis  en  face  des 
massifs  libériens. 

Tissu  fondam.  second.  :  à  peu  près  les  mêmes  caractères  que  chez  le 
dattier. 

Phœnix  spinosa  ^. 

Les  P.  spinosa  examinés  étaient  également  dans  un  état  de  développement 
assez  avancé.  La  seconde  feuille  gemmulaire  mesurait  plus  de  3  décimètres 
et  la  troisième  avait  sorti  son  limbe,  encore  plissé,  de  la  gaine  formée  par  la 
première. 

'  La  portion  libre  du  cotylédon  était  flétrie.  Il  ne  m'a  pas  été  possible  d'étudier  sa 
structure. 

9  Le  P.  spiiiosa  Thonn.  a  pour  synonymie  :  FtUchironia  senegalensis  Lesch., 
P.  konensis  Lodd.  (De  Kerghove  de  Denterghem,  Les  Palmiers^  p.  283.) 

Je  n'ai  pu  observer  la  structure  de  la  portion  libre  du  cotylédon  qui  était  flétrie  ;  il  m'a 
cependant  été  donné  de  reconnaître  que  le  cylindre  cotylédonaire  restait  très  court. 

Tome  LL  S 


34  RECHERCHES 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  douze  pôles  :  Fiâmes  ligneuses  à  peu  près  d^égale  longueur^ 
généralement  terminées  par  un  grand  vaisseau  ovale^  aHongé  suivant  le  sens 
du  rayon^  et  dont  le  diamètre  est  considérablement  plus  grand  que  celui  des 
autres  éléments  de  la  lame.  Il  arrive  que  ces  lames  se  rejoignent  deux  à  deux 
et  aboutissent  à  un  grand  vaisseau.  Les  grands  vaisseaux  sont  toujours  séparés 
des  lames  ligneuses^  auxquelles  ils  appartiennent,  par  une  ou  deux  rangées 
de  fibres  primitives  épaissies. 

lUassifs  libériens  assez  allongés  radialement. 

Perkambium.  Les  éléments^  disposés  sur  une  ou  deux  rangées^  ne  sont 
épaissis  que  vis-à-vis  des  massifs  libériens. 

Liège  interne  :  lacunes  souvent  très  larges. 

Tissu  fondam.  second.  :  peu  développé;  trois  zones  à  peu  près  de  même 
largeur. 

Caryota  sobolifera  *. 

Seconde  feuille  gemmulaire  complète.  Limbe  d'une  forme  tout  à  fait 
remarquable;  une  profonde  échaucrure  médiane  le  divise  presque  entière- 
ment en  deux  parties  triangulaires^  réunies  à  la  partie  supérieure  du  pétiole 
par  un  ilhsme  étroit^  au  milieu  duquel  se  dresse  un  filament  blanchâtre  qui 
représente,  d'après  Pfilzer  ^  le  faisceau  médian;  les  divisions  du  limbe  sont 
des  triangles  scalènes;  le  petit  côté,  à  peu  près  horizontal,  est  situé  à  la  base 
du  limbe;  le  grand  côté  est  intérieur;  le  côté  de  grandeur  intermédiaire  est 
doublement  denté;  les  nervures,  très  nombreuses,  vont  aboutir  aux  dents. 
Pétiole  très  allongé,  à  section  triangulaire,  à  face  antérieure  déprimée.  La  gaine 


^  Le  Caryota  sobolifera  Wall,  a  pour  synonymie  :  C.  urejis  Jcq.  et  Drymophkeus  Zippeliif 
(De  Kerchove  de  Denterghem,  Les  Palmiers,  p.  238.) 

Le  limbe  de  la  seconde  feuille  gemmulaire  était  complètement  étalé.  A  cet  état  de  déve- 
loppement, la  région  basilaire  embrassante  du  cotylédon  était  complètement  ouverte  dans 
le  plan  médian  et  en  avant.  Toute  la  portion  libre  du  cotylédon  était  dans  un  état  de  flétris- 
sure qui  ne  permettait  point  d'examiner  sa  structure  d'une  manière  convenable. 

2  Pfitzer  {Ueber  Friichte,  Keimung  und  Jugendzustàiide  einiger  Palmen,  p.  49)  signale 
Texistence  d'un  limbe  semblable  chez  le  C.  urens  L.  et  le  C  furfurascea  Bl. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  35 

s^aperçoit  sur  les  sections  transversales  de  la  première  feuille;  elle  entoure 
la  troisième  feuille  qui  montre  la  préfoliation  si  compliquée  des  Caryota  ^  : 

Première  feuille  gemmulaire  réduite  à  sa  gaine. 

Racine  principale  :  radicelles  sur  trois  ou  quatre  rangées;  parfois  trois 
racines  latérales. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  douze  pôles  :  Lames  ligneuses  comprenant  des  vaisseaux  circu- 
laires ou  ovales,  à  parois  épaissies,  alignés  radialementou  à  peu  près^  séparés 
par  des  cellules  aplaties.  Le  vaisseau  intérieur,  à  diamètre  prédominant, 
peut  être  séparé  du  reste  de  la  lame  par  des  fibres  primitives  sclérifîées, 
comme  M.  0.  Reinhardt  ^  Ta  constaté  chez  le  C.  furfurascea. 

Massifs  libériens  :  les  éléments  les  plus  grands  sont  les  plus  intérieurs. 

Fibres  primitives  à  parois  sclérifîées  ;  plus  épaissies  dans  la  région  cen- 
trale que  partout  ailleurs  et  presque  isodiamétriques  ;  plutôt  allongées 
radialement^  entre  les  massifs  ligneux  et  libériens. 

Pericambium  :  une  ou  deux  rangées  d'éléments  ovales  ou  tabulaires 
légèrement  épaissis  '. 

Endoderme  :  cellules  généralement  pentagonales  à  épaississements  en  U 
fort  prononcés. 


1  C'est  précisément  le  C.  sobolifera  qui  a  fourni  à  A.  Naumann  (Beitrâge  zur  Entwicke- 
hmgsgeschichle  der  Palmenblàlter^  p.  239),  son  troisième  type  de  plissement.  La  préfoliation , 
que  j'ai  observée  dans  la  gemmule  de  cette  plante,  diffère  de  la  préfoliation  du  C.  ureiis  L., 
si  j'en  juge  par  les  dessins  qui  accompagnent  le  travail  de  Eichler  (Zur  Entioickelungs- 
geschichte  der  Pdmenblàtter.  âbh.  der  Konigl.  Preuss.  âkademie  der  wissensch.  zu 
Berlin,  1888,  pi.  V,  fig.  61-66). 

s  M.  0.  Reinhardt,  Dos  leitetide  Gewebe  einiger  anomal  gebauten  Monocotyleiiwurzeln. 
Prifigsheim  's  Jahrb.  fnr  wissemch.  Botanik,  Bd.  XVI,  H.  3,  p.  350. 

3  M.  0.  Reinhardt  [Bas  leitende  Gewebe  einiger  anormal  gebauten  Monocotylenwurzeln. 
Pringsheim  's  Jahrb.  fur  wissemch.  Botanik^  p.  362),  qui  a  étudié  la  racine  du  C.  furfu- 
rascea, a  trouvé  chez  ce  Palmier  un  pericambium  à  parois  minces.  Il  semble  en  inférer  que 
les  Caryota  présenteraient  ce  caractère  générique.  Cela  ne  se  vérifie  point  pour  le  C.  soboli- 
fera, comme  on  vient  de  le  voir.  Remarquons,  de  plus,  que  chez  ce  dernier  Palmier  le 
pericambium  ne  possède,  en  certaines  places,  qu'une  rangée  de  cellules,  quoique  Reinhardt 
(/.  c.  ibid.)  ait  écrit  que  les  Caryota  avaient  un  pericambium  composé  de  deux  assises  cellu- 
laires. 


36  RECHERCHES 

Liège  interne  :  peu  développé  ;  quelques  petites  lacunes  ;  faisceaux  scié- 
reux  comme  chez  le  Phœnix  daclylifera. 

Tissu  fondam.  second.  :  très  large;  deux  anneaux  concentriques.  L^inté- 
rieur  est  formé  d'éléments  à  parois  minces;  la  plupart  sont  polygonaux; 
les  autres,  arrondis,  de  plus  grand  diamètre,  sont  crislalligènes  (raphides 
longues).  L'extérieur,  siège  d'un  liège  diffus,  se  compose  de  cellules  poly- 
gonales sclérifiées. 

Assise  subéreuse  :  cellules  plus  grandes  ;  quelques-unes  sont  tannifères. 

Assise  pilifère  :  grands  éléments  tabulaires  affaissés. 

Section  transversale  de  la  première  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de 
sa  longueur. 

Anneau  sillonné  plus  épais  suivant  le  plan  de  symétrie  et  en  avant 
(PI.  Il,  fig.  1). 

Êpidermes  :  comme  chez  le  dattier. 

Tissu  fondam.  :  cellules  ovales,  à  parois  minces  ;  beaucoup  de  cellules 
sont  fripées  ;  certaines  cellules  contiennent  des  grains  d'amidon  en  général 
pyriformes;  cellules  crislalligènes  (raphides  longues),  dans  le  voisinage  des 
faces  de  Torgane. 

Faisceaux  de  trois  ou  quatre  ordres.  Les  principaux  sont  enveloppés  par 
un  fourreau  scléreux  à  deux  croissants  ;  pas  de  vaisseau  à  diamètre  prédomi- 
nant. Les  autres  faisceaux  sont  des  masses  scléreuses  entourant,  ou  non,  des 
fibres  primitives.  Dans  la  partie  étroite  de  Fanneau,  tous  les  Taisceaux,  de 
n'importe  quel  ordre,  sont  réduits  à  leur  enveloppe  scléreuse. 

La  même  section  rencontre  une  seconde  gaine,  très  épaisse  dans  son  plan 
médian  et  en  arrière. 

Faisceaux  rangés,  dans  la  partie  épaisse  de  la  gaine,  sur  trois  arcs  qui  se 
réunissent  dans  la  partie  étroite,  où  tous  les  faisceaux  sont  à  l'état  de  masses 
scléreuses.  —  Arc  extérieur,  appliqué  contre  la  face  extérieure  de  l'organe: 
faisceaux  de  trois  ordres.  Les  principaux  possèdent  un  vaisseau  à  diamètre 
prédominant.  Tous  les  faisceaux  sont  remarquables  par  le  grand  développe- 
ment du  croissant  extérieur,  très  nettement  différencié  du  croissant  intérieur. — 
Arc  moyen,  dans  la  partie  médiane  du  tissu  fondamental  :  quatre  Taisceaux  dont 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  37 

rorientation  est  singulière,  placés  de  pari  et  d^aulre  du  plan  médian;  les  deux 
faisceaux  les  plus  rapprochés  du  plan  de  symétrie  de  Torgane  sont  presque 
perpendiculaires  à  ce  plan  et  leurs  massifs  libériens  sont  en  regard  ;  les  deux 
autres  dirigent,  au  contraire,  leur  pointe  ligneuse  vers  le  centre  de  figure  de 
lorgane  ;  chez  ces  derniers,  le  croissant  intérieur  est  plus  large  que  Textérieur. 
Productions  libéro-Iigneuses  assez  développées.  —  Arc  intérieur,  appliqué 
contre  la  face  intérieure  de  la  gaine  :  petits  faisceaux  réduits  à  Tétai  de 
masses  scléreuses  présentant  parfois  des  fibres  primitives- 
Dans  la  cavité  de  Panneau,  formé  par  la  section  transversale  de  la  seconde 
gaine  pratiquée  vers  le  milieu  de  la  longueur  de  la  première,  on  aperçoit 
le  limbe  de  la  troisième  feuille^  dont  le  tissu  fondamental  montre  de  nom- 
breuses cellules  cristalligènes  (raphides  longues). 

Chamœrops  humilis  var.  lomenlosa. 

Même  état  d^avancement  que  les  jeunes  dattiers. 

Les  bords  de  la  fente  gcmmulaire,  non  déchirée,  subissent  un  léger 
exhaussement;  plis  nombreux  et  assez  profonds,  dans  la  portion  libre  du 
cotylédon. 

Première  feuille  gemmulaire  réduite  à  sa  gaine. 

Limbe  de  la  seconde  feuille  gemmulaire  allongé,  entier^  terminé  en  pointe, 
plissé  longitudinalement,  à  bords  épineux;  des  poils  dans  la  région  enve- 
loppée par  la  gaine  cotylédonaire. 

Appareil  radical  à  peu  près  semblable  à  celui  du  dattier.  Racines  latérales 
grêles. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  huit  pôles  :  Lames  ligneuses  à  grands  vaisseaux  arrondis, 
terminées  intérieurement  par  un  vaisseau  à  diamètre  légèrement  prédominant, 
séparé  du  reste  de  la  lame  par  une  ou  deux  rangées  de  fibres  épaissies  ou 
par  des  éléments  plats. 

Massifs  libériens  à  éléments  grillagés  peu  nombreux. 

Pericambium  :  une  ou  deux  rangées  de  grands  éléments  tabulaires  à  parois 
minces. 


38  RECHERCHES 

Endoderme  :  alternance  régulière  d'arcs  scléreux  appliqués  contre  les 
massifs  libériens  el  formés  d  éléments  polygonaux^  à  épaississements  en  U; 
—  et  d'arcs  à  éléments  non  épaissis^  tabulaires^  appliqués  contre  les  massifs 
ligneux  '. 

Liège  interne  :  pas  d'éléments  scléreux;  dans  sa  zone  superficielle,  beau- 
coup de  cellules  écrasées,  surtout  au  voisinage  du  tissu  fondamental  secondaire 
sclérifié. 

Tissu  fondam.  second.,  siège  d'un  liège  diffus  :  deux  anneaux  concen- 
triques, savoir  :  trois  ou  quatre  rangées  internes  de  cellules  polygonales,  peu 
épaissies  et  qualre  ou  cinq  rangées  internes  de  cellules  polygonales  fortement 
épaissies. 

Assise  subéreuse  :  cellules  tabulaires,  tannifères,  à  parois  minces. 

Assise  pilifère  :  éléments  tabulaires  affaissés. 

Section  transversale  de  la  région  basilaire  embrassante  du  cotylédon,  vers 
la  moitié  de  sa  longueur. 

Anneau  présentant  de  nombreux  sillons. 

Èpiderme  extérieur  :  cellules  à  parois  minces  affaissées. 

Èpiderme  intérieur  :  cellules  rectangulaires,  à  parois  minces,  légèrement 
allongées  tangentiellement. 

Tissu  fondamental  :  dans  sa  zone  superficielle,  siège  d'un  liège  diffus; 
éléments  polygonaux  à  parois  légèrement  épaissies  (six  ou  sept  rangées)  ; 
dans  sa  zone  profonde,  éléments  à  parois  minces  affaissés  contre  le  liège 
diffus  et  les  faisceaux. 

Faisceaux  :  au  nombre  de  six;  de  forme  arrondie;  entourés  par  deux 
croissants  scléreux  se  rejoignant  à  la  limite  du  bois  et  du  liber;  les  éléments 
du  croissant  intérieur  ne  diffèrent  de  ceux  de  l'extérieur  que  parce  qu'ils 
sont  un  peu  plus  épais;  petits  vaisseaux  à  section  polygonale;  pas  de  lacune 
antérieure;  liber  très  développé. 

^  Ces  deux  sortes  d'arcs  ont  sensiblement  la  même  largeur  chez  le  C.  humilis  var.  arbo- 
rescens;  chez  les  C.  humilis  var.  tomentosa  et  fiexuosa,  les  arcs  scléreux  sont  les  plus  larges. 

Des  endodermes  présentant  des  particularités  analogues  se  rencontrent,  d'une  part,  chez 
les  Epidendrum  et  les  Philodetidrum,  oh  les  arcs  scléreux  sont  plus  larges  que  les  arcs  à 
parois  minces  ;  d'autre  part,  chez  les  Dendrobium  et  les  Anthurium,  où  ils  sont  plus  étroits. 
(Van  Tieghbii,  Traité  de  botanique,  p.  692.) 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  39 

Section  transversale  de  la  région  cylindrique  du  cotylédon,  vers  la  moitié 
de  sa  longueur. 

Polygone  à  angles  mousses  et  à  faces  déprimées. 

Faisceaux:  au  nombre  de  huit;  disposés  sur  un  arc  ouvert  antérieurement  ; 
enveloppés  par  un  double  fourreau  scléreux  ;  fourreau  extérieur  à  grandes 
cellules  ovales,  à  parois  épaissies;  fourreau  intérieur  :  deux  croissants; 
croissant  appliqué  contre  le  liber  plus  développé  que  celui  qui  protège  le  bois; 
les  éléments  de  ce  dernier  croissant  sont  moins  épaissis  que  ceux  du  premier; 
vaisseaux  de  petit  diamètre  à  section  polygonale  ;  pas  de  lacune  antérieure  ; 
liber  très  développé. 

Tissu  fondamental  :  absence  de  lacunes  et  de  cavité  centrale. 

Section  transversale  de  la  première  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de 
sa  longueur. 

Même  forme  que  chez  le  dattier. 

Épidermes  :  stomates,  un  peu  différents  de  ceux  qui  ont  été  observés  chez 
le  dattier,  à  cellules  latérales  légèrement  bombées  vers  Pexlérieur,  beaucoup 
plus  grandes  que  les  cellules  stomatiques  (PI.  II,  fig.  3);  aux  extrémités  de 
la  fente,  cellule  quadrangulaire  assez  petite,  au-dessous  de  laquelle  s'étendent 
les  cellules  stomatiques. 

Tissu  fondamental  :  cellules  ovales,  dont  le  grand  axe  est  parallèle  aux 
faces  de  Porgane;  considérablement  étirées  près  de  la  face  intérieure  de 
la  gaine;  légèrement  plissées  et  épaissies;  dans  la  zone  profonde,  cellules 
gorgées  d'amidon. 

Faisceaux  de  quatre  ordres.  Le  médian  est  situé  dans  le  plan  de  syméirie 
et  en  avant.  Les  principaux  sont  pourvus  d'un  fourreau  scléreux  composé 
de  deux  croissants;  dans  certains  faisceaux  principaux,  séparation  du  liber 
mou  en  deux  ilôts;  dans  d'autres,  la  division  est  incomplète;  peu  d'éléments 
grillagés;  vaisseaux  circulaires  ou  elliptiques;  le  plus  intérieur,  en  général 
sensiblement  plus  grand  que  les  autres.  —  Faisceaux  de  second  ordre,  quel- 
quefois réduits  à  des  masses  scléreuses;  les  plus  développés  ne  diffèrent  guère 
des  principaux  les  plus  écartés  du  médian;  croissant  extérieur  constitué  par 
une  rangée  unique  d'éléments  scléreux.  —  Faisceaux  de  troisième  ordre  : 
masses  scléreuses;  leurs  éléments  offrent  les  mêmes  caractères  que  les 


40  RECHERCHES 

cellules  du  croissant  extérieur  des  faisceaux  précédents.  —  Parfois  un  ou 
plusieurs  faisceaux  de  quatrième  ordre  :  masses  scléreuses. 

Section  transversale  du  même  organe  pratiquée  plus  haut. 
Les  massifs  libériens  des  faisceaux  principaux  ne  contiennent  plus  qu'un 
petit  nombre  d'éléments  à  parois  minces. 

La  sclérification  du  tissu  fondamental  a  augmenté.  Plus  d^amidon. 

Section  transversale  de  la  seconde  feuille  gemmulaire^  vers  la  moitié  de  sa 
longueur. 

Éventail  à  six  branches. 

Êpidei^me  intérieur  :  les  éléments  situés  au  fond  des  plis  possèdent  une 
forme  penlagonale^  allongée  perpendiculairement  à  la  surface  de  Torgane; 
les  faces  externes  en  regard  offrent  Taspect  de  dents  de  crémaillères  qui 
s'engrènent  (PI.  II,  fig.  4). 

Tissu  fondamental  :  nombreux  méats,  parfois  assez  grands  ;  pas  de  tissu 
de  charnière. 

Faisceaux  de  trois  ordres.  Dans  le  fourreau  scléreux  des  faisceaux  princi- 
paux, il  n'est  guère  possible  d'établir  une  distinction  entre  croissant  extérieur 
et  croissant  intérieur;  liber  séparé  en  deux  ilots  chez  certains  faisceaux 
principaux;  à  la  limite  extérieure  du  bois,  à  vaisseau  circulaire,  diamètre 
prédominant  ;  les  autres  sont  ovales  et  séparés  les  uns  des  autres  par  des 
cellules  plates.  —  Faisceaux  de  deuxième  ordre  :  réduction  des  précédents; 
un  grand  vaisseau  circulaire.  —  Faisceau  de  troisième  ordre  :  masses  sclé- 
reuses enveloppant  des  fibres  primitives. 

Cordons  hypodermiques  :  éléments  légèrement  arrondis  ;  à  parois  épais- 
sies; formant  de  larges  plages  triangulaires  aux  bords  de  la  feuille  et  aux 
extrémités  des  branches  de  l'évenlàil. 

Chammvps  humilis,  var.  flexuosa. 

Aspect  extérieur  des  germinations  à  peu  près  le  même  que  dans  la  variété 
précédente. 

Gaine  cotylédonaire  relativement  moins  longue  ;  bords  de  la  fente  gemmu- 
laire  très  légèrement  relevés  autour  de  la  gemmule. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  4i 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  neuf  pôles  :  Lames  ligneuses  rayonnantes  ou  confluentes  ;  dans 
certaines  lames^  le  diamètre  des  vaisseaux  va  en  augmentant  régulièrement 
de  la  périphérie  vers  le  centre;  dans  d'autres^  il  y  a  un  groupe  intérieur  de 
trois  ou  quatre  vaisseaux^  séparé  du  reste  de  la  lame  par  des  fibres  primi- 
tives minces  ou  sclériGées;  groupe  trachéen  séparé  du  péricambium  par  une 
ou  deux  rangées  de  petits  éléments. 

Fibres  primitives  de  grand  diamètre,  tabulaires;  à  parois  minces^  entre  les 
massifs  libériens  et  le  péricambium. 

Péricambium  :  éléments  tabulaires  à  parois  minces. 

Endoderme  :  cellules  à  épaississemenis  en  U  très  considérables  (au  point 
que  la  cellule  est  quelquefois  presque  obstruée);  alternance  d^arcs  scléreux  et 
d^arcs  à  parois  minces  ;  en  certains  endroits^  vis-à-vis  des  lames  ligneuses^  il 
arrive  qu'il  n^y  a  pas  d'arc  à  parois  minces. 

Liège  interne  :  pas  d'éléments  écrasés,  contre  le  tissu  fondam.  second. 
sclériGé. 

Section  transversale  de  la  gaine  cotylédonaire  vers  la  moitié  de  sa 
longueur. 

Faisceaux  ;au  nombre  de  huit  ;  section  ovale;  liber  très  développé;  pas  de 
lacune  antérieure;  nombreux  vaisseaux  de  petit  diamètre,  à  section  polygonale. 

Section  transversale  de  la  région  cylindrique  du  cotylédon,  vers  la  moitié 

* 

de  sa  longueur. 

Tissu  fondameiital  :  nombreuses  lacunes. 

Faisceaux  :  liber  très  développé  ;  le  bois  n'est  plus  constitué  que  par 
quelques  vaisseaux  à  section  polygonale. 

Section  transversale  de  la  première  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de 
sa  longueur. 

Faisceaux  de  quatre  ordres.  Dans  les  faisceaux  principaux  :  massif  libérien 
très  développé  et  vaisseau  circulaire,  à  diamètre  prédominant.  —  Les  autres 
faisceaux  :  masses  scléreuses  enveloppant  des  fibres  primitives. 

Cette  coupe  rencontre  le  pétiole  de  la  seconde  feuille  gemmulaire  qui,  sur 
une  section  transversale,  esl  à  peu  près  circulaire. 

TouE  Ll.  6 


42  RECHERCHES 

Chamœrops  humilis  var.  arborescens. 

Germinations  un  peu  plus  avancées  :  la  seconde  feuille  gemmulaire  a  étalé 
son  limbe;  la  gaine  et  le  cylindre  cotylédonaires  sont  presque  flétris. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 
Faisceau  à  neuf  pôles. 

Péricambium  :  épaissi^  en  face  des  massifs  libériens. 
Endoderme  :  alternance  d'arcs  scléreux  et  d'arcs  à  parois  minces,  de  même 
largeur. 

Première  feuille  gemmulaire  :  faisceaux  de  trois  ordres. 
Seconde  feuille  gemmulaire  :  faisceaux  de  quatre  ordres. 

Livislona  auslralis  ^ 

Région  embrassante  du  cotylédon  assez  courte  (sa  longueur  est  inférieure 
à  la  moitié  de  la  hauteur  de  la  première  feuille  gemmulaire)  ;  bord  de  la  fente 
gemmulaire  légèrement  exhaussé^  comme  chez  les  Chamœrops  (pi.  Il,  fig.  b); 
gaine  et  cylindre  cotylédonaires  sillonnés  de  plis  nombreux  et  profonds. 

Première  feuille  gemmulaire  réduite  à  sa  gaine,  légèrement  ouverte  dans 
sa  partie  supérieure. 

Seconde  feuille  gemmulaire  complète.  Limbe  allongé,  entier,  terminé  en 
.  pointe  ^  (élalé  dans  les  échantillons  examinés);  nervure  médiane  ne  se 
distinguant  pas  des  autres  grosses  nervures.  Pétiole  :  prisme  triangulaire 
à  aréles  mousses  et  à  face  antérieure  concave.  Gaine  :  ombrasse  la  troisième 
feuille;  rencontrée  par  une  section  transversale  à  mi-hauteur  de  la  gaine 
cotylédonairé. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  la  longueur. 
Faisceau  à  dix  pôles  :  Lames  ligneuses  courtes;  vaisseaux  disposés  en  files 

1  Le  L.  australis  M.  a  pour  synonymie  :  Ck>rypha  auslralis  R.  B.  (de  Kerchove  de  Dender- 
GHEH,  Les  Palmiers,  p.  2o0). 

^  Pfitzer  {Ueber  FrOchte,  Keimung  und  Jugendzustànde  einiger  Palmen,  p.  47)  signale  un 
limbe  semblable  chez  d'autres  espèces  encore  :  L.  altissima  ZoU.,  L.  Hoogendorpii  Teysm. 
et  Binn.,  L.  subglobosa  H. 


I 

j 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  45 

radiales;  vaisseau  inlérienr  à  diamèlre  prédominant^  séparé  du  reste  du 
massif  par  une  rangée  d'éléments  aplatis  ou  sclénTiés. 

Massifs  libériens  peu  développés;  petit  nombre  d'éléments  grillagés. 

Fibres  primitives  :  isodiamétriques  dans  la  région  centrale. 

Péricambium  :  une  ou  deux  rangées  de  cellules  à  parois  minces,  vis-à-vis 
du  bois;  à  parois  épaissies,  en  face  du  liber. 

Endodefme  :  cellules  à  épaississements,  n'affectant  pas  la  forme  d'un  U, 
sur  les  faces  profonde  et  latérales. 

Liège  interne  :  nombreuses  lacunes;  les  plus  grandes,  étirées  radîalement; 
pas  de  massifs  scléreux. 

Tissu  fondam.  second.  :  trois  anneaux.  L'intérieur  :  cellules  polygonales  à 
parois  minces.  Le  moyen  et  l'externe  :  éléments  à  section  polygonale  égale- 
ment, mais  à  parois  épaissies;  un  plus  grand  épaississement  des  parois 
caractérise  le  moyen.  Ce  tissu  est  le  siège  d'un  liège  diffus. 

Assise  pilifère  :  certains  éléments  sont  prolongés  en  poils. 

Section  transversale  de  la  région  engainante  du  cotylédon,  vers  la  moitié  de 
Ba  longueur. 

Anneau  légèrement  épaissi  suivant  le  plan  médian  et  en  arrière;  sillonné, 
sur  sa  face  externe,  de  larges  plis. 

Tissu  fondamental,  siège  d'un  liège  diffus  :  éléments  sclérifiés,  dans  sa 
zone  superficielle;  éléments  à  parois  minces,  dans  sa  zone  profonde,  affaissés 
contre  le  liège  diffus,  les  faisceaux  et  l'épiderme  intérieur. 

Faisceaux  :  au  nombre  de  neuf;  ne  se  distinguent  entre  eux  que  par  leur 
forme  et  leur  situation;  ovales;  allongés  radialement  dans  la  partie  large  de 
l'anneau,  tangcntiellement  dans  sa  partie  étroite:  les  divers  faisceaux  présen- 
tent le  même  degré  de  développement  ;  double  fourreau  scléreux  ;  l'externe 
comprend  une  ou  deux  rangées  de  cellules  ovales  à  parois  un  peu  épaissies; 
l'interne  est  formé  par  deux  croissants;  le  croissant  extérieur  est  plus  épais 
que  l'intérieur;  les  parois  des  éléments  du  premier  sont  plus  épaisses  que 
celles  du  second;  nombreux  vaisseaux  de  petit  diamètre  à  section  polygonale; 
liber  très  développé;  nombreux  éléments  grillagés. 

Epidémie  extérieur  :  certains  éléments  sont  prolongés  en  poils  ^ 

^  Gerhke  (Beitràge  %ur  Kenntiiiss  der  Anatomie  von  Palmenkeimlingen,  p.  26)  constate 


44  RECHERCHES 

Section  transversale  à  mi-longueur  du  cylindre  coiylédonaire. 

Octogone  à  angles  arrondis  el  à  face^  déprimées. 

Tissu  fondamenkd  :  cellules  à  parois  minces^  la  plupart^  fripées  et  affais- 
sées; nombreux  éléments  à  section  nettement  arrondie  et  a  parois  légèrement 
épaissies^  analogues  à  ceux  que  Firisch  a  signalés  dans  le  cylindre  cotylédo- 
naire  du  dattier  *  ;  le  liège  diffus  sclérifié  forme  un  anneau  plus  étroit  que 
dans  la  gaine. 

Faisceaux  :  au  nombre  de  huit;  tous  au  même  degré  de  développement  ; 
tendance  à  se  bifurquer. 

Section  transversale^  pratiquée  à  mi-hauteur  environ^  de  la  première  feuille 
gemmuiaire. 

Anneau  légèrement  aplati  perpendiculairement  au  plan  de  symétrie,  et  dont 
la  plus  grande  épaisseur  se  trouve  dans  ce  plan  et  en  avant  (pi.  Il,  fig.  6). 

Tissu  fondamental  :  éléments  ovales,  à  parois  minces,  allongés  radiale- 
ment,  dans  la  région  médiane  de  la  portion  épaisse;  partout  ailleurs,  éléments 
allongés  tangentiellement  ;  grands  et  nombreux  méats;  certaines  cellules  de 
la  zone  profonde  de  la  portion  épaisse  sont  gorgées  d'amidon. 

Faisceaux  de  six  ou  sept  ordres.  Un  médian.  Faisceaux  de  premier 
ordre  :  dans  la  région  moyenne  de  tissu  fondamental;  ce  sont  les  plus 
rapprochés  du  centre  de  figure  de  Torgane;  ceux  de  second  ordre,  entre  les 
précédents  et  un  peu  en  dehors,  n'existent  qu'entre  les  faisceaux  de  premier 
ordre  les  plus  rapprochés  du  médian.  Les  autres  séries  de  faisceaux  :  de  plus 
en  plus  rapprochés  de  la  face  extérieure.  —  Faisceaux  de  premier  ordre  : 
entourés  par  un  fourreau  scléreux  ;  croissant  extérieur  à  cellules  polygonales 
fort  épaissies  (il  y  en  a  parfois  qui  pénètrent  comme  un  coin  dans  le  liber); 
cellules  du  croissant  intérieur  peu  épaissies,  trois  ou  quatre  fois  plus  grandes 
que  celles  de  l'autre  croissant  ;  le  croissant  intérieur  est  le  plus  épais;  fibres 
primitives  sclérifiées,  à  la  limite  du  bois  el  du  liber;  gros  vaisseaux  arrondis 


l'existence  de  poils  radicaux  sur  la  portion  libre  du  cotylédon  du  Chamasrops  exctisa  (7Va- 
chycarpus  excelsus)  et  des  Corypha. 

*  FiRTSCH,  Anatomisch-physiologische  Untersuchungeù  ûber  die  Keimpflame  der  Daîtel- 
palme,  p.  348,  fig.  7. 


I 
J 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  45 

séparés  par  des  éléments  minces;  vaisseau  à  diamètre  prédominant  ;  nombreux 
éléments  grillagés.  —  Faisceaux  de  second  ordre  :  croissant  extérieur 
beaucoup  plus  épais  que  Tintérieur;  à  part  celte  différence,  les  faisceaux  de 
second  ordre  ne  sont  que  la  réduction  des  précédents;  vaivSseau  à  diamètre 
prédominant.  —  Dans  les  faisceaux  de  troisième  ordre,  le  croissant  extérieur 
est  plus  épais  que  dans  les  faisceaux  de  second  ordre;  croissant  intérieur 
formé  par  une  rangée  d'éléments  scléreux  ;  vaisseau  à  diamètre  prédominant. 
—  Faisceaux  d'ordre  plus  élevé  :  souvent  simples  masses  scléreuses,  envelop- 
pant, ou  non,  des  fibres  primitives. 

Nombreux  cordons  scléreux  :  dans  le  voisinage  de  Pépiderme  intérieur; 
cellules  polygonales  à  parois-  moins  épaissies  que  celles  qui  composent  les 
faisceaux,  réduits  à  des  masses  scléreuses,  que  Ton  rencontre  dans  le  voisi- 
nage de  la  face  extérieure  de  Forgane. 

La  section  transversale  de  la  première  feuille  gemmulaire  vers  le  milieu 
de  sa  longueur,  montre,  dans  la  cavité  formée  par  Panneau  décrit,  le  pétiole 
de  la  seconde  feuille  et  le  limbe  de  la  troisième  (pi.  Il,  fig.  6). 

Pétiole  :  triangle  à  angles  mousses  et  à  face  antérieure  déprimée. 

Tissu  fondamental  :  éléments  arrondis  à  parois  minces. 

Faisceaux  disposés  sur  trois  arcs  ouverts  antérieurement,  dont  les  extré- 
mités se  rejoignent  aux  angles  antérieurs.  Les  faisceaux  de  Parc  extérieur 
sont  disposés  le  long  des  faces  postérieures  de  Porgane.  Ils  sont  répartis  sur 
trois  ou  quatre  ordres.  Les  faisceaux  de  Parc  intérieur  sont  alignés  le  long  de 
la  face  antérieure  de  Porgane.  —  Faisceaux  de  Parc  moyen  :  productions 
libéro-Iigneuses  très  développées  ;  liber  mou  divisé  en  deux  îlots;  un  ou 
plusieurs  vaisseaux  arrondis  de  très  grand  diamètre;  deux  croissants  très 
nettement  différenciés.  —  Faisceaux  principaux  de  Parc  externe  :  en  général 
fort  développés  ;  le  médian  appartient  à  cet  arc,  il  est  opposé  au  médian  de 
la  première  feuille;  fusion  entre  les  fourreaux  scléreux  des  faisceaux  situés 
aux  extrémités  des  arcs  extérieur  et  moyen.  —  Faisceaux  de  Parc  intérieur  : 
presque  toujours  réduits  à  Pétat  de  masses  scléreuses  enveloppant  des  fibres 
primitives;  vers  le  milieu  de  Parc  intérieur,  faisceau  qui  tourne  son  bois  vers 
le  faisceau  médian. 


46  RECHERCHES 

Limbe  de  la  troisième  feuille  :  nombreux  cordons  sclérifîés;  cellules 
crislalligènes,  au  voisinage  des  faces  de  Porgane;  amidon  dans  la  plupart  des 
cellules  du  lissu  fondamental. 

Livistona  chine tisis  ^ 

L'aspecI  extérieur  et  la  structure  de  la  racine  principale,  de  la  portion 
libre  du  colylédgp  et  des  premières  feuilles  gemmulaires  des  germinations  de 
L.  chimmis,  ne  présentent  pas^  parvenues  au  même  étal  d'avancement, 
de  différences  saillantes  avec  les  jeunes  L.  auslralis  décrits.  Il  n'existe 
point,  par  conséquent,  à  Télat  considéré,  de  caractéristique  permettant  la 
détermination  facile  de  ces  deux  espèces. 

D'après  Â.  Naumann  ^,  le  développement  des  feuilles  serait  même  essen- 
tiellement identique  chez  ces  deux  espèces.  Cet  auteur  a  trouvé  que  le 
L.  auslralis  ne  se  dislingue,  à  ce  point  de  vue,  du  L.  chinensis  que  par  une 
ligule  plus  longue  et  plus  forte.  Chez  la  première  espèce,  les  poils  qui  se 
trouvent  à  l'extrémité  de  la  ligule  des  jeunes  feuilles,  s'ajoutent  à  la  pubes- 
cence  de  la  pointe,  tandis  que,  chez  la  seconde,  on  n'observerait  pas  cette 
particularité. 

  l'étal  très  jeune,  où  je  l'ai  étudié,  le  L.  chinensis  ne  présente  absolument 
pas  d'affinité  avec  les  Lalania.  La  grande  similitude  de  structure  qui  existe 
entre  notre  Palmier  et  le  L.  ausiraliSy  légitime  le  rapprochement,  fait  par 
R.  Brown,  de  ces  deux  plantes. 

Trachycarpus  excelsus^. 

La  seconde  feuille  gemmulaire  a  sorti  son  limbe,  encore  plissé,  de  la 
gaine  formée  par  la  première.  Limbe  allongé,  entier,  terminé  en  pointe  ^.  Le 

^  Le  L.  chinensis  R.  Br.,  a  pour  synonymie  :  Latania  chinetisis  Jcq.,  L.  borbonica  l^am., 
Livistona  mauriiiana  Wall.,  Saribus  chinefisis  Bl.  (De  Kerchove  de  Uenterghen,  Les  Pal- 
miers, p.  2Î50). 

9  A.  Naumann,  Beitràge  zur  Entwickelungsgeschichte  der  Palmenblàlter,  p.  228. 

3  Le  T.  excekus  Wendl.  a  pour  synonyme  :  Chamœrops  Thnbg.  (De  Kerchove  de 
Denterghem,  Les  Palmiers,  p.  258.)  Les  échantillons,  mis  à  ma  disposition,  ne  mk)nt  guère 
permis  l'étude  de  la  portion  libre  du  cotylédon.  Notons  cependant  que  le  bord  de  la  fente 
gemmulaire  est  légèrement  exhaussé. 

4  II  en  est  de  même  chez  les  T.  Fortutiei  Wendl.  et  Martianus  Wendl.  (PnrzER,  C/eber 
Frûchle,  Keimung  und  Jtigendzustànde  einiger  Palmen,  p.  47.) 


j 


SUR  LKS  JEUNES  PALMIERS.  47 

pétiole  est  rencontré  par  la  section  transversale^  pratiquée  à  mi-hauteur^  de 
la  première  jfeuille  gemmulaire. 

Première  feuille  gemmulaire  semblable  extérieurement  au  même  organe 
chez  le  dattier. 

Racine  principale  assez  grêle  et  trois  ou  quatre  racines  latérales  plus 
grêles  encore  ;  radicelles  disposées  sur  trois  rangées. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  six  pôles  :  Lames  ligneuses  très  longues;  vaisseau  terminal  à 
diamètre  prédominant^  séparé  du  reste  de  la  lame  soit  par  des  éléments 
plals^  soit  par  deux  ou  trois  rangées  de  fibres  primitives  sclérifiées. 

Massifs  libériens  assez  volumineux. 

Péricambium  :  en  face  du  liber,  éléments  épaissis. 

Endoderme  :  cellules  à  épaississement  en  U;  ces  épaississements  sont  plus 
accentués  en  face  du  liber  que  vis-à-vis  du  bois. 

Assise  pilifère  :  certains  éléments  prolongés  en  poils,  très  développés. 

Section  transversale  de  la  première  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de 
sa  longueur. 

Faisceaux  de  quatre  ordres.  Ceux  de  premier  ordre  possèdent  des  pro- 
ductions libéro- ligneuses  développées,  un  vaisseau  à  diamètre  légèrement 
prédominant. 

Section  transversale  de  la  seconde  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de 
sa  longueur. 

Faisceaux  de  quatre  ordres.  Faisceaux  principaux  :  entourés  par  un  four- 
reau scléreux  composé  de  deux  croissants  bien  différenciés;  nombreux 
vaisseaux  circulaires;  division,  nettement  accusée,  du  liber  mou  en  deux  Ilots. 

Cordons  scléreux  :  le  long  des  lames  épidermiques. 

Tissu  fondamental  :  différenciation  en  tissu  de  charnière  dans  le  prolon- 
gement de  certains  plis;  raphides  courtes. 


48  RECHERCHES 


Thrinax  excelsa  ^ 


Première  feuille  gemmulaire  réduite  à  Télat  de  gaine. 

Seconde  feuille  gemmulaire  romplèle  :  Limbe  allongé,  enlier  et  terminé  en 
pointe  ^;  fort  épais  (complètement  élalé  dans  les  échantillons  examinés),  à 
nervure  médiane  fort  peu  prédominante.  Pétiole  en  forme  de  prisme  trian- 
gulaire à  face  antérieure  concave. 

Le  limbe  de  la  troisième  feuille  gemmulaire  montre  un  plissement  en 
éventail,  sur  une  section  transversale,  à  mi-hauteur  de  la  première  feuille. 
Cette  même  section  laisse  encore  apercevoir  Textrémité  supérieure  du  limbe 
de  la  quatrième.  A  part  la  première,  toutes  les  feuilles  rencontrées  sont 
velues. 

Racine  principale  :  radicelles  sur  deux  ou  trois  rangées. 

Région  embrassante  du  cotylédon  assez  courte.  La  portion  libre  du  coty- 
lédon était  dans  un  état  de  flétrissement  trop  avancé  pour  qu'il  me  fût  pos- 
sible d'étudier  sa  structure. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  six  pôles  :  Certaines  lames  ligneuses  se  réunissent  deux  à 
deux  ;  vaisseau  intérieur  circulaire  à  diamètre  prédominant,  séparé  du  reste 
de  la  lame  par  des  éléments  plats  ou  sclérinés. 

Les  éléments  les  plus  volumineux  du  liber  sont  les  plus  intérieurs; 
éléments  grillagés,  près  du  péricambium. 

Péricambium  :  une  rangée  de  cellules  tabulaires  à  parois  en  général 
minces  ;  parfois  légèrement  épaissies,  vis-à-vis  des  massifs  libériens. 

Endoderme  :  cellules  carrées;  épaississemenl  en  U;  il  arrive  que  toutes 
les  parois  sont  épaissies;  en  face  du  liber,  on  rencontre  souvent  une  cellule 
plus  petite  et  plus  fortement  épaissie. 


4  Karstem,  Ueber  die  Betvurzelung  der  Palmen,  p.  608,  range  le  genre  Thrinax  parmi  ceux 
qui  offrent  le  mode  de  germination,  désigné,  par  Martius,  sous  le  nom  de  germinatio' 
admotiva. 

^  Pfitzer,  Ueber  Fruchie,  Keimung  und  Jugendzustànde  einiger  Palmen,  p.  47,  signale  un 
limbe  de  ce  genre  chez  d'autres  espèces  :  T.  argentea  Lodd.,  T.  parviflora  Sw.,  T,  radiata 
Lodd. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  4U 

Liège  interne  :  pas  d'éléments  scléreux;  quelques  lacunes  peu  étendues. 
Double  anneau  de  lissu  fondant,  second,  scléritié;  les  éléments  de  Tanneau 
extérieur  sont  plus  épaissis  que  ceux  de  Panneau  intérieur. 

Assise  pitifèrc  :  cellules  tabulaires,  en  partie  affaissées,  à  parois  minces. 

Section  transversale  de  la  première  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de 
sa  longueur. 

Tissu  fondamental  :  cellules  ovales  à  parois  légèrement  épaissies,  en 
partie  affaissées,  allongées  tangentiellement,  quelquefois  tannifères.  Dans  le 
voisinage  de  la  face  extérieure  de  rorgane«  on  rencontre  quelques  éléments 
cristalligènes  (raphides  courtes). 

Faisceaux  de  trois  ordres.  Faisceaux  principaux  :  enveloppés  par  deux 
croissants  qui  diffèrent  peu  Fun  de  Tautre;  les  cellules  du  croissant  intérieur 
sont  un  peu  moins  épaisses  que  celles  du  croissant  extérieur;  bois  et  liber 
peu  volumineux.  —  Dans  les  plus  gros  faisceaux  de  deuxième  et  de  troisième 
ordres  :  croissant  exiérieur  à  parois  très  épaissies;  croissant  intérieur  très 
réduit. 

Dans  la  cavité  délimitée  par  Panneau  formé  par  la  première  feuille  : 
gaine  de  la  seconde  feuille,  représentée  par  un  anneau  plus  épais  en  arrière. 

Tissu  fondamental:  éléments  non  épaissis;  cellules  cristalligènes  (raphides 
courtes). 

Faisceaux  de  trois  ordres.  Faisceaux  principaux  :  bois  et  liber  plus  déve- 
loppés; pas  de  vaisseau  à  diamètre  prédominant;  cellules  grillagées  plus 
nombreuses.  —  Dans  les  faisceaux  de  second  ordre  :  bois  et  liber  peu 
différenciés.  —  Faisceaux  de  troisième  ordre  réduits  d'ordinaire  à  des 
masses  scléreuses. 

Cordons  scléreux  :  dans  la  région  épaisse  de  Panneau^  près  de  la  face 
intérieure. 

Celle  seconde  gaine  entoure  le  limbe  de  la  troisième  et  de  la  quatrième 
feuilles. 


Tome  LI 


50  RECHERCHES 

Latania  Loddigesii  K 

La  germination  du  L.  Loddigesii  présente  le  même  caractère  que  celle  du 
dattier  (pK  Hl,  fig.  i). 

Première  feuille  gemmulaire  réduite  à  sa  gaine. 

Seconde  feuille  gemmulaire  complète  :  Limbe  déjà  penné  ^  quoique  encore 
caché;  en  général^  cinq  lobes.  Pétiole  très  court  :  prisme  triangulaire  à 
angles  mousses,  sillonné  à  sa  face  antérieure. 

Troisième  feuille  gemmulaire  :  Limbe  entier;  cinq  plis  suivant  sa  longueur. 

La  seconde  et  la  troisième  feuilles  sont  velues. 

Racine  principale  très  forte;  trois  rangées  de  radicelles;  coiffe  très 
accusée;  trois  racines  latérales. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  trente  et  un  pôles  :  Lames  ligneuses  très  inégales;  elles  ont 
une  tendance  à  s'unir  deux  à  deux;  grands  vaisseaux  arrondis,  non  épaissis; 
les  autres,  elliptiques  ou  polygonaux;  entre  les  grands  vaisseaux  et  les  pelits^ 
nombreuses  rangées  de  fibres  primitives  sclérifiées  divisant  la  lame  ligneuse 
en  deux  ilols. 

Massifs  libériens  présentant  une  particularité  intéressante:  ils  se  com- 
posent de  deux  ilôts  grillagés  séparés  par  des  fibres  primitives  ^  et  situés  sur 


*  Le  L.  Loddigesii  H.  a  pour  synonymie  :  L.  glaucophylla  Hort.,  Cleophora  dendriformis 
Lodd.  (De  Kerchove  de  Denterghen,  Les  Palmiers,  p.  249.) 

Les  descriptions  qui  suivent  s'appliquent  à  un  embryon  dont  la  première  feuille  gemmu- 
laire était  seule  visible  extérieurement. 

2  Pfitzer,  Ueber  Frikhte,  Keimung  und  Jugeiidzmtàfide  einiger  Palmen,  p.  49,  avait 
signalé  rexislence  d'un  limbe  penné  chez  le  L.  Commersofiii  L. 

3  Nâgeli  *  a  observé  cette  même  disposition  des  massifs  grillagés  dans  le  faisceau  de  la 
racine  du  Chamœdorea  Schiedeana;  mais  l'illustre  professeur  bavarois  Ta  interprété 
comme  une  intercalation  d'ilôts  grillagés  entre  les  groupes  trachéens  et  les  grands  vais- 
seaux ligneux. 

P.  Falkenberg  **  a  établi,  depuis  lors,  que  les  îlots  internes  du  C  Schiedeana  se  trouvent 

*  NÂGELI,  Beitr&ge  zur  Wissenschaftl,  Bolanik.  Heft  I,  p.  20. 

**  Falkenberg,  P.,  Vergleichende  tntersuch.  ûber  den  Bau  der  Vegelationsorgane  der  Monokotyledonen. 
Stuttgart,  1876,  p.  96  et  pi.  DI,  fig.  7. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  Si 

un  même  rayon;  le  groupe  grillagé  externe  est  constitué  par  des  éléments  à 
parois  plus  épaisses  que  les  fibres  primitives  qui  Tenveloppent  ;  les  éléments 
du  groupe  grillagé  interne  possèdent,  au  contraire^  des  parois  plus  minces 
que  les  fibres  environnantes;  Pun  et  Taulre  montrent  généralement  un  gros 
tube  cribreux,  à  section  arrondie,  entouré  par  des  éléments  plus  petits  à 
section  polygonale;  Tilot  externe  est  le  plus  volumineux;  les  deux  ilôts  ne 
renferment  que  peu  d'éléments  grillagés. 

Fibres  primitives  à  section  polygonale,  sauf  dans  la  partie  centrale  où 
Ton  rencontre  des  éléments  arrondis  laissant  entre  eux  de  très  larges  méats 
formant  lacunes;  celles  qui  entourent  cette  région  centrale  ont  une  section 
polygonale,  des  parois  épaissies;  cette  zone,  que  délimite  extérieurement  la 
région  des  grands  vaisseaux,  présente  des  groupes  de  trois  ou  quatre  élé- 
ments à  parois  complètement  sclérifiées;  les  cellules  de  cette  zone  sont  légè- 
rement allongées  suivant  le  sens  du  rayon;  les  fibres  primitives,  à  parois 
minces,  qui  séparent  les  massifs  libériens  des  massifs  ligneux,  ont  une 
section  polygonale;  elles  sont  allongées  radialement,  surtout  celles  que  Ton 
rencontre  entre  les  ilôts  grillagés  externes  et  les  vaisseaux  épaissis. 

Péricambium  :  une  ou  deux  rangées  de  grands  éléments  polygonaux^  à 
parois  minces. 

Endoderme  :  cellules  polygonales,  parfois  recloisonnées;  leurs  parois 
radiales  seules  se  montrent  épaissies. 

Liège  interne  :  cellules  à  parois  minces,  ovales  ou  arrondies;  nombreux 


toujours  sur  les  rayons  qui  rencontrent  les  îlots  externes.  J'ai  pu  reconnaître  qu'il  en  est 
de  même  pour  le  Palmier  qui  nous  occupe. 

L'observation  de  Falkenberg  a  été  reconnue  pouvoir  être  appliquée  à  diverses  espèces  de 
Chamœdorea,  au  Cocos  reflexa  et  au  C.  flexmsa  *  par  M.  Reinhardt  **. 

Notons,  pour  terminer,  que  des  faits  du  même  genre  se  rencontrent  chez  des  plantes 
d'autres  familles  ***.  Telles  sont  :  Torndia  fragrans^  Pothos  repetis,  les  Monstera  et  les 
Raphidophora  de  la  famille  des  Âroïdées,  Musa  rosacea  de  la  famille  des  Musacées. 

*  V.  p.  57. 

**  Reinhardt,  M.,  0.,  Dos  leitende  Gewebe  einiger  anormal  gebauten  Monokolylenwurzeln.  Prinsheim's 
Jahrb  Bd.  XVI,  Heft  UI,  p  350. 
***  V.  Reinhardt,  M ,  0.,  ibid,  et  Van  Tieghem,  Sur  la  structure  des  Aroïdées.  Ann.  des  se  nat  ,  bota- 

raQfJX,  sér.  5,  t.  VI. 


82  RECHERCHES 

méats^  quelquefois  très  grands^  dans  la  région  médiane;  nombreuses  lacunes 
assez  étendues  et  disposées  en  général  suivant  le  sens  du  rayon;  grains  de 

fécule. 

Double  couronne  de  tissu  fondam.  second.,  siège  d^un  liège  diffus;  les 
éléments  de  la  couronne  extérieure  onl  des  parois  fort  épaissies;  ceux  de  la 
couronne  intérieure^  des  parois  minces  ;  quelques  groupes  de  cette  dernière 
couronne  peuvent  aussi  être  sclérifiés. 

Assise  subéreuse  :  une  rangée  de  grandes  cellules  à  parois  minces  alter- 
nant avec  les  éléments  de  l'assise  pilifère. 

Assise  pilif ère  :  une  rangée  de  cellules  tabulaires  aplaties. 

Section  transversale  pratiquée  vers  la  moitié  de  la  longueur  de  la  région 
basilaire  embrassante  du  cotylédon. 

Anneau  plus  épais  dans  la  partie  antérieure  du  plan  de  syméirie. 

Épidémie  intérieur  :  éléments  à  section  rectangulaire;  paroi  externe  peu 
épaissie;  faces  radiales  et  profonde  moins  épaissies  encore. 

Tissu  fondamental  .\  Cellules  les  plus  profondes,  c'est-à-dire  quatre  ou 
cinq  rangées  appliquées  contre  Pépiderme  interne,  très  étirées  tangenlielle- 
ment,  à  parois  légèrement  épaissies.  Éléments  de  la  partie  médiane  du  tissu  : 
parois  minces,  fripées;  section  arrondie;  dans  cette  zone  du  tissu,  nom- 
breuses lacunes;  le  diamètre  des  éléments  de  cette  zone  va  en  augmentant 
des  surfaces  vers  le  milieu  du  tissu.  La  portion  extérieure  du  tissu  fonda- 
mental est  le  siège  d'un  liège  diffus;  trois  régions  :  la  région  intérieure, 
formée  par  trois  ou  quatre  rangées  de  cellules  polygonales  à  parois  épaissies; 
la  région  moyenne,  comportant  deux  ou  trois  rangées  de  cellules  polygonales 
à  parois  complètement  épaissies  (les  éléments  de  la  rangée  externe,  ou  par- 
fois même  des  deux  rangées  externes  de  celle  région,  renfermant  du  lanin)  ; 
la  région  externe,  constituée  par  deux  ou  trois  rangées  de  cellules  polygonales 
beaucoup  plus  grandes,  à  parois  minces. 

Faisceaux  :  Quinze,  dont  huit  plus  grands.  Pas  de  faisceau  médian  prédo- 
minant. Le  plus  gros  faisceau  fait  un  angle  de  45^  environ  avec  le  plan  de 
symétrie  de  la  gemmule.  La  porlion  élargie  du  cotylédon  correspond  à  la 
région  de   la  gaine  où   les  faisceaux  sont  les  plus  faibles.  Les  faisceaux 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  53 

sont  entourés  par  deux  croissants.  Croissant  extérieur  :  cellules  à  sec- 
lion  polygonale,  à  parois  assez  épaissies;  sa  plus  grande  épaisseur  est 
produite  par  une  file  de  trois  ou  quatre  cellules;  dans  la  concavité  de  ce 
croissant,  un  élément  ou  deux  font  parfois  saillie  vers  Finlérieur.  Croissant 
intérieur  :  éléments  de  même  dimension  ou  un  peu  plus  grands  que  les 
précédents  et  à  parois  un  peu  moins  épaissies  ;  trois  ou  quatre  rangées  de 
cellules  dans  sa  plus  grande  épaisseur.  Liber  très  développé;  nombreux 
éléments  grillagés.  Petits  vaisseaux  à  section  polygonale,  à  parois  épaissies, 
séparés  par  des  éléments  affaissés.  Le  liber  et  le  bois  sont  séparés  par  des 
fibres  primitives  sclérifiées.  Fourreau  scléreux  entouré  par  une  gaine,  formée 
par  des  éléments  ovales,  à  parois  épaissies,  portant  des  ponctualions.  —  Les 
faisceaux  les  plus  grêles  ne  diffèrent  de  ceux  que  je  viens  de  décrire  que  par 
la  prédominance  du  croissant  extérieur  sur  le  croissant  intérieur  ;  les  élé- 
ments du  premier  sont  deux  fois  plus  grands  que  ceux  du  second  et  ils  sont 
aussi  plus  épais. 

Cordons  scléreux  :  arrondis;  cellules  polygonales  à  parois  épaissies. 

Épiderme  externe  :  certains  éléments  se  prolongent  en  poils. 

Section  transversale  pratiquée  dans  la  région  élargie. 

Fragment  d'anneau;  une  déchirure  a  ouvert  cet  anneau  dans  sa  partie 
antérieure;  les  bords  de  la  déchirure  sont  cicatrisés. 

Épiderme  externe  :  la  paroi  externe  des  cellules  est  assez  épaissie. 

Faisceaux  :  Sauf  un,  beaucoup  plus  petit  et  moins  développé  que  les 
autres,  ne  présentent  guère  de  différences  entre  eux  ni  avec  ceux  de  la 
région  basilaire;  fourreau  scléreux  formé  d'éléments  à  parois  plus  épaisses; 
à  la  limite  du  bois  et  du  liber,  fibres  primitives  sclérifiées,  également  plus 
épaissies.  —  Le  petit  faisceau  possède  un  croissant  extérieur  très  développé; 
son  bois  et  son  liber  sont  très  réduits. 

Cordons  scléreux  :  au  nombre  de  trois;  section  arrondie;  éléments  sem- 
blables à  ceux  des  massifs  correspondants  de  la  section  précédemment 
décrite. 

Liège  diffus  et  épiderme  externe  :  mêmes  caractères  que  dans  la  région 
basilaire. 


U  RECHERCHES 

Section  transversale  du  cylindre  colylédonaire  vers  la  moitié  de  sa  lon- 
gueur. 

A  Piniérieur  de  celle  section  :  cavité  pyriforme,  allongée,  située  suivant 
le  plan  de  symétrie  de  Porgane  et  limitée  par  un  épiderme  intérieur  dont 
les  cellules  ont  leur  paroi  libre  épaissie. 

Tissu  fondamental  :  cellules  à  parois  minces;  grands  méats;  le  diamètre 
de  ces  cellules  croit  des  surfaces  de  Torgane  vers  la  région  médiane  du  tissu; 
nombreuses  lacunes,  moins  grandes  que  dans  les  deux  autres  régions. 

Faisceaux  :  symétriques  deux  à  deux  et  placés  de  part  et  d'autre  du 
plan  de  symétrie;  au  nombre  de  seize;  ne  différant  entre  eux  que  par  leur 
volume  relatif,  et  des  faisceaux  décrits  dans  les  autres  régions  de  la  portion 
libre  du  cotylédon,  que  par  une  plus  grande  épaisseur  du  croissant  exté- 
rieur ;  la  sclérification  des  éléments  de  ce  croissant  a  également  augmenté. 

Liège  diffus  et  épiderme  extérieur  :  analogues  à  ceux  rencontrés  plus  bas. 

Sur  divers  échantillons,  ces  deux  derniers  tissus  sont  remplacés,  en 
certaines  places,  par  une  sorte  de  tissu  de  renforcement,  formé  par  de  grands 
éléments  nettement  arrondis.  La  cavité  intérieure  de  ces  cellules  est  presque 
nulle  dans  la  région  moyenne  du  tissu,  tant  Tépaisseur  de  la  paroi  est 
forte.  Les  éléments  de  la  zone  profonde  sont  arrondis  aussi,  mais  plus 
grands  et  moins  épais.  Ceux  de  la  zone  extérieure  ne  sont  que  légèrement 
épaissis. 

Section  transversale  moyenne  de  la  première  feuille  gemmulaire. 

Anneau  plus  épais  dans  la  partie  qui  regarde  Tobservateur  (pi.  IH,  fig.  2). 

Tissu  fondamental  :  cellules  ovales  à  parois  minces;  grands  et  nombreux 
méals;  grains  d'amidon. 

Faisceaux  :  Très  nombreux  ;  de  cinq  ou  six  ordres.  Les  faisceaux  de  pre- 
mier ordre,  au  nombre  de  neuf,  sont  entourés  par  deux  croissants  scléreux. 
Le  croissant  extérieur  prend  un  développement  considérable;  chez  le  faisceau 
médian,  dans  sa  plus  grande  épaisseur,  c'est-à-dire  suivant  le  rayon  qui  par- 
tage le  faisceau  en  deux  parties  symétriques,  vingt-cinq  rangées  d'éléments 
assez  grands  et  à  parois  assez  épaissies;  une  ou  plusieurs  rangées  d'éléments 
épaissis  sont  disposés  entre  les  pointes  du  croissant,  de  manière  à  séparer  le 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  55 

bois  du  liber.  Les  éléments  du  croissant  intérieur  sont  environ  deux  fois  plus 
grands  que  ceux  du  croissant  extérieur;  le  croissant  intérieur  a  un  déve- 
loppement moindre  que  le  précédent  ;  dans  sa  plus  grande  épaisseur^  chez  le 
médian,  il  n^y  a  que  sept  ou  huit  rangées  de  cellules;  les  parois  cellu- 
laires sont  moins  épaisses  que  dans  le  croissant  exiérieur.  Massifs  grillagés 
assez  restreints;  nombreuses  cellules  grillagées  et  fibres  lisses  à  parois 
minces.  Vaisseaux  dont  le  diamètre  va  en  augmentant  de  Textérieur  vers 
Tiniérieur  de  la  section;  les  petits  sont  arrondis  ou  ovales;  les  grands, 
polygonaux;  parois  épaissies;  fibres  primitives  à  parois  minces.  —  A  mi- 
distance,  entre  deux  faisceaux  de  premier  ordre,  se  rencontre  un  faisceau 
de  second  ordre  ne  difTérant  des  précédents  que  par  son  volume  moindre. 
—  Dans  les  faisceaux  de  troisième  ordre  :  liber  et  bois  très  réduits;  chez  les 
plus  gros,  croissant  exiérieur  encore  très  développé.  —  Les  faisceaux  de 
quatrième  et  de  cinquième  ordres  ne  sont  plus  représentés  que  par  leurs 
enveloppes  scléreuses. 

Cordons  sdéreux  ^  :  jetés  sans  ordre  apparent,  depuis  la  région  médiane 
du  tissu  fondamental  jusque  dans  le  voisinage  de  l'assise  épidermique  inté- 
Heure;  éléments  polygonaux  aussi,  mais  légèrement  plus  grands  et  à  parois 
un  peu  moins  épaissies  que  dans  les  faisceaux  plus  extérieurs. 

La  section  transversale  pratiquée  vers  le  milieu  de  la  première  feuille 
gemmulaire,  rencontre  le  limbe,  déjà  penné,  de  la  seconde  feuille.  Elle 
montre,  au  milieu  de  Panneau  formé  par  la  première  feuille,  cinq  lames 
pliées  en  deux;  la  lame  médiane  est  la  plus  longue. 

Absence  d'un  tissu  de  charnière. 

Faisceaux  de  second  et  de  troisième  ordres  :  assez  proches  de  la  face 
intérieure.  Dans  les  faisceaux  de  premier  ordre,  le  bois  est  constitué  par  des 
vaisseaux  à  section  polygonale. 


'  Je  crois  devoir  considérer  ces  massifs  comme  représentant  des  traces  vasculaires,  car, 
dans  des  cas  exceptionnels,  on  y  trouve  encore  des  fibres  primitives. 


S6  RECHERCHES 


Cocos  flexuosa  K 


La  troisième  feuille  gemmulaire  a  presque  étalé  son  limbe. 

Les  deux  premières  feuilles  g;emmulaires  sont  réduites  à  leur  gaine;  la 
seconde  gaine  a  une  longueur  double  de  la  première. 

Limbe  de  la  première  feuille  normale  :  allongé,  entier  et  surmonté  par  une 
pointe  ^;  nervures  parallèles,  dont  une  médiane  très  forle;  une  section  trans- 
versale à  mi-longueur  de  la  seconde  gaine  montre  le  plissement  de  la  troi- 
sième feuille,  qui  peut  éire  rapporté  au  type  II  de  Â.  Naumann  ^;  les 
segments,  avec  leur  côte  médiane,  sont  dirigés  vers  le  haut,  caractère  que 
présenterait,  d'après  Eicher  ^,  la  préfoliation  du  C.  Weddelliana.  D'après  cet 
auteur,  ce  caractère  serait  commun  aussi  à  tous  les  Palmiers  de  la  sous* 
famille  des  Arécacées,  à  Texception  des  Caryolidées. 

Racine  principale  :  nombreuses  radicelles  réparties  sur  sept  ou  huit  ran- 
gées verticales;  quatre  racines  latérales  grêles. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  vingt-deux  pôles  :  Lames  ligneuses  comprenant  des  vaisseaux 
circulaires  ou  ovales;  un  grand  nombre  de  lames  sont  confluentes  deux  à 
deux,  de  manière  à  former  un  angle  aigu,  au  sommet  duquel  on  rencontre 
un  vaisseau  à  diamètre  prédominant;  parfois,  une  troisième  lame  es!  dirigée 
suivant  la  bissectrice  de  Tangle  formé  par  deux  lames  confluentes;  il  arrive 
aussi  que,  dans  cet  angle,  se  montrent  trois  lames  ligneuses;  les  grands 
vaisseaux  terminaux  sont  séparés  du  reste  des  lames  auxquelles  ils  appar- 
tiennent, par  des  fibres  primitives  sclérifiées. 

Certains  massifs  libériens  présentent  une  particularité  intéressante  :  ils 


<  A  l'âge  des  plantes  examinées,  la  région  basilaire  embrassante  du  cotylédon  était  dans 
un  état  de  flétrissement  tel,  quMl  m'a  été  impossible  d'examiner  sa  structure. 

2  Un  limbe  semblable  se  rencontre  aussi,  d'après  Pfitzer,  Ueber  Frûchte,  Keimung  und 
Jugendzustànde  einiger  Palmefiy  p.  46,  chez  les  C.  australis  M.,  C.  Blumenavia  Lind., 
C.  Gàrtneri  H.  et  Schm.,  C.  insignis  M.,  C.  nticifera  L.,  C.  plumosa  Lodd.,  C.  Roman- 
zofiana  Cham.,  C.  Yatai  H. 

3  A.  Naumann,  Beitràge  zur  Entwickelungsgeschichte  der  Palmenblàtter,  p.  228,  fig.  326. 
^  EiCHLER,  Zur  Entwickelungsgeschichte  der  Palmenblàtter,  p.  18,  pi.  IV,  fig.  IS8. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  87 

sont  en  partie  divisés  par  la  pénétration  d'une  petite  lame  ligneuse  qui 
s'appuie  sur  le  péricambium;  les  massifs  libériens  situés  dans  Pangle  formé 
par  deux  lames  confluentes,  sont  en  général  plus  volumineux  que  ceux  que 
Ton  rencontre  entre  deux  angles  *  ;  dans  mes  échantillons,  les  massifs  libériens 
étaient  représentés  par  un  seul  ilôt  et  non  par  deux,  comme  dans  ceux  de 
M.  0.  Reinhardt^;  ce  dispositif  n'a  par  conséquent  pas  la  généralité  qu'on 
a  cru  devoir  lui  attribuer. 

Péricambium  :  éléments  de  grandes  dimensions,  à  section  polygonale  et 
à  parois  minces,  disposés  sur  une  seule  rangée. 

Endoderme  :  épaississements  en  U,  sur  les  faces  latérales  et  profondes  des 
cellules. 

Liège  interne  :  quelques  lacunes  peu  étendues;  absence  de  massifs  sclé- 
reux. 

Tissu  fondam.  second.,  siège  d'un  liège  diffus  :  Deux  anneaux.  L'anneau 
intérieur  comprend  des  cellules  à  parois  minces,  à  section  polygonale.  Dans 
l'extérieur,  les  cellules  ont  une  section  polygonale  aussi,  mais  des  parois 
épaissies.  Toutes  les  cellules  de  ce  tissu  sont  allongées  tangentiellement. 

Assise  subéreuse  :  éléments  excessivement  épaissis. 

Assise  pilif ère  :  éléments  tabulaires. 

Section  transversale  à  mi-longueur  de  la  région  cylindrique  du  cotylédon. 

Pas  de  cavité  centrale. 

Épidémie  affaissé. 

Tissu  fondamenlal:  siège  d'un  liège  diffus,  dans  sa  zone  externe;  à  peu 
près  analogue  à  celui  du  dattier;  petites  lacunes. 

Faisceaux  :  une  dizaine,  dont  la  plupart  en  voie  de  division.  Double  four- 
reau scléreux;  l'externe  semblable  à  celui  du  dattier,  dans  la  même  région; 


'  De  Bary  (Vergleichende  Anatomie  . . .,  P-  378)  indique  le  contraire  chez  le  Philodendron 
Imbe.  Cet  auteur  cite  également,  à  ce  sujet,  une  figure  de  la  planche  I  du  travail  de  von 
Mohl  IDe  Paim.  struct.)^  représentant  la  coupe  transversale  d'une  racine  de  Diplothemium 
marUimum. 

»  Reinhardt,  Dos  leitende  Gewebe  einiger  anormal  gebauten  Monocotyknwurzeln.  Prings- 
heim's  Jalirb.,  p.  3S0  et  pi.  XI,  fig.  2. 

Tome  LI.  8 


58  RECHERCHES  SUR  LES  JEUNES  PALMIERS. 

dans  le  fourreau  interne^  le  croissant  intérieur  est  peu  développé.  Petits  vais- 
seaux à  section  polygonale.  Pas  de  lacune  antérieure.  Liber  très  volumineux. 

Section  transversale  de  la  première  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de 
sa  longueur. 

Tissu  fondamental  :  cellules  très  légèrement  sclérifiées;  cellules  cristalli- 
gènes  à  raphides  courtes;  en  général  une  cellule  cristalligène  entre  deux 
faisceaux;  certaines  cellules  sont  tanifères;  aucune  ne  renferme  de  Tamidon. 

Faisceaux  de  trois  ou  quatre  ordres.  Faisceaux  de  premier  ordre  :  four- 
reau scléreux  présentant  ses  caractères  habituels;  liber  montrant  une  ten- 
dance, parfois  réalisée,  à  se  séparer  en  deux  ilols;  pas  de  vaisseau  à  diamètre 
prédominant;  vaisseaux  généralement  petits,  à  section  polygonale.  —  Les 
autres  faisceaux  :  masses  scléreuses  entourant  des  fibres  primitives  non 
différenciés;  parfois  même,  on  ne  trouve  pas  de  fibres  primitives. 

L'anneau  formé  par  une  section  transversale  pratiquée  à  mi-hauteur  de  la 
seconde  feuille,  est  plus  régulier  que  Panneau  qui  vient  d'être  décrit. 

Les  faisceaux,  dans  la  seconde  feuille,  peuvent  être  répartis  en  trois  ordres. 
Dans  les  faisceaux  principaux  :  vaisseau  à  diamètre  prédominant.  Les  faisceaux 
de  la  seconde  feuille,  au  niveau  considéré,  présentent  des  productions  libéro- 
ligneuses  plus  développées  que  sur  la  section  précédente. 

Tissu  fondamental:  cellules  à  parois  minces;  cellules  cristalligènes  à 
raphides  courtes  ;  pas  de  tanin. 

La  section  transversale,  à  mi-hauteur,  de  la  seconde  feuille  gemmulaire 
rencontre  le  limbe  de  la  troisième. 

Faisceaux  de  trois  ou  quatre  ordres.  Médian  très  gros.  Dans  les  faisceaux 
principaux  :  vaisseau  à  diamètre  prédominant,  liber  divisé  en  deux  ilôts. 

Tissu  fondamental  :  cellules  cristalligènes  à  raphides  courtes. 


CHAPITRE  III. 


Grerminations  du  type  Sabal 


Au  type  Sabat,  appartiennent  les  genres  : 

Sabal  Adans.y 
Washingtonia  Wendl., 
Pritckardia  Seem.  et  Wendl. 

Je  rappellerai  que  Hugo  MohI  ^  a  figuré,  pour  le  Corypha  frigida  (Brahea 
dulcis  M.),  une  germination  qui  peut  élre  rapportée  au  type  Sabal,  et  que  le 
Klopstockia  cerifera  {Ceroxylon  Klopstockiœ  M.),  d'après  le  dessin  qu'en 
donne  Karsten  ^,  aurait  un  mode  de  germination  analogue. 

Sabal  umbraculifera  ^. 

9 

Les  germinations  présenleint  leur  seconde  feuille  pourvue  d'un  limbe  non 
étalé;  le  pétiole  n'est  pas  allongé;  le  sommet  de  la  seconde  feuille  sort  de  la 
gaine  formée  par  la  première.  Gomme  degré  d'avancement,  ces  germinations 
de  S.  umbraculifera  sont  comparables  aux  jeunes  Phœnix  dactylifera 
décrits. 

Sur  la  partie  inférieure  de  la  portion  embrassante  du  cotylédon,  se  trouve 

«  V.  p.  10. 
3  V.  p.  12. 

'  S.  umbraculifera^.  a  pour  synonymie  :  S.  Blackburniaiia  Kirkl.  et  Corypha  umbraculi- 
fera Jacq.  (de  Kbrghovb  de  Denterghem,  Les  Palmiers,  p.  255.) 


60  RECHERCHES 

inséré  lecylindre  colyiédonaire^  couvert  de  poils  sur  ses  faces  poslérieure  et 
latérales  ;  ces  poils  s^étendenl  sur  la  portion  de  la  gaine  située  sous  le  cylindre 
entre  ce  cylindre  et  Finsertion  de  la  gaine  sur  Taxe  hypocotylé;  région 
embrassante  fortement  incurvée  (pi.  I,  fig.  2). 

Première  feuille  gemmulaire  réduite  à  sa  gaine. 

Seconde  feuille  gemmulaire:  limbe  allongé,  entier  ^  et  terminé  par  une 
pointe  assez  forte;  plis  longitudinaux;  nervures  parallèles,  au  nombre  de 
quinze  environ,  dont  cinq  plus  grosses;  poils. 

Racine  principale  :  radicelles  sur  quatre  rangées. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  neuf  pôles  :  Lames  ligneuses  comprenant  des  vaisseaux  à  sec- 
tion polygonale  ;  les  plus  intérieurs,  séparés,  ou  non,  du  reste  de  la  lame,  à 
parois  minces;  les  autres,  à  parois  épaissies,  séparés  par  des  cellules  étroites 
aplaties  entre  les  faces  de  deux  vaisseaux  voisins. 

Massifs  libériens:  petit  nombre  d'éléments  grillagés;  les  cellules  les  plus 
volumineuses  sont  au  milieu  dès  massifs. 

Fibres  primitives  :  entre  ces  deux  genres  de  massifs,  polygonales,  pas  scié- 
rifiées;  celles  qui  se  trouvent  intercalées  entre  le  liber  et  le  bois  sont  allon- 
gées radialement;  les  autres  sont  ou  bien  allongées  tangenliellement,  ou 
bien  isodiamétriques. 

Péricambium  :  rangée  unique  d'éléments  non  épaissis,  à  section  polygo- 
nale. 

Endoderme:  cellules  qui  ne  sont  épaissies  que  sur  les  faces  radiales. 

Liège  intérieur:  cellules  arrondies  à  parois  minces  (pi.  III,  ûg.  3);  cellules 
cristalligènes  renfermant,  les  unes,  des  raphides  courtes,  les  autres,  des  cristaux 
prismatiques  d'oxalate  de  chaux;  certaines  cellules  contiennent  des  grains  de 
fécule. 

Tissu  fondam.  second.  :  une  double  couronne  formant  un  liège  diffus; 


'  Pfitzer  (Uber  Frûchte,  Kdmung  und  Jugendzustànde  einiger  Palmefiy  p.  46)  signale 
l'existence  d'un  limbe  semblable  chez  les  S.  Adansoni  Guerns.,  S.  maurituformis  Gr., 
S.  Palmetto  Lodd. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIEKS.  6J 

couronne  intérieure  :  deux  ou  trois  rangées  de  cellules  polygonales  à 
parois  minces;  couronne  extérieure  :  six  ou  sept  rangées  d'éléments  à  section 
polygonale  aussi^  mais  à  parois  épaissies. 

Assise  subéreuse  :  éléments  à  parois  épaissies,  plus  grands  que  ceux  du 
tissu  fondamental  secondaire. 

Assise  pilifère  :  cellules  tabulaires  à  parois  scléri6ées;  Tépaisseur  de  la 
face  extérieure  est  beaucoup  plus  grande  que  celle  des  faces  profondes  et 
radiales. 

Une  section  transversale  pratiquée  près  de  la  base  de  la  racine  principale, 
diflTère  notablement  de  la  section  précédente. 

Faisceau  :  grands  vaisseaux  a  parois  épaissies. 

Fibres  primitives  sclérifiées. 

Péricambium  :  cellules  à  parois  épaissies  en  face  des  massifs  libériens. 

Endoderme  :  éléments  à  parois  plus  épaisses. 

Assise  pilifère  :  outre  des  éléments  analogues  à  ceux  qui  se  rencontrent  sur 
la  section  précédente,  des  poils  allongés;  les  poils  sont  unicellulaires,  très 
longs,  semblables  à  ceux  que  Ton  aperçoit  sur  la  gaine  et  le  cylindre  coty- 
lédonaire;  ils  ont  l'extrémité  supérieure  arrondie  ou  simplement  élargie;  les 
cellules  courtes  ont  la  face  extérieure  moins  épaisse. 

Les  radicelles  sont  plus  nombreuses  dans  cette  région. 

Section  transversale  pratiquée  près  de  Finsertion  du  cylindre  cotylédo- 
naire  sur  la  gaine. 

Gaine  coalescente  avec  le  cylindre  cotylédonaire  (pi.  III,  fig.  4)  aplati 
suivant  le  diamètre  perpendiculaire  au  plan  de  symétrie  de  Torgane;  la 
gaine  entoure  les  deux  premières  feuilles  gemmulaires. 

Faisceaux  :  au  nombre  de  sept,  dont  trois  antérieurs  très  petits,  deux 
latéraux  plus  gros  et  deux  postérieurs  très  rapprochés  du  plan  médian^ 
accompagnés  chacun,  parfois,  d'une  petite  branche  externe;  les  premiers 
faisceaux  sont  sensiblement  plus  rapprochés  de  la  face  intérieure  que  de  la 
face  extérieure  de  la  gaine.  Masses  scléreuses  grêles  légèrement  aplaties, 
enveloppant  des  fibres  primitives;  éléments  scléreux  généralement  de  forme 
polygonale. 


6!8  RECHERCHES 

Épidermes  :  élémenls  tabulaires^  à  parois  latérales  et  profonde  minces;  à 
paroi  extérieure  assez  épaissie;  Tépiderme  extérieur,  vu  de  face,  montre  un 
recloisonnement  de  ses  éléments;  ceux-ci,  allongés  suivant  le  sens  de  la  lon- 
gueur de  Torgane,  se  divisent  d'abord  en  trois  parties  par  des  cloisons  trans- 
versales;  chacune  de  ces  nouvelles  cellules  se  recloisonne,  à  son  tour,  verti- 
calement (pi.  m,  fig.  5). 

Tissu  fondamental  :  cellules  à  parois  minces,  à  section  arrondie,  allongées 
tangenliellement;  leur  diamètre  va  en  augmentant,  mais  irrégulièrement,  des 
surfaces  de  Torgane  vers  le  milieu  du  tissu;  les  deux  ou  trois  rangées,  les 
plus  superficielles  de  ce  tissu,  sont  constituées  par  des  éléments  à  parois  un 
peu  épaissies,  à  section  polygonale;  elles  ont  un  mode  de  formation  analogue 
à  celui  d'un  liège  diffus;  on  constate  Tapparition,  chez  certains  éléments  du 
lissu  fondamental,  d'une  série  de  cloisons  tangentielles  accompagnées  de 
quelques  cloisons  radiales. 

Le  cylindre  cotylédonaire  offre  quelques  différences  histologiques  avec  la 
gaine. 

Épidermes  :  des  éléments  s'allongent  en  poils,  sur  les  faces  postérieure  et 
latérales. 

Faisceaux  :  productions  libéro-ligneuses  plus  développées;  fourreau 
scléreux  plus  épais.  Dans  les  grands  faisceaux  :  vaisseaux  polygonaux  d'assez 
petit  diamètre;  pas  de  lacune  antérieure;  accroissement  très  considérable  du 
liber;  nombreux  éléments  grillagés;  croissant  extérieur  à  deux  rangées  d'élé- 
ments assez  larges,  à  section  polygonale  et  à  parois  assez  épaissies;  le  crois- 
sant intérieur  ne  comprend  que  quelques  cellules  peu  épaissies  (pi.  111,  fig.  6)  ; 
—  Dans  les  petits  faisceaux  :  fourreau  scléreux  plus  développé. 

Tissu  fondamental  :  certains  éléments  ont  des  parois  légèrement  épaissies; 
ce  qui  vient  renforcer  le  système  mécanique  de  l'organe. 

Les  sections  transversales  pratiquées  un  peu  au-dessus  du  point  d'inser- 
tion du  cylindre  cotylédonaire  sur  la  gaine,  présentent  quelques  particularités 
intéressantes. 

Le  cylindre  cotylédonaire,  détaché  de  la  gaine,  possède  une  section  réni- 
forme.  La  section  transversale  de  la  gaine  est  à  peu  près  ovoïde.  Les  surfaces 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  63 

de  séparation^  eo  regard,  sont  recouvertes  par  une  assise  épidermique.  Les 
faisceaux  ont  subi  un  léger  accroissement  en  volume. 

Vers  le  milieu  de  la  longueur  du  cylindre  colylédonaire^  la  portion  d'épi- 
derme^  qui  recouvre  les  parois  postérieure  et  latérales  de  cet  organe,  et  dont 
certains  éléments  étaient  allongés  en  poils,  s'est  affaissée,  et  les  deux  ou  trois 
assises  de  cellules  sous-jacentes  ont  épaissi  légèrement  leurs  parois,  comme 
dans  le  cylindre  cotylédonaire  du  dattier. 

Au-dessous  du  point  d'insertion  du  cylindre  cotylédonaire,  et  vers  le  milieu 
de  la  longueur  de  la  gaine,  la  section  transversale  est  un  anneau  ovale,  épaissi 
suivant  le  plan  médian  et  en  avant. 

Epidémie  extérieur  :  éléments  à  parois  sclérifiées. 

Faisceaux:  au  nombre  de  cinq,  dont  trois  antérieurs  et  deux  postérieurs. 
Ces  derniers  sont  placés  dans  la  région  moyenne  du  tissu  fondamental  de  la 
portion  épaisse  de  Tanneau. 

Section  transversale  de  la  première  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de  sa 
longueur. 

Anneau  légèrement  aplati  perpendiculairement  au  plan  de  symétrie. 

Epidermes  :  analogues  à  ceux  du  dattier. 

Tissu  fondamental:  cellules  ovales  à  parois  minces,  allongées  tangentiel- 
lement;  ces  éléments  vont  en  augmentant  de  diamètre,  des  surfaces  de 
Porgane  vers  le  milieu  du  tissu;  cellules  cristalligènes,  à  raphides  courtes. 

Faisceaux:  au  nombre  de  vingt  et  un;  répartis  en  trois  ordres,  suivant 
leur  position  et  leur  développement.  Les  faisceaux  de  premier  ordre,  ou  gros 
faisceaux,  au  nombre  de  sept,  sont  situés  à  peu  près  dans  la  région  moyenne 
du  tissu  fondamental;  ils  sont  les  plus  rapprochés  du  centre  de  figure;  le 
médian  est  situé  dans  le  plan  de  symétrie  de  Porgane;  les  autres,  symétriques 
deux  à  deux,  vont  en  décroissant  à  droite  et  à  gauche  du  médian.  On  trouve 
les  faisceaux  de  second  ordre  entre  les  précédents  et  un  peu  en  dehors;  entre 
deux  faisceaux  principaux,  on  rencontre  un  faisceau  de  second  ordre.  Les 
faisceaux  de  troisième  ordre  n'existent  qu'entre  les  premiers  faisceaux  prin- 
cipaux ;  ils  ne  sont  parfois  représentés  que  par  des  masses  scléreuses.  —  Les 
faisceaux  principaux  sont  enveloppés  par  un   fourreau  scléreux.  Croissant 


6i  RECHERCHES 

extérieur  :  petits  éléments  à  section  polygonale,  à  parois  fort  épaissies  ;  on 
compte  six  ou  sept  rangées  de  cellules  dans  sa  plus  grande  épaisseur. 
Croissant  intérieur  :  éléments  deux  fois  plus  larges,  mais  moins  épaissis; 
trois  ou  quatre  rangées  de  cellules,  dans  sa  plus  grande  épaisseur.  Les  deux 
croissants  sont  à  peu  près  d'égal  volume.  Bois  plus  développé  que  le  liber; 
de  petits  vaisseaux  à  section  polygonale,  allongés  tangenliellement.  Un  petit 
nombre  seulement  d'éléments  grillagés.  Fibres  primitives  sclérifiées,  entre 
le  bois  et  le  massif  libérien  qui  présente  une  forme  semi-circulaire.  — 
Chez  les  faisceaux  de  second  ordre  et  chez  ceux  de  troisième  ordre,  qui  ne 
sont  pas  réduits  à  Fctat  de  masses  scléreuses,  le  croissant  extérieur  est 
beaucoup  plus  volumineux  que  Tintérieur;  à  part  cette  différence,  ces 
faisceaux  ne  semblent  être  qu'une  réduction  des  précédents.  Les  masses 
scléreuses  qui  représentent  certains  faisceaux  de  troisième  ordre,  se  com- 
posent d'éléments  épaissis,  analogues  à  ceux  rencontrés  dans  les  croissants 
extérieurs. 

Section  transversale  de  la  seconde  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de 
sa  longueur. 

Éventail  à  sept  branches,  dont  la  médiane  est  très  courte,  et  à  six  plis. 

Epidermes  :  ne  diffèrent  pas  entre  eux;  les  cellules  épidermiques 
sont  un  peu  plus  petites,  au  contact  des  faisceaux  et  des  cordons  hypoder- 
miques. 

Tissu  fondamental  :  cellules  isodiamétriques  à  parois  minces;  cellules 
cristalligènes  à  raphides  courtes.  Au  fond  des  plis,  entre  les  premières  et 
deuxièmes  branches  de  l'éventail  ainsi  qu'entre  les  troisièmes  et  la  médiane  : 
tissu  de  charnière  à  cellules  très  allongées  perpendiculairement  aux  éléments 
épidermiques  et  directement  contigus  à  ceux-ci. 

Faisceaux  :  au  nombre  de  quinze,  répartis  en  deux  ordres  définis  par 
leur  position  et  leur  volume  relatif.  Les  faisceaux  de  premier  ordre  sont 
au  nombre  de  sept;  le  médian,  plus  gros,  se  trouve  dans  la  courte 
branche  médiane  et  dans  le  plan  de  symétrie  de  l'organe;  ces  faisceaux 
sont  symétriques  deux  à  deux  et  ne  décroissent  pas  régulièrement  à  partir 
du  médian;  ils  sont  séparés  les  uns  des  autres  et  de^  bords  latéraux   de 


SUR  LES  JEUISES  PALMIERS.  65 

la  feuille,  par  un  faisceau  de  second  ordre.  Fourreau  scléreux,  dans  lequel 
on  ne  peut  établir  de  distinction  entre  la  portion  antérieure  et  la  portion  pos- 
térieure, formé  de  grandes  cellules  à  parois  fortement  épaissies  et  à  section 
polygonale.  Massif  libérien  de  forme  semi-circulaire  ;  peu  d'éléments  grillagés  ; 
quelques  éléments  sclérifiés  du  fourreau  appartiennent  au  liber.  Fibres  primi- 
tives scléritiées,  à  la  limite  du  liber  et  du  bois.  Vaisseaux  de  petit  diamètre, 
à  section  polygonale,  séparés  par  des  éléments  plats.  —  Les  faisceaux  de 
second  ordre  ne  sont  que  la  réduction  des  précédents. 

Cordons  hypodermiques  :  éléments  semblables  à  ceux  que  nous  avons 
rencontrés  dans  les  fourreaux  scléreux;  on  trouve  des  cordons  hypodermiques 
près  des  extrémités  latérales  de  Torgane;  on  en  observe  aussi  perpendiculai- 
rement aux  prolongements  des  divers  plis. 

Sabal  Adansoni  ^ 

Le  limbe  de  la  première  feuille  normale,  allongé,  entier  et  terminé  en 
pointe,  est  étalé. 

Cylindre  colylédonaire  plus  court  et  plus  grêle  que  chez  le  S.  umbraculi^ 
fera;  caractères  structuraux  analogues  à  ceux  qui  ont  été  relevés  dans 
l'espèce  précédente. 

Racine  principale  :  radicelles  assez  fortes,  sur  trois  rangées. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  dix-sept  pôles  :  Lames  ligneuses  très  longues;  formant  files, 
comme  dans  Pespèce  précédente;  vaisseau  intérieur  à  diamètre  prédominant; 
le  nombre  des  vaisseaux,  dans  chaque  lame,  est  assez  restreint;  le  grand 
vaisseau  intérieur  est  ordinairement  séparé  des  autres  par  plusieurs  rangées 
d'éléments  sclérifiés. 

Massifs  libériens  assez  volumineux  et  parfois  allongés  suivant  le  sens  du 
rayon;  les  plus  grandes  cellules  libériennes  sont  généralenàent  les  plus 
intérieures. 

^  Le  5.  Adansoni  Guerns.  a  pour  synonymie  :  Corypha  minor  Jacq.,  Rhapis  acaulis  Willd., 
Chamaerops  glabra  W\\l.^  Corypha  pumila  Walt.,  Chamaerops  Adansoni  Mchx.,  Sabal  minor 
Pers.,  S.  tninima  Nutt.  (De  Kerghove  de  Denterghem,  Les  Palmiers,  p.  2S5). 

Tome  LL  9 


66  RECHERCHES 

Fibres  primitives  scIériOées;  celles  qui  se  trouvent  dans  la  région  centrale 
sont  plus  larges  et  leurs  parois  sont  moins  épaissies. 

Péricambium  :  éléments  très  souvent  recloisonnés;  on  observe  fréquem- 
ment un  recloisonnement  langenliel  suivi  cPun  reeloisonnement  radial;  sec- 
tion tabulaire;  parois  légèrement  épaissies  vis-à-vis  des  massifs  grillagés. 

Endoderme  :  cellules  à  section  polygonale  ;  épaississements  en  U  sur  les 
faces  latérales  et  profonde. 

Liège  interne  :  certaines  cellules  contiennent  des  grains  de  fécule. 

Tissu  fondam.  second.,  siège  d'un  liège  diffus  :  double  anneau;  les  cellules 
de  Panneau  extérieur,  sclériGé,  sont  allongées  tangentieilement. 

Assise  piUfère  :  cellules  labulaires  à  paroi  extérieure  sclérifiée. 

Section  transversale  de  la  première  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de 
sa  longueur. 

Système  mécanique  assez  développé. 

Faisceaux  de  trois  ordres.  Les  faisceaux  de  premier  et  de  second  ordre  ont 
un  croissant  extérieur  excessivement  épais,  à  éléments  plus  petits  et  plus 
épaissis  que  ceux  du  croissant  intérieur;  ce  dernier  est  beaucoup  plus  mince; 
liber  très  réduit;  un  vaisseau  à  diamètre  assez  considérable.  —  Dans  les 
faisceaux  de  troisième  ordre  :  croissant  extérieur  très  développé;  productions 
libéro-ligneuses  plus  restreintes. 

Cordons  scléreux,  entourant  parfois  des  fibres  primitives,  près  de  la  face 
intérieure  de  la  première  gaine. 

Section  transversale  de  la  seconde  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de  sa 
longueur. 

Faisceaux  de  trois  ordres.  Les  faisceaux  principaux  et  de  second  ordre  sont 
très  allongés  transversalement;  leur  fourreau  scléreux  rejoint  les  deux  lames 
épidermiques;  croissants  peu  différenciés;  vaisseau  à  diamètre  prédominant. 
—  Dans  les  faisceaux  de  troisième  ordre  :  croissant  intérieur  très  épais, 
appliqué  contre  Fépiderme  intérieur;  croissant  extérieur  beaucoup  plus 
mince. 

Plages  scléreuses,  aux  extrémités  des  plis  de  la  feuille. 

Tissu  fondamental  :  pas  différencié  en  tissu  de  charnière  dans  le  prolon- 
gement des  plis. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  6:^ 

Washingtonia  filifera  *. 

La  seconde  feuille  gemmiilaire  est  visible.  Son  limbe,  encore  plissé,  fait 
saillie  hors  de  la  gaine  formée  par  la  première.  La  troisième  feuille  n'est  pas 
visible  extérieurement. 

La  région  embrassante  du  cotylédon  ne  présente  pas  Fineurvation  signalée 
chez  les  5afra/.  Linsertion  du  cylindre  cotylédonaire  se  fait  comme  Karsten^ 
Ta  figuré  pour  son  Klopstockia  cerifera,  c'est-à-dire,  perpendiculairement  à  la 
partie  embrassante.  Cylindre  cotylédonaire  beaucoup  moins  long  que  celui  du 
Sabal  umbraculifera. 

Première  feuille  gemmulaire  réduite  à  sa  gaine  et  marquée  de  nombreux 
plis  longitudinaux;  environ  vingt-six  nervures;  terminée  en  avant  par  une 
pointe  médiane. 

Seconde  feuille  complète  :  limbe  allongé,  entier,  terminé  par  une  pointe; 
cinq  ou  six  nervures  plus  grosses  que  les  autres.  Une  section  transversale  à 
mi-longueur  de  la  région  embrassante  du  cotylédon,  rencontre  la  gaine  de  cette 
seconde  feuille  gemmulaire  et  le  limbe  de  la  troisième  feuille,  dont  elle  montre 
le  plissement.  Ce  plissement  appartient  au  type  I  de  Â.  IVaumann  ^  Une 
section  transversale  pratiquée  vers  le  milieu  de  la  gaine  formée  par  la  pre- 
mière feuille,  laisse  apercevoir  les  sillons  qui  donnent  naissance  aux  segments 
de  la  troisième  feuille  (pi.  IV,  fig.  1  ). 

Racine  principale  portant  quelques  radicelles. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  dix  pôles  :  Lames  ligneuses  formant  files,  sensiblement  rayon- 
uanles;  vaisseaux  à  section  arrondie;  vaisseau  intérieur  a  diamètre  prédomi- 
nant, séparé  du  reste  de  la  lame  par  deux  ou  trois  rangées  de  fibres  primi- 


*  Le  genre  Washingtonia  a  été  créé  par  Herm.  Wendland  (Bot.  Zeitg.,  1879,  n»  68),  aux 
dépens  du  genre  Pritchardia.  Antérieurement,  le  W.  filifera  était  dénommé  Pritchardia 
filifera  Lind.  Il  avait  pour  syn.  :  Brahea  filamentosa  Hort.  (De  Kerghove  de  Denterghem,  Les 
Palmiers,  p.  254). 

s  Karsten,  Die  Vegetationsorgane  der  Palmen,  pi.  IV,  fig.  6. 

3  Naovann,  Beitràge  zur  Entwickelungsgeschichte  der  Palmenblàtter,  p.  238,  pi.  V,  fig.  32a. 


68  RECHERCHES 

tives  sclérifiées;  entre  les  autres  vaisseaux,  se  rencontrent  parfois  aussi 
plusieurs  rangées  de  fibres  primitives  sclérifiées. 

Massifs  grillagés  assez  volumineux,  complètement  enveloppés  de  fibres 
primitives  sclérifiées. 

Péricambium  :  éléments  tabulaires;  à  parois  épaissies,  lorsqu'ils  se 
trouvent  en  face  des  massifs  grillagés. 

Endoderme  :  cellules  ovales;  épaississements  en  U  sur  lès  faces  latérales  et 
profonde. 

Liège  interne  :  nombreuses  lacunes;  comme  chez  les  Sabalj  pas  de  massifs 

scléreux. 

Tissu  fondam.  second.,  siège  d'un  liège  diffus.  Trois  anneaux  :  rintérieur 
est  constitué  par  trois  ou  quatre  rangées  de  cellules  à  parois  minces;  le 
moyen,  par  trois  ou  quatre  rangées  d'éléments  à  parois  épaissies;  les  éléments 
de  Panneau  externe,  disposés  sur  deux  ou  trois  rangées,  possèdent  des  parois 
minces. 

Assise  pilifère  :  éléments  tabulaires  affaissés. 

Section  transversale  de  la  région  embrassante  du  cotylédon,  vers  la  moitié 
de  sa  longueur. 

Tissu  fondamental:  très  développé;  liège  diffus;  nombreux  méats;  près  de 
la  face  extérieure  de  l'organe,  les  éléments  du  liège  diffus  sont  légèrement 
épaissis;  les  cellules  du  tissu  fondamental  contiguës  à  cet  anneau  de  liège 
diffus  sont  fripées;  cellules  tannifères  et  cellules  cristalligènes  à  raphides 
courtes. 

Faisceaux  :  section  ovale;  au  nombre  de  quatre,  dont  un  médian;  fourreau 
scléreux;  pas  de  lacune  antérieure;  liber  très  volumineux. 

Section  transversale  de  la  première  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de 
sa  longueur. 

Anneau  plus  épais  en  avant  (pi.  IV,  fig.  i). 

Tissu  fondamental  :  éléments  généralement  affaissés  contre  les  épidermes 
et  les  faisceaux;  cellules  cristalligènes  (raphides  courtes);  tanin;  absence 
d'amidon. 

Faisceaux  de  trois  ordres.   Faisceaux  de  premier  ordre  :  croissants 


SUR  LKS  JEUNES  PALMIERS.  U9 

présentant  leurs  caractères  histologiques  habituels;  le  croissant  extérieur  est 
plus  épais  que  Fintérieur;  quelques  faisceaux  de  premier  ordre  montrent  un 
vaisseau  circulaire  à  diamètre  prédominant.  —  Faisceaux  de  second  ordre  : 
tendance  à  se  diviser;  croissant  extérieur  aussi  épais  que  chez  les  précédents  ; 
croissant  intérieur  réduit  à  une  ou  deux  rangées  d'éléments  scléreux.  — 
Faisceaux  de  troisième  ordre  :  simples  masses  scléreuses  possédant  parfois 
dans  leur  intérieur  des  fibres  primitives. 

La  section  transversale  à  mi-hauteur  de  la  première  feuille  gemmulaire 
rencontre  la  seconde  feuille.  Cette  lame  présente  sur  sa  face  intérieure  des 
sillons  très  profonds  (pi.  IV^  fig.  1). 

Faisceaux  peu  nombreux,  répartis  en  deux  ordres;  ils  ont  presque  tous 
des  productions  libéro-ligneuses  très  développées  ;  faisceau  médian,  près  de  la 
face  extérieure  de  Porgane;  les  deux  faisceaux  principaux  placés  de  part  et 
d'autre  de  ce  médian  sont,  au  contraire,  plus  proches  de  la  face  intérieure 
que  de  la  face  extérieure;  les  autres  faisceaux  principaux  se  trouvent  dans  la 
région  moyenne  du  tissu  fondamental;  le  croissant  extérieur  du  médian  est 
plus  épais  que  Tinlérieur;  c'est  le  contraire  qui  a  lieu  dans  les  deux  faisceaux 
principaux  placés  de  part  et  d'autre  du  médian;  dans  ces  faisceaux,  le  crois- 
sant intérieur  atteint  une  épaisseur  très  considérable;  croissants  extérieur  et 
intérieur  à  peu  près  de  même  épaisseur,  chez  les  autres  faisceaux  principaux  ; 
quelques  faisceaux  principaux  montrent  un  liber  mou  divisé  en  deux  ilôts; 
chez  tous,  vaisseau  à  section  circulaire  et  à  diamètre  prédominant.  —  Les 
faisceaux  de  second  ordre  ne  sont  que  la  réduction  des  précédents;  parfois, 
vaisseau  à  diamètre  prédominant. 

Vers  le  milieu  de  sa  longueur,  ce  limbe  a  un  système  mécanique  différent. 

Les  faisceaux  sont  moins  développés. 

Des  cordons  hypodermiques  se  caractérisent  près  des  lames  épidermiques. 


70  RECHERCHES 

Pritchardia  pacifica  *. 

Les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sont  réduites  à  leur  gaiue.  La 
troisième  a  élalé  son  limbe  allongé^  entier  et  terminé  en  pointe  ^,  mais  son 
pétiole  n'est  pas  encore  sorti  de  Félui  formé  par  les  deux  premières.  La  qua- 
trième feuille  montre  le  sommet  de  son  limbe  encore  plissé. 

Cylindre  cotyiédonaire  1res  courl^  inséré  perpendiculairement  sur  la 
-région  embrassante  (pi.  IV^  fig.  2). 

Racine  principale  rapidement  flétrie;  racines  secondaires;  radicelles  peu 
nombreuses. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  onze  pôles  :  Lames  ligneuses  formant  files,  terminées  intérieure- 
ment par  un  vaisseau  à  section  circulaire  et  à  diamètre  très  considérable^ 
séparé  des  autres  par  des  fibres  primitives  sclérifiées;  six  lames  ligneuses 
se  réunissent  deux  à  deux^  formant  des  angles  au  sommet  desquels  on  ren- 
contre un  grand  vaisseau. 

Massifs  libériens  enveloppés  par  des  fibres  primitives  sclérifiées. 

Fibres  primitives  sclérifiées  ;  celles  qui  se  trouvent  dans  la  région  centrale 
sont  les  plus  grandes. 

Péricambium  :  éléments  tabulaires  ;  des  parois  épaissies,  en  face  des 
massifs  libériens. 

Endoderme  :  cellules  ovales  à  épaississements  en  U  sur  les  faces  latérales 
et  profonde. 

Liège  interne  :  petites  lacunes. 

Tism  fondam.  second.,  siège  d'un  liège  difl^us.  Trois  anneaux  :  Tintérieur 
est  formé  par  cinq  ou  six  rangées  de  cellules  à  parois  minces;  Textérieur, 

*  Le  P.  pacifica  Seem.  et  Wendl.  a  pour  synonymie  :  Corypha  umbraculifera  Forster. 
(De  Kerchovb  de  Denterghem,  Les  Palmiers,  p.  2S4). 

La  structure  de  la  portion  libre  du  cotylédon  n'a  pu  être  étudiée  dans  les  Pritchardia 
examinés. 

3  Pfitzer  (Ueber  Friichte,  Keimung  wid  Jugendzustâiide  einiger  Palmeii^  p.  47)  signale 
l'existence  d'un  limbe  semblable  chez  les:  P.  aurea  Lind.,  P.  Gaudichaudi  Wendl., 
P.  macrocarpa  Lind.,  P.  Martii  Wendl.,  P.  pericularum  Wendl.,  P.  Vuylstekeana  Wendl. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  71 

par  trois  ou  quatre  rangées  d'éléments  sclérifiés;  le  moyen,  par  six  ou  sept 
rangées  d'élémenfs  à  parois  minces. 

Assise  pilifère  :  certains  éléments  sont  allongés. 

Section  transversale  de  la  première  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de 
sa  longueur. 

Anneau  régulier. 

Tissu  fondamental  :  cellules  légèrement  épaissies  ;  cellules  cristalligènes 
à  raphides  courtes. 

Faisceaux  de  trois  ou  quatre  ordres.  Faisceaux  de  premier  ordre  :  les 
plus  rapprochés  du  centre  de  figure  de  Torgane  sont  tous  égalements  distants 
de  Fépiderme  intérieur  ;  croissant  extérieur  de  même  épaisseur  que  je  crois- 
sant intérieur;  pas  de  vaisseau  à  diamètre  prédominant;  liber  mou  non 
divisé  en  deux  ilôts.  —  Faisceaux  de  second  ordre  :  masses  scléreuscs  enve- 
loppant quelques  fibres  primitives.  —  Faisceaux  de  troisième «t  de  quatrième 
ordre  :  simples  masses  scléreuses. 

Pas  de  cordons  hypodermiques. 

Dans  la  cavité  de  cette  gaine,  on  rencontre  la  seconde  feuille  gemmulaire 
qui,  au  niveau  considéré,  présente  la  forme  d'un  anneau  régulier. 

Faisceaux  de  quatre  ordres.  Faisceaux  principaux  :  les  deux  croissants 
sont  de  même  épaisseur;  un  vaisseau  h  diamètre  prédominant.  —  Fais- 
ceaux de  second  ordre  :  croissant  extérieur  plus  épais  que  Pintérieur;  pas 
de  vaisseau  à  diamètre  prédominant.  —  Faisceaux  de  troisième  et  de  qua- 
trième ordre  :  masses  scléreuses  enveloppant,  ou  non,  des  fibres  primitives. 

Tissu  fondamental  :  cellules  cristalligènes  à  raphides  courtes. 

La  section  transversale  à  mi-hauteur  de  la  première  feuille  gemmulaire 
rencontre,  de  plus,  la  gaine  de  la  troisième  feuille  et  le  limbe  de  la  qua- 
trième. Ces  organes,  recouverts  de  longs  poils,  possèdent  aussi  des  cellules 
cristalligènes  à  raphides  courtes.  Le  plissement  offert  par  la  quatrième 
feuille  peut  être  rapporté  au  type  I  de  A.  Naumann  ^ 

Section  transversale  de  la  seconde  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de 
sa  longueur. 

*  Naumann,  Beitràgezur  Entwkkdungsgeschichte  der  PalmenbUUter,  p.  238,  pi.  V.,fig.32a. 


72  RECHERCHES 

Tissu  fondamental  :  éléments  tannifères  ;  pas  d^amidon  ;  cellules  eristalli- 
gènes  à  raphides  courtes. 

Faisceaux  de  quatre  ordres.  Le  médian  est  accolé  contre  Pépiderme  exté- 
rieur. Faisceaux  principaux  :  croissant  extérieur  plus  large^  mais  moins  épais* 
que  rintérieur  ;  vaisseau  à  diamètre  légèrement  prédominant.  —  Faisceaux  de 
second  ordre  :  croissant  extérieur  plus  épais  que  Tintérieur^  qui  est  souvent 
même  réduit  à  une  rangée  unique  d'éléments  scléreux.  —  Faisceaux  de  troi- 
sième et  de  quatrième  ordre  :  masses  scléreuses  avec  traces  vasculaires. 

Pas  de  cordons  scléreux. 

La  section  considérée  rencontre  la  base  du  limbe  de  la  troisième  feuille 
gemmulaire  et  le  milieu  du  limbe  de  la  quatrième. 

Limbe  de  la  troisième  feuille  :  cordons  scléreux;  croissant  intérieur  des 
faisceaux  principaux  beaucoup  plus  épais  que  lextérieur. 

Limbe  de  la  quatrième  feuille  :  croissant  extérieur  des  faisceaux  princi- 
paux plus  épais  que  Pintérieur. 

Dans  ces  deux  limbes^  pas  de  tissu  de  charnière. 


Pritchardia  macrocarpa. 

Région  cylindrique  colylédonaire  excessivement  réduite.  Écbanlillons 
déjà  assez  avancés  '  :  la  quatrième  feuille  gemmulaire  avait  étalé  son  limbe. 

Les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sont  réduites  à  leur  gaine^  la  troi- 
sième, formant  une  sorte  de  spalhe  assez  épaisse^  est  couverte  extérieurement 
de  poils  protégeant  la  gemmule  (pi.  IV,  Gg.  3). 

Limbe  de  la  première  feuille  normale  :  allongé,  entier^  terminé  en  pointe. 
Pétiole  :  très  allongé,  section  triangulaire  à  angles  mousses  et  à  face  anté- 
rieure profondément  déprimée;  se  prolonge  inférieurement  en  gatûe. 

Racine  principale  et  nombreuses  racines  latérales,  assez  fortes,  couvertes 
de  radicelles. 


^  Ce  qui  ne  m'a  pas  permis  d'examiner  la  structure  de  la  portion  libre  du  cotylédon. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  73 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  lon- 
gueur. 

Faisceau  à  vingt  et  un  pôles.  Presque  toutes  les  lames  ligneuses  sont  rayon- 
nantes; elles  sont  toutes  terminées  intérieurement  par  un  vaisseau  à  diamètre 
prédominant^  séparé  du  reste  de  la  lame  par  une  rangée  d'éléments  plats  ou 
sclérifiés. 

IMassifs  libériens  ovales,  allongés,  enveloppés  par  des  fibres  primitives 
scléri  fiées. 

Péricambium  :  en  face  des  massifs  libériens,  éléments  sclérifiés  ;  les  autres 
cellules  conservent  des  parois  minces. 

Endoderme  :  cellules  présentant  des  épaississemenls  en  U. 

Liège  interne  :  pas  de  massifs  scléreux. 

7*^^21  fondant,  second.^  siège  d'un  liège  diffus.  Comme  dans  Pespèce  pré» 
cédente^  trois  anneaux.  Nombreuses  cellules  cristalligènes  à  raphides 
courtes. 

Assise  pilifère  complètement  affaissée. 

Section  transversale  de  la  première  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié 
de  sa  longueur. 

Anneau  régulier. 

Le  tissu  fondamental  présente  une  particularité  intéressante.  Les  cellules 
contiguës  au  croissant  extérieur  des  faisceaux  ont,  sur  une  section  transver- 
sale, une  forme  à  peu  près  rectangulaire.  Sur  une  telle  section,  elles  sont 
allongées  perpendiculairement  à  la  surface  de  ce  croissant.  Souvent,  de  petites 
cellules  ovales  séparent  ces  grands  éléments  du  croissant. 

Faisceaux  de  quatre  ordres.  Faisceaux  principaux  :  croissant  intérieur 
un  peu  plus  épais  que  rexiérieur;  vaisseau  à  diamètre  légèrement  prédomi- 
nant. —  Croissant  extérieur  plus  épais  que  le  croissant  intérieur,  dans  les 
faisceaux  de  second  ordre.  —  Faisceaux  de  troisième  et  de  quatrième 
ordre  :  masses  scléreuses  enveloppant  des  fibres  primitives  non  diffé- 
renciées. 

Cordons  scléreux,  le  long  du  bord  intérieur  de  Porgane. 

ToMB  LL  10 


74  RECHERCHES  SUR  LES  JEUNES  PALMIERS. 

Section  tranversale  de  la  seconde  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de 
sa  longueur. 

Le  tissu  fondamental  ne  possède  pas  ici  la  particularité  relevée  dans  la 
feuille  précédente. 

Faisceaux  de  quatre  ordres.  Faisceaux  principaux  :  généralement  un 
vaisseau  à  diamètre  prédominant;  séparation  du  liber  mou  en  deux  ilôts. 

—  Les  faisceaux  de  second  ordre  ne  sont  que  la  réduction  des  précédents. 

—  Les  faisceaux  de  troisième  et  de  quatrième  ordre  sont  à  peu  près  ana- 
logues à  ceux  de  même  ordre  de  la  feuille  précédente. 

Cordons  sclereux,  près  de  la  lame  épidermique  intérieure. 

Cette  section  rencontre  la  gaine  de  la  troisième  feuille  gemmulaire,  très 
riche  en  gros  faisceaux  à  productions  libéro- ligneuses  très  développées^  ainsi 
que  le  limbe  de  la  quatrième  et  de  la  cinquième  feuille  gemmulaire. 


CHAPITRE  IV. 


Grerminations  du  type  Dictyosperma, 


Les  onze  genres  suivants  présentent  le  même  mode  de  germination  que  le 
type  Dictyosperma  aureum  : 


Kentia  Bl., 

Àrchonlophœnix  Wcndl.  et  Dr., 

Rhopalostylis  Wendl.  et  Dr., 

Dictyosperma, WendU  et  Dr., 

Euterpe  M., 

Howea  Beec., 


Nephrosperma  Balf., 
Hyophorbe  Gaertn. , 
Geonoma  Willd., 
Calyplronoma  Grsb.  et  Wendl., 
DesmoncfAS  M. 


Le  genre  qui  m'a  fourni  le  troisième  type  sera  examiné  en  premier  lieu. 
Les  autres  seront  traités  d'après  Tordre  adopté  par  Bentham  et  Hooker  '. 

Dictyosperma  aureum  *. 

La  troisième  feuille  gemmulaire  a  déjà  étalé  son  limbe. 

Portion  libre  du  cotylédon  réduite  à  sa  gaine.  Graine  directement  accolée  à 
la  partie  inférieure  de  cette  gaine.  La  hauteur  de  la  gaine  cotylédonaire 
est  alors  égale  à  la  moitié  de  la  hauteur  de  la  première  feuille  gemmulaire. 


^  Bentham  et  Hooker,  Gênera  plantarum. 

^  Le  D.  aureum  Wendl.  et  Dr.  a  pour  synonyme  :  Areca  aurea  Hort.  (De  Kerchove  de 
Denterghem,  Les  Palmiers^  p.  243). 


76  RECHERCHES 

La  première  et  la  seconde  feuille  gemmulaire^  réduites  à  leur  gaine  e( 
terminées  par  une  pointe  médiane^  sont  diamétralement  opposées. 

Troisième  feuille  :  Limbe  étroit^  divisé  en  deux  parties  par  une  profonde 
échancrure  qui  atteint  presque  le  pétiole  '  ;  ces  deux  divisions  sont  subulées 
et  parcourues  par  des  nervures  parallèles  qui  se  dirigent  vers  leurs  extrémités 
aiguës.  Pétiole  assez  allongé^  à  section  réniforme.  Gaine  peu  élevée^  plissée 
longitudinalement. 

La  quatrième  feuille  n^est  pas  visible  extérieurement.  Une  section  trans- 
versale d'ensemble  pratiquée  à  mi-hauteur  de  la  première  feuille  gemmu- 
laire,  rencontre  son  limbe,  plissé  suivant  le  type  1  de  A.  Naumann  ^. 

Racine  principale:  quelques  radicelles  disposées  sur  deux  ou  trois  rangées. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  treize  pôles  :  Lames  ligneuses  formant  files  ;  vaisseaux  à  section 
irrégulièrement  ovale;  la  plupart  de  ces  lames  se  rejoignent  deux  a  deux, 
formant  un  angle  aigu  au  sommet  duquel  on  trouve  un  vaisseau  à  dia- 
mètre prédominant. 

Massifs  libériens  assez  restreints,  parfois  étirés  radialement,  à  éléments 
grillagés  peu  nombreux. 

Fibres  primitives  à  section  polygonale,  à  parois  épaissies;  allongées  suivant 
le  sens  du  rayon  entre  les  massifs  libériens  et  ligneux;  à  peu  près  isodinmé- 
triques  dans  la  région  centrale,  où  leurs  parois  sont  excessivement  épaissies; 
il  arrive  que  des  fibres  primitives  épaissies  séparent  les  massifs  libériens  du 
péricambium. 

Péricambium  :  éléments  quelquefois  recloisonnés  langentiellement  ;  à  parois 
épaissies,  en  face  des  massifs  libériens;  vis-à-vis  des  lames  ligneuses,  au  con- 
traire, leurs  parois  restent  minces. 

Endoderme  :  cellules  tabulaires  à  parois  latérales  et  profonde  montrant  de 
forts  épaississemenis  en  U. 

Liège  interne  :  peu  développé;  quelques  lacunes. 

*  Pfitzer  (IJeber  Fruchte,  Keimung  und  Jugendzustànde  einiger  Palmeii,  p.  48)  avait 
signalé  l'existence  d'un  limbe  bifide  chez:  D.  album  Wendl.  et  Dr.  elD.  rufrmmWendl.et  Dr. 
s  Naumann,  Beitràge  zur  Enlwickelungsgeschichte  der  Palmenblàtter,  p.  238,  fig.  32a. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  77 

Tissu  fandam.  second. ^  siège  d'un  liège  diffus  :  possède  une  grande  lar- 
geur; deux  anneaux;  rintérieur  esl  formé  de  cellules  à  section  polygonale^  à 
parois  minces;  les  élémenls  de  Panneau  extérieur  ont  des  parois  épaissies;  les 
rangées  les  plus  superficielles  du  tissu  fondamental  secondaire  sclérifié  con- 
tiennent du  tanin  en  grande  quantité  ;  nombreuses  selérites  à  section  poly* 
gonale  ou  irrégulièrement  ovale,  à  parois  très  épaissies  et  beaucoup  plus 
réfringentes  que  les  éléments  sclérifiés  de  Panneau  extérieur  (on  rencontre 
aussi  quelques  selérites  dans  le  liège  interne). 

Assise  subéreuse  :  tanin. 

Assise  pilifère  :  grands  élémenls  tabulaires  affaissés. 

Section  transversale  de  ta  gaine  cotylédonaire  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Anneau  épaissi  dans  la  région  qui  fait  face  a  l'observateur. 

Épidémie  extérieur  :  les  cellules  ne  sont  pas  allongées  en  poils. 

Tissu  fondamental  :  les  élémenls  de  la  zone  externe  présentent  de  nom- 
breux recloisonnements  tangenliels  et  radiaux;  il  s'y  est  établi  un  liège 
diffus;  plus  intérieurement,  grands  éléments  non  recloisonnés,  laissant 
entre  eux  de  larges  méats;  c'est  dans  celle  région  que  sont  localisés  les  fais- 
ceaux; les  élémenls  du  tissu  fondamental  ont  leurs  parois  légèrement  scléri- 
fiées;  entre  la  zone  des  faisceaux  et  Pépidermc  interne,  se  trouve  une  couche 
de  cellules  affaissées;  cellules  tannifères  et  cristalligènes  (raphides  courtes), 
dans  toutes  les  régions  du  tissu  fondamental  ;  pas  d'amidon. 

Faisceaux:  au  nombre  de  quatre;  pas  de  lacune  antérieure;  croissant 
extérieur  plus  épais  que  Pintérieur. 

Les  sections  moyennes  des  deux  premières  feuilles  gemmulaires,  réduites 
à  leur  gaine,  diffèrent  notablement  entre  elles. 

Dans  la  première,  les  faisceaux^  peu  nombreux,  peuvent  être  répartis  en 
deux  ordres  ^  Le  système  mécanique  de  cette  feuille  est  augmenté  par 
une   légère  sclérification  des  parois  cellulaires  du  tis§u  fondamental.  Le 

i  Vers  le  milieu  de  la  gaine  cotylédonaire,  les  faisceaux  de  la  première  feuille  gemmu- 
laire  deviennent  très  nombreux.  Il  y  en  a  de  trois  ou  quatre  ordres.  Les  faisceaux  de 
premier  et  de  second  ordre,  quoique  plus  volumineux,  présentent  les  mêmes  caractères 
que  sur  la  section  moyenne.  Les  faisceaux  de  troisième  et  de  quatrième  ordre  ne  sont  que 
des  masses  scléreuses. 


78  RECHERCHES 

croissant  extérieur  des  faisceaux  est  fort  développé.  Le  croissant  intérieur,  au 
contraire,  n'est  constitué  que  par  une  ou  deux  rangées  de  cellules  à  diamètre 
légèrement  plus  grand  que  dans  le  croissant  extérieur.  Le  bois  et  le  liber  sont 
assez  réduits.  Le  bois  ne  possède  pas  de  vaisseau  à  diamètre  prédominant.  Il 
arrive  que  les  faisceaux  de  second  ordre  soient  représentés  simplement  par 
leur  enveloppe  scléreuse.    ^ 

Tissu  fondamental:  éléments  affaissés^  dans  la  zone  profonde,  formant  une 
traînée  continue  dans  le  voisinage  de  Fépiderme  intérieur;  les  éléments  des 
deux  ou  trois  rangées  contiguës  à  cette  Jame  épidermique  sont  aussi  légère- 
ment sclérifiées;' les  cellules  les  plus  extérieures  sont  tanmfères;  pasd'amidon; 
près  de  la  face  extérieure,  cellules  cristal ligènes  à  raphides  courtes. 

Les  faisceaux  de  la  seconde  gaine  sont  de  trois  ou  quatre  ordres.  Faisceaux 
de  premier  ordre  :  croissant  intérieur  très  développé  ;  croissant  extérieur 
moins  épais  que  dans  la  première  feuille;  bois  et  liber  assez  volumineux; 
pas  de  vaisseau  à  diamètre  prédominant.  —  Les  faisceaux  de  second  ordre 
ne  sont  dVdinaire  que  la  réduction  des  précédents.  —  Ceux  de  troisième 
ùi  de  quatrième  ordre  :  masses  scléreuses. 

^  Tissu  fondamental:  cellules  à  parois  minces;  pas  de  tanin;  parfois  de 
Pamidon.  * 

La  section  transversale  moyenne  de  la  première  feuille  offre  la  forme  d^un 
anneau  régulier;  celle  de  la  seconde  est  un  anneau  légèrement  épaissi  suivant 
le  plan  médian  et  en  arrière. 

Ces  deux  sections  rencontrent  la  gaine  de  la  troisième  feuille  gemmulaire 
et  le  limbe,  déjà  divisé,  de  la  quatrième. 

Les  faisceaux  de  la  troisième  gaine  montrent,  à  mi-hauteur  de  la  seconde 
feuille,  deux  ou  trois  vaisseaux  à  diamètre  considérable. 

Kentia  exorhiza  *. 

Germinations  immédiatement  reconnaissables. 

Âxe  hypocotylé  renflé,  globuleux  (pi.  IV,  fig.  4). 

Région  basilaire  embrassante  du  cotylédon  très  courte,  lignifiée. 

1  Là  portion  libre  du  cotylédoa  était  en  partie  flétrie,  chez  les  exemplaires  que  j'avais  à 
ma  disposition  ;  aussi,  n'ai-je  pu  être  fixé  sur  sa  structure. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  79 

Les  trois  premières  feuilles  gemmularres  sont  réduites  à  leur  gaine.    . 

De  Taxe  hypocotylé,  parlent  trois  grosses  racines^  dont  deux^  plus  fortes^ 
portant  de  courtes  radicelles. 

La  quatrième  feuille  est  plissée,  légèrement  saillante  hors  de  Tétui  formé 
par  les  trois  premières.  Celles-ci  sont  terminées  par  une  pointe  médiane. 

Une  section  transversale  à  mi- hauteur  de  la  seconde  feuille  gemmulaire 
rencontre  le  limbe  de  la  quatrième  feuille.  Il  montre  un  mode  de  préfoliation 
qui  peut  être  rapporté  au  type  il  de  Â.  Naumann  K 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  vingt-deux  pôles:  Lames  ligneuses  formant  files;  la  plupart 
se  rejoignent  deux  à  deux  ;  vaisseau  de  grand  diamètre,  à  l'extrémité  inté- 
rieure des  lames  rayonnantes  et  au  point  dMntersection  des  lames  confluentes; 
ces  gros  vaisseaux  sont  séparés  des  lames  par  des  éléments  aplatis  ou  par  une 
ou  deux  rangées  dé  fibres  sclérifiées;  suivant  la  bissectrice  de  deux  lames 
ligneuses  confluentes,  on  observe  quelquefois  une  petite  lame  appuyée  contre 
le  péricambium. 

Entre  les  lames  ligneuses  rayonnantes,  les  massifs  grillagés  sont  étirés 
radialement;  leur  longueur  peut  égaler  celle  des  lames  ligneuses  voisines. 

Les  libres  primitives  de  la  région  centrale  ont  une  section  arrondie  et  des 
parois  minces,  comme  chez  le  Lalania  Loddigesii;  les  autres  ont  une  section 
polygonale  et  des  parois  un  peu  épaissies. 

Péricambium  :  éléments  assez  grands,  tabulaires,  à  parois  minces,  parfois 
recloisonnés  tangentiellement. 

Endoderme  :  cellules  ovales;  épaississements  en  U  sur  les  faces  radiales 
et  profonde. 

Liège  interne  :  cellules  gorgées  de  fécule. 

Tissu  fondam.  second. y  siège  d'un  liège  diffus  :  deux  anneaux  ;  les  cellules 
de  Panneau  intérieur  ont  des  parois  minces;  celles  de  Tanneau  extérieur,  des 
parois  épaissies;  sclérites  irrégulièrement  ovales;  le  tissu  fondamental  secon- 
daire est  assez  restreint,  relativement  au  grand  diamètre  de  la  racine;  tanin, 
dans  les  couches  superficielles. 

4  Naumann,  Beitràge  zur  Entwickelungsgeschichte  der  PcUmenblàtter,  p.  S38,  pi.  V,  fig.  32&. 


80  RECHERCHES 

Assise  subéreuse:  une  rangée  de  cellules  sclérifîées;  tanin  en  grande 
quanlilé. 

Assise  pilifère  :  grands  éléments  tabulaires. 

La  structure  des  trois  premières  feuilles  est  assez  uniforme.  Leur  système 
mécanique  offre  un  développement  considérable. 

Dans  chaque  gaine,  les  faisceaux  sont  répartis  sur  deux  circonférences. 
La  circonférence  extérieure  comprend  des  faisceaux  de  trois  ou  quatre  ordres, 
parmi  lesquels  on  trouve  les  faisceaux  principaux  de  la  gaine  occupant  sa 
région  moyenne.  La  circonférence  intérieure,  située  assez  près  de  Fépiderme 
intérieur,  est  formée  par  des  faisceaux  de  deux  ordres.  Faisceaux  princi- 
paux :  très  allongés  radialement;  fourreau  scléreux  et  productions  libéro- 
ligneuses  fort  développées;  croissant  extérieur  généralement  plus  large  que  le 
croissant  inférieur;  les  éléments  de  ce  dernier  sont  au  moins  trois  fois  aussi 
grands  que  ceux  qui  se  trouvent  dans  le  premier  ;  sclérifîcation  des  cellules 
du  fourreau  assez  prononcée  ;  ordinairement,  un  vaisseau  à  diamètre  prédo- 
minant. —  Faisceaux  de  second  et  de  troisième  ordre  :  volume  moindre  et 
réduction  du  croissant  intérieur.  —  Les  faisceaux  de  quatrième  ordre  ne 
sont  représentés  que  par  leur  enveloppe  scléreuse.  —  Les  faisceaux  de  la 
circonférence  intérieure  sont  réduits  à  Pétat  de  masses  scléreuses,  possédant 
parfois  des  fibres  primitives  dans  leur  région  centrale. 

Tissu  fondamental  des  gaines  :  cellules  cristalligènes,  à  raphides  courtes^ 
situées  à  proximité  des  assises  épidermiques. 

Archonlophœnix  Alexandrœ  ^. 

Leur  troisième  feuille  gemmulaire  est  sortie.  Limbe  bifide  dans  sa  partie 
supérieure  qui  est  seule  libre.  Cette  feuille  ne  possède,  à  cet  état  de  dévelop- 
pement^ que  son  limbe  et  sa  gaine.  Les  divisions  du  limbe  sont  lancéolées.  Les 
nervures  se  rendent  aux  extrémités  aiguës  de  ces  divisions.  Trois  de  ces 
hervures,  plus  fortes  que  les  autres,  font  saillie  sur  la  face  inférieure  de  chaque 
division.  Une  section  transversale  vers  le  milieu  de  la  longueur  de  la  première 

*  VA.  Alexandrœ  Wendl.  et  Dr.  a  pour  synonymie  :  Ptychosperma  Alexandrœ  F.  Mûll. 
(De  Kerchove  de  Dentbrghem,  Les  Palmiers,  p.  230.) 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS  81 

feuille  gemtnulaire,  laisse  apercevoir  la  préfolialion  de  la  troisième  feaille^ 
qui  peut  être  rapportée  au  type  II  de  A.  Naumann  ^ 

Les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sont  réduites  à  leur  gaine. 

Axe  hypocolylé  non  renflé^  mais  plutôt  élancé. 

Portion  libre  du  cotylédon  lignifiée. 

Racine  principale  possédant  des  radicelles  disposées  sur  trois  rangées; 
trois  racines  latérales. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  onze  pôles  :  Lames  ligneuses  formant  Oies;  vaisseaux  ovales  ou 
circulaires,  relativement  grands;  vaisseau  intérieur  à  diamètre  prédominant. 

Massifs  grillagés  grêles. 

Péricambium  :  éléments  tabulaires,  disposés  sur  une  ou  deux  rangées; 
vis-à-vis  du  bois,  ces  éléments  ont  des  parois  épaissies;  en  face  du  liber,  des 
parois  minces. 

Endoderme  :  épaississements  en  U  sur  les  faces  profonde  et  radiales  des 
cellules. 

Liège  interne:  cellules  ovales  à  parois  minces;  méats  parfois  assez  grands; 
lacunes  assez  considérables  allongées  radialement. 

Tissu  fondam.  second.:  peu  développé;  deux  anneaux;  Tintérieur  est 
constitué  par  des  éléments  à  parois  minces;  dans  Panneau  extérieur,  les 
cellules  ont  des  parois  épaissies  ;  ce  dernier  anneau  est  le  siège  d'un  liège 
diffus;  tout  le  tissu  est  parsemé  d'éléments  scléreux  habituellement  isolés,  à 
diamètre  aussi  grand  que  celui  des  cellules  ambiantes,  et  dont  le  cadre  d'épais- 
sissement  est  d'ordinaire  de  forme  irrégulière. 

Vassise  subéreuse,  comme  aussi  les  rangées  les  plus  superficielles  du  liège 
diffus  sclérifié,  contient  du  tanin. 

Assise  pilifère  :  éléments  tabulaires. 

L'état  de  flétrissement  dans  lequel  se  trouvait  la  portion  libre  du  cotylédon, 
oe  m'a  point  permis  d'examiner  cet  organe  d'une  manière  convenable. 
La  structure  des  deux  premières  feuilles  gemmulaires  diffère  peu. 

*  Nauhann,  BeUràge  zur  Entwickelnngsgeschichte  der  PalmenblàUerf  p.  238,  pi.  V,  fig.  32fr. 
TouE  LI.  H 


82  RECHERCHES 

Tissu  fondamental  de  la  première  gaine  :  cellules  à  section  elliplique, 
à  parois  très  légèrement  sclérifiées,  allongées  langentiellement^  dans  le  voisi- 
nage de  la  face  intérieure  de  Porgane;  certaines  cellules  sont  lannifères^ 
d^autres^  à  section  nettement  ovale  ou  circulaire,  sont  cristalligènes  (rapbides 
courtes)  ;  ces  dernières  sont  situées  ordinairement  dans  toutes  les  régions  du 
tissu  fondamental. 

Dans  celte  gaine,  faisceaux  de  trois  ordres.  Faisceaux  principaux  et  fais- 
ceaux de  second  ordre  :  croissant  extérieur  assez  développé;  le  croissant 
intérieur,  chez  les  derniers,  est  réduit  à  une  ou  deux  rangées  de  cellules; 
pas  de  vaisseau  à  diamètre  prédominant.  Les  faisceaux  de  troisième  ordre 
sont  généralement  de  simples  masses  scléreuses. 

Dans  la  seconde  feuille  :  Faisceaux  beaucoup  plus  nombreux;  répartis 
aussi  en  trois  ordres;  leur  état  de  développement  est  plus  avancé  que  dans 
la  première  feuille.  Chez  les  faisceaux  de  premier  et  de  second  ordre  : 
vaisseau  à  diamètre  prédominant.  —  Faisceaux  de  troisième  ordre  :  masses 
scléreuses. 

Tissu  fondamental  :  cellules  ovales  à  parois  minces;  la  plupart  sont 
gorgées  d'amidon  (les  grains  ont  une  forme  circulaire  ou  semi-circulaire); 
cellules  cristalligènes  à  rapbides  courtes;  pas  de  tanin. 

La  section  transversale  à  mi-hauteur  de  la  première  gaine  rencontre  la 
gaine  de  la  troisième  feuille  et  le  limbe  de  la  quatrième. 

Archontophœnix  Cunninghamiana  K 

Germinations  analogues  à  celles  A' A.  Alexandrœ. 

Première  feuille  gemmulaire  normale  :  limbe  complètement  étalé;  pétiole 
allongé. 

Le  limbe,  encore  plissé,  de  la  quatrième  feuille  gemmulaire  est  sorti  de 
Télui  formé  par  les  deux  premières  feuilles  réduites  à  leur  gaine. 

*  VA.  Cunnighamianayfend\.  et  Dr.  a  pour  synonyme:  Ptychosperma  Cunninghamiana 
Wendl.  et  Seaforthia  eleguns  Hook.  et  Hort.  (De  Kerchove  de  Denterghem,  Les  Palmiers^ 
p.  231.) 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  83 

Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  est  profondément  émarginé  par  une 
forte  éc*hancrure  qui  le  divise  en  deux  parties  lancéolées,  à  la  surface  supé- 
rieure desquelles  s'aperçoivent  quaire  grosses  nervures,  dont  une  médiane; 
les  deux  divisions  du  limbe  sont  réunies  par  un  isthme  assez  large,  parcouru 
en  son  milieu  par  une  forte  nervure  qui  prolonge  le  pétiole.  Celui-ci  est 
terminé  inférieurement  par  une  gaine,  qui  s'aperçoit  sur  une  section  trans- 
versale à  mi-longueur  de  la  seconde  feuille  gemmulaire.  Cette  section  montre 
aussi  le  limbe,  encore  plissé,  de  la  quatrième.  JMéme  préfoliation  que  chez 
Fespèce  précédente. 

Radicelles  plus  nombreuses  que  chez  VA.  Alexandrœ. 

La  structure  de  la  racine  principale  est  fort  semblable  chez  les  deux 
espèces  d'Archontophœnix  que  j'ai  examinées. 

Faisceau  à  douze  pôles  :  vaisseaux,  en  général,  à  diamètre  moindre  que 
chez  VA.  Alexandrœ;  vaisseau  intérieur  toujours  séparé  du  reste  de  la  lame 
par  des  éléments  sclérifiés. 

Liège  interne  :  lacunes  moins  nombreuses  et  moins  étendues. 

Liège  diffus  :  plus  large;  sclérites  moins  nombreuses,  de  même  diamètre 
que  les  éléments  ambiants. 

Assise  pilifère  :  éléments  tabulaires. 

On  rencontre  aussi  des  cellules  cristalligènes,  de  forme  spéciale,  contenant 
des  raphides  courtes,  dans  le  tissu  fondamental  de  la  première  feuille  gemmu- 
laire. Ces  cellules  cristalligènes  se  trouvent  dans  toutes  les  régions  du  tissu. 

« 

La  structure  de  la  seconde  feuille  gemmulaire  est  aussi  fort  analogue  à 
celle  que  j'ai  relevée,  dans  le  même  organe,  chez  VA.  Alexandrœ. 

Dans  la  partie  épaisse  de  la  gaine  de  la  troisième  feuille  gemmulaire, 
se  remarquent  trois  arcs  de  faisceaux  qui  vont  se  rejoindre  dans  la  partie 
étroite  de  la  gaine.  Les  faisceaux  principaux  de  Tare  extérieur  montrent  dans 
leur  bois  un  vaisseau  à  diamètre  prédominant.  La  même  particularité  s'ob- 
serve dans  (es  faisceaux  de  Tare  moyen.  Le  liber  mou  est  divisé  en  deux 
ilôts  séparés  par  des  éléments  épaissis,  chez  les  deux  faisceaux  de  l'arc 
moyen  les  plus  rapprochés  du  plan  de  symétrie.  Sauf  le  faisceau  situé 
dans  le  plan  médian,  tous  les  faisceaux  de  l'arc  intérieur  sont  réduits  à  l'état 


84  RECHERCHES 

de  masses  scléreuses  entourant  des  fibres  prîmilîves.  Le  faisceau  médian  de 
cet  are  intérieur  a  une  forme  ovale,  des  productions  libéro-ligneuses  assez 
développées.  Ce  faisceau  tourne  son  bois  vers  Texlérieur. 

Rhopalostylis  Baueri  •. 

La  troisième  feuille  gemmulaire  avait  étalé  son  limbe.  Son  pétiole  est 
allongé.  La  quatrième  n'était  pas  visible. 

Le  plissement,  le  mode  de  nervation,  les  découpures  du  limbe  sont  h  peu 
près  les  mêmes  que  chez  les  Archonlophœnix.  A  la  surface  interne  des  divi- 
sions du  limbe,  trois  grosses  nervures  font  saillie. 

Racine  principale  rapidement  détruite;  racines  latérales  assez  nombreuses 
(cinq  ou  six,  à  Page  des  jeunes  plantes  décrites);  radicelles  peu  nombreuses, 
disposées  sur  trois  ou  quatre  rangées. 

La  structure  de  la  racine  principale  ne  diffère  pas  beaucoup  de  celle  qui 
a  été  relevée  dans  le  genre  précédent. 

Faisceau  à  neuf  pôles  :  Lames  ligneuses  plus  courtes  que  chez  le  iï.  sapida  ; 
forment  files;  terminées  intérieurement  par  un  vaisseau  à  diamètre  prédomi- 
nant, presque  toujours  séparé  du  reste  du  bois  par  des  fibres  primitives 
scléri  fiées. 

Massifs  grillagés,  complètement  entourés  de  fibres  épaissies,  aussi  larges 
que  longs. 

Péricambium  :  éléments  sclérifiés;  Tépaisseur  de  leurs  parois  est  plus 
grande  en  face  des  massifs  grillagés. 

Endoderme  :  cellules  à  épaississemenls  en  U  très  prononcés. 

Liège  interne:  petites  lacunes;  parsemé,  dans  ses  régions  superficielle  et 

*  Le  R.  Baueri  Wendl.  et  Dr.  a  pour  synonymie  :  Kentia  sapida  H.,  Areca  sapida  Sol., 
A.  Banksii  Cunningh.,  A.  Baueri  Hook.,  Seaforthia  robusta  Hort.  (De  Kerchove  de  Denter- 
GHEM,  Les  Palmiers,  p.  355.) 

Les  germinations  de  A.  Baueri  et  de  A.  sapida,  mises  à  ma  disposition,  étaient  déjà  très 
avancées.  Il  ne  m*était  plus  possible  de  fixer  le  nombre  de  feuilles  gemmulaires  réduites  à 
leur  gaine.  Mes  échantillons  n'en  montraient  qu'une.  Jusqu'à  preuve  du  contraire,  je 
considère  les  Rhopalostylis  étudiés  comme  des  Palmiers  chez  lesquels  la  première  feuille 
gemmulaire  seule  est  réduite  à  sa  gatne. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  85 

profonde^  de  sclérites  à  section  polygonale  ou  ovale  ;  le  cadre  d^épaississement 
de  ces  cellules  est  souvent  irrégulier;  sclérites  en  beaucoup  plus  grande 
quanlilé  que  chez  les  ArchontophœniXy  à  diamètre  plus  petit  que  les  éléments 
ambiants,  isolées  ou  groupées  par  deux  et  par  trois. 

Tissu  fondam.  second.,  siège  d'un  liège  diffus  :  double  couronne  ;  cou- 
ronne extérieure  formée  d'éléments  sclérifîés;  couronne  intérieure  formée  de 
cellules  à  parois  minces;  celle  dernière  couronne  est  parsemée  de  sclérites, 
comme  aussi  le  liège  interne;  on  n'observe  pas  la  présence  de  ces  éléments 
dans  la  couronne  sclérifiée. 

Assise  subéreuse  :  une  ou  deux  rangées  de  cellules  à  parois  minces; 
tannifère. 

Assise  pilifère  :  éléments  tabulaires. 

Section  transversale  de  la  feuille  gemmulaire  réduite  à  sa  gaine,  vers  la 
moitié  de  sa  longueur. 

Anneau  fort  épais  suivant  le  plan  médian  et  en  avant,  ouvert  en  arrière. 

Tissu  fondamental  :  cellules  gorgées  de  grains  d'amidon  à  section  circu- 
laire ou  semi -circula ire;  grands  méats,  entre  les  cellules  ovales  du  tissu 
fondamental;  cellules  cristaliigènes  à  raphides  courtes,  près  de  la  lame 
épidermique  extérieure. 

Deux  arcs  de  faisceaux  se  montrent  dans  la  partie  large  de  la  gaine.  Ces 
deux  arcs  se  réunissent  dans  sa  partie  étroite,  où  ils  sont  représentés  par  une 
rangée  de  masses  scléreuses  enveloppant  des  fibres  primitives.  L'arc  extérieur 
est  constitué  par  des  faisceaux  de  deux  ordres.  Les  faisceaux  de  premier  ordre, 
parmi  lesquels  se  trouve  le  médian,  sont  très  développés.  Ils  sont  entourés 
par  un  fourreau  scléreux  fort  large.  Les  éléments  du  croissant  intérieur  sont 
quatre  fois  aussi  grands  que  ceux  du  croissant  extérieur.  —  Les  faisceaux  de 
second  ordre  sont  réduits  à  l'état  de  masses  scléreuses  enveloppant,  ou  non^ 
des  fibres  primitives.  —  Les  faisceaux  de  l'arc  intérieur  peuvent  être  aussi 
répartis  en  deux  ordres.  Cet  arc  ne  comprend  que  deux  faisceaux  de  premier 
ordre  et  deux  faisceaux  de  second  ordre.  On  trouve,  de  part  et  d'autre  du 
plan  médian,  un  faisceau  de  premier  ordre  séparé  de  ce  plan  par  un  faisceau 
de  second  ordre.  Les  faisceaux  de  second  ordre  sont  grêles.  Ceux  de  premier 
ordre  sont  plus  développés  que  les  grands  faisceaux  de  l'arc  extérieur,  mais 


86  RECHERCHES 

un  peu  moins,  cependant,  que  le  faisceau  médian.  Les  faisceaux  de  premier 
ordre,  dans  les  deux  arcs,  possèdent  ordinairement  un  vaisseau  à  diamètre 
prédominant. 

La  section  transversale  à  mi-hauteur  de  la  feuille  gemmulaire  réduite  à 
sa  gaine,  rencontre  la  gaine  de  la  première  feuille  normale  et  le  limbe  de  la 
seconde. 

Rhopaloslytis  sapida  ^ 

Exemplaires  à  peu  près  au  même  degré  d'avancement  que  ceux  qui  m'ont 
servi  pour  Tespècc  précédente. 

Se  distingue  aisément  du  R.  Baueri  par  la  forme  du  limbe  de  la  pre- 
mière feuille  normale  ;  ce  limbe  est  ici  beaucoup  plus  étroit;  ses  deux  divi- 
sions ,  formées  par  émargination  suivant  le  plan  médian ,  sont  presque 
subulées,  comme  chez  le  Diclyosperma  aureum. 

Racine  principale,  déjà  en  partie  flétrie,  accompagnée  de  trois  racines 
latérales  très  développées;  nombreuses  radicelles  sur  trois  ou  quatre  rangées. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  dix  pôles  :  Lames  ligneuses  très  longues,  formant  files, 
terminées  intérieurement  par  un  vaisseau  à  diamètre  prédominant,  séparé 
du  reste  do  la  lame  par  des  fibres  épaissies. 

Massifs  libériens  très  allongés. 

Péricambium  :  éléments  plus  grands  que  chez  le  R.  Baueri;  section 
tabulaire;  en  face  des  massifs  grillagés,  parois  épaissies. 

Épiderme  :  épaississements  en  U  très  prononcés. 

Liège  interne  :  sclérites  isolées  ou  groupées  par  deux,  à  diamètre  plus 
petit  que  les  éléments  environnants. 

Tissu  fondam.  second.  :  sclérites,  dans  la  région  où  les  éléments  ont  con- 
servé leurs  parois  minces. 

Système  mécanique  plus  développé  que  chez  le  R.  Baueri. 

La  feuille  gemmulaire  réduite  à  sa  gaine  offre  des  caractères  structuraux 

*  Le  R.  sapida  Wendl.  et  Dr.  a  pour  synonymie  :  Kentia  sapida  Hort.  et  Areca  sapida 
Hook.  (De  Kbrghovb  de  Denterghem,  Les  PcUmiers^  p.  358.) 


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SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  87 

analogues  à  ceux  qui  ont  élé  rencontrés^  dans  le  même  organe,  chez  le 
R.  Baueri. 

La  section  transversale,  à  mi-hauteur  de  cette  gaine,  montre  la  gaine  de 
la  première  feuille  gemmulaire  normale  et  le  pétiole  de  la  seconde.  Ce  pétiole 
est  fort  velu. 

Euterpe  edulis  *. 

Martius  a  décrit  et  figuré  divers  stades  de  la  germination  de  VE.  ensifor- 
mis  M.  et  de  VE.  oleracea  M.  2.  Ce  dernier  Palmier  présenterait  une  parti- 
cularité intéressante.  Avec  les  progrès  de  la  végétation  et  dès  Tapparilion 
des  feuilles  gemmulaires  normales,  la  partie  à  Torigine  très  étroite  du  cotylédon, 
qui  unit  le  suçoir  à  la  gemmule,  s'allongerait  légèrement.  Il  serait  intéressant 
de  vérifier  ce  fait  qui,  sMI  était  prouvé,  serait  de  nature  à  faire  considérer 
VE.  olef^acea  comme  constituant  une  forme  intermédiaire,  au  point  de  vue 
du  mode  de  germination,  entre  le  type  Sabal  et  le  typé  Dictyosperma. 

Chez  VE.  edulis,  comme  dans  les  germinations  d'E.ensiformis  et  d'^.  ole^ 
racea  figurées  par  Marlius,  les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sont 
réduites  à  leur  gaine. 

Le  limbe,  encore  plissé,  de  la  troisième  feuille  gemmulaire  fait  saillie 
hors  de  la  seconde  gaine.  Ce  limbe  est  déjà  penné.  Ses  divisions,  générale- 
ment au  nombre  de  huit,  sont  lancéolées  et  parcourues  par  des  nervures  qui 
se  dirigent  vers  leurs  extrémités  aiguës.  Pfilzer^  range  cependant  VE.  edulis 
parmi  les  Palmiers  dont  la  première  feuille  normale  possède  un  limbe 
bifide.  —  VE.  edulis  ne  présenterait-il  pas  un  cas  analogue  à  celui  de 
VHowea  Belmoreana,  où  Ton  remarque  que  le  premier  limbe,  bifide  dans 
certains  échantillons,  est  penné  dans  d'autres  cas  par  suite  d'échancrures  qui 
se  produisent  dans  les  deux  lobes  du  limbe?  —  Martius^  a  figuré  pour 

'  UE.  edulis  M.  a  pour  synonymie  :  E.  Globosa  Gaertn?,  E.  pisifera  ^  Gaertn.,  Mmiaca 
Maraitonorum  vel  Palmeto  Humb.  (De  Kerchove  de  Denterghem,  I^es  Palmiers,  p.  244). 

Les  exemplaires  que  je  possédais  de  ce  palmier  ne  permettaient  pas  l'étude  de  la 
gaine  cotylédonaire. 

8  Martius,  HisL  ml.  palm.,  c.  III,  tab.  30,  fig.  XXV,  1-6  et  fig.  I-XIX. 

3  PriTZER,  Ueber  Friichte,  Keimung  und  Jugendzustànde  einiger  Palmen,  p.  48. 

*  Martius,  Hist.  nat.  palm.^  tab.  30,  fig.  XVIII. 


88  RECHERCHES 

VE.  oleracea  un  limbe  bifide  dont  les  divisions  sont  parcourues  par  trois 
grosses  nervures.  On  remarque  que  le  limbe  penné  de  notre  E.  edulis  présente 
aussi  trois  nervures  plus  épaisses  que  les  autres. 

Outre  la  racine  principale,  rapidement  flétrie,  deux  ou  trois  racines 
latérales  assez  développées;  peu  de  radicelles;  celles-ci  sont  disposées  sur 
trois  rangées. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  huit  pôles  :  Lames  ligneuses  formant  fîles^  assez  allongées  et 
ordinairement  rayonnantes;  à  leur  extrémité  intérieure,  vaisseau  à  diamètre 
prédominant,  généralement  séparé  du  reste  de  la  lame  par  des  éléments 
épaissis. 

Massifs  grillagés  assez  réduits,  à  près  près  ovales,  complètement  enve- 
loppés de  fibres  sclérinées. 

Pérkambium  :  vis-à-vis  des  massifs  grillagés,  éléments  très  épaissis; 
ailleurs,  éléments  à  parois  minces  ;  les  éléments  péricambiaux  sont  très  grands. 

Endoderme  :  forts  épaississements  en  U  sur  les  faces  radiales  et  profonde. 

Liège  interne  :  pas  de  lacunes;  un  très  petit  nombre  de  massifs  scléreux 
analogues  à  ceux  qui  ont  été  rencontrés  dans  le  même  tissu  chez  le  dattier. 

Tissu  fondam.  second,  siège  d'un  liège  diffus  :  deux  anneaux  ;  Tinlérieur, 
très  étroit,  est  constitué  par  des  cellules  à  parois  minces;  Pextérieur,  très  large, 
est  formé  par  des  cellules  à  parois  sclérifiées;  tanin,  dans  les  cellules  sclérifiées 
les  plus  superficielles. 

Assise  subéreuse  :  tanin. 

Assise  pilifère  :  éléments  tabulaires. 

Section  transversale  de  la  première  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de 
sa  longueur. 

Faisceaux  de  trois  ordres.  Les  faisceaux  principaux,  dont  le  médian,  sont 
les  plus  rapprochés  du  centre  de  figure  de  Torgane;  leur  croissant  extérieur 
est  plus  épais  que  Tintérieur;  leur  bois  et  leur  liber  sont  peu  développés; 
pas  de  vaisseau  à  diamètre  prédominant.  —  Les  faisceaux  de  second  ordre 
ne  sont  que  la  réduction  des  précédents.  —  Quant  aux  faisceaux  de  troisième 
ordre,  ils  sont  représentés  par  des  masses  scléreuses  entourant  des  fibres 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  89 

primitives.  —  Ces  trois  ordres  de  faisceaux  sont  assez  écartés  de  l^épiderme 
extérieur. 

Tissu  fondamental  :  des  éléments  contenant  beaucoup  de  tanin  ;  cellules 
crislaliigénes  à  raphides  courtes. 

Section  transversale  de  la  seconde  feuille  gemmulairc,  vers  la  moitié  de 
sa  longueur. 

Faisceaux  de  trois  ou  quatre  ordres.  Tous  sont  pourvus  d'un  fourreau  scié- 
reux  très  épais.  Les  éléments  du  croissant  extérieur  sont  relativement  grands 
chez  les  faisceaux  de  premier  et  de  second  ordre.  Dans  les  faisceaux  de 
premier  ordre^  on  rencontre  un  vaisseau  à  diamètre  prédominant.  Les  fais- 
ceaux sont  beaucoup  plus  rapprochés  de  Tépiderme  extérieur  que  dans  la 
première  feuille  gemmulaire. 

Tissu  fondamental  :  tanin  et  raphides  courtes. 

4 

Ces  deux  sections  rencontrent  le  pétiole  de  la  troisième  feuille  gemmu- 
laire :  triangle  à  angles  mousses  et  à  face  antérieure  concave;  trois  arcs  de 
faisceaux  dont  les  extrémités  se  rejoignent  aux  angles  latéraux  de  la  face 
concave;  les  fourreaux  scléreux  des  faisceaux  qui  se  trouvent  près  de  ces 
bords^  se  soudent  pour  augmenter  le  système  mécanique  de  Torgane. 

Howea  Belmoreana  ^ 

Les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sont  réduites  à  leur  gaine. 

La  première  feuille  normale  a  étalé  son  limbe,  déjà  penné,  et  la  feuille  sui- 
vante, à  limbe  encore  plissé,  est  sortie  de  Tétui  formé  par  les  deux  premières 
gaines.  Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  présente  quatre  divisions 
lancéolées,  au  sommet  desquelles  se  dirigent  les  nervures,  dont  six,  plus  grosses 
que  les  autres,  font  saillie  k  la  surface  intérieure  de  ce  limbe.  Il  arrive  que 
le  limbe  de  la  première  feuille  normale  soit  bifide,  la  découpure  médiane 
s'étant  seule  produite.  Ce  fait  est  néanmoins  accidentel  et  on  doit  ranger, 

*  Le  H.  Belmoreana  Becc.  a  pour  synonymie  :  Grisebachia  Belmoreana  Wendl.  et  Dr.  et 
Kentia  Belmoreana  F.  HûlI.  (De  Kerchove  de  Denterghem,  Les  Palmiers,  p.  247). 

J'ai  examiné  des  échantillons  appartenant  aux  deux  espèces  dont  se  compose  le  genre 
Howea^  mais  aucun  de  ces  échantillons  ne  m'a  permis  d'étudier  la  structure  de  la  portion 
libre  du  cotylédon. 

TouE  Ll  12 


90  RECHERCHES 

avec  Pfitzer^y  le  H.  Belmoreana  dans  la  catégorie  des  Palmiers  dont  la 
première  feuille  normale  possède  un  limbe  penné. 

La  préfolialion  répond  au  type  l  de  A.  Naumann  ^,  comme  le  montre^ 
sur  une  section  transversale  à  mi-longueur  de  la  seconde  gaine^  le  limbe  de 
la  quatrième  feuille  gemmulaire. 

Racine  principale  déjà  en  partie  détruite  ;  quelques  racines  latérales  assez 
développées  ;  radicelles  sur  trois  rangées. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  quatorze  pôles  :  Lames  ligneuses  formant  files^  courtes,  rayon- 
nantes ou  confluentes,  terminées  intérieurement  par  un  vaisseau  à  section 
circulaire  et  à  diamètre  prédominant,  séparé  du  reste  de  la  lame  par  une 
rangée  de  cellules  aplaties  ou  sclérifiées;  les  autres  vaisseaux  ont  une 
section  polygonale  ou  ovale;  ils  sont  d'ordinaire  de  très  petit  diamètre. 

Massifs  grillagés  très  restreints. 

Fibres  primitives  presque  obstruées,  tant  Tépaississement  de  leurs  parois 
est  considérable. 

Péricambium  /éléments  ovales,  épaissis;  en  face  des  massifs  grillagés,  ils 
sont  plus  épaissis  que  partout  ailleurs. 

Endoderme  :  épaississements  en  U  très  accusés. 

Liège  inleme  :  massifs  scléreux  presque  toujours  formés  par  un  grand 
nombre  d'éléments;  on  rencontre  cependant  aussi  des  massifs  formés  par  la 
réunion  de  deux  ou  trois  cellules  scléreuses  ;  petites  lacunes. 

Ti$su  fondam.  second.^  siège  d'un  liège  diiïus  :  sclérites  en  grande  quan- 
tité, quelquefois  gemmelées  ;  deux  anneaux  ;  anneau  intérieur  constitué  par 
des  éléments  à  parois  minces;  anneau  extérieur  formé  par  des  cellules  à  parois 
épaissies  ;  ces  sclérites  s'aperçoivent  dans  les  deux  anneaux,  qui  sont  très  larges. 

Assise  subéreuse  :  les  cellules  de  cette  assise  et  les  cellules  les  plus  super- 
Gcielles  du  liège  diffus  contiennent  du  tanin. 

Assise  pilifère  :  larges  éléments  tabulaires  sclérifiés. 

*  Pfitzer,  Veber  Fruchte,  Keimwig  und  Jugendzustànde  dniger  Palmen^  p.  49. 
s  Naumann,  A.,  BeUràge  zur  Entwickdungsgeschichte  der  Palmenblâtter,  p.  258|  pi.  V, 
Bg.  326. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  94 

Les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  ont  un  système  mécanique  très 
développé. 

Faisceaux  1res  nombreux,  répartis  en  trois  ordres,  entourés  par  un  four- 
reau scléreux  dont  l'épaisseur  est  très  considérable  dans  sa  région  extérieure. 

Cordons  scléreux  possédant,  ou  non,  à  leur  intérieur  des  fibres  primitives, 
jetés  sans  aucun  ordre  apparent  dans  la  région  moyenne  et  dans  la  région 
profonde  du  tissu  fondamental. 

.     Tissu  fondamental  :  cellules  allongées  langcntiellement,  à  parois   très 
légèrement  épaissies. 

La  section  transversale  d'ensemble  vers  le  milieu  de  la  longueur  de  la 
seconde  gaine,  rencontre,  outre  le  limbe  de  la  quatrième  feuille  gemmulaire, 
la  gaine  de  la  troisième. 

Système  mécanique  plus  complet  encore  que  dans  les  deux  premières  gaines. 

Faisceaux  :  disposés  sur  trois  arcs  dans  la  partie  élargie;  les  productions 
libéro- ligneuses  des  faisceaux  principaux  sont  très  développées;  le  fourreau 
scléreux  qui  les  entoure  est  excessivement  épais,  surtout  dans  sa  partie  exté- 
rieure; dans  beaucoup  de  ces  faisceaux  principaux,  le  liber  mou  est  divisé 
en  deux  ilôts;  on  ne  rencontre  que  rarement  un  vaisseau  à  diamètre  prédo- 
minant. 

Tissu  fondamental  :  tanin. 

Howea  Forsteriana  *. 

Les  jeunes  plantes  de  cette  espèce  ne  diffèrent  que  fort  peu  des  jeunes 
H.  Belmoreana. 

Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  a  une  forme  assez  variable.  Il  est 
quelquefois  bifide,  parfois  aussi  il  est  penné  et  possède  alors  quatre  ou  cinq 
divisions  lancéolées  ^.  Trois  ou  quatre  nervures  plus  grosses  que  les  autres 
se  montrent  à  sa  surface  intérieure. 

•  Le  H.  Forsteriana  Becc.  a  pour  synonymie  :  Grisebachia  Forsteriana  Wendl.  et  Dr.  et 
Kentia  Forsteriana  F.  Mûll.  (De  Kerchove  de  Denterghem,  Les  Palmiers,  p.  347.) 

s  Je  rangerai  le  H.  Forsteriana  parmi  les  Palmiers  dont  le  limbe  de  la  première  feuille 
normale  est  penné. 


99  RECHERCHES 

La  structure  de  la  racine  principale  est  fort  analogue  à  celle  qui  a  été 
relevée  chez  les  H.  Belmoreana.  J'ai  compté  ici  dix-huit  pôles  dans  le  faisceau 
de  la  racine  et  j'ai  observé  que  des  éléments  des  massifs  scléreux  sont  plus 
épaissis  que  dans  Tespèce  précédente. 

Quant  aux  premières  gaines,  leur  structure  rappelle  assez  exactement 
celle  qui  a  été  relevée  chez  les  H.  Belmoreana.  Le  tissu  fondamental  de  ces 
gaines  est  abondamment  pourvu  de  cellules  cristalligénes  à  raphides  courtes. 

Nephrosperma  Van  Houtleanum^. 

Les  trois  premières  feuilles  gemmulaires  sont  réduites  à  leur  gaine. 

Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  est  profondément  échancré  suivant 
le  plan  médian.  Les  deux  lobes  ainsi  formés  sont  souvent  divisés  à  leur  tour. 
Les  divisions  du  limbe  sont  très  étroites  et  presque  subulées. 

Le  limbe  de  la  quatrième  feuille  gemmulaire^  encore  plissé^  sort  de  Tétui, 
formé  par  les  trois  premières  feuilles. 

Racine  principale  accompagnée  de  trois  racines  latérales;  courtes  et  minces 
radicelles,  disposées  sur  trois  rangées. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  treize  pôles  :  Lames  ligneuses  formant  files,  rayonnantes  ou 
confluentcs,  terminées  intérieurement  par  un  vaisseau  à  section  circulaire  et 
à  diamètre  prédominant,  séparé  du  reste  de  la  lame  par  une  rangée  d'éléments 
aplatis  ou  de  fibres  primitives  épaissies. 

Massifs  grillagés  très  grêles. 

Pcricambium  :  grandes  cellules  tabulaires  à  parois  minces,  parfois  recloi - 
sonnées  langentiellcment. 

Endoderme  :  cellules  rectangulaires,  à  épaississements  en  U  sur  les  faces 
radiales  et  profonde. 

I  Le  iV.  Van  Houtteanum  Balf.  a  pour  synonymie  :  Oncospermal  Van  HouUeanum  Wendl. 
et  Areca  nobilis  Hort.  (De  Kerchove  de  Denterghem,  Les  Palmiers,  p.  232). 

La  structure  de  la  région  basilaire  embrassante  du  cotylédon,  qui  était  flétrie,  n'a  pu  être 
étudiée. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  93 

Liège  interne  :  petites  lacunes^  sclérites  de  même  dimension  que  les 
éléments  ambiants. 

Tissu  fondam.  second.  :  liège  diffus,  double  couronne,  caractères  habituels. 
Assise  pilifère  :  éléments  tabulaires. 

La  structure  varie  peu  d'une  gaine  à  Tautre. 

Les  faisceaux  peuvent  être  répartis  en  trois  ordres.  Ceux  de  troisième 
ordre  sont  réduits  à  Tétat  de  masses  scléreuses  renfermant  parfois  des  fibres 
primitives.  Dans  les  faisceaux  de  premier  et  de  second  ordre,  le  croissant 
extérieur  est  plus  épais  que  l'intérieur.  Les  éléments  de  ce  dernier  croissant 
sont  quatre  fois  plus  grands  que  ceux  du  premier. 

On  rencontre  des  cordons  scléreux,  près  de  la  face  intérieure. 

Dans  la  troisième  gaine,  le  bois  des  faisceaux  de  premier  et  de  second 
ordre  comprend  un  vaisseau  à  diamètre  prédominant. 

Le  tissu  fondamental^  dans  les  trois  gaines,  renferme  des  cellules  crislalli- 
gènes  à  raphides  courtes. 

Les  sections  transversales  à  mi-hauteur  de  la  seconde  el  de  la  troisième 
gaine,  rencontrent  le  pétiole  de  la  première  feuille  normale:  prisme  trian- 
gulaire à  arêtes  mousses  et  à  face  antérieure  plane  ou  déprimée. 

Dans  ce  pétiole,  les  faisceaux  sonl  disposés  sur  deux  arcs  qui  se  rejoignent 
aux  angles  antérieurs  du  prisme,  où  le  fourreau  scléreux  des  faisceaux 
atteint  son  développement  maximum.  Quelques  massifs  scléreux  entourant 
des  fibres  primitives  sont  situés  près  de  la  face  antérieure  du  pétiole.  L'arc 
extérieur  comprend  des  faisceaux  de  deux  ordres,  à  productions  libéro- 
ligneuses  très  développées  et  dont  le  croissant  extérieur  est  plus  épais  que 
rinlérieur.  Les  faisceaux  de  Parc  intérieur  sont  comparables  aux  faisceaux 
principaux  de  Parc  précédent.  Ils  sont  entourés  par  un  fourreau  scléreux  à 
croissant  intérieur  plus  épais  que  Texlérieur.  Les  faisceaux  principaux  des 
deux  arcs  montrent  un  vaisseau  à  diamètre  prédominant.  Le  faisceau  médian 
appartient  à  Parc  extérieur. 


94  RECHERCHES 

Hyophorbe  VerschaffeUi  ^ 

Les  trois  premières  feuilles  gemmulaires  sont  réduites  à  leur  gatne. 

La  première  feuille  normale  possède  un  limbe  étroit^  divisé  par  une  pro- 
fonde échancrure  médiane  en  deux  parties  aciculaires^  au  sommet  desquelles 
se  dirigent  les  nervures.  Les  exemplaires  étudiés  ne  montraient  que  Pextrémilé 
supérieure  de  ce  limbe. 

Racine  principale  assez  forte  et  quatre  racines  latérales;  radicelles  sur 
trois  ou  quatre  rangées. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  la  longueur. 

Faisceau  à  huit  pôles:  Lames  ligneuses  fort  courtes;  très  petit  nombre 
de  vaisseaux  ;  vaisseau  le  plus  intérieur  à  diamètre  légèrement  prédominant^ 
no  dépassant  guère  cependant  celui  des  fibres  primitives  ambiantes;  ce 
vaisseau  est  séparé  du  reste  de  la  lame  par  une  rangée  de  cellules  aplaties 
ou  sclérifiées;  sa  section  est  circulaire^  celle  des  autres  vaisseaux  est  ovale; 
les  lames  ligneuses  sont  assez  espacées. 

Massifs  grillagés  assez  larges^  formant  un  angle  obtus. 

Péricambium  :  éléments  tabulaires  assez  grands^  à  parois  minces;  ils 
ne  sont  pas  séparés  du  liber  par  des  Tibres  primitives  sclérifiées. 

Endoderme  :  épaississements  en  U  peu  accusés. 

Liège  interne  :  sclérites  isolées  ou  groupées  par  deux  et  par  trois^  à  sec- 
tion ovale  ou  polygonale. 

Tissu  fondant,  second.  :  tous  les  éléments  ont  encore  des  parois  minces  ; 
grands  méats,  mais  pas  de  lacunes;  sclérites. 

Assise  pilifère  :  beaucoup  d'éléments  allongés  en  poils. 

La  structure  des  trois  gaines,  relevée  sur  des  sections  transversales  prati- 
quées vers  la  moitié  de  leur  longueur,  varie  peu  d'une  gaine  à  Tautre. 

Section  transversale  de  la  première  gaine  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

*  IJHyophorbe  Verschaffelti  a  pour  synonymie  :  Areca  Verschaffelti  Hort.  (De  Kerchove  de 
Denterghem,  Les  Palmiers,  p.  347). 

L'état  de  flétrissement  de  mes  Hyophorbe  ne  m'a  point  permis  d'étudier  la  structure  de 
la  portion  libre  de  leur  cotylédon. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  95 

Faisceaux  de  deux  ou  trois  ordres  ^  Dans  les  faisceaux  principaux  et 
ceux  de  second  ordre:  petits  vaisseaux  à  section  polygonale.  —  Faisceaux  de 
troisième  ordre  :  simples  masses  scléreuses  enveloppant  parfois  quelques 
fibres  primitives. 

Tissu  fondamental  :  cellules  très  allongées  tangentiellement. 

La  section  transversale  à  mi-hauteur  de  la  première  gaine  rencontre  la 
seconde  et  la  troisième  feuille  gemmulaire  réduites  à  leur  gaine.  Elle  montre 
aussi  le  pétiole  de  la  quatrième  qui^  sur  cette  section,  a  la  forme  d'un 
croissant,  et  enfin  le  limbe  de  la  cinquième. 

Section  transversale  de  la  seconde  gaine  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

A  peu  près  les  mêmes  caractères  que  la  première. 

Faisceaux  principaux  à  fourreau  complètement  sclérifié  (ce  qui  n'existait 
pas  dans  la  feuille  précédente);  vaisseau  à  diamètre  légèrement  prédomi- 
nant, dans  certains  de  ces  faisceaux. 

Tissu  fondamental  :  cellules  cristalligènes  à  raphidcs  courtes. 

Une  section  transversale  de  cette  gaine  vers  la  moitié  de  sa  longueur, 
rencontre,  outre  la  troisième  feuille  gemmulaire  réduite  à  sa  gaine,  le  limbe, 
déjà  divisé  de  la  quatrième,  répondant  au  type  11  de  préfoliation  de 
A.  Naumann  ^ 

Section  transversale  de  la  troisième  gaine  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Tissu  fondamental  :  cellules  à  section  elliptique,  un  peu  allongées  tan- 
gentiellement. 

Faisceaux  principaux  :  les  éléments  du  croissant  extérieur  sont  en  géné- 
ral de  même  grandeur,  mais  plus  épaissis  que  ceux  qui  constituent  le 
croissant  intérieur;  vaisseau  circulaire  à  diamètre  prédominant.  —  Chez  les 
faisceaux  de  second  ordre,  le  croissant  intérieur  est  beaucoup  réduit.  — 
Les  faisceaux  de  troisième  ordre  sont  d'ordinaire  de  simples  masses  scléreuses 
entourant  des  fibres  primitives. 


l  Cest  le  cas  pour  les  trois  gaines. 

^  Naumann,  BeUràge  zur  Entwickelungsge^chichte  der  Palmenhlàtter,  p.  238,  pi.  V,  Hg.  Sib. 


96  RECHERCHES 

La  section  transversale  à  mi-hauteur  de  celle  dernière  gatne^  ne  ren- 
contre que  le  limbe  de  la  quatrième  feuille. 

Faisceaux  principaux  :  très  développés;  vaisseaux  à  diamètre  prédominant; 
le  croissant  intérieur  chez  les  deux  faisceaux  les  plus  développés  possède 
une  largeur  très  considérable,  et  les  cellules  qui  le  composent  sont  beaucoup 
plus  grandes  que  celles  du  croissant  extérieur. 

Pas  de  tissu  de  charnière. 

Hyophorbe  amaricaulis  ^ 

Même  état  d'avancement  que  la  forme  précédente. 

Axe  hypocotylé  très  renflé,  ce  qui  n'est  pas  le  cas  pour  YH.  Verschaffelli. 

Les  trois  premières  feuilles  gemmulaires,  réduites  aussi  à  leur  gaine,  sont 
beaucoup  plus  courtes  et  plus  ouvertes. 

Les  jeunes  H.  amaricaulis  sont,  comme  Tespèce  précédente,  d'une  végé- 
tation lente. 

Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  est  légèrement  plus  large  et  plus 
épais  que  chez  VH.  Verschaffelli. 

La  racine  principale  et  les  trois  racines  latérales  ne  portent  que  fort  peu 
de  radicelles. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  quatorze  pôles  :  Lames  ligneuses  beaucoup  plus  allongées  que  chez 
r^.  Verschaffelli,  terminées  intérieurement  par  un  vaisseau,  dont  le  diamètre 
remporte  de  beaucoup  sur  celui  des  autres  vaisseaux  et  aussi  sur  celui  des  flbres 
primitives  ambiantes,  ordinairement  séparé  du  reste  de  la  lame  par  trois  ou 
quatre  rangées  d'éléments  sclérifiés;  dix  lames  ligneuses  se  rejoignent  deux  à 
deux,  formant  un  angle  au  sommet  duquel  se  trouve  un  grand  vaisseau. 

Massifs  grillagés  de  forme  triangulaire;  Tangle  intérieur  est  aigu. 

Péricambium  :  une  seule  rangée  de  cellules  tabulaires  à  parois  minces. 

Endoderme  :  cellules  à  épaississements  en  U  assez  accentués,  sur  les  parois 
radiales  et  profonde. 

1  Le  H.  amaricaulis  H.  a  pour  synonymie  :  Areca  speciosa  Hort.  et  Sublimia  amaricaulis 
Comm.  (De  Kerguovb  de  Denterghem,  Les  Palmiers,  p.  247). 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  97 

Liège  interne  et  lissu  fondam.  second.  :  sclérites  à  section  irrégulièrement 
arrondie  ou  pentagonale;  il  arrive  que  ces  éléments  se  groupent  par  deux  ou 
par  trois;  les  cellules  qui  composent  les  rangées  superGcielles  du  tissu 
fondamental  secondaire  commencent  à  se  sclérifier. 

Assise  pilifère  :  certains  éléments  sont  très  allongés. 

La  structure  des  premières  feuilles  gemmulaires  est  peu  différente 
de  celle  qui  a  été  relevée  dans  les  organes  correspondants  de  Pespèce 
précédente. 

Section  transversale  de  la  première  gaine  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Tissu  fondamental  :  les  éléments  qui  avoisinent  Tépiderme  intérieur  sont 
flétris  et  affaissés;  il  en  tésulle  que  les  faisceaux^  situés  à  Forigine  dans  la 
partie  moyenne  du  tissu  fondamental,  se  rapprochent  de  la  face  intérieure  de 
la  gaine. 

Faisceaux  :  le  fourreau  n^esl  pas  complètement  sclérifié. 

La  section  transversale  pratiquée  vers  la  moitié  de  la  longueur  de  la  pre- 
mière gaine  rencontre^  outre  la  deuxième  et  la  troisième  gaine,  les  gaines 
de  la  quatrième  et  de  la  cinquième  feuille,  le  limbe  de  la  sixième.  Ce  limbe 
montre  un  plissement  qui  répond  à  la  définition  du  type  II  de  Â.  Naumann  ^ 

Des  sections  analogues  pratiquées  sur  la  seconde  et  la  troisième  gaine , 
ne  présentent  guère  de  différences  avec  la  première. 

Les  faisceaux  de  ces  gaines  ne  possèdent  pas  de  vaisseau  à  diamèlre 
prédominant.  Ils  sont  plus  développés  que  dans  la  première. 

Tissu  fondamental  :  cellules  cristalligènes  à  longues  raphides. 

Une  section  transversale  à  mi-longueur  de  la  seconde  feuille  rencontre 
la  troisième,  la  gaine  de  la  quatrième  et  le  limbe  de  la  cinquième. 

Vers  le  milieu  de  la  longueur  de  la  troisième  gaine,  une  section  trans- 
versale rencontre  le  pétiole  de  la  quatrième  feuille  et  le  limbe  de  la  cin- 
quième. 

<  Naumann,  A.,  Beitràge  zur  Entwickelungsgeschichte  der  Palmenblàtter,  p.  238,  pi.  V, 
fig.  '6ib. 

Tome  LI.  ^3 


98  RECHERCHES 

Geonoma  gracilis  K 

La  première  feuille  normale  a  étalé  son  limbe. 

Les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sont  réduites  à  leur  gaine.  La  lon- 
gueur de  la  seconde  gaine  esl  à  peu  près  double  de  celle  de  la  première. 

Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  esl  bifide.  L'échancrure  médiane 
dépasse  le  milieu  de  la  longueur  du  limbe.  Les  nervures  se  dirigent  vers 
les  extrémités  aiguës  de  ses  divisions,  qui  sont  lancéolées. 

La  racine  principale  et  les  deux  racines  latérales  portent  des  radicelles 
disposées  sur  trois  ou  quatre  rangées. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  onze  pôles  :  Lames  ligneuses  terminées  intérieurement  par 
un  vaisseau  à  diamètre  prédominant;  six  lames  ligneuses  se  rejoignent  deux 
à  deux  et  forment  un  angle  aigu  au  sommet  duquel  se  trouve  un  grand 
vaisseau;  vaisseaux  ovales  ou  circulaires. 

Massifs  libériens  assez  grêles;  fort  peu  d'éléments  grillagés. 

Péricambium  :  cellules  tabulaires  qui  ont  généralement  des  parois  épaissies 
en  face  des  massifs  libériens. 

Endoderme  :  cellules  très  larges  possédant  des  épaississements  en  U  sur  les 
faces  profonde  et  radiales. 

Liège  interne  :  éléments  arrondis  à  parois  minces,  laissant  des  méats  peu 
étendus;  certaines  cellules  contiennent  des  grains  de  fécule;  d'autres,  des 
raphides  courtes. 

Tissu  fondam.  second.  :  double  anneau;  Panneau  intérieur  est  formé  par 
une  ou  deux  rangées  de  cellules  à  parois  minces;  Textérieur,  siège  d'un  liège 
diffus,  par  six  ou  sept  rangées  de  cellules  à  parois  épaissies. 

Assise  subéreuse  sclérifiée. 

Assise pilif ère  :  éléments  tabulaires. 

Section  transversale  de  la  première  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de  sa 
longueur. 

^  Les  échnnlillons  examinés  n'ont  point  permis  d'étudier  d'une  manière  satisfaisante  la 
portion  libre  du  cotylédon. 


.    SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  99 

Tissu  fondamental  :  cellules  ovales  à  parois  minces^  allongées  langen- 
tieliemeat;  nombreuses  cellules  crislalligènes  à  rapliides  courtes^  près  de 
Tépiderme  extérieur. 

Faisceaux  de  trois  ordres.  Dans  les  faisceaux  principaux,  on  ne  trouve 
pas  de  vaisseau  à  diamètre  prédominant. 

Section  transversale  de  la  seconde  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de  sa 
longueur. 

Faisceaux  de  Irois  ordres.  Les  éléments  du  croissant  extérieur  des  fais- 
ceaux principaux  diffèrent  peu  de  ceux  qui  constituent  le  croissant  intérieur. 
Les  faisceaux  n'ont  pas  de  vaisseau  à  diamètre  prédominant. 

La  section  transversale  à  mi-hauleur  de  la  seconde  gaine  rencontre  la 
gaine  de  la  troisième  feuille,  gemmulaire  et  le  limbe  de  la  quatrième.  Celui-ci 
montre  un  plissement  se  rapportant  au  type  II  de  Â.  Naumann  ^ 

La  gaine  de  la  troisième  feuille  gemmulaire  présente  un  fort  épaississemenl 
suivant  le  plan  médian  et  en  avant.  Dans  cette  partie  élargie,  se  trouvent  deux 
arcs  de  faisceaux  qui  vont  se  rejoindre  dans  la  partie  étroite,  où  tous  les 
faisceaux  sont  réduits  à  IVialde  masses  scléreuses  possédant,  ou  non,  des  fibres 
primitives.  L'arc  extérieur  est  appliqué  contre  Fépiderme  extérieur;  Tare  inté- 
rieur, contre  Tépîderme  intérieur.  Dans  ces  deux  arcs,  les  faisceaux  peuvent 
être  groupés  en  deux  ordres.  Les  faisceaux  principaux  qui  ont  des  productions 
libéro-ligneuses  développées,  sont  entourés  par  un  épais  fourreau  scléreux 
dans  lequel  il  n'y  a  guère  lieu  d'établir  une  distinction  entre  les  éléments  de 
la  partie  extérieure  et  ceux  de  la  partie  intérieure.  Les  faisceaux  de  second 
ordre  sont  ordinairement  réduits  à  l'état  de  masses  scléreuses  enveloppant  des 
Gbres  primitives.  Chez  certains  faisceaux  de  l'arc  intérieur,  il  y  a  fusion  des 
fourreaux  scléreux. 

Calyplronoma  Levautzi. 

Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  est  étalé. 

m 

A  cet  âge,  la  portion  libre  du  cotylédon  est  flétrie. 

•  Naumann,  A.,  Beiiràge  zur  Eutwickelungsgeschichte  der  Pabnenblàtter,  p.  238,  pi.  V, 
lig.  Sib. 


iOO  RECHERCHES 

La  première  feuille  normale  a  un  limbe  bifide  qui  ressemble  beaucoup  à 
celui  que  présente  le  même  organe  chez  le  Geonoma  gracilis.  Les  divisions 
de  ce  limbe  sont  lancéolées.  Dans  chaque  division,  les  nervures,  parmi 
lesquelles  il  s'en  trouve  quatre  plus  grosses,  se  dirigent  vers  les  extrémités 
aiguës*.  Le  pétiole  de  cette  feuille  est  assez  allongé. 

Une  section  transversale  pratiquée  vers  la  moitié  de  la  longueur  de  la  seconde 
feuille  gemmulaire,  rencontre  la  gaine  de  la  troisième  et  le  limbe  de  la  qua- 
trième^ dont  le  plissement  peut  être  rapporté  au  type  II  de  A.  Naumann  ^ 

Les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sont  réduites  à  leur  gaine. 

Racine  principale  accompagnée  de  deux  racines  latérales;  radicelles  assez 
courtes  et  assez  nombreuses,  disposées  sur  trois  rangées. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  longueur. 

Faisceau  à  dix  pôles  :  lames  ligneuses  comprenant  des  vaisseaux  circu- 
laires et  ovales;  quelques-unes  se  rejoignent  deux  à  deux  et  forment  un 
angle  aigu  au  sommet  duquel  on  rencontre  un  grand  vaisseau;  les  grands 
vaisseaux  intérieurs  sont  séparés  des  lames  auxquelles  ils  appartiennent  par 
des  éléments  plats  ou  sclérifiés. 

Péricambium  :  cellules  tabulaires  parfois  recloisonnées  tangentiellement, 
possédant,  en  face  des  massifs  grillagés,  des  parois  épaissies. 

Endoderme  :  éléments  rectangulaires  dont  les  faces  radiales  et  profonde 
sont  épaissies  en  U. 

Lfiège  interne  :  méats  assez  larges,  cellules  circulaires  à  parois  minces. 

Tissu  fondam.  second.  :  une  double  couronne,  liège  diffus. 

Assise  pilifére  :  éléments  tabulaires. 

La  structure  de  la  première  feuille  gemmulaire  est  à  peu  près  analogue  à 
celle  de  la  seconde. 

Faisceaux  de  trois  ordres.  Le  faisceau  médian  de  la  seconde  feuille  est 
situé  près  de  Pépiderme  extérieur.  Les  faisceaux  principaux  les  plus  proches 
de  ce  médian  se  trouvent  dans  la  région  moyenne  du  tissu  fondamental.  Le 


^  Naumann,  A.,  Beitràge  zur  Enlwickelungsgeachichte  der  Palmenblàtier,  p.  238,  pJ.  V, 
fig.  32fr. 


J 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  101 

croissant  extérieur  est  plus  épais  que  rinlérieur,  dans  les  faisceaux  les  plus 
extérieurs.  Cest  le  contraire  qui  a  lieu  chez  les  faisceaux  qui  sont  plus 
rapprochés  du  centre  de  figure  de  Torgane. 

Tissu  fondamental  :  dans  la  zone  profonde  des  deux  premières  feuilles 
gemmulaires,  certaines  cellules  contiennent  de  Tamidon  ;  cellules  cristalli- 
gènes  h  raphides  courtes^  près  de  Pépiderme  extérieur. 

Une  section  transversale  vers  la  moitié  de  la  longueur  de  la  seconde 
feuille  gemmulaire^  rencontre  la  gaine  de  la  première  feuille  normale  el  le 
limbe  de  la  seconde. 

La  gaine  de  la  première  feuille  normale  oiTre^  sur  une  pareille  section,  la 
forme  d'un  anneau  plus  épais  en  avant. 

Les  faisceaux^  dans  la  partie  épaisse  de  Tanneau,  sont  disposés  sur  trois 
arcs  qui  vont  se  réunir  dans  la  partie  étroite.  Les  faisceaux  de  Parc  extérieur 
sont  de  deux  ordres.  Ils  tournenl  leur  bois  vers  le  centre  de  figure  de  l'organe. 
Leurs  productions  libéro-Iigneuses  sont  très  développées.  Le  croissant  extérieur 
de  ces  faisceaux  esl  plus  épais  que  l'intérieur.  —  Les  faisceaux  de  l'arc  moyen 
sont  plongés  dans  la  région  moyenne  du  tissu  fondamental.  Leurs  productions 
libéro-Iigneuses  sont  très  développées.  Ces  faisceaux,  comme  aussi  les  faisceaux 
principaux  de  l'arc  extérieur,  ont  leur  liber  mou  divisé  en  deux  îlots.  Ils 
possèdent  un  vaisseau  à  diamètre  prédominant.  Leur  croissant  intérieur  est 
beaucoup  plus  épais  que  l'extérieur.  —  Les  faisceaux  de  l'arc  intérieur  sont  au 
nombre  de  trois.  Un  de  ces  faisceaux  est  placé  dans  le  plan  médian  el  tourne 
son  bois  vers  la  surface  extérieure  de  l'organe.  Les  deux  autres  sont  réduits 
à  l'état  de  masses  scléreuses  enveloppant  des  fibres  primitives. 

Tissu  fondamental  :  cellules  cristalligènes  à  raphides  courtes. 

Desmoncus  sp.  ? 

Desmoncus  brésilien,  que  je  n'ai  pu  spécifier  parce  que  l'échantillon  ne 
le  permettait  pas.  Étant  donné  l'étal  défectueux  de  cette  jeune  plante,  il  ne 
m^a  été  possible  d'étudier  que  certaines  parties. 

Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  est  étalé.  Ce  limbe  possède  une 


102  RECHERCHES 

forme  remarquable.  II  comprend  deux  lames  lancéolées,  insérées  au  sommel 
du  péliole,  indépendantes  l'une  de  Tautre  et  assez  semblables  aux  folioles 
d'une  feuille  composée  (pi.  IV,  fig.  5).  Chacune  d'elles  montre  une  grosse 
nervure  médiane  el  une  assez  grande  quantité  de  nervures  plus  fines 
qui  se  dirigeot  vers  leur  exlrémilé  aiguë.  Entre  ces  deux  lames,  se  rencontre 
un  filament.  Le  pétiole  a  une  section  triangulaire  h  angles  mousses  el  à 
face  antérieure  creusée  d'un  sillon.  Une  section  transversale  a  mi-hauteur 
de  la  seconde  feuille  gemmulaire  rencontre  la  gaine  de  la  première  feuille 
normale. 

Cette  même  section  laisse  apercevoir  le  plissement  de  la  quatrième  feuille 
gemmulaire.  Ce  plissement,  assez  compliqué,  ne  me  semble  pouvoir  être 
rapporté  à  aucun  des  trois  types  de  A.  Naumann  ^  (pi.  IV,  fig.  6). 

Les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sont  réduites  à  leur  gaine  el 
terminées  par  une  pointe  médiane. 

Une  racine  latérale;  racine  principale  accompagnée  de  quelques  racines 
secondaires  assez  fortes;  deux  ou  trois  rangées  de  radicelles. 

Section  transversale  de  la  racine  principale  vers  la  moitié  de  sa  lon- 
gueur. 

Faisceau  à  vingt  pôles:  Certaines  lames  ligneuses  sont  rayonnantes; 
d'autres  se  rejoignent  deux  à  deux  en  formant  un  angle  aigu  au  sommel 
duquel  on  rencontre  un  grand  vaisseau  ovale;  parfois,  suivant  la  bissectrice 
de  l'angle,  se  montre  une  troisième  lame  beaucoup  plus  petite;  outre  les  grands 
vaisseaux,  on  trouve  de  petits  éléments  vasculaires  à  section  polygonale  ou 
arrondie. 

Les  massifs  grillagés  les  plus  volumineux  sont  situés  entre  les  lames 
ligneuses  rayonnantes,  et  non  dans  les  angles  formés  par  les  lames  ligneuses 
confluentes. 

Les  fibres  primitives  de  la  région  centrale  ont  des  parois  moins  épaissies 
que  les  autres. 


*  Naumann,  A.,  Beitràge  zur  Entwickelungsgeschichte  der  Palmenblàtter,  p.  238,  pi.  V, 
fig.  S^b, 


r 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  105 

Péricambium  :  grandes  cellules  tabulaires  à  parois  minces; 

Endodetme  :  cellules  ovales  ;  épaississcments  en  U  sur  les  faces  radiales  et 
profonde. 

Liège  interne  :  cellules  arrondies;  la  plupart  sont  gorgées  de  grains  de 
fécule  circulaires  ou  elliptiques;  petites  lacunes  étirées  radialement. 

Tissu  fondam.  second.  :  double  couronne,  caractères  habituels. 

Assise  subéreuse  :  grands  éléments  à  parois  minces. 

Assise  pilifère  :  cellules  de  grand  diamètre,  tabulaires,  à  paroi  extérieure 
scléritiée. 

Sjection  transversale  de  la  première  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de 
sa  longueur. 

Faisceaux  de  quatre  ordres.  Productions  libéro-ligneuses  peu  développées. 
Fourreau  scléreux  assez  restreint. 

Tissu  fondamental  :  les  éléments  adjacents  aux  fourreaux  sont  allongés 
perpendiculairement  aux  faisceaux;  les  cellules  de  la  zone  profonde  sont 
gorgées  d'amidon;  cellules  cristalligénes  à  raphides  courtes. 

Section  transversale  de  la  seconde  feuille  gemmulaire,  vers  la  moitié  de  sa 
longueur. 

Faisceaux  :  de  quatre  ordres  ;  plus  développés  ;  les  faisceaux  de  premier 
et  de  second  ordre  ont  un  vaisseau  à  diamètre  prédominant  ;  croissant  exté- 
rieur assez  épais. 

Une  section  transversale  à  mi-hauteur  de  la  seconde  feuille  gemmulaire 
rencontre  la  gaine  de  la  troisième  et  le  limbe  de  la  quatrième. 

La  gaine  de  la  première  feuille  normale  est  très  épaisse  dans  sa  partie 
antérieure. 

Dans  cette  région,  les  faisceaux  sont  groupés  sur  deux  arcs  qui  se  rejoignent 
dans  la  partie  mince,  où  tous  les  faisceaux  sont  réduits  à  des  masses  scléreuses 
enveloppant,  ou  non,  des  fibres  primitives.  Les  faisceaux  de  Tare  extérieur 
sont  appliqués  contre  Tépidermë  extérieur.  On  peut  les  répartir  en  trois 
ordres.  L'arc  intérieur  ne  comprend  que  quatre  faisceaux  comparables  aux 
faisceaux  principaux  de  Parc  extérieur.  Ces  faisceaux  principaux  montrent 
des  productions  libéro-ligneuses  très  développées.  Les  faisceaux  qui  com- 


104  RECHERCHES  SUR  LES  JEUNES  PALMIERS. 

posent  Tare  intérieur  et  quelques  faisceaux  de  l'arc  extérieur,  ont  leur  liber 
mou  divisé  en  deux  ilôts.  Les  faisceaux  principaux  de  Tare  extérieur  et  les 
faisceaux  de  Tare  intérieur  ont  un  vaisseau  à  diamètre  prédominant.  Le 
croissant  extérieur  est  très  volumineux  chez  les  faisceaux  de  Parc  extérieur. 
Il  est  plus  épais  que  le  croissant  intérieur.  Le  contraire  a  lieu  chez  les  fais- 
ceaux de  Tare  intérieur. 

Des  cordons  sdéreux  se  rencontrent  dans  la  région  moyenne  de  la  partie 
épaisse  de  la  gaine,  ainsi  que  le  long  de  l'assise  épidermique  intérieure. 

Les  productions  libéro-ligneuses  du  limbe  de  la  quatrième  feuille  sont 
peu  développées. 


i 


CHAPITRE  V 


Conclusions 


Les  germinations  de  Palmiers  se  ramènent  à  trois  types  :  PhœniXj  Sabal 
et  Dictyosperma. 

L^axe  hypocotylé  est  court  et  ordinairement  renflé  à  sa  base. 

La  portion  libre  du  cotylédon  comprend  une  région  basilaire  embrassante 
et  une  région  cylindrique,  dans  les  germinations  du  type  Phœnix  et  du  type 
Sabal. 

Dans  les  germinations  du  type  Phœnix,  la  région  cylindrique  fait  suite  à 
la  région  embrassante. 

Dans  certaines  germinations  du  type  Phœnix,  le  bord  de  la  fente  gem- 
mulaire  est  déchiré  (PAœnia:,  Caryota,  Latania).  Chez  d'autres,  celte  région 
déchirée  manque;  il  y  a  un  léger  exhaussement  du  bord  de  la  fente 
(Chamœrops,  Livislona,  Trachycarpus). 

Dans  les  germinations  du  lype  Sabal,  le  cylindre  cotylédonaire  est  inséré 
près  de  la  base  de  la  région  embrassante. 

La  graine  reste  accolée  à  la  partie  inférieure  de  la  région  embrassante, 
dans  les  germinations  du  type  Dictyosperma. 

La  première  feuille  genjmulaire  est  toujours  réduite  à  sa  gaine.  Elle  est 
seule  réduite  à  cet  état  dans  les  genres  ^  : 


Rhopalostylis  ^^ 

Caryota, 

PhœniXf 

Sabal, 

Washingtonia, 


Chamœrops, 

Livistona, 

Trachycarpus, 

ThrinaXf 

Latania. 


'  Les  énumérations  se  font  d'après  Tordre  adopté  par  Bentham  et  Hooker  (Gênera 
planlarum). 

s  Voy.  l'observation  qui  se  trouve  au  bas  de  la  p.  84. 

Tome  L1.  14 


i06  RECHERCHES 

Les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sonl  réduites  à  leur  gaine  ^  dans 
les  genres  : 


Archontophœnix, 

Dictyosperma, 

Eutet^pe, 

HoweOy 

Geonoma, 


Calyplronoma, 
Priicïiardia^ 
Desmoncus, 
Cocos, 


Enfin^  les  trois  premières  feuilles  gemmulaires  sonl  réduites  à  leur  gaine^ 
dans  les  genres  : 

Kentia^ 

Nephrosperma, 

Hyophorbe. 

Ces  diverses  gaines  sont  ouvertes  dans  leur  partie  supérieure  et  terminées 
par  une  pointe  médiane  plus  ou  moins  forte^  selon  les  espèces.  Elles  présen- 
tent des  nervures  parallèles  et  parfois  des  sillons  longitudinaux.  Leur  surface 
est  lisse. 

Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  est  allongé^  entier  et  terminé  en 
pointe,  chez  les  genres  : 


Phcenix, 

Sabat^ 

Washingtonia, 

Chamœf^ops, 

Pritchardia, 


Livistoua, 
TrachycarpuSy 
ThrinaXy 
Cocos. 


*  Il  faut  ajouter  ici  le  Klopstockta  cerifera  Karst.  Sur  le  dessin  qu'en  donne  Karsten,  on 
remarque  que  les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sont  réduites  à  leur  gaine.  (Karsten, 
Vegetationsorgane  der  Palmen,  pi.  IV,  fig.  6.) 

2  Karsten  (Vegetatiomorgane  der  Palmenj  pi.  IV,  fig.  8)  a  représenté  la  germination 
d'un  Iriarlœa  prœmorsa  Klotzsch.  Les  quatre  premières  feuilles  gemmulaires  seraient 
réduites  à  leur  gaine?  Il  m'a  été  impossible  de  vérifier  ce  fait,  ne  possédant  aucun  échan- 
tillon de  cette  plante.  Jamais  je  n'ai  rencontré  un  jeune  Palmier  possédant  un  si  grand 
nombre  de  feuilles  gemmulaires  réduites  à  leur  gaine. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS. 


107 


Il  est  divisé  en  deux  parties  chez  les  genres  : 


Kentia, 

A  rchontophcsnix, 

RhopaloslyliSf 

Dictyospermaf 

Eulerpe  *, 


Nephrosperma, 
Byophorbe, 
Geonoma, 
Calyptronoma. 


Chez  les  genres  Caryota  et  Desmoncus,  ce  limbe  possède  les  formes 
remarquables  décrites  au  sujet  du  C.sobolifera  *  et  d'un  Desmoncus  brésilien  ^ 

Ce  limbe  est  penné  chez  les  Howea^  et  les  Lalania. 

La  première  feuille  normale  montre  des  nervures  parallèles.  Les  cordons 
libéro-ligneux  horizontaux  qui  les  relient^  ne  sont  pas  toujours  visibles  par 
transparence.  La  nervure  médiane  du  limbe  est  parfois  prédominante.  Dans 
certains  cas^  elle  ne  se  différencie  guère  des  autres  grosses  nervures.  Cette 
feuille  porte  des  poils^  chez  toutes  les  plantes  examinées.  Ces  poils  sont  par- 
fois très  longs.  Comme  ils  ne  semblent  guère  offrir  d'intérêt  pour  la  classifî- 
cation^  il  me  suffira  ici  de  mentionner  leur  existence.  J'ajouterai  que  ces  poils 
sont  caducs  et  qu'ils  ne  s'aperçoivent  plus  sur  les  parties  de  la  première 
feuille^  étalées  hors  de  Télui  gemmulaire. 

A.  Naumann  ^  qui  a  étudié  l'histoire  du  développement  des  feuilles  de 
Palmiers^  distingue^  chez  ces  plantes^  trois  types  principaux  de  plissement. 
Le  plissement  que, présentent  les  jeunes  Desmoncus  examinés  ne  me  semble 
pouvoir  être  rapporté  à  aucun  de  ces  types. 

La  section  transversale  du  pétiole  de  la  première  feuille  normale  affecte  la 
forme  d'un  triangle  à  angles  mousses  et  à  hce  antérieure  déprimée  ou 
sillonnée.  A  l'âge  des  plantes  examinées,  ce  pétiole  est  très  court  chez 


'  Voy.  p.  87. 

2  Voy.  p.  34. 

3  Voy.  p.  ICI. 
♦  Voy.  p.  90. 

^  Naumann,  A.,  Beitràge  zur  Entivickelungsgeschichte  der  Palmenblàtterf  p.  238. 


i08 


RECHERCHES 


certaines  espèces  (dattier^  etc.);  chez  d^autres,  il  possède  déjà  une  longueur 
assez  considérable  (Phœnix  canariensis,  etc.). 

Une  section  analogue  de  la  gaine  de  la  première  feuille  normale  offre  la 
forme  d'un  anneau.  Celui-ci  est  toujours  plus  épais  suivant  le  plan  de  symé- 
trie de  Torgane  et  dans  sa  partie  postérieure. 

Les  autres  feuilles  se  développent  plus  ou  moins  rapidement.  C'est  ainsi 
qu'à  Tàge  considéré  (la  première  feuille  normale  seule  visible  extérieurement)^ 
une  section  transversale  pratiquée  vers  la  moitié  de  la  longueur  de  la  pre- 
mière feuille  gemmulaire  ne  rencontre  que  deux  feuilles  \  chez  les  jeunes 
Palmiers  suivants  : 


Phcenix  dacfylifera, 
P,  canariensis, 
P.  farinifera, 
P.  reclinata, 
P.  spinosa, 


Chamcerops  humilisy  var.  iomentosa, 

—  —        —  flexuasa^ 

—  —        —  arborescens, 
Livistona  auslraliSf 

L.  chinensis,  etc. 


Cette  même  section  en  rencontre  trois^  chez  les 


quatre^  chez  les 


Caryota  sobolifera, 
Cocos  flexuosa,  etc.; 

Geonoma  gracilis,  etc. 


L'appareil  radical  comprend  une  racine  principale^  dont  la  longueur 
devient  parfois  assez  considérable,  et  des  racines  latérales  grêles  insérées  à 
la  base  de  l'axe  hypocotylé  dans  la  germinations  de 


Caryota  sobolifera^ 

Phœnix  dactylifera^ 

P.  canariensis^ 

P,  farinifera, 

P.  reclinata, 

P.  spinosa^ 

Chamcerops  humilis,  var.  tomentosa, 

*  Y  compris  la  première. 


Chamceropê  humilis,  var.  flexuosa^ 

—  —       —  arborescens  f 

Livistona  australis, 
L.  chinensis, 
Trachycarpus  excelsus, 
Latania  Loddigesii, 
Cocos  flexuosa. 


I 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  «09 

Ces  racines  latérales  sont^  au  contraire^  très  développées  et  aussi  fortes  ou 
presque  aussi  fortes  que  la  racine  principale,  c'est-à-dire  que  cette  racine 
principale  est  rapidement  flétrie  et  remplacée  par  des  racines  latérales^  chez 
les 


Kentia  exorhiza, 
Archontophœnix  Alexandrœ, 
À.  Cunninghamiana, 
Rhopalostylis  Baueri, 
R,  sapida, 
Euterpe  edulis, 
Houxa  Belmoreana, 


H.  Forsteriana, 

Nephrosperma  Van  HouUeanum, 

Hyophorbe  Verschaffelli^ 

H.  amaricauliSf 

Geonoma  graciliSf 

Caltjptronoma  Levautzif 

DesmoncuSf  sp.? 


Je  n'ai  point  rencontré  de  racines  latérales  chez  les 

Dictyosperma  aureum^ 
Sabal  umbraculifera, 
5.  Adansoni, 
Pritchardia  pacifica, 
Thrinax  excelsa. 

La  racine  principale^  qui  donne  parfois  naissance  à  des  racines  secondaires 
(^Desinoncus\  porte  des  radicelles  sur  deux  à  huit  rangées  verticales.  Ces 
radicelles  restent  quelquefois  très  courtes. 

  l'extrémité  végétative  de  cette  racine  principale^  on  voit  une  coiffe 
nettement  accusée. 

La  structure  de  la  racine  principale,  relevée  vers  la  moitié  de  sa  longueur, 
offre  des  variations  intéressantes  à  noter. 

Le  faisceau  du  Thrinax  excelsa  ne  compte  que  six  pôles,  alors  que  le 
Latania  Loddigesii  en  montre  plus  de  trente  au  même  stade. 


ilO 


RECHERCHES 


J'ai  relevé  dans  le  tableau  suivant.  le  nombre  moyen  des  pôles  du  fais 
ceau  de  la  racine  chez  les  espèces  examinées  : 


NOMS  DES  ESPÈCES. 


NOMBRE 

moyen 
des  lames. 


NOMS  DES  ESPÈCES. 


NOMBRE 

moyen 
des  lames. 


Kentia  exorhiza 

Archontophœnix  Alexandrœ 

A.  Cunninghamiana 

Rhopalostylis  Baueri 

R,  sapida 

Dictyosperma  aureum 

Euterpe  edulis 

Howea  Bdmoreana 

H.  Forsteriana 

Nephrosperma  Van  Houtteanum  .  .   . 

Hyophorbe  amaricaulis 

H,  Yerschaffelii 

Geonoma  gracUis 

Calyptronoma  Levautzi 

Caryota  sobolifera 

Phœnix  canariensis 

P.  dactylifera 

P.  fannifera 


22 
11 
12 

9 
10 
13 

8 
14 
18 
13 
U 

8 
11 
10 
12 
43 
H 
10 


Phœnix  reclinaùa 

P.  spinosa 

Sabal  Adansoni 

S.  umbraculifera 

Washinglonia  filifera 

Chamœrops  humilis,  var.  arborescens  . 

C.  humilis,  var.  flexuosa 

C.  humilis,  var.  tomentosa 

Pritchardia  macrocarpa 

P.paci/ica 

Livistona  av^stralis 

L.  chinensis 

Trœhycarpus  excelsus 

Thrinax  excelsa 

Latania  Loddigesii 

Desmonais,  sp.? 

Cocos  flexuosa 


14 

12 

17 

9 

10 

9 

9 

8 

21 

44 

40 

40 

6 

6 

34 

20 

22 


Les  lames  ligneuses  comprennent  des  vaisseaux  à  section  circulaire^ 
ovale,  ou  polygonale,  dont  le  diamètre  va  en  augmentant  de  la  périphérie 
du  faisceau  vers  le  centre.  Dans  les  lames  rayonnantes,  ces  vaisseaux  sont 
disposés  sur  une  seule  rangée  en  files  étroites  (Euterpe  edulis^  etc.),  ou 
forment  des  massifs  cunéiformes  (dattier).  Les  parois  de  ces  vaisseaux  sont 
ordinairement  épaissies  et  portent  des  ponctuations  scalariformes.  Les  lames 
manifestent  souvent  une  tendance  à  se  rejoindre  deux  à  deux,  parfois  réa- 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  Hi 

lisée  dans  certaines  germinations  {Geonoma  graciliSy  etc.).  Les  lames  ligneuses 
confluentes  forment  un  angle  aigu  au  sommet  duquel  se  rencontre  un  vais- 
seau de  grand  diamètre.  On  trouve  quelquefois  une  petite  lame  ligneuse 
suivant  la  bissectrice  de  Tangle  ainsi  formé  (Cocos  flexuosa,  etc.).  Ce  ne 
sont  point  toujours  deux  lames  voisines  qui  se  réunissent;  il  se  présente  des 
cas  où  les  lames  confluentes  sont  séparées  par  deux  ou  trois  lames  rayon- 
nantes (Cocos  flexuosa),  ou  même  confluentes  à  leur  tour  deux  à  deux.  Le 
vaisseau  intérieur  est  habituellement  remarquable  par  son  grand  diamètre 
qui  remporte  de  beaucoup  sur  celui  des  autres;  parfois  il  ne  diffère  guère  de 
ceux-ci  [Hyophorbe  Verscha/felti).  Ce  grand  vaisseau  intérieur  est  séparé 
du  reste  de  la  lame  ligneuse  soit  par  une  rangée  d'éléments  plats  à  parois 
minces^  soit  par  une  ou  plusieurs  rangées  de  fibres  primitives  à  parois  sclé- 
rifiées.  Il  y  a  parfois  découpure  de  la  lame  ligneuse  par  rintercalation  en 
divers  points  de  plusieurs  rangées  de  fibres  primitives  scléreuses. 

Dans  les  massifs  libériens,  les  plus  grands  éléments  grillagés  sont  parfois 
les  plus  intérieurs  [Phœnix  daclylifera);  dans  d'autres  cas,  ils  sont  situés  au 
milieu  du  massif  (la/ein/a  Loddigesiï).  Chez  le  Latania  Loddigesii,  les  massifs 
libériens  sont  divisés  par  des  fibres  primitives  en  deux  ilôts  très  distants 
\\\n  de  Tautre  et  dilués  sur  un  même  rayon. 

Le  liber  est  séparé  du  bois  par  des  fibres  primitives.  Ces  fibres  ont  ordinai- 
rement une  section  polygonale.  Entre  les  massifs  grillagés  et  les  massifs  ligneux, 
elles  sont  allongées  suivant  le  sens  du  rayon  ;  dans  la  région  centrale,  elles  sont 
isodiamétriques.  Dans  certains  cas,  leurs  parois  sont  minces;  dans  d'autres, 
elles  sont  épaissies.  Il  arrive  que  les  fibres  primitives  de  la  région  centrale 
du  faisceau  soient  fort  différentes  des  autres.  C'est  ainsi  qu'à  certains  niveaux 
de  la  racine  principale  du  dattier  et  d'autres  Palmiers,  les  fibres  du  centre 
ont  des  parois  minces  alors  qu'ailleurs  leurs  parois  sont  épaissies.  Les  fibres 
centrales  du  faisceau  polyarquedu  Latania  Loddigesii  onl  une  section  arron- 
die, alors  que  dans  le  reste  du  faisceau  leur  section  est  polygonale.  Il  y  a 
plus  :  les  fibres  primitives^  chez  ce  Palmier,  sont  épaissies  dans  la  zone  des 
grands  vaisseaux  alors  qu'elles  ne  le  sont  pas  ailleurs.  Les  fibres  primitives 
de  la  région  centrale  du  faisceau   polyarque  du  Kenlia  exorhiza  onl  une 
section  arrondie. 


H2  RECHERCHES 

Les  éléments  du  péricambium  ont  une  section  tabulaire  ou  polygonale.  Ils 
sont  parroistrès  grands  {Laiania  Loddigesii).  Chez  certaines  jeunes  plantes, 
les  éléments  péricambiaux  sont  épaissis  en  face  des  massifs  libériens  [Cha- 
mœrops  humiliSy  v.  tomenlosa,  etc.)  ou  des  fibres  primitives  qui  séparent  le 
liber  des  lames  ligneuses  (PAû?/if a?  canariensis).  Dans  le  faisceau  de  quelques 
Palmiers,  ils  se  recloisonnenl  une  fois  tangenliellement  ;  chez  d'autres,  il  peut 
y  avoir  deux  recloisonnements  successifs. 

L'endoderme  du  faisceau  polyarque  est  constitué  par  des  éléments  à  section 
carrée  ou  ovale  présentant  des  épaississements  sur  toutes  leurs  faces  (certaines 
cellules  de  Pendoderme  du  Thrinax  excelsa)^  ou  sur  leurs  faces  radiales 
et  profonde  seulement,  formant  des  épaississements  en  forme  d'U,  comme 
on  en  trouve  chez  le  Smilax.  On  peut  ranger  dans  cette  dernière  catégorie 
presque  tous  les  Palmiers  étudiés.  Les  épaississements  sur  les  faces  radiales  et 
profonde  peuvent  ne  pas  alTecter  la  forme  d'un  U.  Ces  épaississements  n'intéres- 
sent que  les  faces  latérales  chez  les  jeunes  Sabal  umbraculifera  et  Laiania 
Loddigesii.  Entin,  Tendoderme  présente  une  alternance  d'arcs  scléreux  et  d'arcs 
à  parois  minces  chez  les  trois  variétés  examinées  du  Chamœrops  humilis. 

Le  liège  interne  (tissu  cortical  interne  à  développement  centrifuge,  d'après 
la  terminologie  spéciale  de  Van  Tieghem)  est  composé  de  cellules  à  parois 
minces,  à  section  ovale  ou  circulaire,  laissant  enire  elles  des  méats  parfois 
assez  grands,  et  dont  la  sériation  radiale  n'est  visible  que  dans  le  voi- 
sinage du  faisceau.  Ce  tissu  montre  quelques  petites  lacunes  produites 
par  décollement  et  affaissement  des  cellules.  Parfois  ces  petites  lacunes  sont 
très  nombreuses  (Laiania  Loddigesii).  Chez  d'autres  Palmiers,  on  observe 
Texistence  de  grandes  lacunes  séparées  par  des  cloisons  n'ayant  que  quel- 
ques cellules  d'épaisseur  (certains  Phœnix). 

Le  liège  interne  est  circonscrit  par  une  couronne  de  tissu  fondamenlal 
secondaire.  Cette  couronne  est  composée  de  deux  ou  trois  anneaux.  Dans 
ce  dernier  cas,  l'anneau  moyen  est  formé  de  cellules  à  parois  sclérifiées;  les 
anneaux  intérieur  et  extérieur,  de  cellules  à  parois  minces.  L'anneau  moyen 
est  alors  le  siège  d'un  liège  diffus  (dattier).  Quand  cette  couronne  n'est 
constituée  que  par  deux  anneaux,  l'extérieur  possède  des  parois  épaissies  ; 
l'intérieur,  des  parois  minces.  Chez  les  Hyophorbes  examinés,  la  couronne 


■1 

I 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  113 

de  lissu  fondamenlal  secondaire  n'est  pas  encore  sclérifiée.  Les  cellules  du 
tissu  fondamental  secondaire  ont  une  section  polygonale.  Elles  sont  allongées 
radialemenl  ou  tangentiellement. 

Le  système  cortical  ne  présente  pas  d'éléments  épaissis  chez  les 

Geoiiomaf 
Calyptronomaf 
Chamcerops, 
LMstona, 


Trachycarpus, 

Thrinax, 

Desmoncus. 


Il  présente  des  éléments  scléreux  isolés  (sclérites),  ou  groupés  par  deux  et 
par  Irois^  localisés  dans  le  tissu  fondamental  secondaire,  dans  les  genres  : 

Kentia, 

ArchontophœniXf 

Diclyosperma. 

On  trouve  des  sclérites  à  la  fois  dans  le  liège  interne  et  dans  le  tissu 
fondamental  secondaire  de  la  racine  des 

RhopalosiyliSf 

Nephrosperma, 

Hyophorbe. 

Chez  certains  de  ces  genres,  des  éléments  scléreux  se  rencontrent  dans 
le  liège  diffus  sclérifié.  ils  se  distinguent  des  éléments  qui  les  entourent  par 
leur  plus  grande  réfringence  et  par  leurs  parois  plus  épaisses. 

Les  sclérites  ont  le  même  diamètre  que  les  éléments  du  tissu  ambiant,  ou 
possèdent  un  diamètre  différent. 

Dans  le  liège  interne  des  genres  suivants,  on  trouve  des  massifs  scléreux  : 

Eulerpe, 
Caryola, 
Phœnix, 
Latania, 
Cocos. 

Les  Hauuea  ont  un  liège  interne  renfermant  des  massifs  scléreux  et  un 
tissu  fondamental  secondaire  parsemé  de  sclérites. 

Tome  L1.  13 


H4  RECHERCHES 

Les  éléments  de  Fassise  subéreuse  conservent  parfois  des  parois  minces 
et  leur  diamètre  est  plus  grand  que  celui  des  éléments  sous-jacents  ;  mais 
il  arrive  aussi  que  les  éléments  subéreux  ne  sont  que  très  difficilement 
distingués  des  cellules  du  tissu  fondamental  secondaire.  Ils  contiennent 
d'ordinaire  du  tannin,  comme  aussi  les  éléments  des  rangées  les  plus  super- 
ficielles du  tissu  fondamental  secondaire. 

A  la  périphérie  de  Porgane,  on  aperçoit  une  assise  pilifère  dont  les  cellules 
se  prolongent  en  poils  chez  les 

Hyophorbe^ 
Trachycarpus, 

Les  éléments  qui  composent  l'assise  pilifère  ne  sont  point  développés  eu 
poils  chez  la  plupart  des  autres  Palmiers  examinés;  ils  ont  une  section  tabu- 
laire et  des  parois  minces.  Ces  éléments  ont  des  parois  sclériOées  chez  les 

SabaL 

Dans  le  tissu  cortical  des  racines,  on  rencontre  des  cellules  cristalligènes 
renfermant  soit  des  raphides,  courtes  ou  longues  ,  soit  des  cristaux  pris- 
matiques d'oxalate  de  chaux.  Certaines  cellules  contiennent  des  grains  de 
fécule. 

La  structure  de  la  portion  libre  du  cotylédon  offre  des  variations  peu 
considérables  chez  les  trois  types  de  germination. 

On  rencontre,  chez  tous  les  Palmiers  examinés,  un  tissu  fondamental 
avec  liège  diffus  dans  sa  zone  externe.  Ce  liège  est  légèrement  sclérifié. 

Dans  les  germinations  du  type  Phœnix,  la  lame  épidermique  extérieure,  à 
parois  minces,  est  affaissée,  dans  la  région  basilaire  embrassante  du  cotylédon 
et  dans  la  partie  inférieure  de  la  région  cylindrique,  contre  le  liège  diffus 
sclérifié  sous-jacent  {Phœnix)^  ou  formée  par  des  cellules  prolongées  en 
poils  [Livislona).  Les  cellules  épidermiques  de  la  partie  supérieure  de  la 
région  cylindrique  ont  les  faces  externe  et  latérales  sclériQées.  Dans  celte 
partie  du  cotylédon,  on  rencontre  des  stomates. 

Dans  les  germinations  du  type  Sabal,  l'assise  épidermique  extérieure,  en 
certains  points,  est  constituée  à  la  fois  par  des  éléments  tabulaires  à  parois 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  118 

externe  el  latérales  selérifiées  et  des  éléments  prolongés  en  poils.  On  ren- 
contre ces  derniers  éléments  sur  les  aces  postérieure  et  latérales  du  cylindre 
ainsi  que  sur  la  portion  de  la  gaine  située  sous  le  cylindre ,  et  entre  ce 
cylindre  et  Finsertion  de  la  gaine  sur  'axe  hypocotylé.  On  ne  trouve  ailleurs 
que  des  éléments  tabulaires  à  parois  externe  et  latérales  selérifiées. 

L'épiderme  extérieur  des  gei*minations  du  type  Diclyosperma  est  composé 
de  cellules  à  parois  externe  et  latérales  épaissies. 

L^épiderme  intérieur^  dans  les  germinations  des  trois  types^  est  formé  par 
des  éléments  à  section  rectangulaire,  allongés  tangentiellement  et  dont  les 
parois  externe  et  latérales  sont  selérifiées. 

Chez  le  Phœnix  daclylifera  et  le  Latania  Loddigesii,  le  bois  des  faisceaux 
montre  une  lacune  antérieure.  Chez  les  autres  Palmiers,  où  il  m'a  été  possible 
d'examiner  la  structure  cotylédonaire,  je  n'en  ai  pas  rencontré  ^ 

Le  liber  est  fort  développé  dans  les  faisceaux  que  l'on  rencontre  dans  la 
portion  libre  du  cotylédon.  Le  bois  l'est  moins,  sauf  cependant  dans  la  partie 
supérieure  du  cylindre  cotylédonaire,  où  l'on  constate  une  prédominance  du 
bois  sur  le  liber.  Le  bois  ne  comprend  que  des  petits  vaisseaux  à  section 
polygonale. 

Les  faisceaux  que  Ton  trouve  dans  la  région  cylindrique  du  cotylédon 
sont  entourés  par  un  double  fourreau  scléreux.  Le  fourreau  extérieur  est 
composé  de  cellules  à  section  ovale;  le  fourreau  intérieur,  par  deux  croissants 
différenciés,  ou  non,  histologiquement. 

La  structure  de^  premières  feuilles  gemmulaires,  réduites  à  leur  gaine, 
est  assez  uniforme.  Leur  section  transversale  moyenne  a  la  forme  d'un 
anneau  d'ordinaire  épaissi  dans  le  plan  médian,  en  avant  ou  en  arriére 
suivant  le  numéro  d'ordre  de  la  feuille. 

Ces  anneaux  possèdent  :  une  lame  épidermique  extérieure;  une  lame 
épidermique  intérieure;  une  masse  de  tissu  fondamental  parcourue  longitudi- 
nalement  par  des  faisceaux  libéro-ligneux  el  des  cordotis  scléreux. 


•  D'après  Gehrke  {Beitràge  zur  Kenntniss  der  Anatomie  von  Palmenkeimfingmj  p.  25),  il 
n'existerait  pas  de  lacune  antérieure  dans  le  bois  des  faisceaux  de  la  portion  libre  du 
cotylédon  chez  les  Palmiers  qu'il  a  étudiés  et  dont  on  trouvera  la  liste  p.  IS. 


146  RECHERCHES 

L'épiderme  extérieur  est  conslilué  par  des  cellules  à  section  carrée,  à 
parois  externe  el  radiales  épaissies.  Ces  cellules  sont  allongées  suivant  le  sens 
de  la  longueur  de  Forgane.  Vues  de  face,  leurs  parois  sont  rectilignes.  Cet 
épiderme  porte  des  stomates.  Les  stomates  se  rapportent  soit  à  ceux  que 
j'ai  décrits  chez  le  dattier,  soit  à  ceux  qui  ont  été  rencontrés  chez  le 
Chamcerops  humilis.  Les  stomates  du  dattier  difîèrent  d'ailleurs  assez  peu 
des  stomates  du  Chamœrops  humilis.  Les  stomates  sont  habituellement 
disposés  en  séries  longitudinales. 

Les  éléments  de  Tassise  épidermique  intérieure  ont  une  section  rectangu* 
laire.  Ils  sont  allongés  tangentiellement.  Leurs  parois  externe  et  radiales  sont 
sclérifîées. 

Les  cellules  du  tissu  fondamental  ont  une  section  ovale.  Elles  sont 
allongées  tangentiellement  ou  radialement  suivant  Tépaisseur  de  Panneau. 
Leurs  parois  sont  minces  ou  légèrement  sclériGées.  Ces  cellules  sont  toujours 
étirées  transversalement  et  un  peu  aplaties  dans  le  voisinage  de  l'assise 
épidermique  intérieure.  Elles  laissent  entre  elles  des  méats  plus  ou  moins 
grands  et  plus  ou  moins  nombreux,  selon  les  espèces.  Les  cellules  contiguës 
aux  faisceaux  peuvent  être  étirées  perpendiculairement  à  la  surface  extérieure 
de  ces  faisceaux  (Prilchardia  macrocarpa,  etc.).  Les  cellules  du  tissu  fon- 
damental sont  parfois  gorgées  d'amidon^  surtout  dans  la  zone  profonde  de 
la  région  plus  épaisse  de  Fanneau.  Le  tissu  fondamental  possède  aussi  des 
cellules  cristalligènes  à  raphides  courtes  ou  longues.  On  remarque  que  cer- 
taines gaines,  en  Tabsence  d'amidon,  sont  abondammenl-pourvues  de  tannin. 
C'est  surtout  le  cas  dans  la  première  feuille. 

Les  faisceaux  peuvent  être  répartis  en  quatre  ordres  ou  en  moins  de 
quatre  ordres,  chez  les  jeunes 

Caryota, 
Chamœrops, 
Thrinaxj  etc. 

Ils  doivent  être  groupés  en  plus  de  quatre  ordres  chez  les 

Phœnix, 

Livistonaj 

Latania, 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  117 

Parmi  les  faisceaux  principaux^  on  en  rencontre  toujours  un  médian.  Sauf 
le  médian,  les  faisceaux  principaux  sont  symétriques  deux  à  deux  el  vont  en 
décroissant  de  volume  de  part  et  d'autre  du  plan  médian  ^ 

Les  faisceaux  principaux  sont  les  plus  rapprochés  du  centre  dé  figure  de 

Forgane. 

Entre  deux  faisceaux  principaux,  se  rencontrent  un  ou  plusieurs  faisceaux 
de  second  ordre.  Les  faisceaux  de  troisième  ordre  séparent  les  faisceaux  de 
premier  ordre  des  faisceaux  de  second  ordre. 

Tous  les  faisceaux  sont  entourés  par  un  fourreau  scléreux,  qui  est  com- 
posé de  deux  croissants  dans  les  faisceaux  à  productions  libéro-ligneuses 
développées.  Le  croissant  extérieur  est  constitué  par  des  éléments  plus  pelits 
et  à  parois  plus  épaissies  que  le  croissant  intérieur.  Cette  différence  hislolo- 
gique  avait  déjà  été  relevée  par  MohI  ^.  Le  croissant  le  plus  épais  est  toujours 
celui  qui  regarde  la  surface  de  Porgane  la  plus  proche  du  centre  de  figure 
du  faisceau. 

On  observe  parfois,  dans  les  faisceaux  principaux  et  de  second  ordre,  une 
division  du  liber  mou  en  deux  ilols  séparés  entre  eux  et  du  bois  par  des  fibres 
primitives  sclérifiées. 

Le  bois  comprend  des  vaisseaux  à  section  arrondie  ou  polygonale, 
parmi  lesquels  il  s'en  trouve  souvent  un  dont  le  diamètre  est  prédominant. 

Les  faisceaux  de  second  ordre  ne  sont  d'ordinaire  que  la  réduction  des 
faisceaux  principaux.  Quant  aux  faisceaux  d'ordre  plus  élevé,  ils  ne  sont 
souvent  représentés  que  par  des  fibres  primitives  non  différenciées,  entou- 
rées par  une  masse  scléreuse;  parfois  même  ce.  ne  sont  que  des  masses 
scléreuses. 

Des  cordons  scléreux  sans  trace  vasculaire  se  trouvent  souvent  épar- 
pillés dans  le  voisinage  de  la  face  interne  des  feuilles  réduites  à  leur  gaine. 

Dans  le  limbe  de  la  première  feuille  normale^  le  tissu  fondamental  se 


'  La  description  du  mode  d'apparition  des  divers  ordres  de  faisceaux  a  été  faite  chez  le 
Chamœdorea  Schiedeana  M.,  par  Nâgeli  {Beitr.  zur  Wiss.  Botan.^  Heft  I,  p.  129).  Elle  est 
applicable  à  tous  les  jeunes  Palmiers  que  j'ai  eu  l'occasion  d'examiner. 

2  Voy.  p.  11. 


118  RECHERCHES 

difTérencie  quelquefois  dans  le  prolongement  des  plis  en  un  tissu  de  charnière, 
décrit  pour  le  dallier  et  d'autres  Palmiers. 

Les  faisceaux  sont  aussi  entourés  par  un  fourreau  scléreux,  mais  ici  on 
n'observe  pas  toujours  une  différenciation  bien  nette  entre  les  éléments  du 
croissant  extérieur  et  ceux  du  croissant  intérieur. 

Le  pétiole  de  la  première  feuille  gemmulaire  a  habituellement  la  forme 
d'un  prisme  triangulaire  à  arêtes  mousses  et  à  face  antérieure  déprimée.  Ses 
faisceaux  sont  disposés  suivant  deux  ou  trois  arcs  ouverts  antérieurement. 
Les  extrémités  de  ces  arcs  se  rejoignent  aux  bords  de  la  face  antérieure,  où 
se  remarque  fréquemment  la  fusion  des  gaines  scléreuses  de  faisceaux 
voisins,  ce  qui  tend  à  augmenter  le  système  mécanique  de  l'organe.  Certains 
pétioles  présentent  des  particularités  intéressantes,  quant  à  l'orientation  des 
faisceaux. 

La  gaine  de  la  première  feuille  normale  est  à  peu  près  analogue  aux 
gaines  que  forment  les  premières  feuilles  gemmulaires  dépourvues  de  pétiole 
et  de  limbe.  Il  y  a  cependant  des  exceptions  à  celte  règle  (Calyplronoma 
Levaulziy  Caryota  sobolifera,  etc....). 

i 

Quelques  caractères  suffiront  pour  distinguer  génériquement,  les  uns  des 
autres,  les  Palmiers  examinés.  L'étude  de  nouvelles  espèces  permettra  seule 
de  déterminer  quelle  valeur  on  peut  attribuer  aux  caractères  employés. 

La  comparaison  des  genres  nous  fournit  les  diagnoses  suivantes  : 


A.  —  Germinations  du  type  Phoenix. 


Genre^Caryola.  —  La  première  feuille  gemmulaire  est  réduite  à  sa  gaine. 
Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  est  divisé  en  deux  parties  triangu- 
laires réunies  par  un  isthme  étroit.  Le  faisceau  de  la  racine  possède  moins 
de  quinze  pôles.  L'endoderme  ne  présente  pas  une  alternance  d'arcs  scléreux 
et  d'arcs  à  parois  minces.  Le  tissu  cortical  de  la  racine  contient  des  massifs 


j 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  419 

scléreux.  Les  éléments  sclérifiés  du  lissu  fondamental  secondaire  de  la  racine 
sont  allongés  radialement.  Les  éléments  de  l'assise  pilifére  ont  une  section 
tabulaire.  Les  faisceaux  de  la  première  feuille  gemmulaire  peuvent  être 
répartis  en  moins  de  quatre  ordres. 

Genre  Phœnix.  —  La  première  feuille  gemmulaire  est  réduite  à  sa  gaine. 
Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  est  allongé,  entier  et  terminé  en 
pointe.  Sa  nervure  médiane  ne  se  distingue  pas  des  autres  grosses  nervures. 
Le  faisceau  de  la  racine  possède  moins  de  quinze  pôles.  L'endoderme 
ne  présente  pas  d'alternance  d'arcs  scléreux  et  d'arcs  à  parois  minces. 
Le  tissu  cortical  de  la  racine  contient  des  massifs  scléreux.  Les  éléments 
sclérifiés  du  lissu  fondamental  secondaire  de  la  racine  sont  allongés  suivant 
le  sens  du  rayon.  Les  éléments  de  l'assise  pilifére  sont  tabulaires  Les 
faisceaux  de  la  première  feuille  gemmulaire  sont  répartis  en  plus  de  quatre 
ordres. 

Genre  Chamœrops.  —  La  première  feuille  gemmulaire  est  réduite 
à  sa  gaine.  Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  est  allongé  entier 
et  terminé  en  pointe.  Sa  nervure  médiane  ne  se  distingue  guère  des  autres 
grosses  nervures.  Le  faisceau  de  la  racine  possède  moins  de  quinze  pôles. 
L'endoderme  présente  une  alternance  régulière^  ou  non^  d'arcs  sclé- 
reux et  d'arcs  à  parois  minces.  Le  tissu  cortical  de  la  racine  ne  contient 
pas  de  massifs  scléreux.  Les  éléments  sclérifiés  du  tissu  fondamental  secon- 
daire de  la  racine  sont  allongés  radialement.  Les  éléments  de  l'assise  pilifére 
ont  une  section  tabulaire.  Les  faisceaux  de  la  première  feuille  gemmulaire 
peuvent  être  répartis  en  moins  de  quatre  ordres. 

Genre  Livistona.  —  La  première  feuille  gemmulaire  est  réduite  à  sa 
gaine.  Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  est  allongé,  entier  et  terminé 
en  pointe.  Sa  nervure  médiane  ne  se  distingue  guère  des  autres  grosses 
nervures.  Le  faisceau  de  la  racine  possède  moins  de  quinze  pôles.  L'endo- 
derme ne  présente  pas  une  alternance  d'arcs  scléreux  et  d'arcs  à  parois 
minces.  Le  tissu  cortical  de  la  racine  ne  contient  pas  de  massifs  scléreux. 


120  RECHERCHES 

Les  éléments  sclérifiés  du  tissu  fondamental  secondaire  de  la  racine  sont 
allongés  radialement.  Les  éléments  de  l'assise  pilifère  sont  prolongés  en 
poils.  Les  faisceaux  de  la  première  feuille  gemmulaire  peuvent  être  répartis 
en  plus  de  quatre  ordres. 

Genre  Trachycarpus.  —  La  première  feuille  gemmulaire  est  réduite  à  sa 
gaine.  Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  est  allongé^  entier  et  terminé 
en  pointe.  Sa  nervure  médiane  ne  se  distingue  guère  des  autres  grosses 
nervures.  Le  faisceau  de  la  racine  possède  moins  de  quinze  pôles.  L'en- 
doderme ne  présente  pas  une  alternance  d'arcs  scléreux  et  d'arcs  à 
parois  minces.  Le  tissu  cortical  de  la  racine  ne  contient  pas  de  massifs 
scléreux.  Les  éléments  sclérifiés  du  tissu  fondamental  secondaire  de  la 
racine  sont  allongés  radialement.  Les  éléments  de  l'assise  pilifère  sont 
prolongés  en  poils.  Les  faisceaux  de  la  première  feuille  gemmulaire  peuvent 
être  répartis  en  quatre  ordres  ou  moins. 

Genre  Thrinax.  —  La  première  feuille  gemmulaire  est  réduite  à  sa 
gaine.  Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  est  allongé,  entier  et  terminé 
en  pointe.  Il  est  très  épais.  Sa  nervure  médiane  est  fort  peu  prédominante. 
L'endoderme  ne  présente  pas  une  alternance  d'arcs  scléreux  et  d'arcs 
à  parois  minces.  Le  tissu  cortical  de  la  racine  ne  contient  pas  de  massifs 
scléreux.  Les  éléments  sclérifiés  du  tissu  fondamental  secondaire  de  la  racine 
sont  allongés  radialement.  Les  éléments  de  l'assise  pilifère  ont  une  section 
tabulaire.  Les  faisceaux  de  la  première  feuille  gemmulaire  peuvent  être 
répartis  en  moins  de  quatre  ordres. 

Genre  Latania.  —  La  première  feuille  gemmulaire  est  réduite  à  sa  gaine. 
Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  est  penné.  Le  faisceau  de  la  racine 
possède  plus  de  quinze  pôles  ^  L'endoderme  ne  présente  pas  d'alter- 
nance d'arcs  scléreux  et  d'arcs  à  parois  minces.  Le  tissu  cortical  de 
la  racine  contient  des  massifs  scléreux.  Les  éléments  sclérifiés  du  tissu 


*  On  notera  également  les  autres  particularités  intéressantes  de  ce  faisceau. 


I 


SUR  LES  JEUNES  PALMIERS.  121 

fondamenlal  secondaire  de  la  racine  sont  allongés  radialement.  Les  éléments 
de  rassise  pîlifère  ont  une  section  tabulaire.  Les  faisceaux  de  la  première 
feuille  gemmulaire  peuvent  être  répartis  en  plus  de  quatre  ordres. 

Genre  Cocos.  —  Les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sont  réduites 
à  leur  gaine.  Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  est  allongé,  entier  et 
terminé  en  pointe.  Sa  nervure  médiane  est  fort  prédominante.  Le  faisceau 
de  la  racine  possède  plus  de  quinze  pôles.  L'endoderme  ne  présente  pas 
d'alternance  d'arcs  scléreux  et  d'arcs  à  parois  minces.  Le  tissu  cortical 
de  la  racine  ne  contient  pas  de  massifs  scléreux.  Les  éléments  sclérifiés  du 
tissu  fondamental  secondaire  de  la  racine  sont  allongés  tangentiellement.  Les 
éléments  de  l'assise  pilifère  ont  une  section  tabulaire.  Les  faisceaux  de  la 
première  feuille  gemmulaire  peuvent  être  répartis  en  quatre  ordres  ou  moins. 

B.  ■"  Germinations  du  type  Sabal. 

Genre  SabaL  —  La  région  cylindrique  du  cotylédon  est  insérée  oblique- 
ment sur  la  région  basilaire  embrassante.  La  première  feuille  gemmulaire 
seule  est  réduite  à  sa  gaine.  Le  tissu  fondamental  secondaire  de  la  racine  est  , 
formé  par  deux  anneaux.  L'anneau  intérieur  est  constitué  par  dos  cellules 
à  parois  minces;  l'extérieur,  par  des  cellules  à  parois  scléri fiées.  Les  éléments 
de  l'assise  pilifère  ont  une  section  tabulaire.  Leurs  parois  externe  et  latérales 
sont  scléri  fiées. 

Genre  Washinglonia.  —  La  région  cylindrique  du  cotylédon  est  insérée 
perpendiculairement  sur  la  région  basilaire  embrassante.  La  première  feuille 
gemmulaire  seule  est  réduite  à  sa  gaine.  Le  tissu  fondamental  secondaire 
de  la  racine  est  formé  par  trois  anneaux.  Le  moyen  est  constitué  par  des  élé- 
ments sclérifiés.  Les  éléments  de  l'assise  pilifère  conservent  des  parois  minces. 

Genre  Pritchardia.  —  Le  cylindre  cotylédonaire  est  inséré  perpendicu- 
lairement sur  la  région  basilaire  embrassante.  Les  deux  premières  feuilles 
Toue  LI.  16 


in  RECHERCHES 

gemmulaires  sont  réduites  à  leur  gaine.  Le  tissu  fondamental  secondaire 
de  la  racine  est  analogue  à  celui  du  dattier.  Les  éléments  de  Tassise  pilifère 
conservent  des  parois  minces. 

C.       Germinations  du  type  Dyctyosperma  '. 

Genre  Kenlia.  -  Les  trois  premières  feuilles  gemmulaires  sont  réduites 
à  leur  gaine.  La  première  feuille  normale  a  un  limbe  bifide  ^.  La  racine 
principale  est  accompagnée  de  racines  latérales.  Les  fibres  primitives  de  la 
région  centrale  du  faisceau  polyarque  ont  une  seclion  arrondie  et  des  parois 
minces.  On  rencontre  des  sclérites  ^  dans  le  tissu  fondamental  secondaire  de 
la  racine.  Les  éléments  de  l'assise  pilifère  ont  une  section  tabulaire. 

* 

Genre  Archontophœnix.  —  Les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sont 
réduites  à  leur  gaine.  La  première  feuille  normale  a  un  limbe  bifide.  La 
racine  principale  est  accompagnée  de  racines  latérales.  Les  fibres  primitives 
de  la  région  centrale  du  faisceau  polyarque  ont  une  section  polygonale.  On 
rencontre  des  sclérites  dans  le  tissu  fondamental  secondaire  de  la  racine.  Les 
éléments  de  l'assise  pilifère  ont  une  section  tabulaire. 

Genre  Rlwpaloslylis.  —  La  première  feuille  gemmulaire  seule  est  réduite 
à  sa  gaine.  La  première  feuille  normale  a  un  limbe  bifide.  La  racine  princi- 
pale est  accompagnée  de  racines  latérales.  Les  fibres  primitives  de  la  région 
centrale  du  faisceau  polyarque  ont  une  section  polygonale.  On  rencontre  des 
sclérites  dans  tout  le  tissu  cortical  de  la  racine.  Les  éléments  de  l'assise 
pilifère  ont  une  section  tabulaire. 


'  Les  Oreodoxa  possèdent,  d'après  Gehrke  (Beitràge  zur  Kenntniss  der  Anatomie  von  Pal- 
meiikeimlingen,  p.  8),  le  mode  de  germination  que  Martius  a  appelé  admotiva.  Ils  doivent  par 
conséquent  être  rangés  auprès  du  type  Diclyosperma.  Leur  premier  limbe  est,  d'après 
Pfitzer  (Ueber  Fruchte,  Keimung  und  Jugendzmtàude  einigei'  Palmen^  p.  46),  allongé,  entier 
et  terminé  en  pointe. 

3  Je  n'ai  rencontré  de  limbe  réellement  bifide  que  dans  la  tribu  des  Arécées. 

3  Je  n'ai  observé  la  présence  des  sclérites  que  dans  la  tribu  des  Ârécées. 


SUR  LES  JEUNES  PALMIEnS.  123 

Genre  Dictyosperma.  —  Les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sonl 
réduites  à  leur  gaine.  La  première  feuille  normale  a  un  limbe  bifide.  Il  n'y 
a  pas  de  racine  latérale.  Les  fibres  primitives  de  la  région  centrale  du 
faisceau  polyarque  ont  une  section  polygonale.  On  rencontre  des  sclériles 
dans  le  tissu  fondamental  secondaire  de  la  racine.  Les  éléments  de  Fassisc 
pilifèrc  ont  une  section  tabulaire. 

Genre  Eulerpe,  —  Les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sonl  réduites 
à  leur  gaine.  La  première  feuille  normale  a  un  limbe  bifide.  La  racine 
principale  est  accompagnée  de  racines  latérales.  Les  fibres  primitives  de 
la  région  centrale  du  faisceau  polyarque  ont  une  section  polygonale.  On 
rencontre  des  massifs  scléreux  dans  le  liège  interne  de  la  racine.  Les  éléments 
de  rassise  pilifère  ont  une  section  tabulaire. 

Genre  Hmvea.  -  Les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sont  réduites 
à  leur  gaine.  Le  limbe  de  la  première  feuille  normale  est  penné.  La  racine 
principale  est  accompagnée  de  racines  latérales.  Les  fibres  primitives  de  la 
région  centrale  du  faisceau  polyarque  ont  une  section  polygonale.  On 
rencontre  des  massifs  scléreux  dans  le  liège  interne  et  des  sclérites  dans  le 
tissu  fondamental  secondaire  de  la  racine.  Les  éléments  de  l'assise  pilifère  ont 
une  section  tabulaire. 

Genre  Nephrosperma.  —  Les  trois  premières  feuilles  gemmulaires  sont 
réduites  à  leur  gaine.  La  première  feuille  normale  a  un  limbe  bifide.  La 
racine  principale  est  accompagnée  de  racines  latérales.  Les  fibres  primitives 
de  la  région  centrale  du  faisceau  polyarque  ont  une  section  polygonale.  On 
rencontre  des  sclérites  dans  tout  le  tissu  cortical  de  la  racine.  Les  éléments 
de  rassise  pilifère  ont  une  section  tabulaire. 

Genre  Hyophorbe.  —  Les  trois  premières  feuilles  gemmulaires  sonl 
réduites  à  leur  gaine.  La  première  feuille  normale  a  un  limbe  bifide.  La 
racine  principale  est  accompagnée  de  racines  latérales.  Les  fibres  primitives 
de  la  région  centrale  du  faisceau  polyarque  ont  une  section  polygonale.  On 


124  RECHERCHES  SUR  LES  JEUNES  PALMIERS. 

rencontre  des  sclériles  dans  tout  le  lissu  cortical  de  la  racine.  Le  tissu 
fondamental  secondaire  n'est  pas  encore  épaissi.  Certains  éléments  de  l'assise 
pilifère  sont  prolongés  en  poils. 

Genre  Geonoma.  —  Les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sont 
réduites  à  leur  gaine.  La  première  feuille  normale  a  une  limbe  bifide.  La 
racine  principale  est  accompagnée  de  racines  latérales.  Les  fibres  primitives 
de  la  région  centrale  du  faisceau  polyarque  ont  une  section  polygonale.  On 
ne  rencontre  ni  sclérites  ni  massifs  scléreux  dans  le  lissu  cortical.  L'anneau 
de  lissu  fondamental  secondaire  à  parois  minces  est  très  étroit.  Les  éléments 
de  rassise  pilifère  ont  une  section  tabulaire. 

Genre  Cahjptronoma.  —  Les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sont 
réduites  à  leur  gaine.  La  première  feuille  normale  a  un  limbe  bifide.  La 
racine  principale  est  accompagnée  de  racines  latérales.  Les  fibres  primitives 
de  la  région  centrale  du  faisceau  polyarque  ont  une  section  polygonale.  On 
ne  rencontre  ni  sclérites^  ni  massifs  scléreux  dans  le  tissu  cortical  de  la 
racine.  Les  éléments  de  l'assise  pilifère  ont  une  section  tabulaire.  La  gaine 
de  la  première  feuille  normale  présente  un  faisceau  dont  Torientation  est 
singulière  '. 

Genre  Desmoncus.  —  Les  deux  premières  feuilles  gemmulaires  sont 
réduites  à  leur  gaine.  La  pn^mière  feuille  normale  a  un  limbe  qui  possède 
une  forme  remarquable  -.  La  racine  principale  est  accompagnée  de  racines 
latérales.  Les  fibres  primitives  de  la  région  centrale  du  faisceau  polyarque 
ont  une  section  polygonale.  On  ne  rencontre  ni  sclérites,  ni  massifs  scléreux 
dans  le  lissu  cortical  de  la  racine.  Les  éléments  de  l'assise  pilifère  ont  une 
section  tabulaire. 


•  Voy.  p.  101. 

2  Voy.  p.  101. 


■^W*i 


TABLE  DES  MATIERES. 


Puges. 

Introduction 3 

Historique > 9 

Chapitre  PREMIER.  —  TVpes  ((e  ^ermma^io/i 17 

Chapitre  II.  --  Germinatiom  du  type  Phœnix 21 

Pbœnîx  dactylifera 21 

P.  canariensis 31 

P.  farinifera 32 

P.  reclinata 33 

P.  spinosa 33 

Caryota  sobolifera 34 

Chamaerops  humilis  var.  tomentosa 37 

C.  humilisvar.  flexuosa. 40 

C.  humilis  var.  arborescens 42 

Livistona  australis 42 

L.  chinensis 46 

Trachycarpus  exceisus .  46 

Thrinax  excelsa 48 

Latania  Loddigesii 50 

Cocos  flexuosa 56 

Chapitre  III.  —  Germinations  du  type  Sabal 59 

Sabal  umbraculifera 59 

S.  adansoni 65 

Washingtonia  filifera 67 

Pritchardia  pacifica 70 

P.  macrocarpa 72 


126  TABLE  DES  MATIERES. 

Pag0t. 

Chapitre  IV.  —  Germinatùms  du  type  Didyosperma 75 

Dictyosperma  aureum 7S 

Keptia  exorhiza 78 

Archontophœnix  Âlexandrœ 80 

A»  Cunninghamiana 82 

Rhopalostylis  Baueri 84 

R.  sapida 86 

Euterpe  edulîs 87 

Howea  Belmoreana 89 

H.  Forsteriana 91 

Nephrosperma  Van  Houtteanum 92 

Hyophorbe  Verschaifeiti 94 

H.  amaricaulis 96 

Geonoma  gracilis 98 

Calyptronoma  Levautzi 99 

Desmoncus  s/;.  ? 101 

Chapitre  V.  —  Coficlusions 108 


EXPLICATION    DES    PLANCHES. 


ABRÉVIATIONS. 


As.  p.     Assise  pilifère. 
As.  s.     Assise  subéreuse. 


B. 


Bois 


C.  e.       Croissant  extérieur. 


G.  i.       Croissant  intérieur. 


Coi.  CoUenchyme. 

End.  Endoderme. 

Ép.  Épiderme. 

£p.  e.  Ëpiderme  extérieur. 

Ép.  i.  Épiderme  intérieur. 


F. 


Faisceau. 


i»  f.  g.  Première  feuille  gemmulaire. 

2«  f.  g.  Deuxième  feuille  gemmulaire. 

3«  f.  g.  Troisième  feuille  gemmulaire. 

4*  f.  g.  Quatrième  feuille  gemmulaire. 

F.  m.  Faisceau  médian. 

F.  p.  s.  Fibres  primitives  sclérifiées. 

F.  s.  Fourreau  scléreux. 


G. 
L. 

L  a. 
Lg.  in. 
M.  H. 
Pé. 
Rg.b. 


T.f. 


Graine. 


Liber. 


Lacune  antérieure. 


Liège  interne. 

Massif  hypodermique. 

Péricambium. 

Région  basilaire  embrassante  du  coty- 
lédon fgaine  cotylédonaire). 


Rg.  c.  Région  cylindrique  cotylédonaire. 

Rg.  é.  Région  élargie  du  cotylédon. 

R.  1.  Racine  latérale. 

R.  p.  Racine  principale. 

S.  Sillon  médian.  • 

T.  ch.  Tissu  de  charnière. 


Tissu  fondamental. 


T.  f*.  n.  s.  Tissu  fondamental  secondaire  non  sclé- 
rifié. 

T.  f«.  s.      Tissu  fondamental  secondaire  sclérifié. 


i\ 


Trachée  initiale. 


j 


Planche  I. 


FiG.  1  Germination  du  Phœnix  daclylifera  *. 

»    2  Germination  du  Sabal  wnbraculifera. 

M    3  Qermination  du  Dictyosperma  aureum, 

»>    4  Section  transversale  pratiquée  vers  le  milieu  de  la  longueur  de  la  racine  principale  du  P. 

daclylifera. 

n    5  Section  transversale  d'ensemble  pratiquée  dans  la  région  cylindrique  du  cotylédon  du  P. 

daclylifera. 

Y.    6  et  7  Sections  transversales  d'ensemble  pratiquées  vers  le  milieu  de  la  longueur  de  la  première 
et  de  la  seconde  feuilles  gemmulaires  du  P.  daclylifera. 


Planche  U. 


FiG.  1.  Section  transversale  d'ensemble  des  trois  premières  feuilles  gemmulaires  du  Caryola  soboUfera, 
pratiquée  vers  le  milieu  de  la  longueur  de  la  première. 

m 

»     2.  Section  transversale  d'ensemble  de  la  première  feuille  gemmulaire  du  Chamœrops  humilis,  var. 
lamenlosa. 

n     3.  Fragment  de  l'épiderme  extérieur  de  la  seconde  feuille  gemmulaire  de  la  même  plante,  montrant 
un  stomate. 

»     4.  Portion  d'une  section  transversale  de  cette  feuille. 

»     5.  Germination  du  Livislona  auslralis. 

»     6.  Section  transversale  d'ensemble  des  trois  premières  feuilles  gemmulaires  du  Livistona  australis, 
pratiquée  vers  le  milieu  de  la  longueur  de  la  première. 


«  Le  grossissement  réel  est  indiqné  à  côté  de  chaque  figure.  Lorsqu'il  a'esl  pat  mentionné,  c'est  que  le  dessin  est  à  peu 
près  de  même  grandeur  que  l'objet 


Planche  III. 


FiG.  1.  Germination  du  Latania  Loddigesii. 

»     i.  Section  transversale  d'ensemble  des  deux  premières  feuilles  gemmulaires  du  Latania  Loddigesii, 
pratiquée  vers  le  milieu  de  la  longueur  de  la  première. 

»     3.  Section  transversale  pratiquée  vers  le  milieu  de  la  longueur  de  la  racine  principale  du  Sabal 
umbraculifera, 

»     4.  Section  transversale  d'ensemble  pratiquée  près  de  l'insertion  du  cylindre  cotylédonaire  sur  la 
gaine  du  S.  umbraculifera, 

»     5.  Fragment  de  Tépiderme  extérieur  de  la  gaine  cotylédonaire  du  S.  umbraculifera. 

»     6.  Section  transversale  d'un  faisceau  du  cylindre  cotylédonaire  chez  le  S.  umbraculifera. 


Planche  IV. 


FiG.  1.  Section  transversale  d'ensemble  des  deux  premières  feuilles  gemmulaires  du  Wastùngtonia 
filifera,  pratiquée  vers  le  milieu  de  la  longueur  de  la  première. 

»  !2.  Germination  du  Pritchardia  pacifica, 

»  3.  Germination  du  P.  inacrocarpa. 

n  4.  Germination  du  Kenlia  exorhiza. 

»  5.  Limbe  de  la  première  feuille  gemmulaire  d'un  Desmoncus  brésilien. 

»     6.  Section  transversale  d'ensemble  de  la  deuxième,  de  la  troisième  et  de  la  quatrième  feuille  gem- 
mulaires d'un  Desmoncus  brésilien,  pratiquée  vers  le  milieu  de  la  longueur  de  la  deuxième. 


Tome  LI.  il 


L    'H-wji.  Uu/uel^  ad  im 


fem.de  l'Académie. 


PL  II 


/'  .   .'  ,'.„  aa   uii.  acL 


Lxjthj 


iffiu.cle  l'Acadéi 


PLIV 


z:V/.7 


0 

NOUVELLES  RECHERCHES 


SUR  QUELQUES  FORMULES 


DE 


CALCUL  INTÉGRAL, 


PAR 


J.  BEAUPAIN, 

INGÉNIEUR    AU  CORPS   DES   MINES, 
DOCTEUR   EN   SCIENCES  PHYSIQUES  ET   MATHÉMATIQUES. 


(Mémoire  présenté  à  la  Classe  des  sciences,  dans  la  séance  du  3  noTembre  1888.) 


Tome  Li.  1 


SODfELlES  BECHERCHtS 


SUR  QUELQUES  FORMULES 


DE 


CALCUL  INTÉGRAL 


Dans  un  autre  travail  présenté  à  PAcadémie  de  Belgique  "^^  nous  avons 
démontré  les  formules  suivantes  : 


cos(qf— p)- 


(1)    .    .    .    y  'co8'î>sînqffrfy-= — B(5L_?,pH-iJ  H- 


gH-i 


J 


sïorfcos'fcosqfdf 


(^) 


^^+r+i 


®r.^  f  =  /     8in>  cos'f  sÎQ  qfdf 
(3)  ' 


(^-|-^.r  +  l.«-.-l) y^^^K^      2      '".«-H.r+i). 


*  Voir  le  mémoire  intitulé  :  Sur  quelques  formules  de  Calcul  intégral^  tome  LI  des 
Mémoires  cour,  et  des  sav.  étrangers. 


SUR  QUELQUES  FORMULES 


If 


/i  fr  jr  2 


cosr- 


(S)    .    .    .    y  *«in>cos'j.sm(« +  r)fd^  =  ^;;^8inr^^ 


0 


où  nous  posons,  pour  abréger, 


P{r,s)=J 


£|X. 


Si,  par  un  procédé  différenl  de  celui  donl  il  a  été  fait  usage,  on  parvenail 
à  déterminer  les  valeurs  des  intégrales  contenues  dans  les  premiers  membres 
des  équations  (1),  (2),  (3),  (4)  et  (5),  on  aurait,  par  cela  même,  calculé 
les  transcendantes  P,  B,  et  /3(r,  «).  En  particulier,  si  Ton  avait  ramené  les 
intégrales  trigonométriques  aux  fonctions  eulériennes,  on  aurait  résolu  le 
problème  que  nous  proposons,  savoir  :  la  détermination  des  transcendantes 
P,  Bel/3(r,  s). 


DE  CALCUL  INTÉGRAL. 


L 


PjrJ 


Réduction  de  la  tramcendante /^ x  «      '(i  +  xYdx 

0 

aux  intégrales  eulériennes. 

i  •  Soîl  d'abord  p  >  —  i .  J'ai  monlré  que,  si  q^  =»  0,  celle  Iranscendanle 
est  réduclible  aux  intégrales  eulériennes. 
Ona 


D'ailleurs  celte  intégrale  est  connue,  quel  que  soit  le  nombre  p,  si  Ton 
observe  que 

(1  -¥  x)*^ 


0 

donc 


Généralenienl,  si  q  esl  un  nonibre  entier,  le  premier  membre  de  Féqua 
lion  (i)  esl  connu;  il  en  sera  donc  de  même  du  second. 
Soit,  pour  fixer  les  idées,  q  «=»  2a.     (a  entier.) 
On  a 

sin  209  «a    \    I  1 1^  cos'*"**~V  sin*'*+V> 


i  représentant  |/ —  i  • 


6  SUR  QUELQUES  FORMULES 

Ed  conséquence^ 


0  0 


Posons  sin  y  -=  |/a?;  d'où 


OU  bien 


"  _  r(m  +  4)r[|  4-a--mj 


Mais 


r  T-^oH- 1 


)-^-)(i— )-(h— )f(i— -)> 


donc 


r(fim-  1)  r(|^-a  — m) 


4  .2.3  ...  m  ^  ^, 


\  (p  -♦-  îa)  (p  -H  2a  —  2).. .  (p  -♦-  2a  -  2m) 


Finalement, 


2  ^    \2m^i/       (pH-2a)(p  ^2a  — 2)...{p-*-2a  — 2w) 


Si  nous  reportons  celle  valeur  dans  l'équation  (1  ),  il  viendra, 


/«     ïz?— I  r     /2a D  \ 

(8)    .     .\       • 

£o  \2fii-4-l/       (p-H2a)(p-H2a  — 2)...(p-4- 2a  — 2m) 


DE  CALCUL  INTEGRAL.  7 

pourvu  que  Ton  ait 

2o  — p>0,        p>  —  i. 

Semblablement^ 

^     »        (i+x)'dx  =  (_i)-siop^B( ^ ^,pH.i) 

(9)     .    .\       • 

„"^/2a-*-l\  1.2.3...  m  ^_. 

jâ)\2m+  1/       (p-h!^o-+-l)(p-H2a— 1)...(pH.2a+l— 2m) 

avec  les  conditions 

2a-*-i— p>0,       p>  — i. 

Ainsi  rintégrale  y^a?*""  '  (1  +  oj^^rfa;  sera  immédiatement  connue^  si  r  et  /i 

u 

satisfont  à  régalilé 

a  c=3  p  H-  2r.        (a  entier.) 

Ed  conséquence, 


(10) 


/ 


«        «"-«  r(r)r(2a  — 2r-4.  i) 

(Ix  =s  cos  rir 


(i  -i-x)*^-**  r(2a  — r-*-4) 

0 


2*^=^  A  \2mH.i/*    (2a  — r){2o-r— l)...(2a— r— m)' 


x^-«  .  r(r)r(2a  — 2r-v2) 

dx  =  cos  m 


(il) 


/     (i -f-x)»"^-'-*""  r(2a  —  rH-2) 

0 

1        "^    /2a  -^  \\  ,^ 1.2.8... m 

a*'-»-'*  ;â)    \2iw-4-W*    (2a-».  i— r)(2a  — r)...(2a-^l  — r— 


m) 


2.  En  second  lieu^  considérons  Tintégrale 


y  3 


J     X'-' 


«y 


dx, 


/>  étant  un  nombre  quelconque. 


8  SUR  QUELQUES  FORMULES 

Nous  montrerons  bientôt  que  si  r  et  p  vérifient  Tégalité 

a  «=3  —  p  ^  2r, 

la  transcendante  /  ,^^]^^^^  dx  est  réductible  aux  intégrales  eulériennes. 

0  . 

3.  Dans  ses  Exercices  de  calcul  intégral,  tome  II,   p.   157^   Pillustre 
Legendre  traite  cette  transcendante  de  la  manière  suivante. 
De  ridentité: 


ax= • —  •«-  n 


dx  (i  -4-  x)-  (1  -♦-  xy  (4  4-  x)»*'  ' 


Il  lire 


ou 


(42) -g^^lr- n)Q(n)  +  nQ(»-4- I), 


si  Ton  pose 


Q  («)-/' 


X-* 


(i  ^  x)' 


dx^ 


Pour  trouver  Tintégrale  Q(2r  —  k),  on  a,  d'après  la  formule  (12), 

(i  -  r)  Q{2r  —  1  )  «  â*-"-  +  (^  -  2r)  Q  (2r), 
(2  —  r)  Q  (2r  —  2)  =  2'-*'  -^  (2  —  2r )  Q  (2r  —  «  ), 


Ainsi  toutes  ces  intégrales  seront  connues  d'après  la  valeur  de 


QW.    "-'" 


2  r(2r)' 


DE  CALCUL  INTÉGRAL. 


IL 


Réduction  de  la  transcendante  /3  (r,  s)  =  pi-^xya^xY^^i-^xYix-^œY  ^^ 

aux  intégrales  eulériennes. 

4.  Reprenons  les  formules  (4)  et  (5)  : 


sinr- 

n  2 


Ar..,.+  r=~4^7Cosr-  +  _^-p(r,«), 


cosr- 

Elles  supposent 
on  en  déduit  Tégalité 


En  particulier^  si  «  +  r  =  0, 


cosr 

2 

0 


2/    ♦«'"''  =  5' 


OÙ  Ton  suppose 

i  >r>  -i. 

Posons  siuf»  |/^;  il  viendra 


ToMB  LL 


40  SUR  QUELQUES  FORMULES 

c'est-à-dire 

i'*) ""i'n^>M— 

Comme  on  le  vérifie  aisément^  cette  formule  ne  diffère  qu'en  apparence 
de  celle  d'Euler. 

r(p)r(i-p)  =  ^^ 


hiupi 


5.  Dans  le  mémoire  cité  plus  haut^  nous  avons  montré^  chose  évidente 
d'ailleurs,  que  la  transcendante  jS  {r,  s)  est  réductible  aux  intégrales  eulé- 


riennes^  si 


s  —  r=dta.        {a  entier.) 


Nous  allons  prouver  qu'il  en  est  de  même  quand 


«  -I-  r  =  a. 


6.  Examinons  d'abord  le  cas  particulier  de  «  -f  ^  "^  0.  En  vertu  de 
l'équation  (i), 

0 

où  l'on  suppose 

4>r>-i. 

Développant^  en  série^  le  premier  membre  de  l'équation  (15),  on  trouve  : 

(16^      l^^ticr^-    ^^^""^^    \Yl     ^'^     \  i.3.g...(2m-l)  1 

^    '  "^2  /5j-2r\  LîàiVSmH-  iy(3-î2r){5  — 2r)...(î2m-^i— 2r)J* 

Cette  formule  donne  le  développement  de  tgr|^en  série  convergente^  à 
termes  alternativement  positifs  et  négatifs. 


DE  CALCUL  INTEGRAL.  U 

La  formule  (15)  ne  diffère  pas  de  celle  de  M.  Catalan  (Mélanges  mathé- 
matiques, t.  Ill^  p.  228). 
En  effets  posant 


1   —  X 

on  a 


»/«, 


^ 


a^  —  a     •  da 


Puis^  en  faisant  r  ^  ^  â?  et  en  changeant  a  en  -, 


a     ^  — a* 
— i 


—  a*"    (/< 


i/; 


Comme  le  fait  remarquer  M.  Catalan,  cette  formule  ne  diffère  qu'en  appa* 
rence  de  la  célèbre  formule  due  à  Euler  : 


•p»^* <!-*^ 


0 

7.  Généralement,  soit  «  -f  r  =  2a  (a  entier). 
On  a 


cosr- 
2 


A  ^J^sm^f  cos'--^  siD  âay rf?»  =  ^  sin r ^  —  --^^  B  (r,  2a  —  r). 


Mais 


% 


ou^  en  posant  sin  9  =  Vx^ 


-îTL".)-/'-'~"-'--'-^> 


12  SUR  QUELQUES  FORMULES 

c'est-à-dire 

r(-  +  m+ 1)  rfaa  — m -^) 

On  lait  que 


r(:.„..)=(r.«)(r.«-.)...(:..)rf,..). 


et  que 


r(2«-^)  =  (2a-i-:)(2«-2-0...(2«-«.-pr(2«-m-l); 


en  conséquence^ 


Ax»- 


2  r(ia  -f-  <)  [  à  lâm  -^  J*    (4tt-r~2m)(4a-r-2m-2)...{4a-r-2)J' 


Par  subslilulion  de  cette  valeur  dans  Téquation  (5)^  il  viendra 

I ox  =  !rtgr  — 

J  x(l— xY  *    2 


m{ 


r[-^i)r[2a      âjr,--..     2«     \      r        (r...2)(r.«-4)...(r.^2m)        l 
cosr-  r(2a  +1)      L  •=•   ^2"*  •*"  ^'       L(*o-'--2)(*«-'--*).-(*a-r-2iii)J' 

r  satisfaisant  aux  inégalités 

ry—\,     2a>r  — 1. 

Semblablement, 

r>'(\+  xr (1  - j)-^  - (1  -  x)" {i  •«-  x)''+'      ^    «• 

J  x(i— xy  "*  2 

0 

(19)  rf-.^0rf2a-^<--l 

L.â.\2m-4-l  j*    (4a-r)(4a-r-2).  .(4a-t-2-r-2iii)J' 


-_2««+* 


cosr-r(2o  -^  2) 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  15 

pourvu  que  Ton  ait 

r  >  4,     2a-f-  i  >  r— 1. 

Si  r  est  compris  entre  0  et  1,  les  formules  (18)  et  (19)  deviennent 

ax  =  TT  te  r  - 

x(l  — x»)'  ^    2 

(20)  (     ' 

__  (4a~2--r)(4a-4-r)...(2-r)   2yr    p^"*  /    2a    \  ^        fr -^a)(r -i-i)...  (r  4-2m)        1 

""  i.2.3...2o  sinrr  LSo  \2ni-i-i/*    (4o-r-2)(4a-r-4)...(4a-r-2m)J ' 

/*  (i  -♦-  x)*'  (1  -  x)*^*  —  (i  —  x)^  (i  -f-  x)*^*  .  T 
^^(î^r^ô^ rfx  =  .tgr- 

(24) <      • 

(4a-r)(4o-r-2)...(2-r)   2:rr    r*;^  /2a-Hi  \  ^         (r  -4-  2)  (r  h-  4) ...  (r  -t>  2m)        1 

""  4. 2. 3... (2a -^1)  sinr7r[àï\2m-4-iJ*     (4û-r) (4a-r -2) ... (4o 4-2-r-2iwJ ' 

8.  Remarque.  —  Si  r  est  un  nombre  impair^  le  dénominateur^  dans  le 
second  membre  des  équations  (20)  el  (21)^  est  nul;  il  doit  donc  en  être  de 
même  du  numérateur.  Pour  trouver  la  vraie  valeur  de  (3(r^  s),  il  faut  recourir 
à  Téquation 

jr  smr- 

/¥*  ^  3r  2 

sin'y  cos'f  cos  (s  +  r)fdf  =  ^;:;^^  cos  r  -  +  -^:^^  p  (r,  s). 

Soient  donc 

r=i26-f-i,    «  =  2a  — 26  — i     et    a>6, 

on  a 

^Ur_^ [1 ^ )1 Il 5J_^l^i dx  =  (—  4)*2«-Hp, 

0 

en  posant^  pour  abréger 


P  = 


/   5111**+*^  COS*""^"' V  COS  ^Ofdf. 


Or, 


"^-lil)'- 


cos  20^  =  ^  l  a  M""  cos*""*"  8in**f , 


14  SUR  QUELQUES  FORMULES 


donc 


^  ^  i  1  (2I)  *"  /  *  '''"  (^  -  '^"*"""*  ^^  ' 


ou 


2  A  \^ml 


_T(b  ^mH-1)r(2a  — 6  — m) 
*  r(2a  +  i) 


Or, 


r{6  +  m  -f- 1)  =  (6  -♦-  m)  (6  4-  m  —  4) ...  (6  -f-  i)  r(6  ■+-  i), 


et 


r(2o  — 6)  =  (2a  — 6-l)(2a-6  — 2)  ..(-2o  —  6  -  m)r(2a— 6  —  iw); 

d'où 

2        r(2â-^l)        è^\^mr     (2a  — 6  — 1)(2a-6 -2)...{2a  — 6  — m)' 

et^  par  suite^ 


*  (i  +  X)  (i  —  X)*"-'*-*  -  (1  -  x)**-^«  (i  -4^  x)«-«*-*  _, 

dx 


/ 

(22)  (  » 

=  (_-  iN^  .t.r(6-^Or(2a~6)r-  /2a  \  ^^^  (6 -f^  i)  (6  4- 2) ...  (6 -^  m) 

^       ^  r(2a-+-1)         ;êo\2m/       (2a-.6  — l)(2a  — 6  — 2)  ...(2a -6  — m)' 

9.  Application.  —  Soient,  par  exemple,  a  =  2  el6  =  1.  La  formule  (22) 
devient 

j^î  (|-4-x)»(l— a?)~(i— x)'(i  ^x) 2M.2rE"/4  \       2.3.4.  .(m-4-i)       8 

y  X  X  —  —  i.2.3.4 èû  \2m/  *     2. .3. 4. ..(3  — m) ""  3  ' 

Effectivement, 

10.  La  combinaison  des  formules  (15),  (18)  et  (19)  nous  donnera  immé- 
diatement une  nouvelle  série  d'intégrales  définies. 


DE  CALCUL  IJNTÉGRâL.  45 

Exemples.  —  L  Pour  a  =  0,  la  formule  (19)  devient 

r(i-)r(.-3 


^ ' ^ '—dx— I ^- ^  c/x  =  Ttgr 2 

x(i  — xy  J  (1  — a:Y  ®    2 


X 

cos  r- 


OU 


cosr- 
2 


OU  nous  supposons 

Gomme  celle  intégrale  est  symétrique^  par  rapport  aux  valeurs  de  r  com- 
prises entre  —  1  et  -f  1,  exclusivement^  on  peut  écrire 

/*  (i  ^xf  ^(i  —  a?)"-  23rr 

^^^^ 0—^Y  ^""siDTr' 

i  >  r  >  0. 

La  transformation  employée  précédemment  conduit  à  la  formule 

0  ' 

pourvu  que  Ton  ait 

w  >  X  >  0. 

IL  Pour  a  =  1^  la  formule  (18)  se  transforme  en 


cosr- 
2 


ou  bien 

(26) {  /  l*  —  '  )  sin  «T 

<  >  r  >  0. 


i6 


SUR  QUELQUES  FORMULES 


IIL  De  méme^  on  trouve 


(27) 


•         •        •         ♦ 


/ 


«      (4  --  X) 

X   


-   (4  -  x)' 


«\r 


((-»■) 


\       5      /  siDrir 


Or^O. 


i  1  •  Généralement^  ce  procédé  donnera  les  valeurs  des  intégrales 


/ 


(1  -  X')' 


/ 


■taH-l 


(t  .^  ac)iv_  («  —  a;) 

(1  -  a^y 


Sr 


rfX, 


pour  r  variant  entre  les  limites  0  et  1. 

.Si  r  est  commensurable^  on  peut^  dans  chaque  cas  particulier^  trouver 
Tinlégrale  indéfinie  de  ces  fonctions;  mais  la  méthode  directe^  dans  la  plupart 
des  cas^  conduit  à  des  calculs  inextricables. 
Âinsi^  soit 


/ 


.(I  ^x)^  —  (i— xV 


«{1  -xj 

où  nous  supposons 


dx 


_    /»/4  H-  xV  dx         rii  —  xV  dx 

nJ      \\  —  Xl      X         ^      \\   -^    Xl       X* 


r  =  —  •  (m  et  n  entiers). 

n 


En  posant  successivement 


(!^)- 


(krl)'-"' 


on  trouve 


/*(»  -*-  X 


)  -  —  (1  —  x)  • 


dx^^n 


X(i  —  X») 


dz  —  2n   I  -1 du. 


Application.  —  Si  w  «=  4  et  n  =  3,  on  trouve,  toutes  réductions  faites. 


/[(f^)=-(}^:r]?=-'. 


(1  —  xy  + 


*       '2(1 -^x)5 -♦- (i— x)» 


1/3 


\*  "*"  *' 


—  W  5  arc  tg 


k^ 


1  +  2 


(B-:)' 


V/5apclg 


1/3 


1  -1-2 


\i  -f-x/ 


1/3 
const; 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  17 


donc 

0 

4 

résultai  conforme  à  celui  de  la  formule  (15). 


m. 

Réduction  de  la  transcendante  B(;?,  r  -f-  1,  5  -f-  1) 

aux  intégrales  eulériennes. 

12.  En  premier  lieu^  nous  supposons  que  les  exposants  t^^  r  e\.p  salisfonl 
aux  inégalités 

p>0,    r>— 4,    «>-l 

Nous  savons  que  si  s  et  r  salisfont  à  Tune  des  conditions 

«  =—  r,     «  =  a,    s  =3  r  d:  a,  (o  entier) 

la  transcendante  ïi(j>,  r  -\-  \y  s  -{-  \)  se  ramène  immédiatement  aux  inté- 
grales eulériennes. 

13.  Cette  fonction  sera  encore  exprimable^  au  moyen  des  mômes  inté- 
grales^ dans  le  cas  de 

Î2p   I-  «   t-  r  ^=  a.         [a  en  lier) 

En  eflTet,  des  formules  (1)  et  (2),  on  déduit 


(28)         B  ( 


— ,  r  hH  ,  «  H  I    =  2*+''*-« 


sin(9-5— r)- 


7r  X 

cosr  -  A- , ,  H-  sin  r  -  B- ,  - 


siii(r/— «-r)- 


Tome  LI. 


18  SUR  QUELQUES  FORMULES 

1 4.  Si  q  est  entier,  ces  fonctions,  que  M.  Catalan  appelle  ullra-euleriennes, 
sont  réductibles  aux  intégrales  eulériennes. 
Soit,  pour  Oxer  les  idées,  q  -=  2a.  On  a 


-in 


d'où 


€Os2a5>=  >  1  t*"cos*'-*"fSin'*f, 


sin  Soj»  =    5    (  ]  i^  cos**"*""*f  sin**'*^^ ; 

;So  v*^  -♦-1/ 

0 


Posons  sin^  =  [Z^;  il  viendra 

0 

c'est-à-dire 

r(«..':|i)r(a-m-.i^) 


«liit 


/         » 

la  -♦-  — 


2 


r 
-  -f-  i 


Mais 

r(„. -)  =  („_,.-)  („_,.l_J)..(-)r(-). 
,-(..liJ).(._,.l±i)(,_,.l^'),..(„__i-),(._.i:M^ 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  19 

par  suite, 

i     \    air'       2    /r':^pa\.,,  (r--1)(r-«-5)...(r-t-2m-<)  1 

I  CI  -4"  ~ I 

\      2  y 


r 


Br,..t.'=-r 

*  r 


/(r')Kr«)r~„-v 


« /     \2        n'f'f     2a     \.^  (r-.-2)(r-«-A)...(r.4.2».)  1 

/         «-^''      .\    L  £ii  \2m -t- < /      («-*-2o— 2)(«-+-2a-4)...(s-t-2a  — 2»i)J' 
\  2  / 


formules^  que  nous  pouvons  encore  écrire  : 

_i     \    2    /     \    2    /         (s-»-2a— *){«-+- 2a— 3)... («-»-i) 
A,..,».— - 


2      „/,       s^r\ 

(30)  "^V-^-r) 


(«  -*-  r-+-  2rt)  («  -+-  r  -^  2a  —  i) .. .  («  -♦-  r  -♦-  ^) 


„  i     \!2         y     \Î2         y  («-^2a)(«-*  âa— 2)...(«-t-2) 


(3i) 


I 

De  même, 


2  /         «H-r\        («-+-r-4-2o)(«-4-rH-2a— 2).  .(«-i-r+i) 

p^  /     2a     \  ^,^         (r^2m)(r-i-2m~2).  .(s  f- 2)        1 
[  ;So  ^2m  +  l/*     («-+-2a— 2)(«-»-2a— 4)...(«-4.2a— 2w)J 


4     \     2     y     \2  "*"    y  («  -4-  2a) («  -+-  2a  -2) ...  (a  ♦-  2) 


;        ^^       «  /s-4-r -4.  3\        («-^r-*-2a  ♦.i)(«-+-r-*.2a  — 4)...  (« -Hr^S) 

r"^/2a  -H  i\  ^^       (r  ->.  2m  —  4 )  (r  +  2m  —  3) ...  (r  -4. 1  )     1 
L'àv    2m    y*    (« -*- 2a)  («  H- 2o  -  2) ...  («  ^  2a  —  2m -♦- 2)J  ' 

1     \2         I     \    ^    I  («-*-2a-1)(«  4-2a  — 3)...(«+  I) 


.    l  2         /<  ^  r -f-SN       («  -^  r  -^  2a  -+-  i)  («  -H  r  -^  2a  —  4) ...  («  -♦-  r  -*.  3) 

r-S'/2o  +  l\  ^^^  (r  -»■  2m)  (r  ♦■  2m  -^  2) ...  (r  -♦■  2)  1 

[ja\2m^iy  *     («H-2a  — 1)(«-*.2a  — 3)...(«  -f-2a— 2m  -t-l)]  " 


20 


SUR  QUELQUES  FORMULES 


Subslituanl  ces  valeurs  dans  les  équalions  (28)  et  (29)^  on  a 


(2a 8  r  \ 
.  r  -h  1 ,  «  -f-  1 J  =-  S'+'+« 


TT 


sin  («  -4-  r)  - 


/2a  -t-  i  —  s  —  r  \ 

(55)        B  f ,  r  -^  i,  «  -+.  i  J  =.-  â'+'^+« 

Si  5  +  y*  =  0,  Téqualion  (35)  devient 


sin  8  ~  A^.,,fc^.,  4-  cos  s  -  B^. ,.  j^i 


cosfs  -I-  rj- 


./•■(^ 


x/v/x 


—  2sinr- 
2 


\    2    /    \        2/(20— .r)f2a-r  — 2)...(2  — r 


2)...(2-r) 


i:io-^  4)  (2a-  lj...ô.5 


(36) 


rf  P"  ■*'  M  t»-  (r-4-i)(r-^5)...(r-f-2m-i         1 

L»=«  \2m  -f-  K I       {"la  —  r) (2a — r  —  2} ...  (2a  —  r — 2m  h-  2jJ 

W        y    \:i  2    /  2a-r-1  (2a-r-3)...(1- 


2cosr- 
2 


3)...(1-r) 


(2a -i-  1)  2a  — i)..  5.5 


r-^/2a  -4-  ^\^  (r-^2)(rH.4)...(r-f-2m)  "j 

Ljà\2//«H  ir    (2a-r-0(2a-r-3)..  (2a-r-2mH-i)J 


En  particulier^  a  =  0  : 


^'"^^    y      II  ^  xj  l/- 


2  cos  r  - 
2 


Av-'H-i") 


V^n 


—  2sinr- 
2 


*  Si,  dans  Féquation  (36),  on  fait  r  ==  0,  on  a  Tidentilé  suivante  : 

i       _         2a      2ii(2a  — 2)      2a|2a- 2)(2a  — 4)      2a(2u  —  2)(2a  —  4)(2fl  — 6) 
2a-f-l  ""     "ûï  TdiS  1.3.5.7  *  1.3.S.7.9  '** 

a  étant  entier. 

Un  mémoire  de  M.  Catalan  intitulé  :  Sur  quelques  sommatiotis  et  transformaiiom  de  séries 
contient  la  formule  : 


1  1 


k         ^         k{k-i) 


p-hft       p       PiP-^i)       p(p-+-i)(P-^2) 


••-  ..,  ir 


fe(fc— 1)...5.2.1 
p(p-*-l)...(p-f-*)* 


DE  CALCUL  IINTÉGRAL.  21 


Si^  dans  celle  dernière  équalion^  on  fait  successivement  r  ==^  ^^r  ^ 


<^ 


> 


on  a 


0  -© 


(38). r — î!^.,=_--4i — ^ 

(39) / =  — =  ■*■  — = 

^     (l+x')V/l— X*       21/ 2t       8»/2ir 


d'où,  par  addition, 

r'  (1) 

(40) /    — —  ==  — —3  • 

0/    j/i  —  x*      4l/â»- 


3         113 


Si,  dans  celle  équation  (37),  on  pose  encore  r  =  -  ^>  -  i>j>  j^  on  trouve 
les  intégrales  ultra-elliptiques  suivantes  : 

«/      (1  -+-  x*)  1/ 1  —  Jc"  SV^TT  64l/ff 

r(i]rp)  rP)r(I) 

J      (i  +  x*)V^\^x^  641/ ir  81/ TT 

(44)    r -'-^^ :=  3  i/j3i7i  i!L^  _  ^r;n7i  J!Ly . 

«^^         (1    -HX*)V/1— a*  041/ TT  81/ 71 


*  On  vérifie  l'équation  (39)  en  posant  x  =  tgç, 


n  SLR  QUELQUES  FORMULES 

Ajoutons  les  équations  (41)  et  (45),  (42)  et  (44), 

0 

,46, /••  _^,  _  i/t:^ -^ 

Généralement,  Téquation  (36)  permettra  de  déterminer  les  intégrales  de  la 
forme 


/-*      (x*-l)Mx  n    {x'-\Yx'dx  />'    (x*-iYx'dx  r'    {x*-\]'x'ax 

J  (iH-x*)*+*Kr^'Y  (i-f-x*)*+^t/r^»Y  (i-*-x*)-»-Vir^««/  (i-hx*)-^'!/?^» 


etc. 


Ainsi 


(47) 


/•*      (x*— l)V(/x  i/; rjj     \8/ \8/(8a— 5)(8tt  — 15)...  tf.5 

7i  H- x*r+«  l/r^  ""  ^      '^  *^      ^"4'+»»/t      {2a-^  l)(2a-0...5.5 

r^  /2a  +  M  ,«         (8m -f-1)  (8m -7)  ...17.9        1 
[à  '  2'w  *-  1  /  *    (8a  —  5)  (8a  -13)...  (8a  -^  8m  -i-  5)J 

r^Ui  ^Isi  (8a-  i)(8a  -  9)  ...45  7 


2.-4'+*  |/~    (2o  -^  I)  (2a  —  1) ...  5.3 
r-^  /2a  -♦-  1  \  ,^        (8m  — 5)(8m-it)...  i5.5       1 
L-à  \-2m  -♦-  i /*     (8a  —  4)  (8a  -  9) . .  (8a  —  8m  -♦-  7)J 

15.  Si,  dans  Téquation  (34),  on  fait  a  »  0,  il  viendra 

T  ^/r  -+-  4\  „/«  -4-  1\ 

cos«-r  — -—  r  — -.- 

/*    -'-^-i                         V  .            ^^         2     \     2    /     \     2    / 
x     »        (4 -xr(4  H- x)'dx 2-^ — -^-— , 

0  sin(«-^r)-r^l  -^-^j 

^  et  r  satisfaisant  aux  conditions 

«-f-r<0,     «>— 4,    r>  — i. 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  23 

Deux  c<is  peuvenl  se  présenter:  s  el  r  sonl  de  signe  contraire  ou  tous  deux 
négatifs.  Dans  le  premier  cas^ 


1  rj^"\i-.Y  _  t  -"'i^r-f-)^(V) 

(M)    ...    le/  (i^xy         '      2-'  .    ,  r     /        «-r\" 


«>r,    <  >«>0,    1  >r>0; 


el  dans  le  second, 


GOSS 

dx 


2     \     2    /     l     2    / 


(80).     •     .    (  y         (1  —  x)'-(<  n)'  -î-^ 


8.n(,  4-r)-r[i -^-j 

4  >  «>0,     1  >r>0. 

16.  Dans  les  formules  (39)  et  ('iO),  supposons  s  nul;  elles  deviennent 

P^-MrfrMl^     /l^JT-^i)  r-^72a\         (r-.-r)  (r-^ô)  ■■(r-4.2m  -  I)      ^ 
\     2    /    ^        '  .     r  [:èMml      {2o-l)(2o-5j...(2a-2m-*-0j 


(KiK 


sinr- 


\       2       /    ^  "*"  ^  r  ^Asfin-I/      (Î2a-1)t!2a-3)..(î2a-am».1)j 

cos  r  - 

»5> 


On  trouve  très  facilement 


r(?^-)r(r^i)  =  (-.ra-'^'-^^^'-*^-j'-^°"^V;rf-f!). 


sin  r- 
2 


(^^)     c      /2^^^_^\  (r---|j(r  — 3)...(r  — 2a  f- 1).^^„ /r         \ 

r( — ^-)r  (r  ^  1)  =.(-«)•  2- i i-i ^-i; ^^i/^r[--^i]. 


cos  f  - 
2 


Par  le  changement  de  r  en  2a:,  de  r  en  2a?  h-  1,  ces  formules  se  trans- 


24  SUR  QUELQUES  FORMULES 


forment  en 


(53) 


r(«-.)r(2x-Hi)={-ir2- L__L_i ii/.r(a:H--). 

,a:(x  — 1)(x  — 2)...  (x  — o  t-Oi^-,./ 
r(a-rr)  r(2x  .  2)  =  (-ir*  2-** ,.^„ '^-^  [^  "^ 


En  verlu  de  la  formule  de  Legendre^ 


on  peut  écrire  simplemenl 


.  x(x  — i)(x  — 2)  ..  (x  -a  *-  \) 

r  (a  —  X)  r(l  +  x)  =  (-  1)*+'  — : r, 

^  sin  rx 


OU  encore 

x(l  —  x)(2  — .T^  ..(a  — ^  —  x) 
(54)    ...     .    r(a-x)rO  -*-x)= : '-tt. 


Cette  formule  ne  diffère  pas  de  celle  d'Euler  : 


TX 

r(i— x)ro  -+-x)=- 


sm  TX 


17.  Si  s  -\-  r  est  un  nombre  pair^  le  dénominateur  de  Téqualion  (34) 
devient  nul;  il  doit  donc  en  être  de  même  du  numérateur^  et  cette  fonction 
prend  la  forme  g.  Pour  trouver  la  valeur  de  Tinlégrale  B(?/i,  r  +  1,  «^  -f  1)> 
m  étant  entier^  on  posera 

(55) «  -+-  r  =  26  -♦-  a      (6  entier) 

a  étant  une  variable^  constamment  positive^  qui  a  pour  limite  zéro.  Dans 
Téquation  (34)^  on  substituera  à  s  sa  valeur  tirée  de  (55);  on  prendra,  par 
rapport  à  a,  les  dérivées  du  numérateur  et  du  dénominateur;  puis,  faisant 
«  =  0,  on  aura  la  valeur  de  Tintégrale  B('//*,  r  +  1,  «  +  1). 


DE  CALCUL  LNTÉGRAL. 


28 


18.  Applications.  —  I.  Soient  «  4-  r  =  «  el  a  -=  1.  On  a 


B[l--.r-*-1,«-Ml=: 


2 


OU 


B[i-^»r-*-l,«-+-l]  =2* 


....:r(:-M)r(...i)         »,.|r(^)r(,.'-ri),._, 

2—2'+' . 

8in(«  +  r)^r(2+'-^)  6|„(,4-r)îr(2+'-^)  («+I) 

.,„,_,^r(:..)r(...îz:)-..,.-,lr(--^)r(l^;rr)-.^ 


6in 


En  prenant^  par  rapport  à  a^  la  dérivée  des  deux  termes  de  cette  fonction 
et  faisant  ensuite  a  ==^  0^  il  viendra 


(86) 


l 


.l[,.,wrr(..r)r(,-9.,»,:r(4^')r(L^')] 


!l  est  permis  de  supposer  simplement!  >  r  >  0;  si  r  est  négatif^  pour 

obtenir  la  valeur  de  l'intégrale  y^  *(*r^)'^^^  *'  ^"®*  ^®  changer  r  en  —  r 
dans  Féquation  (86). 

Alors^  en  vertu  des  formules  : 


^(H'-'h-h 


sinr  - 
2 


r(-')r(L±l)»^, 


cosr- 
3 


il  viendra 


(57) 


—  I. 


Tome  L1. 


i 


26 


SUR  QUELQUES  FORMULES 


..    1  —  œ 


Si  l'on  fait  H^î  =  /3, 


^/•^ 


P) 


-rfp=: 


î2Trr 


sin  rr 


-h  r 


—  I. 


En  vertu  de  l'identité  : 


on  a 


-,dp=l- 


^'f'^p'^' 


Ed  conséquence, 


(58)    .     . 


/ 


"?  =  I  —  ::Tr— :  —  5 


i+p 


r       sin  icr      3 


■-M  -('-i) 


m  --('-i) 


1  >r>-l; 


formule  qu'on  identifie,  sans  aucune  difficulté,  avec  celle  de  Legendre  (voir 
Exercices  de  calcul  intégral,  t.  II,  p.  i57)  : 


(59)    . 


«  •  * 


.■■■É-)  .-m 


^G-)  '--m 


Si  r  est  un  nombre  supérieur  à  i^  observons  que 


(60)/ ^«/p=--_ ,_--_... ._-L^.(_,).y  iyp. 

0  0 

k  étant  un  nombre  entier  satisfaisant  aux  inégalités 


1  >  r  —  fc>  —t. 


DE  CALCUL  INTÉGRAL. 


±1 


En  vertu  de  (58), 


(61) 


1 


i  -^  i  —  r 


\ 


(-0*         (-<)• 


r       r  —  i       r  —  t 


r  —  k-^-i       r  —  k       sinirr 


"( 


)  ^■(-^r 


( 


k-*-4 


-)  r("-^) 


II.  Dans  la  formule  (35),  supposons  a  — \e\s-\-r^{  +a. 


B 


Z—s—r         .         .\      ^^,         2    \    2    y     \        2/r         r  +  n 
5 ,r+l,»+l    =2*+' -h-3 


coss 


2 


C08(»  +  r)  -  r^-  ^ 


) 


cos  (s  -4-  r 


)-rP 

'2     \2 


^) 


OU 


a«+« 


cos  (1  H- «)  ^  r(5  +  ^) 


Prenons  la  dérivée,  par  rapport  à  a,  des  deux  termes  de  cette  fraction  et 
faisons  ensuite  a  «=  0; 

jy"\l-«)'(l+xy-'rfx=2r«nr^r('^)r(l+i^).H2(!-r)co8r^r(|-^l)r(i-:) 

..,»,.îr(rii)  r(...tr)_„_,.i„.:r(:.,)r(.-r) 

-.,..rr('-il)r(,J-=r).,,„|rg.,)r(,-n 


(62) 


TT 


2>r>-l. 


28 


SIJR  QUELQUES  FORMULES 


Toutes  réductions  faites,  on  trouve 


63) 


\/'U 


,M.)j,„ï!L-Ji'_,(,_,) 


sin  nr 


ti  -(il?) 


l  +  2r 


2>  r— i. 


B 


III.  Soient  encore  «  4  r  =   1  +  «  et  a  =-  2. 
En  général^ 

sin«-r( r(û-t--|  _ 


2 


•+r. 


ro8 


n^S^rn-l      5.4.3  â(r-4-<)(r  *  3)1 
[ï     Tâi^'^ïïa  3.4(«H-4)(«H-2)J 


cos« 


2*+''. 


2    va       /    \         a   /  p      s. 4. 5  r-4-2      (r-«-2)(r-<-in 
,       ,r_/7-»-»-4-r\     |î~1.2.3  «-4-3  "*  (»-<-3)(«+l)J' 

(«+»•)  2  r[ J 


OU 


B ( — —,  r+\,$-¥iUV^ ,7^.^^v  K*-^ »)(2+») - < ©('•+  ' )(»•*■  *)+  8(r+ 1 Xr+5)] 


-^(r')K'-^) 


C08 


[5(«^  3X«-+-i)-IO(r-f  2X«-^-  0-*  (»'-^2)(''+*)l- 


En  conséquence^ 


/'.(i-.,-,.*.)-rf,=-[.sin.:r(!:f')r(<.tr).».r:r(:ii)r(.*if)] 


(8_r)(3-  r)-4-10{r  +  l)(r— 3)+  S(r-*-  l)(r  +  3) 


.[.™,^r(:..)r(,-r)-..,^r(:..)r(.-r)] 

5(4  — r)(2  — r)-4-  10 (r -*- 2) (r  -  2) -^  (r  m-  2) (r  +  4) 


12ir 


cosr 


if(^)^('-¥)<'*'">-^"î'-(r')^('-i)<'-''>» 


DE  CALCUL  UNTÉGRAL. 


29 


c'est-à-dire 


(64) 


j     «(l-x)'(l-^a;)'-'<iir= 


/      K~r\ 


■■(<-iï 


Slll  TX 


■"(-^l  i'-i) 


l-i-4r» 

^ 1 — ; 


2>r>-l. 


1 9.  Connaissant  les  valeurs  des  intégrales  de  la  forme  /    œ'Ci  -*-  x)-  L^\dx, 
on  déterminera  sans  diflicullé  celles  de  * 


/**"(rT^)''''' 


r  salisfaisaDt  aux  inégalités 


l>r>  — 1. 


En  effet,  en  vertu  des  équations  (57)  et  (63), 


/''(!^:)-=- 


(65) 


2 


2trr' 
sinsrr 

F' 


r(.- 


Maintenant^  les  valeurs  des  intégrales  y   fj^j Va?,  y   ^(fT^f^  ^*^"^* 

0  0  .  ' 

connues,  on  tirera  de  Téquation  (64)  celles  de 


r^^y- 


etc.,  etc. 


20.  Possédant  actuellement  les  valeurs  des  intégrales  joi^  (rr^)^^^> 
Y  *aî"*(j-^)Vaî,  pour  toutes  les  valeurs  de  r  comprises  entre  —  1  et  +  l 


30 


SUR  QUELQUES  FORMULES 


exclusivement,  on  déterminera,  par  addition  ou  par  soustraction,  les  trans- 
cendantes 


/^ 


•     .  (I    H-  X)"  +  (1  -  X) 


Sr 


(i  -  «T 


-dx 


'     /' 


i        (i  -+.X)**  — (1— x)' 


*\r 


(•-«7 


dx, 


Texposanl  r  variant  toujours  entre  les  mêmes  limites. 
Ainsi,  en  vertu  de  (37), 

/     i '- i —  dx  = -»  2r  —  Is  

J  (1  -  x»)'  sin  r^  <^''       r  f'~''\  r  f*  '*' ^] 


-2, 


/ 


'(i>-g)*^  — (i  -4-xy 


dx  '-^ 


d 


puis 

(66) 


•         •         •        •         • 


•/ 


*(l  -t-x)*"  -4.(4  — x)«'  27rr 


t\r 


{i  -  X') 


sin  m 


(67) 


/ 


'(•-*)--(' -Î^^=2-Jlîl.2r 


(1  -  X»)' 


Sin  nr 


i—x 


Par  la  transformation  j-^j^^  =  /3,  Téquation  (66)  devient 


/ 


(1  +  f.)' 


Sin  9rr 


OU 


/ 


rdp 


2ir 


(1  H-  p)»       sin  nr  ' 


c^esl-à-dire 


/ 


00     Ar— I 


i  H-  P  sin  Trr 


formule  qui  joue  un  rôle  important  dans  la  théorie  des  intégrales  définies. 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  31 

21.  Remarque.  —  Nous  connaissons  la  valeur  de  B(p,r  -{•  i,  s  ■{■  1) 
développée  en  série  convergente;  généralemeni, 

l      2      J  r(«-  + 1)  p^         (y-»— r -4- ait— 2)  (qr  -g— r-^  2*— 4) ..((/—«— r)  1 
"°     nf?— *•*•»•      .\     Ls)U/ (ï— «H-rH-2ilt)(ï-»  +  r-e2*— 2)   ..(ç  — «  t-r  «-2)J' 

OU,  en  posant 

ç  —  »  _  r  =  p, 

af''   r-4-l  .  ,  il_  ^^^^'^^''^^V"\''f*\        (p-»-2*-2)(p-2i  -A)  .■(p--2)p      1 
\2'  *  /       _  /p  A  L  a  W  (p  +  2r  -f-  2*)  (p  i-2r ^-2*— 2)  ..  (p 4-2r  h 2)J " 

va  / 

Gonséquemment^  si  /?  satisfait  à  Tégalilé 

p  -f-  «  H-  r  =  a,  (a  entier], 

on  connaîtra  la  somme  de  la  série  convergente 

L^  v*/  (p  -»-  2r  -^  2*)  (p  +  2r  -4-  SA  -  2) . ..  (p  -^  2r  -4-  2)J' 

OÙ  Ton  suppose 

p>0,    8>  -i,    r>  ~1. 

En  particulier^  en  vertu  de  Téquation  (48)^  il  viendra 

S'  /«\  (—  s  —  r  -*-  2*  —  2)  (—  «  ~  r  +  2*  —  4) ...  (—  «  —  r) 
ft  U/  (—  «  -H  r  -^  2*)  (—  s  H-  r  -+-  2A:  —  2)  ...;—«-*-  r  -+-  2) 

(69) ...  I  cos»ir(:-..)r(i^)r(l-pi.i) 


=  — 2*+ 


et  r  satisfaisant  aux  inégalités 


«-+-r<0,    «>— 1,    r>  —  1. 


52  SUR  QUELQUES  FORMULES 

22.  Toutes  les  formules  établies  précédemment  supposent  que  Texposant  s, 
dans  Fînlégrale  B(/?,  r  -i-  1,^  +  1),  est  supérieur  à  —  4.  Nous  examine- 
rons maintenant  dans  quels  cas  il  est  possible  d'exprimer,  sous  forme  finio^ 
la  transcendante 

0 

8  étant  un  nombre  quelconque. 

Schlômiich,  Âbel  et  Boncompagni  ont  trouvé  la  formule 

0 

Nous  allons  prouver  que,  si  p^r  et  s  satisfont  aux  conditions 

(71) p>0,    r>— 1,    2p4-r  —  «=a,     (a=  entier) 

la  transcendante  y   ^^^^"^f-rfjc  ou  /  nTâi^^^^  ^^'  exprimable  par  les 

intégrales  eulériennes. 

En  effet,  posons  x  =  j^ ,  d'où  dx  =•  ~^  ;  par  suite, 


*  Si,  dans  l'équation  (72),  on  suppose  p  i  r  —  8  h  1  -^0,  la  formule  d'Abel  en  résulte 
immédiatement.  En  eflet, 


• 

or, 


'      e-{i+*¥)'x^+^da!; 


(1   *-  2i^/+^*      (prn- 

0 


donc 


(1  -*.  iy;F-i-.H.i   y      Ftp  -h  r  H- 1)  y       ^      V 


0  <f^  • 

Par  suite,  „    „ 

ir(p)rfrH-i) 


0 

en  changeant  Tordre  des  intégrations 


I  dx  =  —  „ 
(l  -♦-  a?)i^H-i  ^fT{p  +  r  -Hl) 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  33 


Mais 


f-2«)'     r(5),/ 


(1  H  2^)'    r(*) 

0 


d'où 

rzT ;<*'/ 


1  \  r* 


r(«)  r(p 


♦-  r  —  »  4-  ()./  y  ,/ 


et,  en  interverlissanl  Tordre  des  intégrations, 

•  0  • 

Posons  X  '^  az,  d'où 


y      (I  -+-  «)<«-  •+'  (1  +  2y)'   ^       r(«)  r(p  -4-  r  —  »  -+-  1)7      (in-  a)-^'  (I    .-  2«)'   "' 

0  0 

ou 

y      (I   -  y)'+'-^'  (I  H-  2i/)'  ^       r{a)  r(p  f.  r  -  «  H  1)  y      (I   -  «)-^'  (|  -h  2«)'     ' 

Or, 

(1  -H«r'(»  +2a/   '^J  (1    4-  X/        '*''' 

0  0 

en  faisant 

a 


X  = 


i    ^  a 

Conséqucmmcnl^ 


.1  *ii-i 


x"-*  (I  —  xr  ^  r  (pi  r  (r  4- 1)       /•*  x-«  (i  -  x)'-^  •  ^ 

—  fiX. 


^  ^  •  •  y      (i-*-^)-    "^    rwnp  .r^«  Hi)./ 

0  0 


(1  •♦-  xy 


Tome  LI. 


S 


34 


SUR  QUELQUES  FORMULES 


Si  p  esl  un  nombre  compris  cnlre  0  el  1,  on  déterminera  très  facilemenl 
les  valeurs  de  l'intégrale  du  second  membre  de  Péqualion  (73)^  si  r,  s  et  p 
satisfont  à  la  condition 

(7 A) ,     .     .     2p  -♦  r  —  «  =  N.    (N  entier.) 

23.  Faisons  successivement  N  =  0,  1,  2;  on  aura,  en  vertu  de  (73), 
les  formules  suivantes  : 

(7î^)     .      .      .      .        /      -rr (T—  rfx  =^  - 


r(2p  -^  r 


)r(..:) 


/?  satisfaisant  à  Tinégalité 


en 


ax  =  - 


i>P>  0; 


r(p)r(i-4-r) 


|r(2^^)    r(î^)- 


^) 


VH  I 


2(t— p)r(-2p  f-  r— i) 


(i^) 


(-3 


(77)/ 


«  «.»-! 


^'-('--)'rfx=i 


r(;))r(4-Hr) 


0+ar) 


v+>-« 


2(2-p){l-p)r(ipHr-2) 


r(n--)    i^)   '■(^1 


(i) 


-2 


(^)    ^(r')j 


l-a; 


En  posant  y—  =  /3  el  changeant  ensuite  /3  en  x,  on  aura  : 


(78)    .     . 


r(p)r(p  +  ^)r(i-vr) 

.      /    x'{i  -  xy-'  dx  =  2"-» — 

•  r  {2p  +  r)  r(i  +  Q 


On  doit  avoir  identiquement 

r[^)r(p)         r,pr(pH.^)r(n-r) 

—  z  '^ 


■■(--:-) 


r(2p .-  r)r(i  +  ^) 


r(1-4-r)  r(2p-f-r) 

ce  qui  est  exact,  en  vertu  de  la  formule  de  Legendre 


i 


DE  CALCUL  INTÉGRAL. 


35 


(79)  /    dx--=2"-' -^-^-^ 


_[ 2_ j        \     t     I 


(l+x)'(i-i')'-' 


r(p)r(n-r) 


(2-p){4-/,)r(2p^r-2) 


â 


/2p+r-l 


)  ^m 


^m    nr') 


Les  deux  membres  des  équations  (78),  (79)  et  (80)  sont  des  fonctions 
continues  de  p,  constamment  égales  entre  elles  pour  les  valeurs  de  p  com- 
prises entre  0  et  1  ;  donc,  pour  /?  =  4, 


(81) 


et 


.     •       /      ■ rfx  =-  — 


[■^(i-)  <-^)J 


dx  =  -- 


2 


■■•m  :ji)  :(H 


ou 


(82) 


/*  x*"  r 
rfx  =  — 
(1  H- 1)'           2 


Semblablement,  on  trouve 


•■■m  ^■© 


K 


^m  --(i)  ' 


(83)       ( 


/'               a;' 
; —  dx 


C>«^-8 


r(p)r(i-.-r) 


l5-pH2-p)ll-p)r(2f»  +  r  — 3) 


2p  •+-  r  —  2) 


r(^-^^)    r{?îi:) 


r-^') 


—  D 


3 


r-^) 


(^') 


Si  j9  =  4 ,  le  second  membre  prend  la  forme  ^  et  sa  valeur  est  égale  au 
rapport  des  dérivées;  par  suite 


r(r- 1) 


6 


TÊ-)  '•m  ^Q  ^(^)j 


36 


SUR  QUELQUES  FORMULES 


ou 


(84) 


r(r-l) 


/*  a'  j  r{r- 
:  ox= 
(I  -I-  xf                  4 


i  -4-2r 


On  transforme  aisément  les  formules  (79)  et  (80)  en  les  suivantes  : 


(85) 


(l-f  x)(l -!')«-'    "^"^4(1- 


/') 


r —  (în  -4-  r  —  i) 


Op>0,    2p-^r— 1>0. 


/ 


(1  -•-  «)'  (t — i') 


(/Z 


1 


(80) 


(2p+  r—  l)(p  -»  r—  I) 


-P) 


1  >  p  >  0,    2p  +  r 


—  r(2p-»-  r  — 2) 


rwrQ 
r(p.i) 


-  2>0. 


24.  Si  jo  csl  supérieur  à  4^  on  aura 


(ix 


•x'(i-x«)-^^-' 


/■ar(ij--_x7 


dXf 


.r-i-tl 


a  étant  le  plus  grand  nombre  entier  contenu  dans  ;9;  par  suite^ 

"fiii^iir^^ !(_,)(«)  /•' 

i  -+-  X  s        \A7  y 

0 

<  >  a  >  0. 


(87) 


...1/ 


(l^x)(l— x')*-* 


dx, 


La  formule  (85)  est  applicable. 

Ainsi^  si  r^  ^  et  ;?  satisfont  aux  conditions 

P  >  0,    r  >  —  I,    2p  H^  r  -»-  «  =  a,        (a  =  entier), 

la  transcendante 

r  x'^'(i  —  x)-(i  -♦  x)'rfx 


s'exprime  toujours  au  moyen  des  intégrales  eulériennes. 


DE  CALCUL  INTEGRAL. 


37 


Il  esl  à  peu  près  inutile  d'ajouter  que  si  les  deux  premières  conditions 
n'étaient  pas  vérifiées^  la  valeur  de  Tintégrale  serait  infiniment  grande. 

25.  Si  r  esl  rationnel  et  de  la  forme  -.  m  el  n  étant  entiers,  les  for- 

fi  '  ' 

mules  (79)  et  (80)  deviendront 


(88)  {  ./      (<+?")(l-p'")' 

0 


4n*(l-p) 


(2w— 2p»~-m)  — ; 37  -^(^np-htn—n) 


■>-a) 


2p«  -4-  m  —  n  >  0 


(89) 


i 


4n'(2-p)(i-p) 


(2w— 2fm— »i)  (2i?— pn-m) 


(2pfi-hm— »)  (3n-2pii— m) 


('*'^") 


'■(-=^)J 


2pn+  m  —  2n  >  0. 


Les  deux  membres  des  équations  (88)  et  (89)  soDt  des  fonctions  continues 
de  p  constamment  égales  entre  elles;  donc,  à  la  limite,  ces  fonctions,  finies 
ou  infinies,  seront  encore  égales.  Alors, 

/'  *  p— '  i  Vlnl     \   a/<    / 

,  ]         r^    ^""2(m-4  n) 

(i  H.  8"  M— 8'»)  •»  ^  ' 


(90) 


l/, 


(91) 


/■ 


P 


M-l 


(i    4-p'')'(l   -  p'")' 


-rfp 


2n 


\      2«/   \  2«  y 


m  (2n  +  m) 


v/;r 


Si  n  =  m,  l'équation  (9i)  deviendra 


(92) 


0 


^  rfp  =  — , 

(1  -+-  j3")'  Vi  —  p"»  3» 


résultat  qu'on  vérifie  très  facilement. 


38  SUR  QUELQUES  FORMULES 

Si,  dans  les  équations  (88)  el  (89),  on  fail  p  =  L 


(93)    .     .     1 /  rf|3=2- 


(1   -4-    p")  Vi  —p' 


0 


»-  e) 


(94)         / ^  rfp.^2-     


«"■  ■•£) 


26.  Remarque.  —  Dans  certains  cas^  les  transcendantes  des  équa- 
lions  (88)  cl  (89)  peuvenl  élre  ramenées  directement  aux  intégrales  eulé 
riennes. 

Le  premier  membre  de  Péquation  (88)  devient 


(95) 


en  posant 

Si  nïy  n  el  p  satisfont  aux  conditions 

(96)    .     .     .    .     2~  — IVO,     5— 4» -2- =50,     2-   f2i)  — 3==N, 

N  étant  un  nombre  entier  positif^  nul  ou  négatif^  les  transcendantes  (88) 
sont  réductibles  directement  aux  intégrales  eulériennes. 
Il  en  est  de  même  si  m^  n  et  p  vérifient  les  conditions 

iw       ,       ^                         m                iw  ^  m 

2 1<0,    5  — 4i)-2-<0,     2 1=5— 4p  — 2-- 

«  «  W  II 

Si  />  ==  2,  les  conditions  (%)  deviennent 

m         m ^         w* 

2 i^O.     3  — 2->^0,     2-  =  N^2. 

Il  ^  «  Il 


DE  CALCUL  INTÉGRAL.  59 

Ainsi^  la  transformation 

ramènera  aux  intégrales  eulériennes  les  transcendantes 

/*  rfx  /^»  xWx 

(i  ♦  ;c*)  VV^    J     (I  -4-  x»)  V^T^I^* 

0  0 

Si  n  est  égal  à  3  ou  à  ky  pour  que  cette  transformation  réussisse^  m  doit 

,   ,/ g  d^'9 

0 

/*            ^'■*~* 
—=^dx  ne  diffèrent  que,  pour  la  forme,  des  transcendantes 


dx. 


ADDITION. 


Monsieur  Mansion,  le  savant  professeur  de  PUniversité  de  Gand,  m'a  fait  remarquer  la 
nécessité  de  démontrer  la  légitimité  de  Tinversion  de  Tordre  des  intégrations  dans  Téqua- 
(ion  {a). 

Soient 

«>0,    p>0,    r>-~i,    r  — «-hi>0. 

La  série  hypergéométrique, 

rfp)r(rH-i) 


(I)     T 


r(p-+-r  -I-  I) 


«  p  -4-  r  -*-  1   *"       1.2     (p  f-  r  -^  i)  (p  -♦   r  -»■  2)  J  " 


sera  absolument  convergente.  [Gaus's  Wercke,  lome  III,  page  iS9.] 
Par  suite, 


(2) 


.     .     .     .    T=    /^'x^-'(l-xrc/xrt~îxf  *^^'g^^»' 1- 


40         SUR  QUELQUES  FORMULES  DE  CALCUL  INTÉGRAL. 

Considérons  noaintenant  la  série  : 

0  0 

e  désignant  une  quantité  positive  infiniment  petite,  qui  a  pour  limite  zéro. 

Les  deux  membres  de  l'équation  (3)  sont  des  fonctions  finies  et  continues  de  e,  con- 
stamment égales  entre  elles;  donc  à  la  limite, 

(1  -i-  3C)'  J  (i  -4-  JC)' 

0 

D'autre  part,  cette  même  série  T  peut  être  mise  sous  la  forme  : 


dx. 


T  = 


T(«)  r(p-4^  r-g»-  i)  _  p  r(S'^i)r(p  ^r^s-^^) 
f( p  H-  r  H-Tj  i  r(p  H-  r  ♦-  2) 


r{8)r{p-i  r— «-f- 1) 

c'est-à-dire, 

Tip)  r  (r  -I-  1)  /»*  X'-*  (i  -  x)H— 

r(«)  r(p +  »•-»-'- 1)/         {*  ••- a;)' 

En  conséquence, 

w  •  -y      hh-ï;         r(«)r(;j  i-r— «  +  1)7        n-*-xy 

Remarque.       J'ai  montre  que,  si  r,  «  et  p  satisfont  à  l'égalité 

2p  -v  r  —  »  =  N,        (N  entier) 

les  transcendantes  B(p,r  +  1,1  —  s)  sont  réductibles  aux  intégrales  eulériennes. 
Cette  condition  s'accorde  avec  celle  énoncée  plus  haut  : 

r  —  «  -4-  1  >  0, 

qui  devient  ainsi 

^  N  «-  2p  4-  i  >  0. 

p  étant  un  nombre  compris  entre  0  et  1,  cette  inégalité  est  vérifiée  pour  toutes  les  valeurs 
de  N,  excepté  zéro.  Mais,  dans  ce  cas,  la  transformation 

i  -^  x 

nous  a  permis  de  vérifier  l'exactitude  de  l'équation  (75). 

On  peut  donc  affirmer  que  la  formule  (4)  est  vraie  pour  toutes  les  valeurs  de  p,  r  et  « 
satisfaisant  aux  conditions 

p  >  0,    «  >  0,     r  >  -  4,    2p  *-  r  -  a  -=  N, 

N  étant  un  nombre  entier,  nul  ou  positif. 
Liège,  le  10  août  1889. 


rV//.: 


Q 


ENSEMBLE 


DES 


1 


PHISIES  DE  U  PUiTE  1 


Faites  à  Lourain,  en  1 8S8 ,  à  réquatorial  de  huit  ponces  de  Grnbb, 


PAR 


F.  TERBY. 


Ecce,  labora 


(AVE3C     a     PriAWOXXBS.) 


(Présenté  &  U  Classe  des  sciences  dans  la  séance  du  3  février  1889.) 


TOHB   LI. 


i 


ENSEMBLE 


DES 


OBSERVATIONS  PHYSIQUES  DE  LA  PLANÈTE  MARS 


Failes  â  LouTaîn,  en  1888,  a  Péqnatorial  de  liiiit  pouces  de  Crubb. 


I.  —  Introduction. 

J'attendais  avec  impatience  Topposition  de  Mars  en  i888  pour  essayer 
sur  celte  planète  In  puissance  de  mon  nouvel  équalorial  de  huit  pouces^ 
construit  par  Sir  Howard  Grubb.  Malheureusement  la  faible  hauteur  de 
Pastre  au-dessus  de  Thorizon  et  son  éloignemenl  ne  permettaient  guère 
d'espérer  des  résultats  bien  complets.  Quand  j'aurai  rappelé  que^  pendant 
la  période  des  observations^  les  circonstances  atmosphériques  les  pJus  détes- 
tables n'ont  cessé  de  régner^  Ton  ne  s'étonnera  point  de  trouver  ici  consignés 
des  faits  très  minimes  en  comparaison  de  ceux  que  M.  Scuiaparelli  a  constatés 
sous  le  ciel  de  Milan ^  pendant  des  oppositions  beaucoup  plus  favorables,  à 
l'aide  d'un  instrument  de  dimensions  à  peu  près  identiques  et  d'un  œil  d'une 
incomparable  acuité.  Tandis  que^  dans  de  bonnes  conditions,  Féqualorial  de 
Grubb  a  déjà  supporté  parfaitement  une  amplification  de  650  fois  environ  pour 
l'observation  de  Saturne  et  de  la  Lune,  par  exemple,  c'est  à  peine  s'il  tolérait 
le  grossissement  de  280  fois  pendant  celte  opposition  défavorable  de  Mars. 

Pendant  le  cours  lui-même  des  observations^  des  nouvelles  importantes 
arrivaient  de  Nice,  où  M.  Perrotin  \  armé  d'une  lunette  qui  n'est  surpassée 
actuellement  que  par  celle  du  Mont  Hamilton,  constatait  les  faits  les  plus 
intéressants;  ces  faits  peuvent  être  rangés  en  trois  catégories  :  1**  faits  relatifs 
à  la  Libye;  2^  présence  dans  la  tache  polaire  boréale  d'un  trait  noir  commue 

'  Comptes  rendus  de  FAcad.  des  Se.  de  Paris ^  1888,  14  mai,  18  juin,  16  juill.,  10  sept. 


4  OBSERVATIONS  PHYSIQUES 

de  Vencre;  3**  constalalion  de  l'existence  des  canaux  et  de  leur  gemmation. 
D^autre  part^  M.  Sghiaparelli  voulait  bien  me  tenir  au  courant  des  décou- 
vertes nouvelles  qu'il  faisait  chaque  jour  à  Milan  avec  son  dix-huil*pouces  de 
Merz  :  j'apprenais  qu'il  voyait  aussi  les  détails  signalés  par  M.  Perrotin  ^ 
Et  à  Louvain,  de  mon  côlé,  à  l'aide  du  huit-pouces^  je  constatais  l'existence 
du  filet  noir  de  la  tache  polaire,  celle  d'un  grand  nombre  de  canaux  et 
la  géminalion  tout  au  moins  du  Phison;  j'observais  aussi  distinctement  la 
Libye.  En  raison  de  l'actualité  de  ces  faits,  j'ai  mentionné  quelques-uns  de 
mes  résultats  dans  les  Comptes  rendus  de  FAcad.  des  Se.  de  Paris  ^,  dans 
Ciel  et  Terre  ^  et  dans  la  Revue  VAstronomie,  de  M.  Flammarion  *. 

Ces  notes  partielles  et  éparses  ne  peuvent  donner  qu'une  idée  bien  incom- 
plète des  observations  de  Louvain;  six  dessins  seulement  publiés  dans 
VAstronomie  n'ont  pas  même  été  accompagnés  de  l'indication  des  jours  et 
des  heures;  de  plus,  ces  dessins  ne  représentent  pas  la  planète  telle  qu  elle 
a  été  vue  en  réalité,  mais,  pour  ne  pas  multiplier  leur  nombre,  j'y  ai  réuni 
souvent  les  détails  fournis  par  plusieurs  soirées  d'observation;  quelle  que 
soit  leur  importance  au  point  de  vue  de  la  vérification  des  cartes  de 
M.  Sghiaparelli,  ils  ne  peuvent  servir  à  donner  une  idée  parfaite  des 
résultats  obtenus.  Un  travail  d'ensemble  seul,  comprenant  tous  les  détails 
des  observations  faites  à  Louvain,  pouvait  combler  ces  lacunes  déplorables 
et  c'est  l'objet  du  présent  mémoire. 

Tous  mes  dessins  ont  été  rangés  dans  l'ordre  des  longitudes  aréographiques 
croissantes,  calculées  à  l'aide  des  Èphémérides  de  M.  Marth  ^  et  les  descrip- 
tions se  suivent  de  même.  Un  tableau  général  réunit  ensuite  les  observations 
dans  Tordre  des  dates  avec  les  longitudes  en  regard. 

Disons  encore  quelques  mots,  dans  cette  Introduction,  sur  la  manière 
dont  nous  avons  procédé. 

*  Ciel  et  Terre,  août  1888;  Himmel  und  Erde,  4888, 1. 
3  23  mai  1888. 

3  Août  1888. 

4  Septembre  1888. 

3  Monihly  not.^  déc.  1887.  —  Qu'il  me  soit  permis  d'insister  ici  sur  la  part  qui  revient 
à  M.  Marth  dans  tous  les  progrès  actuels  de  la  planétographie,  par  la  publication  de  ses 
inestimables  Épliémérides. 


DE  LA  PLANETE  MARS.  5 

Notre  but  principal  était  la  vérification  des  admirables  cartes  de  M.  Schia- 
PARELLi,  cartes  qui  sont  encore  aujourd'hui  même,  il  faut  Pavouer  avec 
regret,  Tobjet  d'une  médance  fort  peu  justifiée.  Nous  nous  sommes  inspiré 
du  principe  énoncé  par  de  grands  observateurs  :  «  Souvent,  ont-ils  dit,  on 
ne  voit  bien  que  ce  que  Ton  recherche  »  ;  M.  0.  Struve  n'aurait  probable- 
ment jamais  découvert  la  nébuleuse  de  Maïa  à  Paide  du  grand  équalorial 
de  Pouikova  s'il  n'avait  élé  préalablement  averti  de  sa  présence  par  les  photo- 
graphies de  MM.  Henry,  et  s'il  ne  l'avait  recherchée  avec  intention  ^  De 
même  nous  avons  recherché  les  canaux  de  Mars,  dans  les  régions  où  nous 
savions  que  M.  Sghiâparelli  les  avait  constatés;  nous  avons  eu  soin  de 
calculer  d'avance  approximativement  la  longitude  du  méridien  central  pour 
chaque  observation,  et,  la  carte  à  la  main,  en  quelque  sorte,  nous  avons 
patiemment  et  obstinément  poursuivi  ces  détails  d'une  haute  difficulté.  C'est 
à  celle  méthode,  nous  n'hésitons  pas  à  le  dire,  que  nous  devons  notre  succès 
partiel.  Comme  M.  Perrgtin  le  dit  lui-même,  tout  cela  ne  saute  pas  aux 
yeux,  même  dans  les  plus  grandes  lunettes  dont  l'humanilé  dispose;  il  faut, 
pour  y  réussir,  la  plus  grande  attention ,  la  plus  grande  persévérance.  A  plus 
forte  raison  l'observateur  armé  d'un  simple  huit-pouces,  dans  les  circonstances 
défavorables  que  nous  avons  traversées,  se  découragera-t-il  bien  vite  s'il 
n'est  pas,  à  l'avance,  soutenu  par  une  foi  inébranlable  dans  la  vérité  des 
résultats  de  Milan;  cette  foi  seule,  en  effet,  peut  lui  inspirer  la  persévérance 
et  je  dirai  même  l'obstination  nécessaires.  D'aussi  prodigieuses  difficultés 
font  à  l'incrédulité  la  partie  belle,  et  il  est  permis  de  croire  que  les  observa- 
teurs munis  de  moyens  suffisants,  et  qui  n'ont  point  réussi  à  voir  les  canaux 
et  la  gémination,  auront  souvent  abandonné  l'observation  faute  de  confiance 
préalable  ou  de  connaissance  antérieure  des  détails  à  découvrir. 

Dans  le  but  de  pouvoir  abréger  le  texte  descriptif,  j'ai  apporté  aux  figures 
des  soins  exceptionnels  ;  leur  fond  est  légèrement  ombré  pour  faire  ressortir 
les  parties  blanches  et  brillantes;  quel(|ues  teintes  y  ont  été  fixées;  en  un 
mot  chaque  détail  des  dessins  a  son  importance  et  correspond  à  un  fait  réel; 
les  planches  doivent  donc  être  examinées  avec  grande  attention. 

i  Astrm.  Nachr.,  Bd.  H4,  p.  97. 


6  OBSERVATIONS  PHYSIQUES 

Toutes  les  figures  ont  été  rigoureusement  copiées  d'après  les  seuls  origi- 
naux que  je  possède  et  qui  ont  été  exécutés  eux-mêmes  au  télescope;  ces 
originaux  ont  exactement  la  même  grandeur  que  les  dessins  de  ce  mémoire 
et  sont  placés  ou  orientés  exactement  de  la  même  manière;  ils  n'ont  été  Tobjel 
d'aucune  retouche  après  l'observation^  et  les  notes  seules  prises  au  télescope 
ont  servi  à  donner  aux  figures  l'aspect  définîtir  qu'elles  ont  dans  ce  mémoire. 
En  achevant  nos  deux  planches^  nous  y  avons  rencontré  quelques  imperfec- 
tions que  les  nréographes  exercés  ne  manqueront  point  de  remarquer;  la 
forme,  les  positions,  par  exemple,  de  certaines  taches,  difficiles  surtout, 
donnent  prise  à  des  objections  que  nous  ne  cherchons  pas  à  nous  dissimuler, 
surtout  si  l'on  envisage  ces  taches  dans  plusieurs  dessins  successifs;  ces 
défauts  sont  imputables  à  l'extrême,  à  la  prodigieuse  difficulté  avec  laquelle 
certains  détails  se  laissaient  voir^  et  je  me  suis  bien  gardé  de  retoucher  les 
dessins  de  quelque  façon  que  ce  fut,  pour  atténuer  ces  irrégularités;  je 
compte  donc  sur  leur  sincérité  pour  leur  voir  obtenir  un  indulgent  et  bien- 
veillant accueil.  Le  lecteur  n'oubliera  pas,  dans  ces  cas  spéciaux,  qu'en  tout 
état  de  cause,  ce  n'est  point  Inexistence  des  détails  signalés  qui  peut  être 
mise  en  doute. 

n.  —  Observations. 
1888. 

9  juillet,  de  SHf""  à  8''46"'  ^  (t.  m.  de  Bruxelles);  L  «  =  8^  fig.  /. 

L'observation  est  continuée  jusqu'à  8^30"™. 

Grossissements  :  280,  180  fois^;  agitations  atroces. 

On  soupçonne  par  moments  la  grande  Syrte  au  bord  occidental  ^;  au  bord 


1  Heure  du  dessin. 

s  Longitude  du  méridien  central.  Cette  longitude  correspond  à  Fheure  moyenne  du 
dessin. 

3  Approchés. 

^  Considéré  géocentriqtiement.  Les  dessins  sont  placés  comme  Mars  se  présentait  dans  le 
champ  de  la  lunette,  image  renversée.  Pour  s'orienter,  il  suflSt  de  considérer  toujours  la 
tache  polaire  septentrionale  qui  figure  dans  le  quart  inférieur  droit. 


DE  LA  PLANETE  MARS.  7 

oriental,  en  bas,  on  soupçonne  également  et  par  moments  Mare  Acidalium; 
la  bande  supérieure,  qui  est  le  Sinus  Sabaeus,  s'allonge  en  poinle  vers  le 
centre  et  simule  par  moments  la  grande  Syrte;  c'est  un  aspect  que  produit 
souvent  Tensembie  confondu  de  la  Baie  fourchue  et  de  Tlndus. 

31  mai.  J'observe  depuis  7^46"",  mais  Timage  est  un  peu  voilée  et  agitée; 
j'emploie  les  amplifications  de  280^  420,  250  et  450  fois.  Je  vois  le  Sinus 
Sabaeus,  la  baie  de  Dawes  non  dédoublée,  Deucalionis  regio,  rembouchure 
de  rindus  assez  difficile,  Mare  Acidalium  et  Nilokeras.  Tempe  est  blanc  et 
brillant  au  bord  oriental;  je  vois  aussi  le  Deuteronilus  en  a,  le  lacus  Isme- 
nius  en  6,  une  portion  de  TEuphrate  en  r,  le  lacus  Hyperboreus  en  d{y.fig.2)\ 
une  blancheur  se  montre  au  bord  occidental. 

Je  dessine  Mars  de  9^16"^  à  9^30"^  ±;  L  =  26M  ±  ;  fig.  2;  je  vois  Argyre 
blanche  et  brillante,  en  haut  du  disque,  en  e\  Pyrrhae  et  Protei  regîo  en  f. 
Au  moment  du  dessin,  le  Deuteronilus  et  le  lacus  Ismenius  sont  bien  moins 
visibles  qu'à  7^46°*.  On  termine  les  observations  à  9^33°". 

19  avril,  de  8^1 4"^  à  S">^7°»,  par  une  éclaircie;  L  =  27°6;  fig.  3. 

On  continue  Tobservation  jusqu'à  8^37°*,  heure  à  laquelle  le  ciel  est 
complètement  couvert.  Grossissement  :  280  fois;  agitations  atroces. 

Je  crois  dédoubler  un  instant  la  Baie  fourchue  a;  Tembouchure  de  rindus6 
bien  visible;  le  Deuteronilus  c  et  le  Nilokeras  d  sont  rosés;  il  y  a  trace 
d'Achillis  Pons;  lacus  Hyperboreus  bien  séparé  de  Mare  Acidalium;  outre  la 
tache  polaire,  le  dessin  présente  au  bord  trois  régions  blanches  et  brillantes; 
la  région  e,  moins  blanche  et  moins  brillante  que  les  autres,  correspond  à 
Noachis  et  à  Argyre. 

6  juillet,  de  SHS"^  à  8^29"^  environ;  L  =  31^5  ±  ;  fig.  4. 

Gr.  :  280,  420,  450,  230,  180;  observation  difficile;  agitations;  ondu- 
lations; détails  certains  néanmoins.  On  continue  jusqu'à  8^5°^. 

Argyre  brille  en  haut  du  disque,  en  a;  Deuteronilus  visible  et  lacus 
Ismenius  bien  marqué;  cette  région  est  rouge;  je  vois  aussi  Callirrhoe  en  6; 
Tempe  blanc;  il  y  a  encore  trace  de  Pyrrhae  et  de  Protei  regio,  et  de  Deu- 
calionis regio  entre  la  Baie  fourchue  et  l'embouchure  de  l'Indus. 


8  OBSERVATIONS  PHYSIQUES 

5/  avril,  de  40^20^  à  10H3^;  L  =  A2«;  fig.  S. 

Gr.  :  280^  420,  150,  650;  on  continue  Tobservalion  jusqu'à  11  Mi". 

Outre  les  détails  signalés  dans  les  dessins  précédents,  je  mentionne  la 
trace  de  lacus  Solis  et  de  lacus  Tithonius  en  haut  du  disque;  la  teinte  rose 
du  Deuleronilus,  du  lacus  Ismenius  et  du  Nilokeras;  la  trace  de  Callirrhoe 
en  a,  le  Tanaïs  en  6;  Téclat  de  Tempe;  le  pons  Achillis  certain  avec  le 
grossissement  de  280  fois  à  11^29*";  le  lacus  Niliacus  est  plus  pâle  que 
Mare  Acidalium;  le  lacus  Hyperboreus  parfaitement  séparé  de  Mare  Acida- 
lium  à  11^34*"  avec  le  grossissement  de  150  fois;  ce  grossissement  montre 
aussi  très  bien  la  tache  polaire  qui,  avec  650,  à  11^44",  apparaît  admi- 
rablement comme  une  petite  ellipse  tout  entière  dans  Thémisphère  visible 
et  tangente  au  bord ,  fig.  Sa.  Le  Nilokeras  c  se  prolonge  à  droite,  en  dy  par 
une  bande  large  et  rose  qui  correspond  à  TUranius  et  au  Gigas. 

S7  mai,  de  7^57^  à  SH"^;  L  =  42^9;  fig.  6. 

Gv.  :  420,  280,  450,  250;  on  finit  à  943™. 

Outre  les  délails  précédents,  mentionnons  ici,  en  a,  le  Gange  aboutissant 
au  lac  de  la  Lune  b;  Tlndus-Oxus,  c,  se  rendant  au  Deuteronilus;  une 
trace  d^Hiddekel,  (/,  allant  au  lacus  Ismenius;  la  teinte  plus  claire  du  Niliacus 
lacus,  la  trace  du  pont  d'Achille;  enfin  Argyre  en  haut  du  disque,  visible 
surtout  à  8^28""  avec  le  grossissement  250,  plus  petite  que  la  tache  polaire 
et  brillante  comme  elle.  De  même,  avec  250,  j'aperçois  une  seule  fois,  mais 
d'une  façon  certaine,  un  petit  point  noir  en  haut  du  disque,  correspondant 
sans  doute  au  lac  du  Soleil  ou  au  lac  Tithonius. 

22  avril,  de  11^32^  à  H^42^;  L  =  49^3;  fig.  7. 

Gr.  :  250,  280;  les  nuages  surviennent  ensuite;  agitations. 

Cette  observation  confirme  les  précédentes. 

2S  mai,  de  7^50"^  à  8^S^;  L  =  60"6  ;  fig.  8. 
Gr.  :  280,  420,  560.  Les  nuages  interrompent  l'observation  à  8*^25'". 
Je  vois  faiblement  le  Gange,  a,  et  mieux  l'indus,  6;  j'aperçx^is  Arg}Te 
en  c  à  848*";  j'ai  vu,  en  dy  sur  la  côte  de  Mare  Acidalium,  pendant  un 


DE  LA  PLANETE  MARS.  9 

inslanl  trop  court  pour  permcllre  le  dessin  de  ce  détail,  une  échancrure  et 
une  proéminence  tout  à  fait  certaines. 

Comme  moyen  d'épreuve,  je  noie,  à  8**18",  que  le  Gange  paraît  presque 
au  méridien  central  du  disque;  cette  observation  donne  pour  longitude 
approchée  de  ce  canal  SS^'G ,*ce  qui  concorde  assez  bien  avec  la  carte  de 
Milan,  si  Ton  a  égard  à  la  difficulté  de  celte  observation. 

24  mai,  de  8^13^  à  8^23^;  L  =  74*^7;  fig.  9. 

Gr.  :  280,  420  ;  on  observe  jusqu'à  9^8"». 

Le  Gange  est  certain,  mais  seulement  par  moments;  il  aboutit  à  une  tache 
noire,  6,  le  lac  de  la  Lune;  le  contour  de  Tempe  s'accuse  nettement  comme 
le  périmètre  d'un  polygone;  on  voit  donc,  en  a,  le  Nilokeras;  en  c,  le  Nilus; 
en  (i,  le  Ceraunius;  et  aussi  en  e,  le  Tanaïs.  Ârgyre  brille  d'un  blanc  de  neige. 

23  mai,  de  8^23^  à  8^33^;  L  =  86^3;  fig.  10. 

Gr.  :  280,  420,  450,  250.  Observation  finie  à  9*^22"».  J'ai  observé  aussi 
de  7\^8'"à  8''23™. 

Le  Gange  est  certain  par  moments,  mais  difficile;  outre  les  détails  men- 
tionnés dans  la  fig.  9  et  marqués  des  mêmes  lettres,  on  voit,  en  /*,  le  Jaxartes. 

16  avril,  de  10^34^  à  10^57"^  environ;  L  =  89M  ±;  /f^'.  //. 

Gr.  :  280,  420,  450;  on  continue  jusqu'à  4i»»39". 

Je  vois  en  haut  du  disque  le  golfe  de  l'Aurore  avec  le  lac  du  Soleil  et  le 
lac  Tithonius;  c'est  la  seule  fois  que  j'ai  aperçu  ces  deux  lacs  avec  autant  de 
netteté;  ils  sont  reliés  au  golfe  de  l'Aurore  par  le  Nectar  et  par  PAgatho- 
dœmon.  Thaumasia  est  très  blanche  au-dessus  de  Solis  lacus.  Dans  le  reste 
du  dessin,  je  ne  dois  farre  remarquer  que  la  zone  rose  qui  traverse  le 
disque  et  s'étend  au  delà  du  Ceraunius,  probablement  dans  Uranius  et  Gigas. 
A  14^32'",  avec  280,  je  vois  la  Propontide  qui  apparaît  au  bord  droit  à  la 
suite  du  Tanaïs  (v.  fig.  lia). 

29  juin,  de  8HS^  à  9^  environ;  L  =  105^8  ± ;  fig.  12. 

Gr.  :  420,  280,  560.  Horriblement  ondulant. 

Avec  280,  la  zone  centrale  est  très  rouge;  c'est  probablement  le  Gigas  ou 

le  Phlegethon  qui  prolonge  le  Nilus. 

ToMB  LL  2 


10  OBSERVATIONS  PHYSIQUES 

20  mai,  de  8^20"^  à  S^3S^±;  L=  413*>6  ±;  fig.  43. 

Gr.  :  4S0, 420,  280;  observation  prolongée  jusqu'à  O'^SO». 

Par  son  extension,  la  bande  centrale  dépasse  évidemment  les  limites  du 
Nilus  et  doit  se  prolonger  dans  le  Gigas  ou  le  Phlegethon;  elle  tend  à  dis^ 
paraître  à  9^30"». 

La  région  située  au-dessus  de  la  tache  supérieure  est  blanche;  à  9^1 3*" 
cette  blancheur  se  réduit  et  Ton  ne  voit  plus  que  Tapparence  d'une  très  petite 
tache  polaire  au  bord  sud  du  disque,  diamétralement  opposée  à  la  tache 
polaire  nord.  Â  9^13™  la  longitude  du  méridien  central  était  12i''7;  cette 
petite  tache  blanche  devait  avoir  à  peu  près  cette  longitude.  Peut-être  se 
confond-elle  avec  la  région  pointillée  située  à  gauche  de  Thyle  1  dans  la 
carte  de  M.  Schiaparelli  (opposition  de  1881-1882)  et  ayant  pour  longi- 
tude sur  cette  carte  12 0*>;  peut-être  était-ce  Thyle  I  elle-même. 

U  avril,  de  40^S2^  à  HH2'^;  L  =  1  i4»2;  fig.  U. 

Gr.  :  280,  420.  Observation  jusqu'à  1245°". 

Traces  de  lacus  Solis  et  de  lacus  Tithonius  à  gauche  du  disque;  bande 
rose  centrale;  Tanaïs  en  dessous;  la  Propontide  apparaît  au  bord  droit 
à  12MS'». 

2!7  juin,  de  8^46^  à  8^26^;  L  =  1174;  fig.  4 S. 

Gr.  :  560,  420,  280,  450;  ondulant,  agité. 

La  bande  centrale  est  rouge  avec  560;  tout  est  très  faible. 


m 


/«  mai,  de  8^Si^  à  9^;  L  -=  138-6;  fig.  46. 

Gr.  :  280;  observation  continuée  jusqu'à  10^40'".  Mauvais,  agité;'^à  9^30 
l'image  devient  meilleure  ;  puis  agitations  atroces. 

La  région  blanche  du  bord  supérieur  gauche  semble  correspondre  à  Thau- 
masia  et  à  Thyle  I.  Mare  Sirenum  apparaît  en  haut  du  disque;  la  tache 
polaire  septentrionale  est  double;  on  lui  voit  un  petit  compagnon,  certain 
par  moments,  à  9^0°";  ce  compagnon  est  moins  blanc  et  moins  brillant  que 
la  (ache  polaire  principale;  les  deux  amas  neigeux  sont  séparés  par  le  Blet 
noir  signalé  aussi  par  MM.  Schiaparelli  et  Perrotin. 


DE  LA  PLANETE  MARS.  U 

24  juin,  de  S^5™  à  S'^SS-^;  L«  445-3;  fig.  17. 

Gr.  :  450,  280,  420,  250;  observation  continuée  jusqu'à  8H8«;  quelques 
nuages;  trop  de  mouvements  et  d'ondulations.  Détails  certains. 

Deux  régions  blanches.  Tune  au  bord  gauche,  Tautre  au  bord  supérieur; 
la  bande  centrale  semble  se  terminer  ici  ;  sa  position  semble  indiquer  que 
TAchéron  contribue  aussi  à  cette  apparence. 

20  mai,  de  lOHS^  à  41^S^  ±,mL=  149-5  =b;  fig.  48. 
Gr.  :  280,  250, 180;  observation  continuée  jusqu'à  11^5". 
La  tache  polaire  est  double,  même  avec  180;  à  11^15*°  on  voit  apparaître 
le  point  sombre  a,  probablement  Trivium  Gharontis;  en  6,  la  Propontide. 

8  ami,  de  iff'SS^  à  H''20^  ±  ;  L  =  163^9  db  ;  fig.  19. 
Gr.  :  150, 250,  450, 420,  280;  on  continue  jusqu'à  12^ 
Le  grossissement  420  semble  dédoubler  la  Propontide  par  l'apparition 

du  Pont  d'Hercule;  l'ombre  a  est  Flades  se  rendant  à  Trivium  Gharontis. 

Un  point  blanc  brillant  se  remarque  au  bord  gauche  inférieur. 

13  mai,  de  S7"  d  5Vff-;  L  =  173-;  fig.  20. 

Gr.  :  280,  250;  on  finit  à  9'^40«. 

En  a,  le  Sinus  Tilanum;  en  b,  avec  250,  on  soupçonne  une  ombre  légère 
qui  longe  le  bord;  en  d,  l'Ërebus;  en  c,  le  Trivium  Gharontis  sous  forme  de 
tache  plus  noire  à  9^3°*;  en  g,  le  Gerberas;  en  e,  la  Propontide  avec  le  Pont 
d'Hercule,  Trois  points  blanes  au  bord  inférieur  du  disque  :  d'abord  moins 
bl0QO9  et  moins  brillants  que  la  tache  polaire,  ces  points  deviennent  de  plus 
en  plus  brillants  et  blancs  en  approchant  du  limbe,  où  ils  débordent  comme 
la  tache  polaire  et  rivalisent  d'éclat  et  de  blancheur  avec  elle. 

A  8H7°*,  avec  250^  on  voit  apparaître  au  bord,  en  f,  une  tache  très 
noire,  probablement  Fretum  Anian  (v.  fig.  20a), 

Mais  l'inléràt  principal  de  l'observation  de  ce  jour  réside  dans  la  consta- 
tation du  filet  noir  de  la  tache  polaire  {fig,  20  et  fig.  20a).  La  région 
blancbo  séparée  de  la  tache  polaire  par  ce  filet  était  moins  blanche  et  moins 
brillante  que  la  tache  polaire  proprement  dite  et  tournait  autour  du  pôlfi> 


12  OBSERVATIONS  PHYSIQUES 

comme  on  peut  s'en  assurer  par  son  déplacement  très  sensible  déjà  à  9^3"^ 
(v.  fig.  20à). 

Le  Trivium  Charonlis  apparaît  par  moments  comme  une  tache  isolée 
de  9^3"»  à  9*»40'». 

S  avril,  de  40^21^  à  iOHI^;  L=  181*>5;  fig.  21. 

Gr.  :  250,  280;  agité  et  ondulant. 

La  Proponlide  semble  partagée  en  deux  par  Herculis  pons;  elle  envoie 
deux  prolongements,  Fun,  a,  correspond  au  canal  Hades,  Tautre,  6,  semble 
être  le  canal  Pyriphlegethon.  Des  amas  blancs  et  neigeux  se  trouvent  au 
bord  inférieur. 

12  mai,  de  8^1  S^  à  8^28^;  L  =  \%k^^\fig.  22. 

Gr.  :  280, 250,  420,  450.  L'observation  est  continuée  jusqu'à  Q^^S". 

La  bande  du  bord  gauche  supérieur  parait  double,  probablement  à  cause 
de  la  présence  de  Phaelontis,  Electris  et  Eridania,  séparant  Mare  Chronium 
de  Mare  Sirenum  et  de  Mare  Gimmerium.  Une  ombre  parait  encore  en  a,  le 
long  du  bord  gauche;  au  bord  inférieur,  deux  petils  disques  moins  blancs 
et  moins  brillants  que  la  tache  polaire;  en  6,  Erebus;  en  c,  Gerberus;  en  d^ 
Slyx;  en  e,  Propontidc  avec  division  certaine  (Herculis  pons). 

La  tache  polaire  est  partagée  en  deux  par  un  filet  noir. 

12  mai,  de  9^12^  à  9^18^;  L  -  197^5;  fig.  23. 

Gr.  :  250,  280.  Getle  observation  a  suivi  la  précédente  et  a  été  continuée 
jusqu'à  10^48"".  Les  progrès  de  la  rotation  amènent  un  des  points  blancs  du 
bord  inférieur  en  contact  avec  le  limbe  et  ce  point  y  déborde  comme  la 
tache  polaire.  On  voit  se  dessiner  le  contour  complet  d'Elysium  et  le  Gerberus 
semble  se  prolonger,  en  g,  jusqu'au  contact  de  la  mer  Gimmérienne;  il  y  a  là 
évidemment  un  effet  de  la  présence  du  Gyclopum,  que>  pourtant,  je  ne 
parviens  pas  à  distinguer  nettement. 

La  tache  polaire  satellite,  séparée  par  le  filet  noir,  continue  son  mouve- 
ment autour  du  pôle;  son  aspect  est  relevé  successivement  à  9^43™  {fig.  23a\ 
puis  à  10^28""  (fig.  23b).  Par  moments  le  filet  noir  prend  l'aspect  d'un  poiat 
noir  perdu  dans  la  tache  polaire. 


DE  LA  PLANÈTE  MARS.  «3 

S  avril,  de  HH6^  à  /^V»;  L  =  201^6;  fig.  24. 
Gr.  :  280;  observé  jusqu'à  12''6"'. 

En  a  figure  la  baie  du  Laeslrygonum  reliée  à  PEuDostos  par  TAntée; 
celui-ci  est  d'apparence  excessivement  fugitive;  a  est  Thyle  II. 

J  avril,  de  40^8'^  à  40^33^^,  j'observe  sans  dessiner;  agitations  atroces. 

Gr.  :  150, 250,  450,  650, 180,  280.  Le  dessin  du  1*^  avril  est  confirmé. 
On  voit  Elysium;  la  tache  polaire  nord  se  voit  tout  entière,  de  forme 
elliptique;  une  teinte  rouge  règne  surtout  dans  le  quart  inférieur  droit  du 
disque.  Il  y  a  deux  taches  brillantes  au  moins,  en  bas  du  disque,  à  gauche 
du  diamètre  vertical;  la  région  située  au-dessus  de  Mare  Gimmerium  n'est 
pas  aussi  blanche  que  le  1^  avril;  Thyle  I  et  Thyle  II  occupent  alors  le 
haut  du  disque. 

De  //V"-  a  //VJ-;  L  =  207^7;  fig.  25. 

Gr.  :  250,  280;  trop  agité  et  trop  ondulant;  observé  jusqu'à  12*"! 8"*. 

Elysium  est  à  peine  plus  blanc  que  le  reste.  A  11^13"^  le  haut  du  disque 
devient  plus  blanc,  d'aspect  neigeux;  a  est  Thyle  il.  Deux  points  blancs 
sont  au  bord  inférieur.  Je  vois  des  dentelures  certaines  au  bord  de  Mare 
Gimmerium,  mais  d'une  façon  trop  fugitive.  A  12^2*"  je  note  qu'Elysium  est 
au  méridien  central  ;  celte  observation  donne  pour  longitude  aréographique 
du  centre  d'Elysium  :  221  ""2,  résultat  qui  offre  un  accord  remarquable  avec 
la  carte  de  M.  Schiaparellk 

40  mai,  de  S^'SI^  à  Ô»*//";  L  =  209^6;  fig.  26. 

Gr.  :  420,450,280;  observation  continuée  jusqu'à  9^1'°. 

Je  vois  la  baie  du  Laestrygonum  a;  suivant  la  flèche  qui  est  à  sa  gauche 
on  soupçonne  par  moments  un  trait  clair  qui  doit  correspondre  aux  Atlan- 
tides;  de  même,  à  9^16"',  suivant  la  flèche  b,  règne  une  clarté  qui  est  l'Hes- 
périe.  Elysium  n'est  ni  blanc  ni  brillant. 

A  9^1"*,  je  relève  l'aspect  de  la  figure  26a;  on  y  voit,  en  a,  un  vestige 
du  Gyclops  et,  en  b,  le  Triton. 


OBSERVATIONS  PHYSIQUES 

//  mai,  de  9''34^  à  Q'^U^;  L  =  242";  fig.  27. 

Gr.  :  420,  280,  2S0;  observation  jusqu'à  lO^^SO".  . 

Je  note  comme  certaine  la  séparation  a  entre  le  Styx  et  la  Propontide. 
Le  contour  d'Elysium  est  rosé;  cette  teinte  est  surtout  accusée  pour  le  Cer- 
berus.  Je  vois,  en  6,  PÂntée  et  la  baie  du  Laestrygonum  ;  mais  le  Cyclopum  c 
ne  se  dessine  pas  nettement;  en  dy  le  Triton.  A  10^29%  250  me  montre 
PHespérie.  A  lO^dQ"",  le  Cerberus  a  une  apparence  douteuse  de  géminalion, 
comme  si,  à  son  extérieur,  régnait  une  zone  rose  plus  faible. 

9  mai,  de  S^SB^  à  8H1^;  L  =  214^3;  /î^.  28. 

Gr.  :  280, 420,  450.  Image  trop  agitée. 

Le  Cerberus  a  me  parait  prolongé  jusqu'à  la  mer  Gimmérienne, 

/"  avril,  à  40^217^;  L  =  215^5  ;  /f^.  29. 

Gr.  :  250, 280,  450, 420;  grandes  agitations;  on  observe  jusqu'à  ll'*27". 

Les  régions  centrales  sont  rouges,  les  bords  sont  jaunes  ou  blancs.  La  tache 
polaire  est  très  blanche  et  très  brillante,  de  môme  que  les  régions  blanches 
du  bord  supérieur;  h  est  Thyle  II;  vient  ensuite,  dans  Tordre  décroissant 
d'éclat  neigeux,  le  point  blanc  a  au  bord  inférieur,  puis  enfin  Elysium  qui 
brille  $ans  éclat  neigeux  bien  caractérisé. 

Elysium  est  au  méridien  central  à  40^47"^,  ce  qui  donne  pour  la  longi- 
tude de  son  centre  220''4 ,  en  accord  parfait  avec  la  carte  de  Milan. 

9  mai,  de  9''10^  à  9''29^;  L  «  225^5;  fig.  30. 

Gr.  :  420,  280.  Agitations  atroces. 

Elysium  est  peu  brillant  et  n'est  nullement  blanc;  observation  difficile. 

La  région  a  est  très  blanche  et  très  brillante.  Je  soupçonne  une  fois  l'Antée 
en  b,  Cerberus  sç  prolonge  en  apparence  jusqu'à  la  mer  Cimmérienne,  vision 
imparfaite  du  Cyclopum. 

U  juin,  de  7*^55-»  d  8''2^;  L  =  234^8  ;  fig.  51. 
Des  nuages  passent;  mouvements;  dessin  incomplet.  Le  Cyelope  reste 
douteux  ;  Cerberus  se  voit  bien. 


DE  LA  PLANÈTE  MARS.  4  S 

De  SW"  à  9^42'^;  gr.  :  280, 280;  je  conlînue  I  observalîon ;  Timage  est 
trop  ondulante  et  trop  agitée  pour  la  dessiner*  Cerberus  est  au  bord  gauche; 
on  voit  un  peu  Elysium;  le  Cyclope  reste  incertain;  le  Thoth,  la  grande 
Syrte,  la  Boréosyrte,  très  noire,  apparaissent  au  bord  droit. 

//  mai,  de  H^'G^  à  //••^4";  L  -  235^7;  /f^.  32. 

Gr.  :  280;  observation  continuée  jusqu'à  11U9". 

Par  moments,  on  soupçonne  le  Gyclopum  c,  mais  cette  apparition  reste 
excessivement  douteuse;  le  Cerberus  a  une  apparence  de  gémination  comme 
à  lO'^SO'",  fig.  27;  les  canaux  qui  forment  le  périmètre  d'Elysium  sont  roses. 
La  bande  supérieure  est  traversée  par  un  filet  clair  a,  apparaissant  pai^ 
moments  assez  rares;  c'est  THespérie;  elle  aboutit  entre  le  Tritonit  et  le 
Lethes  d,  prolongement  de  Syrtis  minor;  ces  deux  canaux  forment  un 
ensemble  triangulaire  et  grisâtre,  pâle  dans  sa  partie  médiane  ^,  qui  est  la 
portion  septentrionale  de  THespérie;  par  leur  réunion,  ils  se  continuent  danâ 
le  Thoth,  /,  lequel  finit  à  Alcyonius,  g.  Au  bord,  en  n,  apparaît  la  Nilosyrte. 
La  tache  polaire  est  entourée  d'un  fil  très  noir.  La  région  h  (Libye)  est 
très  blanche. 

La  tache  la  plus  sombre  est  Alcyonius  g. 

A  dl'^Si"  j'ai  noté  le  Cyclops  comme  assez  certain(?). 

40  mai,  de  /0**5/-  à  //V";  L  =  237-6;  fig.  33. 

Gr.  :  450,  420,  280;  continué  jusqu'à  llHl™. 

Ce  dessin  renferme  les  mêmes  détails  à  peu  près  que  les  figures  précé- 
dentes; c'est  à  cette  date  que  j'ai,  la  première  fois,  trouvé  l'explication  du 
singulier  aspect  que  m'offrait  le  Triton;  ce  canal  me  paraissait  large  et 
grisâtre,  blanchâtre  même;  la  figure  33,  comme  la  figure  32,  montre  que 
cet  aspect  est  dû  à  la  confusion  du  Trilon  et  du  Lethes  ou  de  la  petite  Syrie; 
la  teinte  grisâtre  provenait  de  la  partie  septentrionale  de  l'Hespérie,  e,  située 
entre  ces  deux  canaux.  Par  moments,  de  11 ''6"'  à  ilMl*",  il  y  a  trace  de 
l'Hespérie,  a,  aboutissant  entre  les  deux  pointes  du  Triton,  6,  et  de  la  petite 
Syrie  ou  du  Lethes,  d.  (Voyez  aussi  fig.  33a  et  33b.)  Le  Triton  aboutit  à 
une  tache  noire,  k,  qui  pourrait  être  l'extrémité  du  Nepenthes  (?). 

En  m  on  voit  une  tache  blanche  ressemblant  à  une  tache  polaire,  proba- 


16  OBSERVATIONS  PHYSIQUES 

blement  Hellas.  Gerberus  et  Eunostos  sont  rouges;  en  o  se  voit  iGtheria  sous 
Taspecl  d'un  second  Elysium  plus  restreint. 

De  li^'G"*  à  11^41'"  on  voyail  le  Tholh  relié  à  Alcyonius  comme  dans 
la  fig.  52. 

9  mai,  de  iOHO^  à  H^2^;  L  -  247*8;  /?</.  34. 
Gr.  :  280;  image  déleslable;  agitation  continuelle;  on  continue  jus- 
qu'à 14  "'aa-". 

On  retrouve  encore  ici  le  Triton,  b,  se  réunissant  au  Thoth,  /;  il  y  a 
confusion  avec  le  Lelhes  ou  la  petite  Syrte,  dy  produisant  Taspect  grisâtre 
signalé  plus  haut;  cet  ensemble  imite,  à  s'y  méprendre,  la  grande  Syrte 
lorsqu'elle  est  au  bord.  Il  y  a  apparence  imparfaite  du  Gyclopum.  En  e,  blan- 
cheur marquée. 

A  11 ''22"'  l'aspect  était  tel  que  je  le  figure  dans  l'esquisse  34a  :  b.  Triton 
et  Syrtis minor  avec  Lethes;  (,  Tholh; g,  Alcyonius;  n^  Nepenlhes;  s,  grande 
Syrte;  m,  Nilosyrte;  o,  Elysium. 

24  juillet,  de  8^26^  à  8''30^  ±  ;  L  =  248«8  ±  ;  fig.  3S. 

Gr.  :  280,  450,  2S0;  agitations;  ondulations;  images  mauvaises. 

42  juin,  de  S'^O^  à  8''S4^i  L  =  258»;  fig.  36. 
Gr.  :  280,  250,  450,  420.  Observé  jusqu'à  8'*52",  puis  nuages. 
On  voit,  en  a,  une  apparence  du  Gyclopum  qui  semble  certaine;  en  6,  le 
Thoth;  en  c,  la  grande  Syrte;  un  canal,  (/,  va  de  PEunostos  à  la  Boréosyrte. 

27  mars,  de  4&'21^  à  lOHO^;  L  -  261^  fig.  37. 
Gr.  :  150,250;  agitations  atroces;  vent  fort. 

9  mai,  de  44''S7^  à  12^3^;  L  =  264^6;  fig.  38. 

Gr.  :  280.  a.  Triton;  b,  Nepenthes;  c,  Thoth;  d,  Libye. 

//  juin,  de  8^8^  à  8^33^  ^  ;  L  =  268<>4  ±  ;  fig.  39. 

Gr.  :  280,  420,  450,  250;  mauvais,  ondulant. 

On  soupçonne  le  Gyclope,  c;  Gerberus,  b,  très  visible;  e/,  Thoth  bien 
marqué;  les  régions  marquées  a  plus  brillantes;  ce  sont  :  iËolis,  Elysium, 
Isidis  regio,  en  allant  du  bord  occidental  au  bord  orientai. 


DE  LA  PLANETE  MARS.  17 

S  mai,  de  H'^S^  à  //^^0«;  L=  289^1;  fig.  40. 
Gr.  :  280,  420,  450;  agité,  mauvais.  Observé  jusqu'à  12*'24™ 
Mare  Tyrrhenum  1res  pâle,  a;  6,  Trilon;  c,  Nepenlhes;  rf,  Tholh;  e,  Nilo- 
syrle;  f,  Boréosyrle;  g,  Aslusapes;  A,  Prolonilus.  Gomme  le  représente  le 
dessin ,  la  Nilosyrie  me  semblait  séparée  de  la  grande  Syrte.  Les  régions 
blanches  des  bords  sont  toutes  brillantes. 

29  avril,  de  «'"P™  à  8''24^;  L  =  298^9  ;  fig.  4L 

Gr.  :  280,  560,  420,  450;  observé  jusqu'à  9*»9'«. 

Une  très  petite  tache  blanche,  brillante,  neigeuse,  est  au-dessus  de  la 
grande  Syrte,  au  bord  du  disque,  a;  autour  d'elle,  région  blanche;  plusieurs 
régions  blanches  sont  figurées  dans  le  dessin;  en  6,  le  Tholh;  en  c,  la  Nilo- 
syrte  qui  parait  séparée  de  la  grande  Syrte;  en  (/,  la  Boréosyrte;  en  e,  le 
Protonilus  avec  ^  Lacus  Ismenius;  en  g,  Gallirrhoe. 

Protonilus  et  Gallirrhoe  ont  semblé  diverger  en  allant  au  bord  oriental. 

29  avril,  de  10^19^  à  10^29^;  L  ^  330<>;  fig.  42. 

Gr.  :  420,  280,  560,  450,  650;  observation  poursuivie  jusqu'à  11^24". 

Le  lacus  Ismenius  a,  rougeâtre  à  10*'59"',  parait  par  moments  comme  une 
tache  isolée;  je  vois,  sans  le  moindre  doute,  le  Phison  b,  comme  un  ruban 
rosé,  large  et  faible,  rectiligne;  n'esl-il  pas  double?  Je  note  l'Orontes- 
Typhonius  comme  certain^  c;  on  voit  nettement  Protonilus  (/,  Deuteronilus  e, 
et  Gallirrhoe  f. 

Helias,  hy  est  d'un  blanc  mat,  bien  limitée.  A  la  fin,  à  11^24%  avec  280, 
450  et  650^  la  Baie  fourchue  g  est  dédoublée. 

26  avril,  de  8^30'^  à  dV"»;  L  =  33408  j  fig.  43. 
Gr.  :  280;  ondulations  trop  fortes. 

On  voit  le  Protonilus,  a;  Helias,  h,  est  ronde,  bien  limitée  el  d^un  blanc 
brillant;  b  est  Noachis  et  Argyre. 

29  avril,  de  11^34^^  à  HH2^:  L  =  348»;  fig.  44. 
Gr.  :  280;  on  continue  jusqu'à  i2''19"'. 

Helias  est  blanche  el  brillante;  la  Baie  fourchue  est  dédoublée;  la  baie 
ToHB  Ll.  3 


18  OBSERVATIONS  PHYSIQUES 

du  Phison^  a,  est  bien  visible;  Tlndus  parait  se  prolonger  jusque  dans  le 
Deuteronilus,  par  TOxus^  comme  si  le  Deuteronilus  était  la  continuation 
naturelle  de  Tlndus-Oxus.  Le  lacus  Ismenius  est  bien  visible  et  parait  par 
moments  comme  une  tache  isolée.  Tempe  brille  au  bord  droit^  d'un  éclat 
blanc  neigeux;  en  b^  on  voit  le  Nepenthes. 

2  juin,  de  8^U^  à  8^39^;  L  =  353^8  ;  fig.  4S.    • 

C'est  Tune  des  rares  soirées  passables  qui  se  soient  présentées  pendant 
cette  opposition  ;  nous  serions  peut-être  plus  dans  le  vrai  en  disant  que  c'est 
la  seule  soirée  passable. 

J'observe  depuis  V^ii"^;  l'image  est  d'un  calme  assez  satisfaisant;  grossisse- 
ments :  450,  420,  280,  250.  Je  vois  FOronles-Typhonius  a,  le  Phison  b, 
Edom  promontorium  c. 

De  8^14^  à  8^39"^ y  j'emploie  de  nouveau  les  grossissements  450,  280, 
420,  650,  250;  je  continue  l'observation  jusqu'à  9^33">. 

Avec  280  le  Phison  semble  double  comme  je  le  représente;  Edom  pro- 
montorium est  blanc  brillant;  par  moments  la  Baie  fourchue  semble  se 
prolonger  vers  le  nord;  avec  650  on  croit  la  dédoubler  par  instants.  Tempe 
est  blanc  et  brillant,  mais  moins  que  la  tache  polaire.  Je  vois  aussi  l'Indus- 
Oxus  d,  à  9^33"",  avec  280.  Il  y  a  une  région  blanche  e,  au  bord  supérieur, 
correspondant  à  Noachis. 

Sur  un  avis  de  M.  Schiaparelli,  j'ai  dirigé  toute  mon  attention  sur  la 
région  de  l'Euphrate,  alors  bien  visible  et  géminé  à  Milan,  avec  le  18  pouces; 
mais  je  n'ai  pu  découvrir  ce  canal. 

/«-;Min,  de  7''S4^  à  5V>^»;  L  =  357-6;  fig.  46. 

Gr.  :  450,  250,  280;  observé  jusqu'à  8»^58™. 

Tout  le  centre  est  rouge  avec  450.  On  voit  le  Phison  et  il  semble  double; 
on  voit  aussi  l'Orontes-Typhonius,  et,  près  de  l'extrémité  nord  du  Phison, 
une  dentelure  a  dirigée  vers  le  sud  :  c'est  la  naissance  d'Âstusapes. 

250  fait  voir  par  instants  trop  fugitifs  une  foule  de  détails  à  droite  de  la 
grande  Syrte;  ces  apparitions  ont  trop  peu  de  durée  pour  en  fixer  l'image. 
A  là  fin,  on  voit  l'indus  (8^58*");  Tempe  brille  et  est  blanchâtre. 


DE  LA  PLANETE  MARS. 


19 


26  avril,  de  ^O'^SO"  à  Kf'U^;  L  =  358">4  ;  fig.  47. 
Gr.  :  450,  280;  fin  à  11H7'";  agitations  continuelles. 
Vers  IOUQ"",  un  moment,  je  dédouble  la  Baie  fourchue  avec  450. 
11''34'",  le  bord  gauche  est  très  blanc,  dans  la  région  Aëria;  Tlndus 
s^allonge  beaucoup.  Tempe  est  blanc,  brillant  ;  on  voit  Protei  regio. 


m.  —  Tableau  des 


dans  Tordre  de  date. 


1888. 


Longitude 

Longitude 

JOUR. 

Heure  moyenne 

du   méridien 

Figure. 

JOUR. 

Heure  moyenne 

du  méridien 

Figure. 

.    (•). 

central. 

(*)■ 

central. 

27  mars  .  . 

10h3>30« 

2610 

37 

11  mai.  . 

11»>15«0« 

23507 

32 

1««"  avril.  . 

10  27    0 

215  5 

29 

12—  .  . 

8  21  30 

184  5 

22 

3    —   .  . 

11    7    0 

207  7 

25 

—  —  .  . 

9  15    0 

197  5 

23 

5    —   .  . 

10  31    0 

181  5 

21 

13  -  .  . 

811  30 

173 

20 

—    —    .  . 

11  53  30 

201  6 

24 

18-  .  . 

8  55  30 

138  6 

16 

8   —   .  . 

11    6  30± 

163  9ib 

19 

20—  .  . 

8  27  30iz 

113  6±: 

13 

14    —    .  . 

11  17    0 

114  2 

14 

.  . 

.      10  55    0± 

149  5t 

18 

16    -   .  . 

10  45  30db 

89  1± 

11 

23  —  .  . 

8  28    0 

86  3 

10 

19    —   .  . 

8  20  30 

27  6 

3 

24  —  .  . 

8  18    0 

74  7 

9 

21    —   .  . 

10  31  30 

42  0 

5 

25  -  .  . 

7  57  30 

606 

8 

22    -    .  . 

11  37    0 

49  3 

7 

27  —  .  . 

8    030 

42  9 

6 

26    -    .  . 

8  5530 

334  8 

43 

31  —     . 

9  23    Orfc 

26  11: 

2 

—    —    .  . 

10  32    0 

3584 

47 

1»  juin. 

8    4    0 

357  6 

46 

29    —   .  . 

8  16  30 

298  9 

41 

2    -.. 

8  26  30 

353  8 

45 

—    —   .  , 

10  24    0 

330 

42 

11    —   . 

8  20  30it: 

268  4± 

39 

—    —   .  « 

11  38    0 

348 

44 

12    -    . 

8  16  30 

258 

36 

5  mai.  .  . 

11  14    0 

289  1 

40 

14    -    . 

7  58  30 

2348 

31 

9    —   .  . 

833  30 

214  3 

28 

24    -    . 

8  19    0 

145  3 

17 

—    —   .  , 

9  19  30 

225  5 

30 

27    —    . 

8  21    0 

117  1 

15 

—    —   . 

10  51    0 

247  8 

34 

29    -    . 

8  52  30zb 

105  84- 

12 

—    —    . 

12    0    0 

264  6 

38 

6  juiUet 

8  22    Orb 

'     31  5±: 

4 

10  -  . . 

8  51    0 

2096 

26 

9    -    . 

843  30 

8 

1 

—    —   . 

10  46    0 

237  6 

33 

21    -    . 

8  28    Oit: 

248  8± 

35 

11    —   . 

9  37  30 

212 

27 

(*)  Heure  moyenne  entre  l'heure  du  commencement  et  l'heure  de  la  fin  du  dessin. 


20  OBSERVATIONS  PHYSIQUES 


IV.  —  Observations  de  la  Libye. 

Voici  la  série  des  remarques  que  j'ai  pu  faire  sur  celle  région  de  la  planèle  :  ' 

Le  29  avril,  de  8^9"^  à  P^P™,  flg.  44,  la  Libye  s'approche  Irop  du  bord 
pour  être  bien  observée;  je  cherche  à  voir  le  Nepenthes^  mais  ce  canal  el 
la  mer  Tyrrhénienne  se  confondent  dans  une  région  grisâlre  où  se  cache 
la  Libye;  de  44^34"^  à  42^1 9"^^  fig.  44,  la  Libye  apparail  au  bord  du  disque 
comme  une  région  brillanle  au-dessus  de  la  poinle  noire  b  qui  représente 
le  Nepenlhes. 

Le  5  mai,  de  H^S""  à  42^24'",  fig.  40,  je  vois  1res  bien  la  Libye^  bril- 
lanle^ enlre  le  Nepenlhes  c  el  la  mer  Tyrrhénienne  a. 

Le  9  mai,  de  /  /  W"  à  42^3"",  fig.38,  je  vois  encore  1res  bien  la  Libye,  en rf. 

Le  40  mai,  de  40^31"^  à  44^44"^,  fig.  33,  la  Libye  A,  au  bord  oriental, 
est  d'un  blanc  marqué. 

Le  H  maiy  de  9^3^""  à  40^39"',  fig.  S7,  la  Libye  h  est  blanche  au  bord 
orienlal  du  disque;  elle  est  notée  comme  très  blanche  le  même  jour,  de  i  l''6'" 
à  llUQ"»,  fig.  32,  en  h. 

En  juin,  Tobservalion  de  la  Libye  était  devenue  trop  difficile,  fig.  36  et 
fig.  39. 

V.  —  Observations  des  taches  polaires 
et  spécialement  du  fil  noir  dans  la  tache  polaire  boréale. 

La  lâche  polaire  nord  a  élé  constamment  visible,  blanche,  brillanle  et 
réduile  à  de  Irés'faibles  dimensions;  dans  les  meilleurs  moments  d^observa- 
lion  et  surloul  avec  les  grossissemenls  450  el  650,  je  voyais  parfaitement 
sa  forme  elliptique  el  je  constatais  que  cette  ellipse  était  tout  entière  à  Tinté- 
rieur  du  disque  visible,  tangente  au  limbe.  Voir  fig.  Sa,  etc. 

Au  bord  sud  régnait  toujours  une  blancheur  marquée,  comme  on  le  constate 


DE  LA  PLANETE  MARS.  21 

dans  presque  tous  les  dessins;  de  plus,  on  voyait  apparaître,  de  temps  en 
temps,  dans  ces  régions  blanchâtres,  des  taches  éclatantes^  neigeuses,  bien 
déGnies,  mais  qu'en  général  je  ne  crois  pas  appartenir  à  la  tache  polaire 
méridionale  proprement  dite  :  ell^s  s'expliquent  par  la  présence  de  régions 
spéciales  dont  il  sera  question  plus  loin,  telles  que  :  Hellas,  Ârgyre,  Thyle, 
Noachis?  Thaumasia?  notamment. 

Seule  la  très  petite  tache  blanche  et  brillante,  tout  à  fait  semblable  à  une 
tache  polaire,  observée  au  sud,  te  29  avril,  au-dessus  de  la  grande  Syrte 
(voir  fig.  4/,  a),  me  laisse  quelque  doute  sur  sa  nature  et  fait  peut-éire 
partie  de  la  lâche  polaire  méridionale  généralement  invisible  en  1888;  ou 
faudrait-il  y  voir  Novissima  Thyle  que  sa  latitude  trop  méridionale  semblait 
devoir  cependant  soustraire  aux  regards? 

Passons  à  la  particularité  la  plus  intéressante  offerte  en  1888  par  la  tache 
polaire  boréale ,  particularité  observée  indépendamment  à  Milan,  à  Nice  et 
à  Louvain,  je  veux  dire  la  présence  du  filet  noir  partageant  cette  calotte 
neigeuse  en  deux  parties.  Voici  les  observations  que  j'ai  pu  faire  à  Taide  de 
l'excellent  instrument  de  Sir  Howard  Grubb  : 

Déjà  un  peu  avant  le  12  mai,  j'avais  remarqué  quelque  chose  d'insolite 
dans  celte  tache  polaire;  malheureusement  je  pris  le  fait  pour  une  illusion 
au  milieu  des  mauvaises  conditions  de  l'image  et  je  n'en  tins  pas  note. 
Le  12  mai  seulement,  de  8^43"^  à  9^8"^,  fig.  22,  je  vis  que  la  tache  polaire 
nord  se  composait  de  deux  parties  séparées  par  un  Til  noir  comme  de  l'encre; 
la  partie  située  du  côté  du  bord  oriental  (considéré  géocentriqucment)  élait 
plus  petite  que  l'autre.  Je  suivis  encore  la  tache  polaire  de  9^42'°  à  40^28'^, 
le  même  jour,  fig.  23,  fig.  23a  et  fig.  23b,  et  1e  mouvement  de  rotation  de 
la  petite  tache  satellite  autour  du  pôle  élait  très  sensible  comme  le  montrent 
ces  figures.  Par  moments,  le  filet  noir  prenait  l'aspect  d'un  point  noir  isolé 
au  milieu  des  neiges  polaires. 

On  voit  que  vers  9^43°",  fig.  23a,  le  centre  de  la  tache  polaire  satellite 
atteignit  le  méridien  central;  nous  trouvons  de  cette  façon,  pour  ce  milieu, 
une  longitude  approchée  de  204''3. 

Vers  10^28"^,  fig.  23b,  son  extrémité  la  plus  orientale  (vue  de  la  terre) 
est  près  du  méridien  central,  ce  qui  donne  la  longitude  de  215^3. 


Î2  OBSERVATIONS  PHYSIQUES 

Le  13  mai,  de  8^7"^  à  9^40"^,  fig.  20  et  20a ,  j'ai  revu  le  filet  noir;  ces 
dessins  montrent  encore  le  déplacement  de  la  tache  polaire  satellile  par 
TefTet  de  la  rotation  ;  j'ai  constaté  que  ce  compagnon  des  neiges  polaires 
était  moins  brillant  et  moins  blanc  que  Ia4ache  polaire  proprement  dite;  en 
d'autres  termes,  Téclat  blanc  était  maximum  dans  la  tache  polaire  la  plus 
développée  et  autour  de  laquelle  s'effectuait  le  mouvement  de  rotation  de  la 
tache  satellite. 

La  figure  20a  nous  montre  l'extrémité  occidentale  de  la  tache  polaire 
satellite  près  du  méridien  central,  à  O^'S"',  ce  qui  correspond  à  la  longitude 
de  185°6. 

Ces  observations  nous  donnent  donc  comme  résultats  approchés  : 
Longitude  aréographique  de  l'extrémité  occidentale  de  la  tache  polaire 
satellite  :  185^6. 

Longitude  aréographique  de  ["extrémité  orientai  :  21S''3. 

Moyenne,  ou  longitude  du  milieu  :  200^43. 

Longitude  aréographique  du  milieu  d'après  l'observation  directe  :  204^3. 

N'oublions  pas  que  ces  données  sont  déduites  de  nos  dessins  et  nullement 
d'observations  faites  directement  dans  ce  but.  La  concordance  entre  la 
moyenne  des  résultats  obtenus  pour  les  deux  extrémités  de  la  tache  et  le 
résultat  obtenu  directement  par  le  dessin  pour  le  milieu  de  l'amas  neigeux 
supplémentaire  est  néanmoins  très  remarquable;  et  nous  pouvons  attribuer 
au  milieu  de  la  tache  satellite,  comme  très  approchée,  la  longitude  de  200'' 
environ. 

Le  48  mai,  de  5**5/™  à  40^40"",  fig.  16,  j'ai  encore  observé  le  petit 
compagnon  de  la  tache  polaire,  toujours  moins  blanc  et  moins  brillant  que 
celle-ci. 

Le  20  mai,  de  10^43""  à  II^IS"",  fig.  18,  il  était  visible  même  avec  le 
grossissement  de  180  fois. 


DE  LA  PLANÈTE  MARS.  33 


VI.  —  Observations  des  régions  blanches  et  brillantes 

autres  que  les  taches  polaires. 

A.  —  Points  brillants  et  blancs  sur  le  prolongement  de  l^Erebds. 

Lorsque  rElysium  ou  le  Trivium  Gharonlis  occupaient  la  moitié  orientale 
ou  droite  du  disque  apparent^  j'ai  toujours  aperçu^  au  bord  occidental  ou 
gauche,  et  sur  le  prolongement  de  PErebus,  des  points  ou  petits  disques 
blancs  plus  ou  moins  brillants,  au  nombre  de  trois  dans  les  circonstances 
les  plus  favorables,  occupant  les  sommets  d'un  triangle;  ces  points  figurent 
dans  douze  de  mes  dessins  (fig.  29,  23,  21,  24,  19,  28, 30,  26, 27, 22, 
23,  20,  dans  Tordre  de  date). 

Ces  points  brillants  n'ont  été  vus  qu'alors  qu'ils  s'approchaient  du  bord 
occidental  du  disque,  et  ils  devenaient  de  plus  en  plus  visibles,  de  plus  en 
plus  blancs  et  brillants  à  mesure  qu'ils  s'en  approchaient  davantage,  au  point 
de  finir  par  y  déborder  par  irradiation  comme  la  tache  polaire.  Nous  ne 
les  avons  pas  observés  dans  le  voisinage  du  méridien  central,  ni  au  bord 
oriental,  et  ne  saurions  fixer  leur  position  autrement  que  d'une  façon  très 
approchée  par  le  procédé  suivant  :  le  9  mai,  de  9^10"^  à  9^29"",  fig.  30, 
ces  points  brillants  se  trouvaient  à  l'extrême  bord  alors  que  la  longitude  du 
méridien  central  était  âSS^'S;  ils  pouvaient  donc  avoir  une  longitude  appro- 
chée de  ISS"".  D'autre  part  le  prolongement  de  l'Erebus  rencontre  cette 
longitude  sous  une  latitude  aréographique  d'environ  +  40^;  nous  pouvons 
donc  estimer,  comme  une  approximation  provisoire,  la  longitude  de  ces 
points  voisine  de  ISS""  et  leur  latitude  voisine  de  +  40"".  Ces  points  neigeux 
se  trouvaient  donc  dans  une  région  assez  proche  de  celle  oii  M.  Sghiaparelli, 
en  1879,  constata  t existence  d'un  prolongement  neigeux  et  brillant  de  la 
tache  polaire  et  même  une  tache  neigeuse  isolée  qu'il  a  appelée  Nix  Olym^ 
pica  ^ 

^  Deuxième  mémoire  dans  les  Mém.  de  FAcad.  roy.  des  Lincei,  sér.  III,  vol.  10;  §§  370, 43i . 


24  OBSERVATIONS  PHYSIQUES 

Voici  le  détail  de  nos  observations  sur  ces  points  remarquables,  dans 
Tordre  de  date  : 

/«"^  avril,  de  40^27'^  à  //^^Z™,  fig.  29;  un  point  a  est  blanc,  brillant, 
un  peu  moins  que  la  tache  polaire. 

3  avril,  de  40^8""  à  /5**/5",  fig.  2S;  au  moins  deux  points  brillants, 
bien  définis,  près  du  diamètre  vertical,  en  bas  du  disque;  neigeux  à  11 ''13°'. 

4  avril,  de  10^23"^  à  44^33^,  deux  points  neigeux. 

5  avril,  de  40^2i"'  à  40^41"^,  fig.  24;  trois  régions  blanches,  neigeuses, 
en  bas  du  disque;  a  surtout  brille.  —  De  44^46""  à  42^6"",  fig.  24,  un  point 
brillant  et  blanc. 

8  avril,  de  40^33""  à  42\  fig.  49;  un  point  brillant  et  blanc. 

9  mai,  de  8^26^  à  8^4"^,  fig.  28,  et  de  9^4 0"^  à  9^29^,  fig.  30;  deux 
points  blancs  et  brillants. 

40  mai,  de  8^34""  à  9^44"",  fig.  26;  deux  petits  disques  blancs. 

//  mai,  de  9^34""  à  40^39"",  fig.  27;  deux  petits  disques  blancs  et  bril- 
lants. —  De  44^6"^  à  44^49"",  il  y  avait  encore  une  région  blanche  au  bord 
inférieur  gauche,  fig.  32. 

42  mai,  de  8^43""  à  9^8"^,  fig.  22;  deux  petits  disques  blancs,  moins 
blancs  et  moins  brillants  que  la  tache  polaire.  —  De  9^42^  à  40^28"",  fig.  23, 
les  deux  points  sont  blancs  et  brillants;  le  disque  le  plus  rapproché  du  dia- 
mètre vertical  arrive  au  limbe  où  il  déborde  comme  la  tache  polaire. 

43  mai,  de  8^7 ""  à  9^40"",  fig.  20.  Trois  petits  disques,  a,  fi,  y;  a  est  au 
bord,  très  brillant,  très  petit;  /3  est  d'abord  moins  brillant  et  moins  blanc 
que  la  tache  polaire;  mais,  en  s'approchant  ensuite  du  limbe,  il  déborde  et 
devient  aussi  blanc  et  aussi  brillant  qu'elle;  y  est  plus  loin  du  bord  et  plus 
difficile  à  voir;  mais  il  est  certain,  quoique  plus  faible. 

On  voit  donc  parfaitement  ici  l'influence  du  rapprochement  du  bord  sur 
la  visibilité  et  sur  Taspect  de  ces  points. 


/ 


DE  LA  PLANETE  MARS.  2S 

B.  —  Hellas. 

La  région  de  Mars  où  est  siluée  la  grande  surface  ordinairenaent  blan- 
châtre el  brillante^  à  laquelle  M.  Schiâpârelli  a  donné  le  nom  de  Hellas^ 
a  été  observée  dix  fois  à  Louvain  en  1888;  cinq  fois  Hellas  s'est  montrée 
d'une  façon  caractéristique;  voici  le  détail  de  ces  observations; 

27  mars,  de  40^27"^  à  40^40"^,  fig.  37.  Une  grande  région  blanche 
s'étend  au-dessus  de  la  grande  Syrte. 

26  avril,  de  8^30""  à  9^^'%  fig.  43.  Hellas  est  au  bord  occidental,  blanche, 
brillante,  bien  arrondie  et  bien  définie^  bien  tranchée  (voyez  en  h). 

29  avril,  de  8^24""  à  9^9"",  fig.  4i.  Je  ne  vois  pas  de  région  déterminée 
qui  représente  Hellas;  au-dessus  de  la  grande  Syrte  règne  une  blancheur 
située  plus  haut  que  Hellas  et  dans  laquelle  on  voit  la  très  petite  tache 
blanche  et  brillante  a  dont  il  a  été  déjà  question  à  propos  de  la  tache  polaire. 

29  avril,  de  10^19"^  à  ^^24"",  fig.  42.  Hellas,  h,  est  devenue  bien  visible 
en  s'approchant  du  bord;  elle  est  d'un  blanc  mat,  non  brillant,  très  bien 
limitée. 

29  avril,  de  ^^34""  à  42^19"^,  fig.  44.  Hellas  est  devenue  blanche  et 
brillante,  bien  définie,  au  bord  du  disque. 

Hellas  devient  donc  plus  visible,  plus  blanche  et  plus  brillante  en  s'appro- 
chant  du  bord. 

S  mai,  de  //^'S™  à  42^24'',  fig.  40.  Je  ne  vois  plus  Hellas  qui  devrait 
occuper  le  méridien  central  à  peu  près. 

40  mai,  de  40^34""  à  //^/"»,  fig.  33.  Hellas,  m,  au  bord  oriental,  est 
visible  comme  une  région  déHnie,  blanche  el  brillante. 

2  juin,  de  8^44"^  à  9^49"°,  fig.  45.  Hellas  est  douteuse  au  bord  occidental. 

9  Juin,  de  9^  à  9^30"^.  Je  vois  une  blancheur  au-dessus  de  la  grande  Syrie. 

//  et  42  juin,  fig.  39  et  36.  Je  ne  vois  plus  Hellas. 

Tome  LL  4 


26  OBSERVATIONS  PHYSIQUES 


C.  —  Argyre  et  Noachis. 

J'ai  dessiné  Argyre  au  moins  cinq  fois  en  1888  :  les  24.  25^  27^  31  mai^ 
el  6  juillet^  (ig.  9^  8^  G^  2^  4.  Je  Pai  toujours  noiée  comme  très  blanche^ 
1res  brillante^  neigeuse^  à  bord  bien  déGni,  comparable  à  une  tache  polaire. 
Le  2S  mai,  elle  est  apparue  surtout  à  8^48"^;  le  27^  elle  est  notée,  à  8^28"^, 
comme  plus  petite  que  la  tache  polaire,  mais  comme  aussi  blanche  et  aussi 
brillante.  Son  déplacement  par  la  rotation  est  visible  si  Ton  compare  ces 
dessins.  Argyre  doit  aussi  avoir  sa  part  dans  les  blancheurs  observées 
le  49  avril,  fig.  5,  en  e,  et  /c  26  avril,  fig.  43,  en  b;  mais  ici  elle  ne  nous 
semble  pas  bien  distincte  de  Noachis. 

La  présence  de  Noachis  nous  parait  donc  s'être  manifestée  spécialement 
trois  fois,  au  bord  supérieur  du  disque,  par  un  éclat  blanc  marqué  el  dans 
une  région  également  limitée^  à  savoir  :  les  49  avril,  26  avril  el  2  juin, 
fig.  3 ,  en  e;  fig.  43 ,  en  b;  fig.  4S,  en  e.  Le  savant  auteur  de  la  carte  de 
Milan  peut  seul  décider  ce  point  avec  Tautorité  nécessaire. 


D.  —  Thyle. 

Thyle  II  notamment  est  apparue  au  bord  sud  comme  une  blancheur  bien 
marquée  les  4,  3,  S  avril,  fig.  29,  en  b;  fig.  2S,  en  a;  fig.  24,  en  a; 
le  /''''  avril,  elle  est  notée  comme  brillante. 

Le  3  avril,  de  40^8"^  à  40^33"^,  elle  n'étaîl  pas  si  blanche  que  le  1^*^; 
mais,  à  11^13"",  elle  devint  plus  marquée  et  neigeuse. 

Le  S  avril,  elle  n'est  pas  notée  comme  brillante. 

Mentionnons  encore  ici  les  petites  taches  blanches  brillantes  analogues 
tout  à  fait  à  des  taches  polaires  vues  les  29  avril,  fig.  44,  en  a,  ei20  mai, 
fig.  43,  en  a.  J'ai  dit  déjà  que  celle  du  29  avril  fait  songer  à  Novissime 
Thyle,  région  qui  pourtanl  devait  être  hors  de  vue  en  ce  moment;  et  celle 


DE  LA  PLANÈTE  MARS.  27 

du  SO  mai  à  une  petite  région  poinliilée  dans  le  voisinage  de  Tbyle  I  sur 
la  carte  de  M.  Schiaparelli  \  à  moins  que  ce  ne  soit  Thylc  I  elle-ménoe. 
Thyle  I  rend  compte  des  blancheurs  représentées  au  sud  dans  les  fig.  12 
à  16;  dans  les  fig.  13,  44  et  46  Thaumasia  nous  semble  y  avoir  sa  part. 
Tbyle  I  et  Thyle  II  figurent  évidemment  ensemble  dans  les  dessvis  17  à  23^ 
et  Thyle  H  plus  spécialement  fig.  24  à  36. 

E.  —  Elysium. 

Elysium  s^est  présenté  généralement  sous  une  forme  arrondie  ^y  montrant 
quelquefois  un  éclat  plus  vif  que  les  régions  avoisinantes  et  une  teinte  blanche 
assez  prononcée.  Voici  d'ailleurs  les  détails  des  observations  : 

/««•  avril,  de  10^'27'^  à  11^27"^,  fig.  29.  Elysium  brille  comme  un  satellite 
de  Jupiter  que  Ton  voit  en  passage  devant  le  bord  de  la  planète;  il  n'est  pas 
blanc  neigeux;  il  est  moins  brillant  que  les  régions  blanches  figurées  au  bord 
du  disque  et  que  la  tache  polaire. 

3  avril,  de  10^8^  à  12^18'^,  fig.  2S.  Elysium  est  à  peine  plus  blanc  que 
le  reste. 

S  avril,  de  11^46"^  à  12^6"",  fig.  24.  On  dessine  Elysium  sans  mention 
de  son  éclat. 

9  mai,  de  8^26'''  à  8^1'"',  fig.  28.  Sans  mention  d'éclat. 

9  mai,  de  9^10"^  à  9^29"",  fig.  30.  Elysium  n'est  pas  blanc,  il  est  peu 
brillant  et  difficile  à  voir. 

9  mai,  de  10^40"^  à  11^22"",  fig.  34.  Sans  mention  d'éclat. 

10  mai,  de  8^31"^  à  9^41"^,  fig.  26.  Elysium  n'est  ni  brillant,  ni  blanc; 
il  est  difficile. 

i  Troisième  mémoire  dans  les  Mém.  de  l'Acad,  roy.  des  Lincei,  sér.  IV,  vol.  3,  pi.  I  et  §  826. 

^  Notre  huit-pouces  nous  a  permis  de  saisir  des  indices  de  la  forme  polygonale  d'Elysium 
quand  cette  région  se  trouvait  assez  près  du  limbe  :  ainsi  dans  les  figures  22 ,  23,  36  et  39 
on  distingue  très  bien  les  angles  que  forment  entre  eux  le  Styx,  le  Cerberus  et  l'Eunostos. 


28  OBSERVATIONS  PHYSIQUES 

iO  mai,  de  iO^Si"^  à  //V/"",  fig.  33.  Pas  de  mention  concernanl  Péclat. 
Il  en  esl  de  même  les  H  et  42  mai,  fig.  27,  32  et  25. 

//  juin,  de  8^8""  à  8^33"°,  fig.  39.  Elysium  noté  avec  Isidis  regîo  et  iEolîs 
comme  régions  brillantes. 

42  et  44  juin,  fig.  36  el  34.  Rien  qui  concerne  Téclat. 

En  considérant  que^  dans  les  cas  nombreux  où  Elysium  n'a  été  Tobjel 
d'aucune  mention^  il  ne  devait  pas  avoir  de  blancheur  ni  d'éclat  exception- 
nels^ nous  trouvons  que^  pendant  cette  apparition  de  Mars  et  à  Louvain  du 
moins ^  cette  région  n'a  pas  semblé  aussi  blanche  ni  aussi  brillante  que  de 
coutume;  nous  ne  trouvons  en  effet  que  deux  mentions  d'un  grand  éclat 
(/^■^  avril  el  44  juin)^  et  une  mention  d'un  éclat  blanc  neigeux  à  peine  plus 
grand  que  celui  des  régions  voisines  le  3  avril.  Dans  d'autres  circonstances 
il  est  expressément  spécifié  qu'Elysium  n'était  ni  blanc  ni  brillant.  C'est,  en 
tous  cas^  au  commencement  d'avril  que  l'éclat  blanc  semble  avoir  été  le 
plus  prononcé. 

Ces  remarques  s'appliquent  aux  observations  précédentes^  dans  lesquelles 
Elysium  a  été  vu  en  plein  disque^  ou  même  dans  le  voisinage  du  méridien 
central.  Les  régions  de  celte  nature  paraissent  beaucoup  plus  blanches  et 
plus  brillantes  lorsqu'elles  arrivent  au  bord  du  disque;  c'est  ainsi  que  le 

29  avril,  de  8^9"^  à  8^24"^,  nous  voyons  figurer  au  bord  occidental  de  la 
planète  une  lâche  blanche  brillante^  comparable  à  une  tache  polaire,  et  qui 
doit  être  produite  par  la  présence  d'Elysium,  v.  fig.  44,  h;  il  en  est  de  même 
du  S  mai,  de  44^8"^  à  44^20"^,  fig.  40,  en  m.  Nous  n'avons  pas  d'exemple  de 
pareil  phénomène  quand  Elysium  se  trouvait  voisin  du  bord  oriental,  notam- 
ment dans  les  figures  16,  17,  18,  19. 

F.  —  Tempe,  forme  polygonale. 

La  région  Tempe  a  été  souvent  observée  à  Louvain  en  1888;  son  éclat, 
son  aspect  blanc  neigeux  ont  été  fréquemment  enregistrés,  spécialement  au 
bord  oriental.  On  a  vu  avec  grande  netteté  la  forme  polygonale  de  celte 


DE  LA  PLANETE  MARS.  29 

région,  dont  le  périmètre  est  constitué  par  Mare  Acidalium,  Nilokeras^ 
Nilus,  Ceraunius  et  Tanaïs.  Voici  le  détail  des  observations. 

H  avril,  de  /0^5^"  à  4 4^2"",  fig.  H.  Tempe  s'approche  du  bord  occi- 
dental; les  notes  ne  renferment  pas  de  mention  spéciale  à  son  sujet. 

46  avril,  de  40^34'''  à  44^39"^,  fig.  44.  Tempe  bien  limité,  plus  brillant 
que  le  reste,  à  part,  bien  entendu,  la  tache  polaire. 

49  avril,  de  8^44"^  à  8^37"",  fig.  3.  Pas  de  mention  spéciale. 

24  avril,  de  40^20'^  à  44H4''',  fig.  S.  Tempe  bien  limité  et  brillant. 

22  avril,  de  41^32'"'  à  44^42'',  fig.  7.  Tempe  bien  limité,  sans  mention 
spéciale. 

26  avril,  de  40^20"^  à  44^47''',  fig.  47.  A  ll^^Si™,  Tempe  est  blanc  et 
brillant  au  bord  oriental. 

29  avril,  de  44^34"^  à  42^49"^,  fig.  44.  Tempe  blanc  et  brillant  au  bord 
oriental. 

20  mai,  de  8^2 0""  à  9^30"",  fig.  43.  Tempe  approche  du  bord  occidental; 
sans  mention  spéciale. 

20  mai,  de  40^46"^  à  44^43"",  fig.  48.  Tempe  est  au  bord  occidental; 
sans  mention  spéciale. 

23  mai,  de  7^38"^  à  9^22"^,  fig.  40.  La  forme  polygonale  de  Tempe  est 
évidente;  pas  d'autre  mention  relativement  à  Téclal. 

24  mai,  de  8^43"^  à  9^8'^^  fig.  9.  La  forme  polygonale  se  voit  très  bien; 
mais  on  ne  fait  pas  d'autre  mention. 

23  mai,  de  7^30'°  à  8^23"",  fig.  8.  Même  remarque.  La  forme  polygonale 
se  voit  encore  partiellement. 

27  mai,  de  7^37""  à  9^43"^,  fig.  6.  Aucune  mention  spéciale. 


50  OBSERVATIONS  PHYSIQUES 

31  mai,  de  7^46^  à  9^33"^,  fig.  2.  Tempe  brille  d'un  blanc  neigeux  au 
bord  oriental. 

/««^  juin,  de  7^34"^  à  8^S8^,  fig.  46.  Tempe  brille  el  paraît  blanchâtre 
au  bord  oriental. 

2  juin,  de  8^14"^  à  9^49"^,  fig.  43.  Tempe  est  blanc  et  brillant  au  bord 
orientai^  mais  moins  cependant  que  la  tache  polaire. 

24  juin,  de  8^3"^  à  8^48"^,  fig.  /7.  Tempe  brille  comme  un  point  blanc 
à  Textréme  bord  occidental^  a. 

27  juin,  de  8^16"^  à  8^26"*,  fig.  1S.  Pas  de  mention  spéciale  sur  Tempe, 
qui  s'approche  du  bord  occidental. 

29  juin,  de  8^43"^  à  9^,  fig.  12.  Pas  de  mention  spéciale. 

6  juillet,  de  8^13"^  à  8^43"^^  fig.  4.  Tempe  est  blanc  au  bord  oriental. 

9  juillet,  de  8^41""  à  8^30"^,  fig.  /.  On  ne  voit  pas  Tempe  au  bord  oriental. 

Nous  pouvons  nous  résumer  en  disant  que  Téclat  blanc  neigeux  de  Tempe 
a  été  constaté  le  plus  fréquemment  au  bord  du  disque^  et  plus  fréquemment 
au  bord  oriental  qu'au  bord  occidental,  au  contraire  d'Elysium. 

Mais  nous  nous  hâterons  d'ajouter  que  les  conditions  particulièrement 
mauvaises  de  cette  opposition,  et  dans  lesquelles  beaucoup  de  dessins  ont 
été  faits,  ne  permettent  pas  de  conclusion  décisive  à  l'égard  de  cette  diffé- 
rence d'aspect  aux  deux  bords  de  la  planète. 


Ér.    ThAUMASIA   et    RÉGIONS   DIVERSES. 

Une  autre  région  nous  semble  être  apparue  au  bord  supérieur  du  disque 
avec  un  éclat  blanc,  c'est  Thaumasia;  mais  ici  surtout  M.  Schiaparelli  seul 
pourra  décider  en  dernier  ressort.  Nous  avons  cru,  en  effet,  la  voir  figurer 
fort  probablement  aux  dates  suivantes  :  14  avril,  fig.  14;  16  avril,  fig.  11; 
18  mai,  fig.  16  el  le  20  mai,  fig.  13.  A  cette  dernière  date,  nous  voyons 


DE  LA  PLANëTE  MARS.  31 

aussi  une  sorte  de  lâche  polaire  très  peiile^  au  sud^  et  dont  il  a  été  question 
plus  haut. 

Les  observateurs  de  Mars  savent  depuis  longtemps  que  les  bords  du  disque 

s 

paraissent  souvent  fort  blancs  et  brillants;  la  belle  carte  de  M.  Schiaparelli 
nous  apprend  que  cette  apparence  est  due  à  la  présence,  sur  le  limbe,  de 
certaines  régions  spéciales,  parmi  lesquelles  il  faut  ciier  d'abord  celles  dont 
il  vient  d'être  question.  D'autres  régions  encore  produisent  le  même  effet  et 
nos  dessins  de  1888  en  présentent  de  nombreux  exemples.  Nous  avons 
dressé  le  tableau  suivant  contenant  les  districts  de  la  carte  qui  correspondent 
à  toutes  les  lâches  blanches  brillantes  observées  sur  les  bords  : 

/«'•  avril,  à  10^27"^,  fig.  29,  en  c,  Libya  et  Amenthes. 

3  avril,  de  //*^/"  à  //*^/5",  fig.  23,  en  6,  Libya  et  Amenthes. 

/5  avril,  de  SV4™  à  8^27''',  fig.  J,  en  f,  Aëria  ou  Meroe?  en  g,  Tharsîs. 

26  avril,  de  S^5^0"  à  9^1"^,  fig.  43,  en  c,  Thymiamala  et  Chryse,  en  d, 
Isidis  regio. 

29  avril,  de  40^49"^  à  40^29^^,  fig.  42,  en  k,  Isidis  regio. 
29  avril,  de  H^34'^  à  ^^42"",  fig.  44,  en  c,  Isidis  regio. 
ô  mai,  de  H^8'"  à  11^20'",  fig.  40,  en  k,  Amenlhes  et  iElhiopIs. 
9  mai,  de  9^10'^  à  9^29'",  fig.  30,  en  a,  Libya  el  Amenlhes. 

9  mai,  de  40^40"^  à  //""J",  fig.  34,  en  c,  Isidis  regio  el  Libya. 

10  mai,  de  40^31'"  à  //V»,  fig.  33,  en  h,  Libya. 
//  «101,  de  9^3 1'^  à  9^44'^,  fig.  27,  en  h,  Libya. 
//  mai,  de  H*'6'"  à  H^24"',  fig.  32,  en  h,  Libya. 

12  mai,  de  9^12^  à  9^18'",  fig.  23,  en  h,  Amenlhes  el  iElhiopis. 

31  mai,  de  9^16'^  à  9^3 O'^,  fig.  2,  en  g,  Aëria. 

2  juin,  de  8^14'^  à  8^39'^,  fig.  4S,  en  f,  Isidis  el  Neilh  regio. 


32  OBSERVATIONS  PHYSIQUES 

H  juin,  de  8^8"^  à  8^33'",  fig.  39,  en  a,  au  bord  occidental,  iEoHs; 
en  Oy  près  de  la  grande  Syrte,  Isidis  regio. 

24  juin,  de  8^3"^  à  8^33"^,  fig.  /7,  en  6,  Tharsis  el  Cliryse. 

29  avril,  de  5^5'"  à  8^24"°,  fig.  41,  le  sommet  d'Isîdis  regio,  le  long  du 
Nepenthes,  est  excessivement  blanc  en  k;  de  même  que  la  côle  d'Aëria,  en  m. 

2  juin,  de  8^' 14""  à  8^39""^  fig.  4S,  Edom  promontorium  est  blanc 
brillant,  en  c. 

Vn.  —  Observations  des  canaux. 

A.  —   Liste  des  canaux  observés  a  Louvain  en  isss. 

En  compulsant  les  observations  précédentes,  nous  Irotivons  qu'en  1888 
nous  avons  vérifié,  à  Louvain,  Pexislence  des  canaux  proprement  dils 
suivants;  quelques  canaux  restés  douteux  sont  marqués  d'un  point  d'inter- 
rogation : 

Astusapes,  Phison,  Typhonius,  Orontes,  Prolonilus,  Deuteronilus,  Gallir- 
rhoe,  Euphrates  (en  dessous  du  Lacus  Ismenius),  Hiddekel  etGehon  (traces), 
Indus,  Oxus,  Tanaïs,  Jaxartcs,  Ganges,  Nilokeras,  Nilus,  Ceraunius, 
Agalhodœmon,  Nectar,  Gîgas?  Phlegelhon?  Acheron?  Pyriphlegelhon  ? 
Hades,  Erebus,  Cerberus,  Styx,  Eunoslos,  Hyblaeus,  Antaeus,  Gyclops? 
Triton,  Lethes  (de  la  petite  Syrte  au  Triton),  Nepenthes,  Tholh. 


B.  —  Aspect  des  canaux.  Difficulté;  coloration;  largeur. 

Les  canaux  étaient  des  objets  excessivenwnt  difficiles  à  voir  si  Ton  en 
excepte  le  Tanaïs,  le  Jaxartes,  le  Deuteronilus,  le  Protonilus,  le  Thoth, 
le  Triton,  Callirrhoe,  Nilokeras,  Nilus,  Ceraunius,  Agalhodœmon,  Nectar, 
Hades,  Erebus,  Cerberus,  Styx,  Eunostos,  Hyblaeus,  Nepenthes. 

Les  canaux  autres  que  ceux  que  nous  venons  de  nommer  ne  pouvaient 


DE  LA  PLANÈTE  MARS.  33 

élre  aperçus  qu^après  une  recherche  obstinée  au  point  précis  où  Tobservateur 
savait  devoir  les  trouver;  les  canaux  les  plus  faciles  à  voir,  parmi  tous^ 
étaient  :  le  Thoth^  le  Prolonilus^  le  Deuteronilus,  le  Caliirrhoe^  le  Tanaïs^ 
le  Jaxartes,  le  Nilus,  le  Cerberus,  le  Slyx,  TEunoslos,  le  Nepenthes,  le  Triton. 

Un  certain  nombre  de  canaux  ont  paru  gris,  le  plus  souvent  du  moins; 
citons  :  Jaxartes^  Callirrhoe^  Typhonius,  Orontes^  Indus,  Oxus^  Ganges, 
Triton,  Lethes,  Thoth,  Euphrates,  Nilokeras,  Ceraunius,  Hades,  Erebus,  Styx, 
Hyblaeus,  Antaeus;  d^autres  noirs,  tels  que  :  Astusapes,  Tanaïs,  Agatho- 
dœmon,  Nectar,  Nepenthes. 

Plusieurs  eurent  souvent  une  teinte  rosée  très  marquée^  rappelant  la  teinte 
que  présentent  certaines  bandes  de  Saturne  vues  avec  un  fort  grossissement  ; 
citons  :  Phison,  Protonilus,  Deuteronilus,  Nilus,  Cerberus,  Eunostos,  Styx, 
Hyblaeus,  Gigas?  Phlegethon? 

Certains  canaux  paraissaient  fort  déliés,  fort  minces  :  Astusapes,  Typhonius, 
Orontes,  Indus,  Oxus,  Tanaïs,  Ganges,  Agathodœmon,  Nectar;  d'autres  plus 
larges,  tels  que  :  Deuteronilus,  Protonilus,  Callirrhoe,  Ceraunius,  Hades, 
Erebus,  Cerberus,  Styx,  Eunostos,  Nepenthes,  Triton,  Thoth;  d'autres  très 
larges,  apparaissant  sous  forme  de  rubans,  et  cet  aspect  était  probablement 
un  indice  de  leur  gémination;  citons  :  Phison,  Nilokeras,  Nilus,  Gigas? 
Phlegethon? 

C.  —  Gémination  du  Phison. 

J'ai  observé  trois  fois  le  Phison  :  le  29  avril,  fig.  42;  le  /«"^  juin,  fig.  46 
et  le  2  juin,  fig.  4S. 

La  première  fois,  ce  canal  apparaissait  comme  un  large  ruban  rosé,  très 
pâle,  parfaitement  rectiligne  (voir  fig.  42y  6);  cette  observation,  quoique 
difficile,  ne  laissait  pas  le  moindre  doute. 

La  deuxième  et  la  troisième  fois  (voir  fig.  46  et  4S),  le  ruban  paraissait 
dédoublé  en  deux  traits  plus  fins,  parfaitement  rectilignes  et  parallèles;  la 
difficulté  de  Tobservalion  donnait  prise  à  un  léger  doute,  mais  telle  était 
néanmoins  l'impression  reçue. 

ToHB  LI.  5 


54  OBSERVATIONS  PHYSIQUES 

Comme  preuve  de  rimparlialilé  qui  a  présidé  à  toutes  ces  observations^  je 
rappellerai  ici  que  M.  Schiaparelli,  par  une  lettre  du  28  mai^  m'avertissait 
de  Texislence  d'une  gémination  très  marquée  dans  son  dix-huit-pouces^  celle 
de  TEuphrale^  en  m'engageant  à  la  vérifier.  J'ai  fait  tous  mes  efforts^  à  partir 
de  cette  date^  pour  réussir  à  voir  la  gémination  de  PEuphrate^  mais  ce  canal 
lui-même  m'a  échappé  totalement^  à  l'exception  du  tronçon  que  j'en  ai  vu 
sous  le  lacus  Ismenius  le  34  mai  (voir  fig.  S,  c),  et  encore  n'ai-je  identifié 
ce  dernier  qu'en  étudiant  mes  dessins  longtemps  après  et  en  commençant 
la  rédaction  de  ce  mémoire. 


Vni.  —  Conclusions. 

Les  résultats  consignés  dans  ce  mémoire  sont  minimes  si  on  les  compare 
à  ceux  que  M.  Perrotin  a  obtenus  à  l'Observatoire  de  Nice^  à  l'aide  de  la 
gigantesque  lunette  de  O^'TG,  le  deuxième  instrument  du  monde^  et  à  ceux 
que  M.  ScHiAPARELLi  a  réalisés  lui-même  à  Milan  avec  son  admirable 
dix-huit  pouces^  spécialement  en  ce  qui  concerne  la  gémination  des  canaux. 
Je  l'ai  dit  en  commençant,  dans  des  conditions  aussi  défavorables,  l'on  ne 
pouvait  que  s'attendre  à  moins  encore  en  se  servant  d'un  simple  huit-pouces, 
quelque  excellent  qu'il  fût.  Mais  ces  résultats  ont  une  valeur  incontestable 
en  présence  de  l'incrédulité  avec  laquelle  certains  astronomes  considèrent 
encore  les  belles  découvertes  de  Milan.  Qui  l'eût  cru?  Malgré  les  beaux 
dessins  de  M.  Perrotin,  on  écrit  encore  que  les  découvertes  de  M.  Schiapa- 
RELLi  n'ont  pas  été  confirmées  par  les  plus  grands  instruments  ^  ! 

Nous  sommes  donc  heureux  d'apporter  notre  appoint  à  la  défense  de  la 
vérité.  Notre  excellent  équatorial,  comparable  à  celui  avec  lequel  M.  Schiapa- 
RELU  a  fait  ses  premières  découvertes,  nous  a  permis  de  vérifier  l'existence 
d'un  assez  grand  nombre  de  canaux,  d'enirevoir  la  gémination  de  l'un  d'eux, 
malgré  le  concours  de  circonstances  déplorables  qui  annihilaient  une  grande 
partie  de  sa  puissance;  il  nous  a  surtout  mis  à  même  d'admirer  l'exactitude 

^  Etiglish  mechanic,  janvier  1889,  p.  368. 


DE  LA  PLANETE  MARS.  35 

générale  de  la  carte^  de  constater,  par  exemple,  que  pas  une  seule  des  taches 
blanches  et  brillantes  que  nous  avions  remarquées  sur  les  bords  de  la  planète, 
comme  tous  les  observateurs  Font  fait  depuis  bien  longtemps,  ne  restait 
inexpliquée  à  qui  se  munissait  de  ce  guide  presque  infaillible. 

D'après  ce  que  nous  avons  vu,  nous  osons  raffirmer,  désormais  les  progrés 
de  Paréographie  sont  aux  mains  de  ceux-là  seuls  qui,  s'affranchissant  des 
entraves  du  doute,  s'engageront  résolument  dans  la  voie  tracée  par  le  célèbre 
astronome  de  Milan  :  une  nouvelle  ère  s'est  ouverte  dans  l'étude  de  Mars 
par  la  découverte  des  canaux,  de  leur  gémination  et  par  la  détermination 
micrométrique  des  cent  et  quatorze  points  fondamentaux  de  la  carte,  ère 
succédant  à  celle  qui  fut  inaugurée  il  y  a  un  demi-siècle  par  la  construction 
des  deux  premiers  hémisphères  de  Mars  et  par  la  fixation  approximative 
des  quatorze  points  de  Mâdler, 


TABLE. 


Psfr*. 

I.  —  Introduction 3 

II.  —  Observations 6 

III.  —  Tableau  des  observations  dans  Tordre  de  date 19 

IV.  —  Observations  de  la  Libye 20 

V.  —  Observations  des  taches  polaires  et  spécialement  du  fil  noir  dans  la  tache 

polaire  boréale 20 

VI.  —  Observations  des  régions  blanches  et  brillantes  autres  que  les  taches  polaires.  S3 

A.  —  Points  brillants  et  blancs  sur  le  prolongement  de  TErebus    ...  23 

B.  —  Hellas 2o 

C.  —  Argyre  et  Noachis 26 

D.  —  Thyle 26 

E.  —  Elysium 27 

F.  —  Tempe,  forme  polygonale 28 

G.  —  Thaumasia  et  régions  diverses 30 

VII.  —  Observations  des  canaux 32 

A.  —  Liste  des  canaux  observés  à  Louvain  en  1888 32 

B.  —  Aspect  des  canaux.  Difficulté,  coloration,  largeur 32 

C.  —  Gémination  du  Phison 33 

VIII.  —  Conclusions 34 


MémoireB.  in-4?_Tome    LI 


Opposition  de  Mars  en  1888. 


on 


Mémoires.  in-4°.Tome    U. 


Opposition  de  Mars  en  1888. 


rV'i  (-7 


') 


SUR 


LA  (IINIRALISATION  DIS  SIMPARIANTS! 


PAR 


Jacques  DERUYTS. 


t 


CHARGE   DE   COURS   A   L  UNIVERSITE  DE   LIEGE. 


(Présenté  à  la  Classe  des  sciences  dans  la  séance  du  6  avril  1889.) 


Tome  L1.  1 


SUR 


LA  GÉNÉRALISATION  DES  SEMI- INVARIANTS. 


I.  Soit 


^  =  t  (Ottg*,...  Of|, ,  ^/9i3,.../?a  1  ..), 


une  fonction  entière^  homogène  el  isobarique '*'  des  coefficients  aj,,^...^,, 
6^^3,.../3.>  etc.,  de  formes  algébriques  à  n  variables 


f  «  ^  P/s'»/3ija,.M  pnxf'x^*  ...x?"»elc. 


Si  Ton  effeclue  la  transformation  linéaire 


X,  = -. 

.,  «hX,  -*-  «nXj  -*-  «ijXs  -*-  •••  -♦-  «uX„ 

a-i=^ 

^**  ..^  ajfXt  -♦-  ofjjXj  -♦-•••  -+-  aj,X„ 

3*3  = 

"'**',^    «ssXj  H -*-  a,,X„ 

• 

• 

• 
• 

^n  — 

(T) 


*  Désignons  par  K  un  produit  de  facteurs  a,  b,  ...  x,y,  ...;  XiX^...x„^  ViV^^^Vn  ••• 
formant  des  séries  de  variables  cogrédientes.  Le  poids  de  K  par  rapport  à  un  indice  i  est  la 
somme  algébrique  des  poids  des  différents  facteurs  :  pour  l'indice  t,  Xj,  tfj ...  (i  ^  j)  ont  le 
poids  zéro;  a:,,  y....  ont  le  poids (— 1);  ajr,a,...ff„,  fr^,^,../s„  ...  ont  le  poids «„  ft,  ... 

Une  fonction  est  isobarique,  quand  elle  s'exprime  par  une  somme  de  termes  K  qui  ont  le 
même  poids  pour  les  indices  1,  3,  3, ...  n  (le  poids  n'est  pas  nécessairement  le  même  pour 
tous  les  indices).  Nous  avons  fait  usage  de  ces  définitions  dans  notre  travail  Sur  la  théorie 
des  formes  algébriques  à  un  nombre  quelconque  de  variables  (Bull,  de  l'Acadénie,  juin  1888). 


4 


r  * 


SUR  LA  GENERALISATION 


les  formes  /*,  9...  prennent  les  nouvelles  expressions 


/•=  S  ?aAx,a,  ...  «„  Xf » Xî«  ...  X;» , 

?  =  s  IV  B^,^, ...  ^„  Xf  •  X^  . .  X^,  etc. 

Nous  considérons  les  fonctions  «/^  pour  lesquelles  on  a 

pour  abréger,  nous  les  désignerons  sous  le  nom  de  semi^nvarianls  de  pre- 
mière espèce.  Ces  fonctions  comprenncnl,  comme  cas  particulier,  les  quantités 
que  nous  avons  étudiées  sous  le  nomxle  «semi-invariants  directs». 

Par  un  changement  de  notation,  on  est  conduit  à  des  «  semi-invariants 
de  seconde  espèce  »  analogues  aux  semi-invariants  de  première  espèce,  pour 
les  transformations  linéaires  de  module 


«ÙXO      0       ... 

**- 

0 

0 

«51      *3i       «35  **-..  •  •  • 

• 
• 

0 

• 
• 

•                •                •                •                •                   *♦       • 

• 

• 
• 

•       • 

• 

«m     «■«     «118      •  •  •     «•• 

La  généralisation  actuelle  s'étend  immédiatement  aux  fonctions  semi-inva- 
riantes quelconques. 

Dans  le  présent  travail^  nous  nous  occupons  seulement  des  semi-inva- 
variants  de  première  espèce  et  de  certains  semi-covariants  de  seconde  espèce, 
particulièrement  simples.  Les  résultats  de  notre  étude  servent  de  prélimi- 
naires à  d'autres  recherches  sur  tes  transformations  linéaires  et  la  théorie 
des  covariants. 

D'ailleurs,  nous  espérons  reprendre  prochainement  Tétude  des  fonctions 
semi-invariantes,  dans  le  cas  le  plus  général. 

IL  D'après  l'équation  (1),  on  a 


4'(Aflf4«,...ot„,  B/8,...^„ ...)  =  tf», 


DES  SEMI-INVARIANTS.  S 

quand  la  (ransformation  linéaire  se  réduit  à 

x,  =  X,  +  iX,,  (j>i),  ) 

X|  =3  X| ,  Xj  =  Xj,  ...  x<^|  =  Af_| ,  Xf^i  =  -Xi+i ,  ...  x^  s=  X„.  ) 

En  remplaçant  A^,^.,^^,  B^^  ..g^...  par  leurs  valeurs,  en  fonction  des  coeffi- 
cienls  a„^«,...«,,  6p^...^, ...,  on  trouve  : 


X' 


Il  résulte  de  là  que  Téquaiion  {ji)\p  ^  0  est  suffisante  el  nécessaire  pour 
établir  la  formule  (1),  quand  Ja  transformation  linéaire  (T)  se  réduit  à  (T,). 

Les  équations  {ji)^  =  0,  où  Ton  a  J  >  i,  se  réduisent  an  —  1  d'entre 
elles  : 

(2i)^  =  0,  (52)^  =  0,  ...  (wn-i)^  =  0, 

par  remploi  de  Tidentité 

(W)  (//')- («')(W)  =  -(AO (2) 

D'aulre  pari,  toute  substitution  (T)  se  ramène  à  une  combinaison  des 
transformations  (T,)  et  de  la  transformation 

X|  =  fiiXi ,  Xj  =  /CfXi ,   ...  X,  =  A'jiXi, . 

Par  conséquent  :  vne  fonction  entière  et  homogène  des  coefficients  de 
formes  f,  y...  est  un  semi-invariant  de  première  espèce,  si  elle  est  isobarique 
et  si  elle  satisfait  aux  équations  (i  -{-  ^,\)  =-  0  pour  i  =  1 ,  2,  3, ...  n  —  1 . 

111.  Tout  semi'invariant  de  première  espèce  ip,  qui  a  le  même  poids 
m,  *-  m^  --•••  =  m„  pour  les  indices  l,  3t,  3,  ...n  est  un  invariant  **. 


dK 


*  En  général,  la  quantité  (A/)K  est  définie  par  (A/)K  =  S^a^j^»..  aA-L-jt,  •^^*"'''^~dâli^.J„  '  '^ 
sommation  doit  s'étendre  à  toutes  les  formes  dont  dépend  la  fonction  K. 

L'opération  (hl)  augmente  d'une  unité  le  poids  pour  l'indice  /  :  elle  diminue  d'autant  le 
poids  pour  l'unité  h  (voir  notre  travail  déjà  cité). 

**  Il  est  visible  que  dans  la  formule  (1),  la  fonction  q/  a  pour  poids  mi,  m^,  ...  m„. 


p 


< 


6  SUR  LA  GENERALISATION 

Les  invariants  sont  caractérisés  par  les  propriétés  suivantes:  1°  ils  sont 
fondions  entières,  homogènes  el  îsobariques  des  coefficients  «,,...«.,  ^a  •^■•••î 
de  plns^  ils  ont  même  poids  pour  les  indices  1^  2,  3^  ...  n;  S""  ils  satisfont 
aux  équations 

iji)^0,    (i,j=  1,2.3. ..n:t>j). 

■s. 

Pour  démontrer  la  proposition  énoncée^  il  suffira  de  vérifier  les  formules 

(i»)^=-o,   (j<ih 
ou^  plus  simplement, 

(/,  tH-  1)^  =  0:  4=1,2,3, ...  Il  — 1, 

ainsi  qu'il  résulte  de  Fidentité  (2). 

Observons  que  d'après  la  relation  (t  -f  i^  î)ip  »  0,  la  fonction  jt  est  un 
semi-invariant,  pour  un  système  de  formes  binaires  aux  variables  Xi,  ar,^.i; 
le  système  dont  il  s'agit  est  composé  des  formes 


?i5i  •../8i-i/irf+i.../i«  =  ^T72 — r ^^»- Z'»  apr^*+i  I  etc. 

(les  indices  «lai*..».-,,  «.^-t  —  a»  et  i3,/3,.../3,_,,  A^4.«--/3n  sont  constants  et 
les  sommations  se  rapportent  aux  diverses  valeurs  de  «,,  a/^.,,  /3,,  jS,^,). 

Or,  un  semi-invariant  de  formes  binaires,  en  a*,,  a?,^ ,,  est  un  invariant 
quand  il  a  le  même  poids  pour  les  indices  i,  t  +  1  ;  il  satisfait  alors  aux 
équations  (t  +  1,  i)  =  0,  (î,  i  +  1)  =  0.  D'après  les  conditions  de  l'énoncé, 
la  fonction  <//  a  le  même  poids  pour  les  indices  i,  <  +  1  ;  on  a  donc 
(i,  I  +  ^)^  =  0.  C'est  le  résultat  que  nous  voulions  obtenir. 

La  considération  des  semi-invariants  binaires,  en  a?,,  «•,  +  ,,  permet  encore 
d'établir  cette  autre  propriété  :  Dans  un  semi-invariant  de  première  espèce, 
le  poids  mj,  pour  rindice  i  est  égal  ou  supérieur  au  poids  mj^.,  pour  Tm- 
dice  i  +  1. 


DES  SEMI-INVARIANTS.  7 

IV.  Soîenl  r  +  4,  jo  H-  1  ...  les  degrés  du  semi-i  n  varia  ni  «^^  par  rapport 
aux  formes  fy  9^ ...  On  obtient  l-expression  symbolique  de  (//  au  moyen  des 
transformations  suivantes  : 

1**  On  remplace  /*,  y...  par 

f^  X'f  -4-  A'7"  -♦-  ...  -^  Xnf% 

iP}  f^y  •••  r^)y  (?S  ?">  •••  ?''^)  —  élant  des  formes  des  mêmes  ordres  que  ^  9...; 
on  divise  ensuite  parT^H  !  p"TT! ..»  le  coefficient  de  W  ...  ^îK  [x^.^.  [/K..  dans 
Texpression  de  la  fonction  ip  modifiée;  on  obtient  ainsi  un  semi-invariant  de 
première  espèce  ^',  qui  est  linéaire  par  rapport  à  fff^^  ...99'  9"...,  etc.; 
de  plus,  ^'  se  réduit  à  ^  si  l'on  prend  /•'=/*"=..  ^  f^)  =^  /*.,.; 
y'  a=  y"  =  ...  =  y^  =  y^  etc. 

2°  On  remplace  les  formes  ff^T^ ...  99'  9"...,  etc.,  par  des  puissances 
de  formes  linéaires,  les  indices  des  puissances  étant  égaux  aux  degrés  des 
formes  correspondantes.  La  fonction  ^^  modifiée  par  cette  substitution  est 
Fespression  symbolique  (//''  du  semi-invariant  de  première  espèce  ^.  La 
fonction  ?p"  est  évidemment  un  semi-invariant  de  première  espèce,  pour  les 
formes  linéaires  qui  ont  été  introduites.  Appliquons  à  ces  formes  linéaires 
une  transformation  analogue  à  celle  qui  a  été  employée  ci-dessus  pour  les 
formes/",  9, ...;  nous  déduirons  de^p"  un  semi-invariant  de  première  espèce  (p'", 
du  premier  degré  pour  un  système  plus  étendu  de  formes  linéaires.  D'ailleurs, 
en  supposant  égales  certaines  formes  linéaires  dans  la  fonction  (//"',  on  retrou- 
vera l'expression  symbolique  (//"  de  ^.  Par  suite,  la  recherche  de  l'expression 
symbolique  ^//"  des  semi-invariants  de  première  espèce  se  ramène  à  la 
recherche  de  l'expression  effective  des  semi-invariants  de  première  espèce  ip'", 
contenant  au  premier  degré  les  coefficients  de  formes  linéaires. 

La  méthode  que  nous  venons  de  suivre  est  semblable  à  celle  qui  a  été 
employée  par  Clebsch,  dans  son  mémoire  Ueber  symbolische  Darstellung 
algebraischer  Formen  *. 

*  Journal  de  Crelky  tome  LIX. 


# * 


8  SUR  LA  GENERALISATION 

Notations.  —  Nous  supposerons  que  ^//"'  se  rapporte  au  système  de  formes 
linéaires 

6.  =  6ix,  +  6,Xi  H -^  6„x„  f  , 

&,  «=  *,x,  -♦-  *^,  H ^.  *,x, 


'  Wll 


Nous  représenterons  en  général  par  la  lettre  s  les  coefficients  des  formes 
contenues  dans  le  tableau  précédent;  de  même,  nous  représenterons  par  S 
les  coefficients  du  système  (a)  transformé  par  la  substitution  (T)  [§  1]^ 
savoir  : 

t  =  i ,  2,  3  . . .  ». 

Dans  toul  ce  qui  suit,  nous  ferons  usage  de  fa  notation  L[^,  s',  5'',...], 
pour  indiquer  une  fonction  linéaire  par  rapport  aux  coefficienis  {s)  et  par 
rapport  à  d'autres  suites  de  quantités 


M  M 


«I»       «t,        «5         ..-,     «te («") 

V.  D'après  les  conventions  précédentes,  nous  écrirons  (//"'  =-  L[5]  et  nous 
aurons,  par  la  définition  des  semi-invariants  de  première  espèce: 

L[S]  =  «:*«S«...«:;LW (3) 

Désignons   par  a^y   des  quantités  arbitraires  et  appliquons  aux  deux 


DES  SEMUNVARIANTS. 

membres  de  FéquatioD  (3)^  les  n  x  m«  opérations 

d  d    \ 


«jii« 


cta„ 


d 


"'''d^. 


^pn 


fffIS 


rf«M  '  ^  ••%, 


doL 


ts 


"ftm 


d 


d 


d   ••••... 


>S#i 


<*«s« 


^^» 


*nn 


p  =  l,  2,  3, ....  m,. 


Le  second  membre  de  Téqualion  (3)  sera  remplacé  par  : 

f L  [«J  a,i  On  ...  a»  -1  .«_i     u  a^ji  ee^ti . . .  a^, , 

dans  celle  expression^  e  représente  un  facteur  numérique  et  le  symbole  n 

indique  le  produit  des  quantités  a^nOpM  ..•  a^«n>  pour  p  »  I,  2^  3^ ...  m.. 

D'après  le  sens  de  la  notation  L[S],  le  premier  membre  de  Téqualion  (3) 

modiOée  est  une  fonction  linéaire  des  quantités  A.-  B. ...  K,  et  des  quantités  : 


û^  =  ajiM«i  -♦-  «,«««  -^  • 


«^|0/ 


kpi^^CLpnki    +    «^W^l   '♦-•••     »*    «jrflt, 


(«') 


Nous  représenterons  par  s^  les  quantités  comprises  dans  le  tableau  précé- 
dent ;  le  premier  membre  de  Téqualion  (3)  modifiée  s'écrira  alors  :  eL[S;  s^\ 
De  cette  manière^  on  déduit  de  la  formule  (3) 


L[S,«']  ==a  L[«]  ail*      "a^*      ".   '««-iB-i  "-na,,!!»^   ..«,«11     ....     (4) 


Si  Ton  suppose  a,y  =  0(t  </),  «„  =  4,  on  doit  remplacer  les  quantités  S 
par  s  :  la  dernière  relation  donne  alors 


L[«$']«=L[iï]n«^utf^.  .a 


f«» 


Tome  L1. 


2 


»  r 


*0  SUR  LA  GENEUALISATJON 


et  par  combinaison  avec  Téquation  (4)^  on  obtient  : 


VI.  Remplaçons  a^,„  a^,j ...  par  a^,,i3|„  a^uiS,,  +  a^,j/3j„  ...  et  en  général 
Pélément  «^^par  «p„A;  +  «,,....  + lA+ij  +  •••  +  a^y/î^j,  :  l'élément  a^„  sera  ainsi 
remplacé  par  a^,,/?,,.  Il  faudra  substituer  aux  quantités  s\  les  quantités  S' 
comprises  dans  le  tableau 

L'équation  (4)  donne  par  suite  : 

L[S,S']=|PuP«...p„.l--L[S,5']. 

Supposons  dans  celte  dernière  formule  «„  ««  1,  «^  -=  0(i  </);  les  quan- 
tités S  (§  V)  se  réduisent  aux  quantités  s\  il  en  résulte  la  relation  : 

Lt«,S']c=  jp„p,,...p,„j-«L[«,«'] (6) 

VIL  Observons  que  les  éléments  a^^  étant  arbitraires^  on  peut  regarder 
les  quantités  s^  comme  les  coefficients  de  formes  linéaires 


.......  ^(T } 


par  rapport  à  de  nouvelles  variables  y^y^  •  •  •  ^n*  Effectuons  sur  les  variables  y 


Les  différences  iri  —  m^ ,  nis  —  m^^  ...  ne  peuvent  pas  être  négatives  (§  IH). 


DES  SEMI-INVARIANTS.  14 


la  transformation 


y»  =        '''-•..  ?«Y.  +  p«,Yj  -4-   •  •  p,„Y„ 


les  quanlîtés  S'  seront  précisément  les  coeflicients  de  YiY, ...  Y„  dans  les 
formes  «^(y),  ftp(/y)  ...  ky(y)  transformées. 

La  fonction  L[^;5']  est  isobariqiie,  mais  elle  n^est  pas  nécessairement 
homogène  par  rapport  aux  formes  des  syslèmcs  (a)  et  (a');  nous  pourrons 
récrire  : 

comme  somme  de  quantités  homogènes  \,  et  de  telle  manière  que  X|  soit  un 
semi-invariant  de  première  espèce  pour  les  systèmes  (a),  (a')  considérés 
comme  indépendants. 

Il  résulte  de  la  formule  (6)^  que  le  semi-invariant  de  première  espèce  ^i, 
pour  les  formes  fl/y),  bp{y)y ...  k^Q/),  est  nécessairement  un  invariant^  car  il 
a  même  poids  m^  pour  les  indices  i,  %  3 ...  n  (§  III);  les  fonctions  l^  sont 
donc  des  invariants  par  rapport  au  système  (a'). 

D'après  la  formule  (5),  les  fonctions  X,  sont  des  semi-invariants  de  pre- 
mière espèce^  par  rapport  au  système  (a)  :  le  poids  pour  Tindice  n  est  égal 
à  zéro,  si  Ton  regarde  comme  des  constantes  les  coefficients  du  système  (a'). 
Par  suite,  les  quantités  \  sont  des  semi-invariants  de  première  espèce,  pour 
les  formes  k  n  —  1  variables 

> V') 

En  résumé,  L[«,  s']  est  une  somme  de  fondions  \  qui  sont  des  invariants 
pour  le  système  {a')  et  des  semi-invariants  de  première  espèce  pour  le  sys- 


i2  SUR  L\  GÉNÉRALISATION 

tème  (a,)  an  —  1  variables.  II  esl  du  reste  visible  que  L  [«,«']  se  réduit 
à  L[5],  quand  on  fait  a^i-=  ai^  b^^^bi,  ...  k^=ki. 

VIII.  Appliquons  aux  semi-invariants  X,,  le  mode  de  transformation  que  ' 
nous  avons  employé  ci-dessus,  dans  le  cas  de  n  variables.  Nous  déduirons 
de  L[^,  .9^]  une  fonction  L\s^  s',  «"]  qui  contient  les  cocfiicienis  s^'  d'un  nou- 
veau système  (a")  de  formes  an —  1  variables  2„  z^y  ...z^_^.  D'après  la 
méthode  suivie,  on  réduira  L[^,  s',  ^"]  à  L[^]  en  identifiant  certaines  séries 
de  coefficients  s,  s',  s'^.  Représentons  encore  par  S''  les  coefficients  du  sys- 
tème (j^')  transformé  par  la  substitution  linéaire 

^t    =  *  • .  rnZ,  -♦   y^Zs  -f   •  •  -*-  rt.  ■  - 1  Z..I 


^■-1  —  '  • . ,  y«-i,i»-iZ«_i . 

Nous  trouverons  : 

L[s,  S',  S"] = LK  «',  «"]  X  «n*"^-*  «?-^-  • . .  cv.rT"* 

Ce  résultat  donne  lieu  aux  remarques  suivantes  : 

l""  L[Sy  s',  s'']  est  une  somme  de  fonctions  homogènes  ^,  qui  sont  à  la 
fois  des  invariants  pour  les  systèmes  (a')  à  n  variables  et  pour  le  système  (a'') 
an  —  1  variables  2;, ,  2:,, ...  2„. ,. 

2""  Les  fonctions  X^  sont  des  semi-invariants  de  première  espèce,  pour 
les  formes  à  n  —  2  variables 

6,X|  H  6,x,  -4-  .     ^-  6,_,x._„ 


*,j|  H   Âr,T,  ^         4  A— ta:.-t. 


DES  SEMI-INVARIANTS.  13 

Par  des  transformations  analogues  à  celles  que  nous  avons  développées^ 
on  déduit  de  L  [s]  une  fonction 

dans  laquelle  la  lettre  «^^^  se  rapporte  aux  coefficients  d'un  système  (a^^^)  de 
formes  linéaires  an  —  A  +  1  variables;  les  différents  systèmes  (a)  se  rap- 
portent à  des  séries  de  variables  différentes;  a^%  par  exemple^  contient  des 
formes  relatives  à  fi,,  w^, ..,  u^_^i,^^y  telles  que 

/;iii-i-/;tt,  +  . .  ^ /;.»^^w,.fc^,  / (^) 


La  fonction  L[s',  8'\  ...  8'**^]  jouit  des  propriétés  suivantes  : 

l""  Elle  se  réduit  à  L[^]  quand  on  identifie,  d'une  certaine  manière,  les 
séries  de  coefficients  s,  «',  «",...  5^"^; 

2^  Elle  peut  s'exprimer  comme  somme  de  fonctions  ).„  qui  sont  des  invariants 
pour  chacun  des  systèmes  (a'),  (a"), ...  (a**);  les  invariants  X^  ont,  par 
rapport  aux  systèmes  (a'),  (a"),  ...  (a"),  les  indices  w«,  w^,  —  m^, 
f?i,.,  —  w^_,, . .  w,  —  iw,  *. 

IX.  Prenons 

en  réunissant  dans  T^  tous  les  facteurs  s^^K 

Formons,  au  moyen  des  séries  de  coefficients  «^%  les  groupes  de  détermi- 
nants d'ordre  n  —  A  +  1,  dont  les  termes  diagonaux  ont  pour  produit  T^. 
Soit  Pa  la  somme  des  résultats  obtenus  en  multipliant  les  uns  par  les  autres 
les  déterminants  de  chaque  groupe.  Nous  aurons,  à  part  un  facteur  numérique 


*  Quand  on  effectue  une  transformation  linéaire,  une  fonction  invariante  se  reproduit 
multipliée  par  une  puissance  du  module  :  Tindice  de  cette  puissance  est  Yindke  de  la 
fonction  invariante. 


u 


SUR  LA  GÉNÉRALISATION 


Celte  formule  s'obtient  par  Tapplicalion  du  théorème  de  Clebsch^  sur 
Texpression  des  invariants  du  premier  degré^  pour  des  formes  linéaires 
(Journal  de  Crcllc,  lome  LIX). 

On  pourra  de  la  même  manière  développer  2RPa,  comme  invariant  d'un 
autre  système  (cr'^'%  et  ainsi  de  suite.  On  peut  donc  écrire  la  fonction 
L\s\  j'^  ...«^''^]  comme  une  somme  de  produits  de  déterminants  d'ordre 
...  1^  2,  3^ ...  n,  tels  que 

M        h       •  •    •        *•— 4-^  I 

*l      *t      •  •  •      *«-*-H 


En  égalant  certaines  séries  de  coefficients  à  (a)y  (6),  ...  {k)^  on  obtiendra 
le  développement  de  L[.v];  on  aura  ensuite  l'expression  symbolique  d'un 
semi-invariant  de  première  espèce^  en  supposant  que  certaines  formes 
a^,  6x» ...  k^  sont  égales  entre  elles  (§  IV). 

Nous  pouvons  donc  énoncer  ce  théorème  : 

Tout  semi-invariant  de  première  espèce  tp  a  pour  expression  symbolique 
une  somme  de  produits  de  déterminants  d'ordres  h  ^=«  i^  2,  3, ...  n^  tels  que 


^.= 


Ùl       Uf       Os 

6i     6,     6, 


Remarque.  —  La  fonction  ip  étant  de  poids  m^,  m^, ...  m^  pour  les  indices 
^,^y3y  ...ny  SOU  cxprcssion  symbolique  est  une  somme  de  produits  de 
m„  déterminants  3^y  de  m^_^  —  m„  déterminants  (3;,_, ,  etc.,  et  en  général 
de  wî^  —  m^^,  déterminants  i,^. 

Exemple.  —  L'expression 

fli     c,     di 
a,    c,    fi. 

Os     Cs     dz 

représente  symboliquement  un  semi-invariant  de  première  espèce. 


ai 

6. 

S 

aî6} 

a* 

6, 

DES  SEMMNVARIANTS. 


15 


X.  D'après  le  théorème  précédent^  Texpression  symbolique  \p^'  d'un  semi- 
invariant  de  première  espèce  ^  peut  s'écrire 


f  =  2:n(^,) 


(7) 


Nous  supposerons  que  ip"  contient  les  séries  de  coefficients 


a,     (7|    ...     (F„ , 
t,    bi     ...     6„, 


9i    ?« 


9n'^ 


les  déterminants  dx  d'ordre  h  seront  alors  formés  au  moyen  des  h  premières 
colonnes  du  tableau  précédent. 

Considérons  maintenant  n  séries  de  variables  cogrédientes 


(») 

X, 

X,       .. 

X, 

<«) 

(y) 

yi 

•             ■              1 

•       • 

(2) 

•  •• 

(") 

•              •                1 

• 

(A) 

(tr) 

U>l 

Wf     . . 

•      V)„ 

(«) 

Désignons  par  Y''  la  fonction  que  l'on  obtient  en  remplaçant  dans  ip" 
les  déterminants 


cï.- 


par 


A*= 


Ol 

<lf 

•      0* 

6. 

• 
• 

6.    .. 

•        •         • 
.        •         • 

.    6» 

•  • 

•  • 

0. 

"»    • 

..    o. 

• 

6,     . 

«         •        . 

• 

La  fonction  W  représente  symboliquement  un  covariant  Wy  dans  lequel  le 
semi-invariant  de  première  espèce  ^  est  le  coefficient  des  plus  hautes  puis- 
sances de  a?,,  y^,  z^y ...  Vf^y ...  ti;^. 


46  SUR  LA  GÉNÉRALISATION 

D'après  la  formule  (7),  nous  écrirons 

T"«=En(A*); (8) 

le  second  membre  de  celle  équation  est  une  somme  de  produits  de  m^  déter- 
minants A,,  de  fw^_|  —  m^  déterminants  A^,^  de  m,,^  —  m,^^  détermi- 
nants A„_j,  etc.  *. 

Recherchons  dans  le  développement  de  Y''  le  coefficient  xo  dti  produit 

en  supposant 

«1  -+-  8(  -f  •  •  •  -f  /u^  s=  fitf, 
t  =  i,  2, 3, ...  n. 

La  formule  (8)  conduit  à  faire  la  remarque  suivante  :  Pour  obtenir  dans 
n(ÂA)  un  terme  contenant  le  produit  P^  il  faut  considérer  dans  les  détermi- 
nants A,^  Aj, ...  A.  les  combinaisons  des  x,  y^  z, ...  w,  qui  sont  comprises  dans 
les  déterminants 

On  trouve  par  suite 

xé=exA m 

si  Ton  représente  par  e  le  coefficient  de  P  dans  le  produit  a?7*"""**  (^lyO*^""'-- 

Dans  le  paragraphe  suivant,  nous  déterminerons  la  même  quantité  xo  P^i" 
une  méthode  différente;  en  comparant  les  deux  expressions  de  xo»  nous 
obtiendrons  une  propriété  importante  des  semi-invariants  de  première  espèce. 


*  Le  covariant  W  est  divisible  par  (Xiyi...w„Y''*  :  le  quotient  est  un  covariant  W^,  conte- 
nant seulement  n  —  1  séries  de  variables.  Dans  un  autre  travail,  nous  montrerons  que  tous 
les  covariants  sont  réductibles,  au  moyen  d'opérations  polaires,  aux  covariants  analogues 

àVo. 
**  On  a  nécessairement 

oij  -V-  a  j  H-  •  •  •  -•-  flt/i  =  Wj , 
Pi  "*-  Pi  ■• ^-  P«  =  »«ii 


|X,-*- JJLjH h(XAam 


«• 


DES  SEMI-IN VARIANTS.  il 


XL  Soit 


un  nouveau  syslèmc  de  n  formes  linéaires.  Nous  emploierons^  suivant 
Tusage^  la  nolalion  a—  pour  représenter  Topéralion  polaire  des  coeffi* 
cients  a  sur  les  coefficients  a'  :  nous  aurons  ainsi 

d  d  d  d 

a  c=3  o»   «— -  -+-  d*  . -^  •  •  •  -♦-  fl_  — —  • 

da'         'da\         'rfo;  "rfa: 

La  notation  U^A   («^J*  représentera  l'opération  a—,  appliquée  fi  fois, 

au  résultat  de  l'opération  a—  appliquée  a  fois  de  suite.  La  généralisation 
s'indique  d'elle-même. 

Cela  posé^  considérons  un  produit  quelconque 

dans  lequel  on  a 

a^  -♦-  p<  -H  •-  •  -4-  /K^  =  m,- ,    (i  =  i,  2,  3, . . .  w). 

Nous  pouvons  écrire 


en  prenant 


*  Cette  relation  se  vérifie  immédiatement.  M.  Capelli  a  fait  usage  d'une  formule  analogue 
dans  ses  Fondamenti  di  una  Tearia  gmerale  délie  forme  algebriehe  (Memorie  della  Acad.  dei 
LiNGEi,  3^  série,  t.  XII,  p.  536). 

Tome  LI.  3 


18  SUR  LA  GÉNÉRALISATION 


m    _  .  m 


JH  tÊÊ  M 

Oai  *6'  *  .../li  "en  remplaçant  dans  la  fonction  i^",  les  lettres 


Ainsi  ^  la  fonction  ip^'  se  déduit  de  a\  'b\^  ...fl  \  au  moyen  d'une 
opération  0^  réductible  à  des  polaires  successives  des  coeflScîents  a,  b, ...  g 
sur  les  coefficients  a',  6'^ ...  f':  nous  écrirons  en  conséquence 

D'après   la   nature   même  de   l'opération  0^   on   obtient   la   quantité 

/ 

y 

«i>  ^n  •••  5i>  ^«>  "*'  •••  3t9  •••>  <*«»  "«»  •••  5»» 

par  les  formes 

or,  cette  modification  transforme  (//"  en  ï^"  (§  X)  ;  on  a  donc 

Au  moyen  de  cette  relation^  déterminons  dans  la  fonction  Y"  le  coeffi 
cientxo  du  produit  P  [formule  (9)j;  nous  trouvons  immédiatement 


%o 


La  comparaison  des  formules  (10)  et  (11)  donne 

>7i  élant  un  facteur  numérique  positif  et  différent  de  zéro^  en  même  temps  que  6. 
Additionnons  membre  à  membre  toutes  les  formules  analogues*;  d'après 


*  Ces  formules  s'obtiennent  en  prenant  pour  (aia|...a„,  ^ipi.  .p«,  ...  H-ifj^^^.fJLn)  tous  les 
systèmes  de  nombres,  qui  satisfont  aux  relations 

«rf  -*-  l3i  -H  •  •   -k-fii^  f«i,  (i  =  1, 2, 3,  . .  n), 

«!-♦■«•-• ha„  =  m,, 

Pi-^Pi-»--  •  -»-P„  =  m„ 


DES  SEMUNVARIANTS. 


19 


la  valeur  du  coefficient  9  (§  X),  nous  trouvons 


en  désignant  par  >?  un  fadeur  numérique  différent  de  zéro^  qui  dépend  seule- 
ment de  W4,  m^y ...  w»„. 

La  dernière  formule  exprime  ce  théorème  : 

L'expression  symbolique  ip"  d'un  semi-invariant  de  première  espèce  peut 
se  déduire  de 

au  moyen  d'opérations  polaires,  relatives  aux  coefficienls  a',  b',  ...  f. 
Exemple.  —  Soit 


6. 

et    9i 

■ 

*"  =  a, 

6. 

c<    9t 

• 
9 

K 

fc. 

<•«    9t 

on  trouve  l^" 

—  Oa{  {a{  b'^cÇ),  en  prenant  : 

'.t 

d 
'da' 

»  do- 

0=    a 
2    do' 

%t 

d 
'db- 

ci 
»d6' 

1 

*x 

d 
'de' 

d 
^d«' 

XII.  Les  résultats^  que  nous  avons  obtenus^  s'appliquent  aux  semi-cova- 
rianls  de  seconde  espèce^  formés  uniquement  au  moyen  de  diff'érentes  séries 
de  variables  cogrédientes  : 


*. 

Xf 

•    a:. 

i) 

• 

y»   • 

•           a            • 

•  y» 

m            • 

2) 

• 

II,          .. 

■           ■            • 

•            W» 

II?,          . 

•                        •                        • 

. .    w„ 

•            » 

• 
• 

(t) 


Nous  supposerons  que  l'on  remplace  les  variables  (a:) (y) ...  (w)  ...  par 


20 


SUR  LA  GÉNÉRALISATION,  etc. 


(X)(Y) ...  (U)  ...,  au  moyen  d'une  transforma  lion  linéaire  de  module 


a„"  •.  0     0     ...    0 
««I     «11*^0     ...     0 

«51       Ht       «»    '•;••       0 


0^.1      *•«     «iJ    •••    * 


«s 


Soi(  x(^>  y^  ^>  * •  *  ^>  - '0  "'^^  fonction  homogène  et  isobarique formée  uni- 
quement au  moyen  des  variables  a?,  y,  a?...  u  ...  Nous  dirons  quex(a?,  y, ...  u ...) 
est  un  semi'covariant  identique  de  seconde  espèce,  si  Ton  a 

%(x,  y,. ..«!...)  =  «?,' «S*...  «î;x(X,  Y,...  u...); 

( —  /},),  ( —  Pi)y . . .  ( —  p^)  sont  alors  les  poids  de  la  fonction  x  P^ur  les 
indices  i,  %3y ...  n^.  D'après  les  propriétés  des  semi-invariants  de  première 
espèce  on  peut  vériGer  les  propositions  suivantes  : 

1^  Une  fonction  homogène  et  isobarique,  formée  au  moyen  des  variables 
\,  y, ...,  est  un  semi-covariant  identique  de  seconde  espèce,  si  elle  satisfait  aux 
relations 


H^i 


y* 


rf^n^i      "^  dy 


-♦. ...  =0,  ...  {i=  1,2,3,..  n—  I). 


'+« 


2**  Pour  tout  semi'Covariant  identique  de  seconde  espèce,  la  valeur  abso- 
lue Pi  du  poids  pour  l'indice  i,  est  égale  ou  supérieure  à  la  valeur  absolue  pj^f 
du  poids  pour  l'indice  i  +  i . 

3**  Tout  semi'Covariant  identique  de  seconde  espèce  s'exprime  comme 

m 

somme  de  produits  de  déterminants  d*ordre  h  n=.  i,  2,  3^  .. .  n,  formés  au 
moyen  des  h  premières  colonnes  du  tableau  (r)  des  variables. 

4°  Tout  semi'covariant  identique  de  seconde  espèce  est  une  somme  de 
polaires  de 

par  rapport  aux  séries  de  variables  x',  y', . . .  w'. 


Voir  la  note  du  paragraphe  I. 


/Xo 


^  SUR 


LES  TRANSFORMATIONS  LINÉAIRES 


ET 


LA  THÉORIE  DES  COVARIANTS; 


PAR 


Jacques  DERUYTS. 

CHARGÉ    DE   COURS    A   L*UNIVfiRSlTÉ    DE   LIEGE. 


(Présenté  à  la  Classe  des  sciences  dans  la  séance  du  6  avril  1889.) 


Tome  LI.  a 


SUR 


LES  TRANSFORMATIONS  LINÉAIRES 


ET 


LA  THÉORIE  DES  COVARIANTS. 


Dans  des  recherches  anlérieures  sur  la  théorie  des  formes  algébriques  *, 
nous  avons  élé  amené  à  considérer  Télude  des  transformations  linéaires 
comme  la  source  des  procédés  de  formation  pour  les  fonctions  invariantes. 
Cet  ordre  d'idées  conduit  naturellement  à  examiner  Teffet  d'une  transforma- 
lion  linéaire,  sur  les  fonctions  entières  des  coefficients  de  formes  algébriques 
à  n  variables.  Le  travail  actuel  contient  les  résultats  que  nous  avons  obtenus 
dans  cette  voie. 

Nous  signalerons  d'abord  cette  relation  très  simple  (§  IV)  :  «  la 
transformée  d'une  fonction  entière  de  coefficients  de  formes  algébriques  se 
ramène,  par  un  changement  de  notation,  à  un  covariant  à  n  séries  de 
variables.  » 

D'après  les  résultais  de  notre  élude,  tout  covariant  de  poids  zéro,  à  n  séries 
de  variables,  se  ramène  à  certains  covariants,  que  nous  appelons  covarianls 
primaires  et  qui  contiennent  n  —  1  séries  de  variables. 

Les  conséquences  de  x;ette  réduction  conduisent  à  ce  théorème  général  : 

«  Tout  covariant,  conlenant  un  nombre  quelconque  de  séries  de  variables, 
est  une  somme  de  covariants  identiques  multipliés  par  des  polaires  de 
covariants  primaires.  » 


*  Sur  la  différentiatiofi  mutuelle  des  fonctions  invariantes  (Bull,  de  l'Agauéhie  royale  de 
Belgique,  août  1888).  Sur  quelques  profiriétés  des  transformations  linéaires  (Ibid.,  décembre 
i888j. 


4  SUR  LES  TRANSFORMATIONS  LINÉAIRES 

I.  Soil  py  une  quantité  isobarique  *  homogène  e(  fonction  entière  des 
coefficients  e,  de  formes  algébriques  f  h  n  variables  a?,,  x^,  ...  x^.  EfTecluons 
sur  les  variables  la  transformation  linéaire  de  module  : 


<r= 


ail     «1,     ...     «1, 

«ni      «A»      •      •       ««n 

et  désignons  par  C^  les  coefficients  des  formes  f  exprimées  au  moyen  des 
nouvelles  variables.  Les  quantités  G  sont  fonctions  entières  des  éléments  a,y 
et  elles  s'expriment  linéairement  au  moyen  des  coefficients  primitifs,  c.  Soit  P, 
la  quantité  obtenue  en  remplaçant  dans  p,  les  lettres  c  par  les  lettres  G  cor- 
respondantes :  nous  dirons  que  P  est  la  transformée  de  p  par  la  substitu- 
tion d:  en  général,  nous  conviendrons  de  représenter  par  une  lettre  majuscule 
la  transformée  de  la  quantité  représentée  par  la  lettre  minuscule  correspon- 
dante. 

La  quantité  P  s'écrira  : 

dans  cette  formule,  les  lettres  l  représentent  des  fonctions  entières  des  élé- 
ments a,j  :  piy  p^y  p^,..  p^  sont  des  fonctions  analogues  à  p.  Nous  supposerons 
que  le  nombre  r  des  quantités  /?.  est  le  plus  petit  possible;  de  cette  manière, 
il  ne  pourra  exister  aucune  relation  linéaire  entre  Pi,Piy ...  Pr* 

La  quantité  P  se  réduit  à  p  pour  «,,  =  «^  = ...  =  a,^^  =  1,  «^.  =  0  (i  ^  /)  : 
par  conséquent,  nous  pouvons  supposer  pi  =  p. 

IL  Les  transformées  de  p^,  Ps^  ...  Pr  sont  exprimables  linéairement  au 
moyen  de  p^,  p«,  ...  p^. 

En  effet,  soit  P"  la  transformée  de  p,  quand  on  effectue  successivement 


*  Afin  d'éviter  de  longues  répétitions,  nous  renvoyons  à  nos  travaux  antérieurs  pour 
la  signification  des  termes  :  isobarique,  poids  relatif  à  l'indice  i;  il  en  est  de  même  pour  la 
notation  {h,  l)  dont  nous  ferons  usage  dans  la  suite. 


ET  LA  THÉORIE  DES  COVARIANTS.  5 

sur  les  variables,  la  transformation  de  module  i  et  la  transformation  de 
module 

Pli    S|j    ...    p,, 

p«ï    p«    •  •  •    Pi« 


j'= 


Piil       P«l      •  •  •       Pnn 


nous  aurons  par  la  formule  (1)  : 


P"  =  x;,p,  4-  a;,p,  ^ 


^r^rt 


(î) 


en  désignant  par  V  les  quantités  déduites  de  ),  par  la  substitution  des  lettres 
)S  aux  lettres  a.  D'un  autre  côté,  les  transformations  de  module  d;  à^  effectuées 
successivement  sont  équivalentes  à  la  transformation  de  module  : 


r= 


rii    ru 
r«i    r« 


ri« 
r«. 


ri.1    ri.t    ..•    r 


nu 


si  Ton  suppose 


Tii  *=  «llPlj    -♦-   «llP«>    -♦-•••-♦-   «/«p.;-. 


Représentons  par  >/'  les  valeurs  que  prennent  les  fonctions  >,  quand  on 
substitue  aux  éléments  a,j  les  éléments  ^,^;  nous  aurons,  d'après  la  formule  (1)  : 


p"  =  >;>,  ^  a;;p,  ^ 

Dans  les  deux  membres  de  Téquation 


^VrPr 


AijPi  -H  A,jPj 


>lrPr  =  ^i'iPl  -♦-  >rtPl 


(3) 


les  coefficients  des  mêmes  produits  d'éléments  /3,y  sont  nécessairement  égaux 
entre  eux  :  en  les  identifiant,  on  obtiendra  des  équations  linéaires  L  ^  0, 
entre  les  quantités  P^,  P^, ...  P^,  /^i,  p,,  ...pr^  Admettons  pour  un  instant, 
que  Ton  ne  puisse  pas  résoudre  ces  équations  par  rapport  à  P„  P,,  ...  P^  : 


6  SUR  LES  TRANSFORMATIONS  LINÉAIRES 

diaprés  la  formule  (2),  la  quanlilé  P''  sera  la  somme  des  produits  de  fonctions 
entières  des  éléments  /3,y,  par  r  —  r'  (r'  >0)  combinaisons  de  P,,  P,, ...  P^; 
ces  combinaisons  étant  linéaires  et  à  coefficients  numériques.  On  pourrait 
donc  réduire  à  r  —  rMe  nombre  des  fonctions  p^^  qui  servent  à  exprimer  P 
[formule  (1)]  :  cette  réduction  est  contraire  aux  conventions  établies  ci-dessus» 
En  conséquence,  on  peut  déduire  des  équations  L=»  0^  les  valeurs  de  P,^  P^^ 
...  P^  exprimées  linéairement  en  fonction  de  p^y  p^y  ...  Pri  la  proposition 
énoncée  se  trouve  ainsi  établie. 

Remarque.  —  D'après  le  théorème  que  nous  venons  de  démontrer,  on 
peut  écrire  les  formules  : 


p. 

• 

t 

• 

H- 

1 

•              • 

■f  •  • 

•     • 

-4- 

• 

KPr 

•      • 

p, 

• 

• 

• 

1 

•               * 

-4-  . 

•       • 

•  H- 

• 

\rPr 

• 

Pr 

KtPi 

•4- 

KiPi 

4-  •• 

•  -♦- 

^rrPr 

(^) 


les  lettres  l  représentant  des  fonctions  entières  des  éléments  a  du  module  ô. 
Par  Pidentification  des  coefficients  de  Pi,  p^y  ••  •  Pn  dans  la  foroiule  (3), 
on  obtient  : 

a',',  =»  AJ|X,,  -♦-  XitAti  -»-•••-♦-  aJ^a^i  \ 

AJV  =  ^li^r  -♦-  ^n^  -I-  •  •  •  -4-  AJ^A^   ] 

Les  quantités  yij,  X',',  ont  pour  transformées  (3^^^  X'„  si  on  considère 
les  éléments  /.y  comme  formant  des  séries  de  quantités  cogrédientes  à  x^  y 
â> 2 . ...  M? Il ,  savoir  • 

On  déduit  facilement  des  formules  (5),  que  les  transformées X{,,X{2,...V^ 
de  /h,  X|',,  ...  X|'r  sont  des  fonctions  linéaires  de  ^i',,  '>l[^y ...  T^i'  Désignons  par 
On)*  (^i«\  •••  (K)  J^s  quantités  que  Ton  déduit  de  l^^,y  X»,, ...  X^^  en  rempla- 
çant les  suites  d'éléments 

(«|l>    «II»    •••    «iil)>       (««>    «M»    •••    «ut);    •••    («lu»    «lu    •••    ««II) 


i 


ET  LA  THÉORIE  DES  COVARIANTS.  7 

par  des  séries  de  variables  cogrédienles  à  (a?(,  x^,  •••^»);  nous  pouvons 
énoncer  cette  propriété  : 

Les  transformées  des  quantités  (X,,),  (A,j),  •..  (X,^)  s  expriment  linéaire- 
ment  en  fonction  de  (Aj,),  (Xj^), ...  (X,^)  *. 

III.  Représentons  en  général  une  forme  linéaire  par  5,a?,  +  5jX,-| h  s^x^. 

Soit  0^  une  opération  réductible  à  des  polaires  successives  telles  que 

d  d  d  d 


«-— =«|-- —  -♦-  8f-z H  •••  H-  « 


dat         dan  doit  "  da^ 

En  employant  la  notation  symbolique  d'Aronhold,  nous  établirons  ce 
théorème  : 

Si  l'on  a  symboliquement  p^  ^  OX,, ,  la  transformée  de  toute  combinaison 
linéaire  de  pi^  p,, ...  p,  contient  nécessairement  la  quantité  p^. 

Il  suffira  de  prouver  que  dans  les  relations  (4)^  les  fonctions  Xn,  X,i,  ...X^i 
sont  linéairement  indépendantes.  Contrairement  à  la  propriété  que  nous 
voulons  établir^  supposons  par  exemple  que  Ton  puisse  exprimer  X^i  par 
une  combinaison  linéaire  de  X^,  X,,^  ...  X^,  i;  nous  aurons,  par  la  première 
des  formules  (5),  une  relation  de  la  forme  : 

puis 

On  a,  par  hypothèse,  Q\^^p^  ;  de  plus,  les  quantités  OX,, ,  OX^^ , ...  0X^_, , 
contiennent  les  mêmes  symboles  de  formes  algébriques  et  aux  mêmes  degrés. 
Il  résulte  de  là,  que  OX,,,  OXj,,... 0X^_|.,  sont  les  expressions  symboliques 
de  fonctions  joi,  pj,  ...;>^_4  analogues  à  /?,.  D'autre  part,  Ox"»  représente  la 
transformée  P{  de  la  quantité  p^^  pour  le  module  c^'  =  2  db  /S^^/S» ...  /3 


*4t 

nn 


*  Les  transformées  des  quantités  {x^)  s'obtiennent  en  remplaçant  les  diverses  variables 
par  les  variables  nouvelles  correspondantes. 

**  La  quantité  i',',  s'obtient  en  remplaçant,  dans  x„ ,  Tes  éléments  dt^j  par  Py«„  -*-  p^^a  -♦-  ••• 
+  ?mj^in-  De  même,  la  transformée  de  0A|,  s'obtient  en  remplaçant  les  coefficients  Sj  par 


8 


SUR  LES  TRANSFORMATIONS  LINÉAIRES 


En  conséquence,  nous  aurons  par  la  formule  (5')  :  PJ  ==XÎ/),  +  ^/>i+  ••• 

Ce  résultai  esl  coniraire  aux  suppositions  indiquées  précédemmenl  :  en 
efTet^  nous  avons  admis  que  l'expression  de  P{ ,  réduite  au  nombre  le  plus 
petit  possible  de  termes^  peut  s'écrire 


p;  =  >'iiPi  +  >i»Pi 


^îrPr 


Par  suite,  les  quantités  \i,  X^,,  ...  \^  sont  linéairement  indépendantes 
c'est  le  résultat  que  nous  avions  en  vue. 


ly.  On  sait  que  la  fonction  p,  du  reste  quelconque,  est  le  coefficient  des 
plus  hautes  puissances  de  x^^y^y  z^  ...  lo^  dans  un  covariant  \j)\  à  n  séries 
de  variables  : 

3; 


n). 


(x) 

a:, 

X,       . 

•       ^n 

(y) 

y« 

yf    •• 

•   yn 

• 

2| 

• 

•      • 

•             • 

(«') 

«1 

w^     ., 

..    w. 

Pour  abréger,  nous  dirons  que  la  quantité/?  est  la  source  du  covariant  [p]. 
La  fonction  p  s'écrira  symboliquement 

e  est  un  facteur  numérique  et  a,,  6,,  ...  sont  les  coefficients  de  x^  dans  des 
formes  linéaires  a,,  6^,  ...  On  voit  immédiatement  que  p  esl  la  source  du 
covariant  [p]  représenté  symboliquement  par 


M»  "^  M«  "*■•"+-  PnjSn»  H  résulte  de  là  que  la  transformée  de  O^u  est  précisément  OAli  : 
d'un  autre  côté,  l'expression  symbolique  de  Pi  est  la  transformée  de  OXi,.  On  a  donc 

pî^Oa;;. 


ET  LA  THÉORIE  DES  COVARIANTS.  9 

D'autre  parl^  la  fonclioo  P^  transformée  de  p  par  la  substitution  d;  s'écrit 
symboliquement 

k  k 

P  ^  Ilf  (o,a„  -♦-  Ofsx^i  ^  .. .  -♦-  «,«,,)  «  (6,«,,  -^  . . .  4-  6„a,|)  * ... 


D'après  ce  développement,  tout  covariant  [p],  e/&  j90iVf«  zéro  et  à  n  séries 
de  n  variables  x,  y,  z,  .^  w,  s'obtient  au  moyen  de  la  transformée  P  de  sa 
source  p  en  remplaçant  les  lettres  «i,,  oj^ , ...  «in  par  Xi ,  yj , . ..  Wj  (î  =  1 , 2, 3, ...  n). 

V.  Désignons  par  S|  la  suite  des  quantités /^t,  ;)«,  •••  ;>r>  pour  lesquelles 
le  poids  relatif  à  l'indice  1  a  la  valeur  la  plus  élevée.  Soient  S^^.-.S,., , 
S.)  •••§„.,  les  suites  de  quantités  p,  déterminées  par  celle  condition  que 
S,  comprend  les  termes  de  la  suite  S, .  i,  pour  lesquels  le  poids  relatif  à  l'indice  f 
est  le  plus  grand. 

Soit  pg  un  terme  de  la  suite  S^.i  :  nous  représenterons  par  tu,,  m^y ...  m„ 
les  poids  de  Pg  par  rapport  aux  indices  i,  ^,  ...^  n. 

Si  nous  effectuons  sur  les  variables  la  transformation  linéaire 

X,  =  X,  -+-  «„X,,     X,  =  X„     {i>  i) 

la  transformée  P^,  de  Pg^  a  pour  expression 

p,-*-7«..(2»^)Pf-*-^«î«(2J)'p,+  ••  * 

Or,  la  quantité  (^,l)pg  a  le  poids  m^  +  1  pour  l'indice  1  et,  d'après  les 
formules  (4),  elle  doit  être  ou  bien  nulle^  ou  bien  fonction  linéaire  de  p^, 
Ptf.Pr*  La  deuxième  supposition  doit  être  écartée:  en  effet,  d'après  le 


*  Voir  notre  travail  Sur  la  théorie  des  formes  à  un  nombre  quelconque  de  variables  (Bull, 

DE  L*ACAD.  ROYALE  DE  BELGIQUE,  juin  1888). 

Tome  L1.  6 


10  SUR  LES  TRANSFORMATIONS  LINÉAIRES 

mode  de  formation  des  suites  S|,  S,, ...  S„.,y  les  quantités  p^  p^^ ...  p^onl  au 
plus  le  poids  mi  pour  Findice  d .  On  a  donc  : 

(2,  l);?,  =  0. 

Semblablement^  si  Ton  elTectue  sur  les  variables  la  transformation 

Xj  =  X,  -f-  ««Xb,    x<  «  X,,    (i  ^  2), 

la  fonction  P^  s^exprime  par 

f  4 

La  quantité  (3^  ^)pg  a  pour  poids  n?,^  m,  +  4,  relativement  aux  indices 

i,  2.  Par  hypothèse^  les  termes  de  (PuP^,  •••/'r)»  H^^î  ^'^^  '^  P^î^^  '^t  P^"^ 
Findice  1,  ont  au  plus  le  poids  m,  pour  Findice  2;  on  déduit  de  là 

(3, 2)ft  =  0. 

En  continuant  ainsi  de  suite,  on  vérifiera  les  équations 

{2,i)p,«0.    (3,2)p,  =  0,    (4,3)p,-0,  ...  (it,n-i)p,-=0     ...     (6) 

VL  Dans  des  recherches  sur  la  généralisation  des  semi-invariants,  nous 
avons  considéré  certaines  fonctions  ^,  que  nous  avons  appelées  semi-inva- 
riants  de  première  espèce  :  ces  quantités  sont  des  fonctions  entières,  isoba- 
riques  et  homogènes^  des  coefficients  de  formes  algébriques;  elles  sont 
caractérisées  par  les  équations 

(2J)*n=0,     (3,2)^  =  0,  ...  (n,n  — i)^«0. 

Nous  avons  montré  que  tout  semi-invariant  de  première  espèce  ^  est  la 
source  d'un  covariant  ^  d'une  classe  particulière,  à  n  séries  de  n  variables 
{x)y  {y) y ...  {w)  :  le  covariant  Y  a  pour  expression  symbolique  une  somme 


ET  LA  THÉORIE  DES  COVARIANTS. 


14 


de  produits  de  déterminants  analogues  à 


a. 


6.    b. 


d,     «/y     d. 


ex 


eM 


r.  u  u 


9'    9»    9'    *"    Si 
A,    Ay    h,    ...    ht 

Kg  Km  /»j  •     •     •  An 


dans  chacun  de  ces  déterminants,  la  première  colonne  contient  des  formes 
linéaires  relatives  aux  variables  x)  la  deuxième  colonne  contient  les  mêmes 
formes  rapportées  aux  variables^;  la  troisième  contient  les  mêmes  formes 
rapportées  aux  variables  z  et  ainsi  de  suite. 

Nous  avons  rattaché  à  Tétude  des  semi-invariants  de  première  espèce, 
d'autres  quantités  homogènes  et  isobariques,  que  nous  avons  désignées  sous 
le  nom  de  semi-covariants  identiques  de  seconde  espèce.  Ces  quantités  sont 
fonctions  entières  de  séries  de  variables  cogrédientes  {x)^  (iy),  etc.;  elles  sont 
caractérisées  par  les  équations 


OCi 


dx 


Vi 


<+« 


^y 


=  0,     (i=i,2,3,...w  — I). 


H-« 


Dans  le  cours  du  présent  travail^  nous  aurons  à  faire  usage  des  fonctions 
semi -invariantes,  dont  nous  venons  de  rappeler  les  déQnitions. 


VII.  Il  résulte  des  considérations  précédentes  et  des  formules  (6),  que  la 
fonction  p^  est  la  source  d'un  covariant  analogue  à  Y;  nous  représenterons 
ce  covariant  par  la  lettre  Y  elle-même. 

Diaprés  la  relation  établie  ci-dessus  (§  IV)  entre  un  covariant  et  la  trans- 
formée de  sa  source,  la  quantité  P^,  transformée  de /7^,  s'exprime  linéairement 
au  moyen  des  coefficients  de  ^.  Nous  écrirons  : 


Pj  s=  a,  rj   H"   djTT j  -♦-•••-♦-   BilTi , 


(7) 


*  Chacun  des  produits  contient  comme  facteurs  :  m„  déterminants  d'ordre  n  ;  m. .  i  —  m„ 
déterminants  d'ordre  n  — 1,  etc.,  et  enfin  mi —  m^  déterminants  d'ordre  1  (analogues  à  a,\ 
Les  nombres  mi,  m^, ...  m„  sont  les  poids  de  ^  pour  les  indices  1,  2,  3,  ...  n. 


12  SUR  LES  TRANSFORMATIONS  LINÉAIRES 

en  faisant  les  conventions  suivantes  : 

1*»  TT,,  n^y  ...  TT^  représentent  des  qiianlilés  linéaires  par  rapport  aux  coef- 
ficients de  V  et  indépendantes  des  éléments  a  du  module  *=  2±  at^a^^ ...  «^. 

â""  Bi^e^y  ...Oi  désignent  des  fonctions  qui  contiennent  seulement  les 

éléments  a. 

3°  Dans  la  formule  (7),  les  quantités  tt,,  ;:„  ...tt/  sont  réduites  au  nombre  « 

le  plus  petit  possible. 

Du  reste,  Tune  des  quantités  it,,  tt^,  ...,  tt^  peut  être  supposée  égale  à  /?,; 

nous  prendrons 

D'après  une  propriété  démontrée  au  paragraphe  II,  le  nombre  /  ne  peut 
être  supérieur  au  nombre  r. 

On  obtient  immédiatement,  par  la  formule  (7),  le  développement  de  W  ; 
nous  écrirons 

▼  =  («,)r, -♦-(fl,)3r,-4....  -h(e)r, {T) 

en  désignant  par  (d),  les  quantités  que  Ton  déduit  des  fonctions  6,  en  rem- 
plaçant a., ,  a,,,  ...a;„  par  a?,,  y, , ...  m;,  (i  =-  1 , 2,  3, ...  //). 
La  comparaison  des  formules  (o)  et  (7)  donne 

Par  ridentification  des  coefficients  des  mêmes  produits  d'éléments  a,  on 
obtient  des  relations  linéaires  entre  PijPty  •••  Pr  ^l  ^i>  ^i?  •••  ^/  •  Ces  relations 
permettent  d'exprimer  linéairement  n^^n^y ...  ïï^  au  moyen  de  PxyPty  ^••Pr*  ^ 
les  fonctions  n, ,  rr,, ...  ui  étant  linéairement  indépendantes,  on  peut  exprimer 
I  /erme^  de  la  suite  (pi,  p^, ...  p^)  au  moyen  des  r  — I  termes  restants  et  de 
TT,,  TT,, ... ,  ni .  Nous  écrirons,  en  conséquence  : 


*  Le  mode  de  démonstration  est  tout  à  fait  analogue  à  celui  qui  a  été  employé  au  para- 
graphe II. 


ET  LA  THÉORIE  DES  COVARIANTS.  13 

DaDs  cette  formule,  9,  ,7^,  ...7,  représentent  r  —  /  termes  de  la  suite 
(P\yP*y*'*Pr)'j  6l  1^  lettres  [x  désignent  des  fonctions  contenant  seulement 
les  éléments  a  du  module  i.  Du  reste,  les  quantités  fii ^/^i, ...  (jlt  sont  néces- 
sairement différentes  de  zéro. 

VIII.  Appliquons  à  la  quantité  p^  ^  ^:^  les  résultats  que  nous  avons  obtenus 
précédemment  pour  la  transformée  d'une  fonction  quelconque  p  (§  II).  D'après 
la  comparaison  des  formules  (1)  et  (7),  les  transformées  derc^^i:^^ ...  n^  sont 
exprimables  linéairement  au  moyen  rfe  tt,  ,  tt^,  ... ,  n^. 

On  trouve  immédiatement  que,  dans  la  formule  (7),  la  fonction  0,  est 
égale  à 

D'autre  part,  l'expression  symbolique  du  semi-invariant  de  première 
espèce  n^^p^y  se  déduit  de 

par  des  opérations  polaires  relatives  aux  coefficients  a\  b\  &, ...  [Voir  notre 
travail  Sur  la  généralisation  des  semi-invariants,  §  XI.] 
Nous  écrirons  donc  symboliquement 

en  désignant  par  0  une  opération  réductible  à  des  polaires  successives, 
analogues  à 

d  d  d  d 

tfa,  Oa,,  dtta  »«<« 

D'après  les  développements  indiqués  au  paragraphe  III,  nous   pouvons 
énoncer  cette  proposition  : 

La  transformée  de  toute  combinaison  linéaire  de  tti,  tt,,  ...  tt/  contient 
mcessairement  la  quantité  yt,  . 

*  il  suffit  de  considérer  l'expression  symbolique  du  covariant  y  (§  VI). 


U  SUR  LES  TRANSFORiMATIONS  LINÉAIRES 

IX.  Reprenons  maintenant  la  formule  (8);  le  covarianl  [p]  qui  a  pour 
source  p  s'écrira 

si  Ton  représente  par  (^),  la  fonction  obtenue  en  remplaçant  dans/^^  les  lettres 
par 

Ji,     t/o     ...     ir,,     (t  «1,2, 5, ...  w). 

Les  différents  termes  du  covariant  [/?]  ont  leurs  poids  égaux  à  zéro,  pour 
tous  les  indices  :  par  conséquent,  les  fonctions  correspondantes  des  deux  séries 

et 

^1»       Vl»       •••        y«i       ï^l  f       **!         •••         ^l* 

ont  mêmes  poids,  en   valeur  absolue.   En  particulier,  (/x,^,)  a  pour  poids 

—  wi,,  —  iWj,  ...  — m„,  et  il  n'existe,  dans  la  suite  [(/*,),  (/*,),  ...  (/a,)], 
aucun  terme  qui  ail,  pour  les  indices  1,  2,  eS  ...  /,  <  +  1,  les  poids    -  m,, 

—  ^^'a>  —  ^h}  —  —  w?,-, ,  —  w,  — ^,  (e  >  0).  D'un  autre  côté,  quand  on 
effectue  une  substitution  linéaire  sur  les  variables  cogrédientes(x),(^), ...  (u;), 
les  transformées  *  de  (/x,),  (/zj), ...  (^^)  s'expriment  linéairement  en  fonction 
de  (fx,),  (lùtj),  ...  (fjLr).  [§  IL  —  Remarque].  On  déduit  facilement  de  là  : 

H -4-  U7,3 (/^.^|)  =  0.  (t  =  1,2,3,.  .w  — I). 

«"'•+1 

Ces  équations  sont  tout  à  fait  analogues  aux  équations  (6),  et  elles  s^ob- 


*  D'après  la  substitution  linéaire,  les  variables  (x),  (j^),  ...  (w)  sont  remplacées  par  (X),  ( Y\ 
...  W);  les  tramformées  des  fonctions  du,],  /u«;,  ...  (fx,*  s'obtiennent  en  substituant  les 
lettres  X,  Y,  ...  W  aux  lettres  x,  y,  ...  w. 


ET  LA  THÉORIE  DES  COVARIANTS.  45 

tiennent  de  la  même  manière;  elles  prouvent  que  (iu.^i)  est  un  semi-cova- 
riaut  identique  de  seconde  espèce. 

Or^  tout  semi-co variant  identique  de  seconde  espèce,  peut  se  déduire  de 
la  fonction 

(6;)  =  xr*-"*- .  (x;y;p~"»  (xii^uip-"* ... 

par  une  opération  A,  équivalente  à  des  polaires  effectuées  par  rapport  aux 
différentes  séries  de  variables  ar'y' ...  m;'  et  oc.  y ...  *. 

Désignons  par  Y'  l'expression  du  covariant  Y,  dans  laquelle  on  aurait 
remplacé  les  lettres  ar,  y,  ...  w  par  x\  ;y',  ...  w'.  Nous  aurons,  par  la 
formule  (7')  : 

At'  =  (fi^i)tt  -♦-  (A«Jff)T,  .* -♦-  (f4)n„ (9) 

en  représentant  par  /u!?^.2,  ^uj^j, ...  /x",  des  quantités  analogues  à  /z.^, ...  /z^. 
Soit  TT^,  la  source  du  covariant  AW  ;  n^  est  nécessairement  une  fonction 
linéaire  de  ?:«,  tt^,  ...  tt^;  sa  transformée  n^  s'obtient  en  remplaçant,  dans  le 
second  membre  de  Téquation  (9),  les  quantités  or.,  y,^ ...  u;.,  par  a^ ,  a,«,  ...a.„ 
(§  IV).  Nous  aurons  donc 

puis  : 
en  posant 

« 

X.  Nous  établirons  que  Ton  /^eti/  exprimer  P  —  Ilo  au  moy^n  de  s  com- 
binaisons  linéaires  rfe  qi,  q,,  ...  q,,  ^i^  •••  »f/- 

Si  nous  admettons  Tinverse,  P  —  n^  est  une  fonction  linéaire,  irréduc- 


*  Cette  propriété  correspond  à  la  propriété  des  semi-invariants  de  première  espèce, 
qui  est  exprimée  (§  VIII)  par  la  formule 

r,  =  09. 

(Voir  notre  travail  cité  plus  haut.) 


46  SUR  LES  TRANSFORMATIONS  LINÉAIRES 

tible  àe  s  +  k,  {k  >  0),  quantités  o),,  u^y ...  (ù,^^y  telles  que 

a  =  pi^i  -♦-  ^9,  -4-  •  •  •  -f-  o,q»  -4-  a^Xf  -♦-•••-*-  ff,T| (40) 

(les  lettres  p,  q  représentent  des  facteurs  numériques). 
Les  transformées  ù^y  ù^y  ...  ù^i,  des  quantités  &>  s'écriront 

Dans  notre  supposition  {k  >  0)^  on  peut  toujours  obtenir  une  combinaison 
linéaire  9(0)  des  quantités  ù^^  iX^y  ...  Q,^ky  de  telle  manière  que  Ton  ait  : 

,>(n)  =  5c[ni,n„...nj, •    .    .    .    (iV) 

« 
la  fonction  x  contenant  seulement^  et  au  premier  degré^  les  quantités  n^, 

Ils;  ...  n,,.  En  effets  désignons  par  M  un  déterminant  formé  des  coeffi- 
cients de  Q,,  Qi, ...  Q,  dans  5  des  expressions  û,,  ûj, ...  û.^.|^ [formule  (H)]. 
Si  le  déterminant  M  n'est  pas  nul,  on  peut  satisfaire  à  la  relation  (11') 
par  une  combinaison  linéaire  9  de  ^  +  1  quantités  Q.  Si,  au  contraire^ 
on  a  M  =  0,  la  formule  (1 1')  est  vérifiée  par  une  combinaison  linéaire  9 
de  s  —  h  quantités  Û,  (h  >  0). 

Nous  observerons  que,  dans  la  formule  (H'),  la  fonction  x  n^  P^tit  pas 
être  nulle,  car  les  quantités  u  ont  été  supposées  linéairement  indépendantes. 
D'un  autre  côté,  P  —  Ilo  est  fonction  linéaire  de  &)|,  g)^,  ...  u^^j^  :  les  transfor- 
mées £2  sont  donc  exprimables  linéairement  au  moyen  de  &),,  u^i ...  u.^  (§  II); 
en  outre,  les  quantités  u  s'expriment  en  fonction  de 

parles  formules  (10).  En  conséquence,  nous  pourrons  remplacer  l'équation 
(11')  par  : 

x[nf»  n,, ...  n,]  =  ♦(94,  919 ...  ?.» *•!,...  «"i)» 

^  étant  une  fonction  du  premier  degré. 

Précédemment,  nous  avons  établi  cette  propriété  :  «  la  transformée  de 


ET  LA  THÉORIE  DES  CO VARIANTS.  i7 

toute  combinaison  linéaire  de  n^ ,  tt,,  ...  tt^  s'exprime  nécessairement  au  moyen 
de  TTi .  0  Celte  propriété  n'est  pas  vérifiée  dans  notre  dernière  formule  ;  en 
effer^  d'après  les  conventions  admises^  la  quantité  n,  n'est  pas  fonction 
linéaire  de  (ix^q^y  •••  ^^  ^t>  •••tt^. 

Il  résulte  de  tout  ceci  que  Ton  ne  peut  pas  supposer  k  >  0;  P  —  IIq  est 
donc  exprimable  au  moyen  de  s  quantités  ui,  &),»  ...o)..  Du  reste^  il  ne  peut 
exister  aucune  réduction  pour  le  nombre  s  de  termes  :  en  effets  U^  étant  fonc- 
tion linéaire  de  Tr^^  tt,,  ...  tt/,  (9')^  P  serait  exprimable  au  moyen  de  quantités 
en  nombre  inférieur  à  «  4.  /  =  r.  Cette  conclusion  serait  contraire  à  la 
supposition  faite  au  commencement  de  ce  travail. 

XI.  D'après  ce  qui  précède^  nous  écrirons 

p  —  Ilo  ■=  ^1»,  -4-  f«U,  -*-•••-!-  tj»t  : 

e, ,  t^y ...  e.  sont, des  fonctions  des  éléments  a  du  module  de  transformation  d\ 
0), ,  0),, ...  6).  sont  des  fonctions  du  premier  degrés  à  coefficients  numériques^ 
formées  au  moyen  de  7,,  q^y ...  q,^  n^^  tt,,  ...  n^. 

Nous  pouvons  supposer  l'une  des  quantités  &)  égale  à  la  fonction  p  —  tt^  , 
qui  a  pour  transformée  P  —  IIo  :  en  prenant  (ài=p  —  n^ ,  nous  aurons  : 

La  fonction  p  est  donc  égale  à  la  source  it^  du  covariant  AW,  augmentée 
d'une  quantité  (k), ,  dont  la  transformée  s'exprime  au  moyen  de  s  termes  (.<$<  r). 

De  la  même  manière^  la  fonction  u,  est  égale  à  la  source  d'un  covariant 
A,¥{y  augmentée  d'une  quantité^  dont  la  transformée  s'exprime  au  moyen 
de  t  termes  (/  <  s)  *. 

Par  des  réductions  analogues,  nous  obtenons  ce  résultat  :  la  fonction  p, 


*  A|  désigne  une  opération  analogue  à  Â,  c'est-à-dire  réductible  à  des  opérations  polaires, 
pour  les  variables  x\  y\  ...  w\  x,  y,  ...  w. 

4^1  est  un  covariant  analogue  à  W  :  il  a  pour  source  un  semi-invariant  de  première  espèce 
analogue  à  tt,  :  le  covariant  ^1  s'obtient  en  remplaçant  dans  ^1  les  variables  x^  y^  ...w 
parx',  y\  ...  tv'. 

Tome  Li.  c 


:À 


18 


SUR  LES  TRANSFORMATIONS  LIINËAIRES 


^ui  est  quelconque,  est  une  somme  de  sources  de  covariants  analogues  à  AV  ; 
en  d'autres  termes,  tout  covariant  [p],  de  poids  zéro  à  n  séries  de  variables, 
est  une  somme  de  covariants  AW'. 

XIL  D'après  les  résullats  rappelés  au  paragraphe  VI,  le  covariant  Y  est 
le  produit  d'une  puissance  de  1±  ar,^, ...  w^y  par  un  covariant  ^o  relatif 
an  —  1  séries  de  variables 


(y)  yi  y« 

• 

...    x„ 

0) 

(2) 

•         •      •      • 
(il)      t/|      tl, 

• 

...  ti„ 

(A) 

• 

•         •      •      • 
(v)     V,     t?. 

...      V, 

• 

(n- 

Le  covariant  Wq  a  pour  expression  symbolique  une  fonction  entière  de 
déterminants  A^,  A,, ...  A„_,,  d^  d'ordre  1,  2, ...  n  —  i,  n.  Les  déterminants 
A^,  (1  <  A  <  n  —  i)  sont  analogues  à 


Qg    Uy     ...     a. 
bg    bp    ...    6, 


ils  ont  pour  éléments  des  formes  linéaires  rapportées  successivement  à 
chacune  des  h  premières  séries  de  variables  :  (x),  (^)  ...  (u).  Les  détermi- 
nants i^y  d'ordre  n,  sont  formés  des  coefficients  de  n  formes  linéaires:  ils 
sont  analogues  à 

fli     a«     ...     a, 
6|     6,     ...     6, 

l|       H       ...      I„ 

Du  reste^  les  différents  déterminants  A  ei  â  ne  doivent  pas  nécessairement 
se  rapporter  aux  mêmes  formes  a,,  b^, .... 


ET  LA  THÉORIE  DES  COVARIAINTS. 


{9 


Nous  désignerons  les  covariants  Yg  sous  le  nom  de  covariants  primaires. 
Ainsi,  par  exemple, 


a% 


1 

Ot 

b, 

Ci 

a. 

o» 

* 

fll 

b. 

Cl 

à. 

b. 

«8 

65 

Ci 

est  l'expression  symbolique  d*un  covariaDt  primaire  pour  h  =  3. 

D'après  la  définition  précédente^  le  covariant  W'  est  le  produit  du  cova- 
riant  primaire  ^f^Çx'y' ...  v')  par  une  puissance  du  covariant  identique 
2  ^  ^{^i*--  ^n*  Li^  fonction  A¥'  est  par  suite  égale  à  une  puissance  de 
1  d=  x^y^ ...  îv,,  multipliée  par  une  somme  de  polaires  du  covariant  primaire 
^0  (^'^'  *••  ^0*  ^^  conséquence,  le  dernier  théorème  que  nous  avons  obtenu 
peut  s'énoncer  de  la  manière  suivante  :  Tout  covariant  [p],  de  poids  zéro^  à 
n  séries  de  variables  (x)  (y)  ...  (w),  est  une  somme  de  produits  de  puissances 
du  covariant  identique  (xy  ...  w)  et  de  polaires  de  covariants  primaires  y 
relatims  aux  variables  (x),  (y), ...  (w). 

On  déduit  immédiatement  de  là^  cette  proposition  plus  générale  mais 
moins  précise  :  Un  covariant,  de  poids  zéro,  contenant  n  séries  de  variables 
(x)  (y) ...  (w)  et  d'autres  séries  analogues,  est  réductible  à  des  puissances 
de{\y ...  w);  multipliées  par  des  polaires  de  covariants  indépendants  des 
variables  w  *. 

Considérons  maintenant  l'expression  symbolique  d'un  covariant  de  poids 
zéro  :  nous  aurons  pour  cette  expression  symbolique,  les  mêmes  réductions 
que  pour  le  covariant  lui-même.  La  loi  de  réduction  n'est  pas  altérée,  si  l'on 
multiplie  l'expression  symbolique  du  covariant  par  un  produit  de  détermi- 
nants symboliques,  analogues  à  J„  (c'est-à-dire,  analogues  k  2  ±  afi^ ...  Q. 
En  conséquence,  les  propriétés  indiquées  ci-dessus  se  vérifient  encore  pour 
les  covariants  qui  ne  sont  pas  de  poids  zéro. 


*  Cette  proposition  conduit  immédiatement  à  ce  théorème  énoncé  par  M.  Capelli  : 
«  Tous  les  covariants  sont  réductibles  à  des  covariants  identiques  multipliés  par  des  polaires 
de  covariants  à  n  —  1  séries  de  variables.  »  Le  théorème  de  M.  Capelli  est  établi  dans  un 
beau  mémoire  publié  en  1S83  (Memorie  délia  R.  Acad.  dd  Liticei,  série  3%  vol.  XII). 


20  SUR  LES  TRANSFORMATIONS  LINÉAIRES 

D'après  cette  remarque^  notre  dernier  théorème  conduit  à  cette  proposi- 
tion générale  :  Tout  covariant,  à  un  nombre  quelconque  de  séries  de 
variables,  est  une  somme  de  produits  de  covariants  identiques,  par  des 
polaires  de  covariants  primaires. 

Nous  croyons  utile  de  faire  observer  que  les  polaires^  dont  il  s'agit  dans 
renoncé^  se  rapportent  directement  aux  variables  et  non  pas  à  leurs  combi- 
naisons. 

En  terminant^  nous  indiquerons  une  conséquence  intéressante  de  noire 
théorème  de  réduction  pour  les  covariants  [/?]  de  poids  zéro^  à  n  séries  de 
variables  a?,  y,  .•.  w. 

Le  coefficient  des  plus  hautes  puissances  de  ^ly  y^yZ^, ...  w^,  dans  un 
covariant  [/?],  peut  être  considéré  comme  une  quantité  quelconque  (§  IV): 
d'autre  part^  dans  une  polaire  de  covariant  primaire,  le  coefficient  analogue 
est  une  somme  de  coefficients  de  ce  covariant  primaire.  Il  résulte  de  là,  que 
toute  fonction  entière  des  coefficients  de  formes  algébriques  est  une  somme  de 
coefficients  de  covariants  primaires. 

Si  Ton  suppose  n  •==  %  les  covariants  primaires  sont  les  covariants  à  une 
seule  série  de  variables  Xi,x^:  on  retrouve  alors  une  propriété  que  nous 
avons  établie  dans  une  Note  sur  les  semi-invariants  de  formes  binaires. 
(Mémoires  de  la  Société  royale  des  sciences  de  Liège,  2'"''  série,  tome  XV.) 


ET  LA  THÉORIE  DES  COVARIANTS.  21 


ADDITION  \ 


Dans  le  dernier  paragraphe^  nous  avons  obtenu  le  covarianl  primaire  %, 
en  divisant  le  covarianl  Y  par  une  puissance  de  (xyz  ..  w)  :  en  conséquence, 
la  source  1:^  du  covarianl  W  est  aussi  la  source  du  covariant  primaire  ^^  **. 

Reprenons  la  formule  (7')  : 

nous  supposerons  que  le  covariant  ^  a  la  détermination  la  plus  générale; 
les  quantités  (gJ,  (6^),  ...  (^/)  sont  fonctions  des  variables  x,yy  ...w;  les 
multiplicateurs  ^i^  t,,  ...  ir^  sont  fonctions  des  coefficients  de  formes  algé- 
briques aux  variables  x^  y  x^, ...  â?.;  du  reste,  les  multiplicateurs  tt  sont  réduits 
au  plus  petit  nombre  possible. 

Nous  avons  établi  (§  VIII)  que  «(  toute  combinaison  linéaire  de  n^y  n^, ...  tt/ 
a  pour  transformée  une  expression  contenant  nécessairement  tti  » .  Cette 
propriété  des  multiplicateurs  ^oTt^,  ...  tt^  n'est  pas  altérée,  quand  le  cova- 
riant Y  a  une  détermination  particulière.  En  effet,  les  propriétés  des  trans- 
formations linéaires  dépendent,  non  pas  des  valeurs  des  quantités  transformées, 
mais  de  leur  mode  de  formation  générique.  Les  considérations  précédentes 
nous  permettent  d'énoncer  ce  théorème  :  Si  une  fonction  linéaire  des  coeffi- 
cients d^un  covariant  primaire  n'est  pas  nulle  identiquemefit  (^d'après  le  mode 
de  formation  des  covariants  primaires),  celte  fonction  linéaire  a  pour  trans- 
formée une  expression  qui  contient  nécessairement  la  source  n^ . 


*  Cette  addition  a  été  motivée  par  de  nouvelles  recherches  sur  la  théorie  des  formes  à 
un  nombre  quelconque  de  séries  de  variables. 

La  source  est  le  coeflBcient  des  plus  hautes  puissances  de  Xt^  yt,  z^^  ...  w^. 


A* 


 


M  SUR  LES  TRANSFORMATIONS  LINÉAIRES,  etc. 

Au  moyen  de  ce  ihéorème^  nous  démontrerons  la  proposition  suivante  : 

Entre  les  coefficients  des  covariants  primaires  linéairement  indépendants, 
il  ne  peut  exister  aucune  relation  du  premier  degré,  qui  ne  résulte  pas  du 
mode  de  formation  général  des  covariants  primaires. 

Considérons^  en  effet,  des  covariants  primaires  ^o^,  ^o*^, ...  linéairement 
indépendants  :  contrairement  à  l'énoncé,  supposons  entre  les  coefficients  une 
relation  du  premier  degré,  U  =  0,  qui  ne  résulle  pas  du  mode  de  formation 
général  des  covariants  primaires.  La  transformée  V  de  la  fonction  U  sera 
nécessairement  nulle  et^  d'après  ce  qui  précède,  elle  doit  s'exprimer  au 
moyeu  des  sources  des  covarianis  primaires  ^J',  ^o\ ...  D'autre  part,  la  relation 
V  =  0  se  partage  en  relations  isobariques  entre  les  coefficients  des  divers 
covariants;  l'une  au  moins  de  ces  relations  contiendra  seulement,  et  au  premier 
degré,  les  sources  de  quelques-uns  des  covariants  primaires  ^ô^  ^o^  *••  *•  Ainsi, 
les  covariants  H^J^  ^o^  —  "^  seraient  pas  linéairement  indépendants,  comme 
nous  l'avons  supposé. 

Par  suite,  on  ne  peut  pas  admettre  l'existence  d'une  relation  linéaire  U  =  0  : 
notre  proposition  est  ainsi  établie. 


*  Supposons-que  la  source  d'un  covariant  primaire  ^o  a  pour  poids  :  m«,  m«_i,...mi,  m,, 
relativement  aux  indices  n,  n  —  1, ...  2,  1  :  il  n'existe  aucun  coeflScient  de  ^o  qui  ait  pour 
poids  mi,  m,,  ...  ni/,  m/+i  -*-  ^(e>  0),  relativement  aux  indices  1,  2,  ...  i,  t  »  1. 

Soit  M|  le  maximum  des  valeurs  de  m, ,  correspondantes  aux  covariants  Wj^*\  W)^, ...  ; 
soit  M|  la  plus  grande  valeur  de  m^,  qui  se  trouve  associée  à  mi  =  Hi  ;  etc. 

En  considérant,  dans  Téquation  V«0,  les  termes  de  poids  H.,  M«.|,  ...  Ht,  M|,  on 
obtiendra  une  relation  linéaire  entre  les  sources  de  certains  covariants  de  la  suite  Wi\ 
W,\  etc. 


c  ^o 


SUR 


LA  LOI  DE  FORMATION 


DES 


FONCTIONS  INVARIANTES; 


PAR 


Jacques  DERUYTS, 

charge:  de  cours  a  l'univbrsitb  de  liège. 


(Mémoire  préseolé  k  la  Classe  des  sciences,  dans  la  séance  du  4  mai  1889.) 


Tome  LI 


SUR 


LA  LOI  DE  FORMATION 


DBS 


•    FONCTIONS  INVARIANTES. 


1 .  Dans  un  travail  récent  «  Sur  les  Iransformalions  linéaires  et  la  théorie 
des  covariants  »  nous  avons  établi  cette  proposition  :  Pour  un  système  de 
formes  à  n  variables,  tout  covariant,  à  un  nombre  quelconque  de  séries  de  n 
variables  cogrédientes ,  est  une  somme  de  covariants  identiques  multipliés 
par  des  polaires  de  covariants  primaires. 

Représentons  par 


W,   (y),   W   ...    (0.   W   •••   H   H. 


(0 


n  —  1  séries  de  variables  cogrédientes  *  ;  les  covariants  primaires  sont 
caractérisés  par  leur  expression  symbolique  qui  est  fonction  entière  de 
déterminants  A,,  A^,  ...  A„_|,  ^„,  d'ordres  4,  2,  3,  ...  n  —  1,  n,  définis 
comme  il  suit  :  Les  déterminants  A,  sont  analogues  à 


Ctg  flty  ttg  ... 


r,    r,    y,    ...    r« 


ils  ont  pour  éléments  i  formes  linéaires  rapportées  successivement  à  chacune 


Les  notations  (a;),  (y  ),...  représentent  les  séries  de  variables  (Xi,a;«,...a;J;  (yi,yt9...i/n)>  -•• 


SUR  LA  LOI  DE  FORMATION 


des  f  premières  séries  de  variables  de  la  suite  (1).  Les  délerminanls  d^^  sonl 
analogues  à 


A. 

Ai 

.  • .    x^ 

f^î 

f^% 

...       /£. 

• 

•         • 

•  •  •        *'■ 

•        •       • 

ils  ont  pour  éléments  les  coefficients  de  n  formes  linéaires. 

Nous  nous  proposons  actuellement  d^établir  une  méthode  pour  former 
les  covarianis  primaires.  D'après  le  théorème  rappelé  ci-dessus^  la  recherche 
des  covariants  est  ramenée  à  la  recherche  des  covariants  primaires. 
Le  résultat  que  nous  avons  en  vue  donnera  donc  la  loi  de  formation  de 
tous  les  covarianis  à  un  nombre  quelconque  de  séries  de  variables;  il 
permettra  aussi  de  former  toutes  les  fonctions  invariantes;  on  sait  en  effet 
que  les  divariants  et  les  contreva riants  sont  des  covariants  (ou  invariants)^ 
quand  on  considère  les  variables  contragrédientes  comme  des  coefficients  de 
formes  linéaires. 

Pour  atteirrdre  notre  but,  nous  aurons  à  faire  usage  de  différentes  propriétés, 
que  nous  établirons  dans  la  première  partie  de  ce  travail. 


2.  Théorème.  —  Un  covarianl  S,  aux  n  —  1  séries  de  variables  (x)  (y) ... 
(t)  (u)  ...  (w),  esl  un  covarianl  primaire,  quand  il  n'est  pas  modifié  par  le 
changement  de  yj,  Zj,  ...  Uj, ...  Wj  en  yj  +  6'Xj,  Zj+  e"yj, ...  Uj  +  ff-'"*^tj,  ... 
Wj  +  0^""*Vj;  (9' y  ô",  ...  e^'""'V-  ^"""*^  sont  des  constantes  et  /  a  les  valeurs 
i,  2,  3,  ...  w). 

Nous  rappellerons  d'abord  qu'un  covariant  S  —  S(a7,  y, ...  w)  est  complè- 
tement déterminé  par  le  coefficient  du  terme  contenant  les  plus  hautes  puis- 
sances de  a?,,  y,,  z^^ ...  /,«i,  w,, ...  v^.j,  m;„_|  *;  le  coefficient  dont  il  s'agit 


*  Nous  représentons  par  (t)  et  (u)  la  (f  —  l)**"*  et  la  t'*"*  série  de  variables,  comprises 
dans  la  suite  (x),  (y),  ...(w)  :  nous  conserverons  cette  notation  dans  tout  ce  qui  suit. 


DES  FONCTIONS  INVARIANTES. 


S 


est  ainsi  la  source  du  covariant  S  :  nous  le  représenterons  par  Su.  Désignons 
par  (jy  ao,  les  expressions  symboliques  de  S  et  de  So  :  l'expression  a  est  une 
fonction  entière  de  formes  linéaires 


'*jf  »        *f  >        •  •  •       'y  » 


(2) 


et  de  déterminants  J,,  d'ordre  n,  composés  des  coefficienls  de  n  formes  de  la 


suite  A,,  k^  ...  Z^.. 


Cela  posé,  on  a  d'après  les  conditions  de  notre  énoncé  : 


r/S  dS  dS  fis       ^^ 

x---=0,     t/-— =  0,     ...     /— -  =  0,     ...     t;---=0  . 
dy  -^  dz  du  dw 


.     .     .    (3) 


En  considérant  comme  des  variables  les  formes  du  tableau  (2),  nous 
pouvons  remplacer  les  équations  (3)  par  : 


da 

dh^ 
da 


K 


k 


dt 


,      d<T 

...  +  /,-— =0, 

dl^ 


'dh,        UK 


d(T 


+  'r— =0, 


dff  da  I   do" 


da  dd  da 

dh„  dku,  dl. 


{*) 


'w 


Remplaçons  dans  ces  équations  les  quantités 

h     k  l  '      h     k  /•  h      k  l  '  '     h      k  l 


On  a 


dS  dS  dS 

X  —  ^  X|  —  -»-  a? ,  — 

<*y        dyi        ^y% 


dS 


X 


«  3     » 


dS 


dS 


les  notations  y^,  ...  f^,  etc.,  s'interprètent  d'une  manière  analogue, 


du 


SUR  LA  LOI  DE  FORMATION 


par 


"1»  *^li  •••  MÎ       **«>  *f>  •••  '«»       •••       "rfi  */»  •••  ^*î       •••!       ••«— Ij  *»-li   •••  •«— i» 


D'après  celle  Iransformalion^  il  faut  substituer  à  a  Texpression  symbolique  a^ 
de  la  source  So  ;  les  dérivées  if»  •  :ïr»  ••  ;ïrî 


d<r  du  dff     dff         t    .         ^  .^  -, 

d^'  *  rfÂ^'  •  dT'  ST  •  "^'vent  être  remplacées  par 


2 


dffo  dâ^  dffo 


d$„dh,'    dh,^    ^dâ,  dh.^; 


2à  AJt 


d(TQ    dâ„ 


dk,       ^dS,"  dkt        

dans  ces  expressions^  la  sommation  doit  s'étendre  aux  déterminants  i^^ 
d'ordre  n^  qui  servent  à  représenter  a^  (d'après  la  valeur  a  indiquée  ci-dessus). 
En  conséquence^  les  équations  (4)  conduisent  aux  formules 


K 


dat 


dh 


k, 


dco 


♦+i 


dk 


-\-  •*•  -k"  If 


dffo 


i+i 


di 


2d(To  /,     di^ 
d^S'dhZ 


dâ 


(i  =  1,2,3,...n-2); 


dk 


f< 


di. 


<+! 


dt. 


H-l 


)=o. 


la  deuxième  parlie  du  premier  membre  est  identiquement  nulle^  d'après  une 
propriété  élémentaire  des  déterminants;  on  a  donc  : 


A, 


rfffu 


dk 


k, 


d<r^ 
dÂT 


1  =  1,2,3,...,  n 


dli^i 
2î 


(*') 


d'autre  part,  l'équation  (4')  a  encore  lieu  pour  i  «■  «  —  1,  d'après  l'ex- 
pression du  symbole  a. 

Il  résulte  de  là  que  gq  est  une  fonction  entière  de  déterminants  d^,  d'ordre 
i  =^  i,%S, ...  n,  analogues  à 

A|    A]    ...     h^ 


et  composés  des  i  premiers  coefficients  de  t  formes  linéaires  A^,  k^  ...*. 


*  Voir  notre  travail  Sur  la  généralisation  des  semi-invariants  (§§  II  et  IX)  :  dans  ce  travail, 
les  équations  (4')  sont  représentées  par  (t  h-  1,  tjSo^^  0. 


DES  FONCTIONS  INVARIANTES.  7 

D'après  la  définition  des  covariants  primaires  (§  1),  l'expression  symbolique 
Go  représente  la  source  So  d'un  covarianl  primaire.  Par  suite,  S  est  un  cova- 
rianl  primaire,  ainsi  que  nous  Pavons  annoncé. 

Remarque.  —  Gomme  nous  Pavons  fait  antérieurement,  nous  désignerons 
sous  le  nom  de  semi-invarianl  de  première  espèce,  une  fonction  analogue 
à  So^  exprimable  symboliquement  comme  somme  de  produits  de  détermi- 
nants (},,  (i  =  1,  2,  ...  n).  Les  produits  dont  il  s'agit  contiennent  (tt,  —  tt^,) 
déterminants  d;,  si  tt,  est,  pour  l'indice  t,  le  poids  du  semi-invarianl  de 
première  espèce  *;  de  plus,  le  covariant  primaire  correspondant  contient 
les  variables  u,,  u„  ...  u„,  au  degré  tt,  —  tt^.  Ces  propriétés  sont  établies 
dans  le  travail  que  nous  avons  cité  ci-dessus  :  nous  en  ferons  usage  dans 
la  suite. 

3.  Représentons  par  I  une  fonction  invariante  I  f— ,  —, ..  — J,  contenant 

respectivement  aux  degrés  a,  /3,  ...  y  les  dérivées  —.  —, ...  — ,  (i=4,2,  ...n) 

d'une  fonction  invariante  J,  quelconque  et  indéterminée. 

On  pourra  supposer  que  la  fonction  I  contient  en  outre  des  quantités 
indépendantes  de  J.  Nous  démontrerons  le  théorème  suivant  : 

On  déduit  de  1  (^'  ^.  ••  ^)  une  fonction  invariante,  en  remplaçant  les 
produits  de  déivees  premières  de  J  par  les  dérivées  multiples  correspon- 
dantes d'une  fonction  invariante  J, . 

Désignons  par  P  les  produits 

\dxj     \dxj  \dxj     \dyj  \dyj  \dwj  \dwj 

en  supposant 

Représentons  par  [P]  les  dérivées  multiples  correspondantes  de  J| ,  savoir  : 


[P] 


dx^'dx^K..  dxt"dyf'..,  d^\..dwX'...  rfw^ 


*  On  doit  prendre  n^i  =  0. 


8  SUR  LA  LOI  DE  FORMATION 

On  vérifie  la  propriété  d'invariance  de  la  fonction  1,  eu  faisant  seulement 
usage  des  relations  qui  existent  entre  les  quantités  P  et  leurs  transformées 
par  une  transformation  linéaire  des  variables.  Par  suite,  nous  démontrerons 
le  théorème  énoncé,  en  établissant  que  les  séries  de  quantités  P  et  [P]  sont 
cogrédientes.  D'autre  part,  le  mode  de  transformation  linéaire  des  dérivées 
et  de  leurs  produits  est  indépendant  de  la  fonction  soumise  aux  dérivations. 
Il  nous  suffira  donc  de  vérifier  que  les  quantités  P  et  [P]  sont  cogrédientes 
pour  une  détermination  particulière  de  J  et  de  J,  ;  toutefois,  il  faudra  qu'il 
n'existe,  dans  ce  cas  particulier,  aucune  relation  linéaire  entre  les  différentes 
quantités  P  ou  [P].  Cette  condition  est  réalisée,  si  l'on  prend 

J  «r  aj)^  ...  c,    J«  =  -— ofôf  ...  ti, 

a!  pi  ...  y! 

a^,  6y,  ...  /„  étant  des  formes  linéaires.  D'après  ce  choix  des  fonctions  J,J„ 
les  quantités  P  et  [P]  sont  cogrédientes  des  produits 

Par  suite,  les  quantités  P  et  [P]  sont  cogrédientes  dans  le  cas  général  : 
c'est  le  résultat  que  nous  voulions  obtenir. 

4.  Covariants  primaires  dérives.  —  Prenons  pour  J,  un  covariant  quel- 
conque aux  séries  de  variables  (x)  (y)  ...  {w);  nous  représenterons  par  f 
une  forme  relative  aux  variables  XiX^ ...  x^.  Soient  ri^r^y ...  r„  des  nombres 
entiers,  positifs  ou  nuls,  dont  la  somme  est  égale  à  l'ordre  de  la  forme  f. 
Soient  m„  m,,  ...  m„_|  les  degrés  du  covariant  J,  par  rapport  aux  séries  de 
variables  (x)  [y)  ...(w).  Nous  supposerons 


t«=i,2,  3, ...  n— 4 


...... 


*  Les  quantités  P,  [P]  et  p  sont  identiques;  il  en  est  de  même  de  leurs  transformées, 
par  toute  substitution  linéaire  des  variables  cogrédientes  {x)(y) ...  {w). 
**  On  doit  faire  m«  =  0. 


DES  FONCTIONS  INVARIANTES. 


Gela  posé,  considérons  la  fonction 


R(J)  = 


df 
dXi 

df        df 

dxt  '"  dx„ 

Tk 

c/J 

di         di 

dxi 

dx,       ax„ 

•          ■         •         # 

X  n:=i 

di 

di         di 

dw, 

dwt  '"  dw„ 

df  df  df 

dx  dx  dx 

dl  dâ  di 

X  —  y  —  z  — 

dx  dx  dx 


•■• 


w  -i-  di       di 


u 


di       di 


di 


X  —     V  —     z  — 
dy    ^  dy       dy 


di       di       di 
di    ^  dt        dt 


u 


df 
dx 

u 

di 

dx 

di 

• 

dy 

di 

dt 

dx 

^y 


^  dx 
di 


•      • 


•  •• 


— 

dx 
di 


di      di 
^dH   ^dii 


u 


di 
du 


H 


Il  est  visible  que  R(J)  est  un  covariant.  Nous  représenterons  par  [R(J)]  la 
quantité  obtenue  en  remplaçant,  dans  R(J),  les  produits  de  dérivées  de  f  et 
de  J  par  les  dérivées  multiples  correspondantes  des  mêmes  fonctions;  d'après 
le  dernier  théorème  que  nous  avons  établi,  [R  (J)]  est  un  covariant. 


,(«-«] 


«^; 


Remplaçons y,z,...u,...îc; par  y 4-*'^,2  +  5"y,...w+*^*~'^^•••w^+^ 
l'expression  de  R  (J)  n'est  pas  modifiée,  si  Ton  convient  de  regarder  les 

produits  de  dérivées  de  /*  et  de  J  comme  des  constantes.  D'un  autre  côté,  on 

vériGe  au  moyen  des  formules  (5),  que  les  dérivées  de  f  et  de  J,  contenues 

dans  [R(J)],  sont  indépendantes  des  variables  (y),  (^), ...  {w). 

D'après  ces  remarques,  et  d'après  le  mode  de  formation  de  R[(J)],  cette 
quantité  n'est  pas  modifiée,  quand  on  remplace  y,  z, ...  u;  par  y  +  0'ar, 
^  +  5"y>  —  ^  +  O'"'*'!;.  Suivant  un  théorème  établi  ci-dessus  (§  2),  la 
quantité  [R(J)]  est  un  covariant  primaire  :  nous  dirons  que  [R(J)]  est  un 
covariant  dérivé  de  la  forme  feX  du  covariant  J. 

La  source  [R  (J)]o  du  covariant  [R(J)]  s'obtient  en  remplaçant  les  produits 
de  dérivées  de  J  et  de  f,  par  les  dérivées  multiples  correspondantes,  dans  la 


fonction 


Ro(J)  = 


i 


/tt.lr,! 


^^i   dyt      du^S 


df    df 


df 


dx, 

dx. 

dXi 

di 

di 

di 

dxi 

dx. 

dxi 

di 

dyi 

m          » 

di 
dyt 

»        • 

di 

dyi 

•    •    • 

(//,    du 


r. 


(6) 


ToaiB  Ll 


II 


10  SUR  LA  LOI  DE  FORMATION 

il  suffît  d'observer  que,  dans  le  covariant  [R(J)],  les  dérivées  mulliples 
de  /*  et  de  J  contleonenl  les  variables  (a?)  aux  degrés  r,  et  /a^  . 

n 

5.  Désignons  par  <|;o9  l'expression  symbolique  d'un  semi-invariant  de 
première  espèce  %  :  soit  p,,  le  poids  de  ^/.^  pour  l'indice  i;  ^^  est  expri- 
mable comme  somme  de  produits  de  /), — pi^^  déterminants  J,,  d'ordre 
ï  =  l,2,  3,  ...w.  (§  2.  —  Remarque.) 

Nous  supposerons  que  ^^  contient  des  coefficients  de  la  forme  a^y  qui 
représente  symboliquement  la  forme /*  d'ordre  A.  Soit  G„,  la  suite  de  ces 

coefficients,  qui  sont  analogues  à  af«a^  ...  a^,  (A,  +  Aj  H h  A„  =  A). 

Nous  désignerons  par  G„_i ,  la  suite  des  éléments  de  G„,  dont  le  poids  An  pour 
l'indice  n  a  la  valeur  maxima  f\.  Considérons  de  même  les  suites  G„.i , 
Gn-i^ ...  Gy^i,  Gy, ...  G,,  définies  par  celle  condition  que  G^  est  formé  des 
éléments  de  Gy^.,,  dont  le  poids  A^^., ,  pour  l'indice/  +  1,  a  la  valeur  maxima 
'j4.i-  Le  groupe  G,  contient  un  seul  élément  a\'a^^a!>  ...  a-^ ...  o^"  :  nous  dirons 
que  cet  élément  est  le  coefjicienl  principal  de  a^  dans  t^^ . 

Soit  To,  la  fonction  par  laquelle  le  coefficient  principal  a\%* ...  <'  se  trouve 
multiplié  dans  l'expression  symbolique  ^^  :  la  fonction  r^  représentera  sym- 
boliquement un  semi-invariant  de  première  espèce.  D'autre  part,  le  multi- 
plicateur de  a;...a-_;ay'a-;tî...ali%  dans  ^^j  est  un  semi-invariant  de  formes 
binaires  aux  variables  j?,,  a?,^,  :  il  a  les  poids  /?,  —  r,,  j»,^,,  pour  les  indices 
i,  I  +  1  ;  on  a  donc  : 

Pi  —  Pi^i  —  rtyO (7) 

Le  covarîant  F,  qui  a  pour  source  Tq,  représente  symboliquement  un 
covariant  primaire  C,  du  degré  t  —  1  par  rapport  à  ^  si  le  semi-invariant  W^ 
est  du  degré  t^  par  rapport  à  cette  même  forme  f. 

Le  poids  de  Tq,  pour  l'indice  i,  a  la  valeur  />,  —  r,;  d'après  la  remarque 
indiquée  au  paragraphe  2,  le  covariant  primaire  C  contient  les  variables 
u^f  tij, ...  u„  au  degré 

m,  =  Pi  —  p,  —  »'i  —  r,. 


DES  FONCTIONS  INVARIANTES. 


11 


Les  nombres  iii^nii  —  m,^^,  —  r,^,  sont  égaux  à  /?,  —  pi^^  —  r,  et 
d'après  la  formule  (7)^  ils  sont  positifs  ou  nuls. 

Les  formules  (5)  sont  donc  vérifiées,  si  Ton  fait  J=C,  et  nous  pouvons 
appliquer  au  covariant  G  les  résultais  obtenus  pour  le  covariant  J  (§  4^). 

Ainsi,  [R(C)]  est  un  covarianl  primaire  et  d'après  la  formule  (6),  la 
source  [R(C)]o  est  représentée  symboliquement  par 


Po 


«1 

Qf      .  . 

Oi 

d 

d 

d 

clx, 

dr,    " 

dxi 

A!     „    .1^       d     d 

-— n-;-!  Szfc  — —. 

tt.lr,!          (          r/af-,  dy. 

d 
dyi 

d 

d 

d 

s                 9 

d 

•          ■          • 

d 

dt, 

dt^ 

'    du 

r. 


Dans  cette  expression  po,  le  coefficient  principal  de  a^  esta^'cf^^  ••««%  si  ce 
produit  est  multiplié  par  une  quantité  V  différente  de  zéro.  Cette  condition 
se  trouve  réalisée,  ainsi  que  nous  allons  le  démontrer. 

On  a 


V  =  ifc 


A! 


A«i!r,! 


ar,, 


en  prenant 


d     d 


(  dxi  dx,       dUi  ) 


d    fi^x-^f^i 


En  développant  les  déterminants,  on  trouve 


a  =^1:^1 


j»i|-*  mj'4-— +m«— I 


f/jrf«(/jî« ..  dx^:L-i'dy('dy(* .    dyCl'i' -- dwj^dwp .,.  dw^^lr' 


.     (8) 


dans  cette  formule,  >?  désigne  un  facteur  numérique;  la  sommation  s'étend 
aux  systèmes  de  nombres  e,  /*,  ...q  déterminés  par  les  relations 


ei  -♦-  f,-»-   —  C,_4«=a|W4,       fx   -^  ft-^    •"   -^  fn-i  =»»î»      -i    Çl  "♦-  9«  "♦-  "•   "♦-  ?,-l=Wl,.|. 


12  SUR  LA  LOI  DE  FORMATION 

D'après  Texpression  symbolique  des  covarianls  primaires  d'ordres  m^^ 
m,,  ...  '/y«n-i>  pâï"  rapport  aux  variables  x,  y  ...  w,  on  a  ûr  =  Tq.ûU,  si 
Ton  représente  par  U  le  produit 

On  a 

U  =  Svx^x^...x^.7*î^«yf•...yt7^..tl?M•...tcîV, (9) 

en  donnant  aux  lettres  Yjy  e,  ^  ...  q,  les  mêmes  significations  que  dans  la 
formule  (8). 

Au  moyen  des  formules  (8)  et  (9)^  on  obtient  : 


La  quantité  QU  a  donc  une  valeur  =b  z^-^  différente  de  zéro. 

D'après  les  relations^  V  «  =1=  -7^^^^  ^r  =  ToûD,  le  produit  a^'a^^* ...  0;;" 
se  trouve  multiplié  par  ÇFo  dans  le  semi-invariant  p^.  Le  résultat^  que  nous 
venons  d'obtenir,  peut  s'exprimer  comme  il  suit  : 

Dans  les  semi-invariants  de  première  espèce  ip^et  -po,  fc  coefficient  prin- 
cipal de  aj^  est  le  même  et  il  se  trouve  multiplié  par  la  même  quantité  Fq  . 

6.  Prenons  ^^  —  ;  Po  =  M^l  l'expression  ^[,  représente  symboliquement  un 
semi-invariant  de  première  espèce  :  elle  contient,  comme  coefficient  principal 
de  a^^  un  produit  a\''a^;* ...  <««  diiïéreni  de  a^a? ...  <". 

Si  l'on  a 

« 

on  a  nécessairement  r,  ,j_^_,  <  r^_^_,. 

D'après  ce  qui  précède,  on  peut  écrire  :  if i  —  p^  ^  ^\!l  ;  dans  cette  formule^ 
Pq  est  l'expression  d'un  certain  semi-invariant  analogue  à  -  pç^\  ^^  est  le  sym- 
bole d'un  semi-invariant  de  première  espèce.  En  continuant  le  système  de 
notations^  on  aura 

h  —  po  =  'f'oî    *o  —  po  —  W  »  elc. 


DES  FONCTIONS  INVARIANTES.  43 


Dans  le  cas  général^  nous  écrirons 


^(-«)_pi;-«)=^^i'), 


el  nous  aurons  par  les  réductions  successives  : 


Soil 


i 


«1    U|    ...  a,    , 


le  coelTicient  principal  de  a^  dans  la  fonction  if/^^;  les  nombres  r,,,  r.,, ...  r 
jouissent  des  propriétés  suivantes  : 
1**  on  a 

2""  on  ne  peut  pas  avoir 


'*«+•,«  —  'V«ï     ''«■1-1,»="  ^j,»î  •  •  '^•'♦-i,»  ■"=  '"». 


M   > 


3"*  en  supposant  seulemenl  : 

on  a 

Ces  propriétés  résultent  d'une  remarque  faite  ci-dessus^  pour  les  nombres 
Tiy  r^i  :  elles  nous  permettent  d'établir  que,  pour  une  valeur  suffisamment 
grande  de  s,  on  a  (pif^  =-  0. 

Dans  la  supposition  inverse,  r,„  décroit  jusqu'à  zéro  ou  bien  reste  constant 
et  différent  de  zéro,  à  partir  d'une  certaine  valeur  de  s  [s  »»  s^)  :  d'après  la 
troisième  des  propriélés  indiquées  ci-dessus^  le  nombre  r,  n-i,  pour  s  >  .s', 


*  Cette  réduction  est  analogue  à  celle  que  nous  avons  indiquée,  pour  les  semi-covariants 
de  formes  binaires  :  Développements  sur  la  théorie  de^  formes  binaires  (Bull,  de  l'Acad.  roy. 
DE  Belgique,  1887). 


U  SUR  LA  LOI  DE  FORMATION 

décroit  jusqu'à  zéro^  ou  bien  conserve  une  valeur  constante,  et  différente  de 
zéro,  à  partir  d'une  certaine  limite  *.  On  obtiendra  de  proche  en  proche,  la 
même  conclusion  pour  r,n-%y  ^,  «-s, ...  ^h-  Nous  aurons  ainsi,  pour  une 
certaine  valeur  de  s  : 

ces  égalités  ne  peuvent  pas  avoir  lieu,  d'après  la  deuxième  propriété  des 
nombres  r^,  indiquée  plus  haut.  Par  suite,  le  résultat  que  nous  avions  en 
vue  se  trouve  établi. 

Il  résulte  ainsi  de  la  formule  (10),  que  la  fonction  ipQ  est  une  somme  de 
quantités  analogues  à  pQ. 

Les  expressions  <|/o,  p^  représentent  symboliquement  les  semi-invariants 
de  première  espèce  ^o  ^^  [R(C)]o.  D'autre  part,  Yo  et  [R(C)]o  sont  les  sources 
de  covariants  primaires  m  et  [R(C)];  le  covariant  primaire  ^  est  tout  à  fait 
quelconque  :  il  est  du  degré  /  par  rapport  à  la  forme  f;  [R(C}]  est  un  cova- 
riant primaire  dérivé  de  la  forme  f,  et  d'un  covariant  primaire  C  du  degré 
/  —  1  par  rapport  à  la  forme  /'. 

En  conséquence,  nous  pouvons  énoncer  le  théorème  suivant  : 

Tout  covariant  primaire  W,  de  degré  t  pour  une  forme  f,  est  une  somme 
de  covariants  primaires  dérivés  de  la  forme  f  et  des  covariants  primaires  C, 
du  degré  t  —  1  par  rapport  à  f. 

Par  des  applications  successives  de  c^  théorème,  on  obtiendra  tous  les 
covariants  primaires  d'un  système  quelconque  de  formes  à  n  variables  **. 
C'est  le  résultat  que  nous  avons  annoncé  au  début  de  ce  travail. 

7.  En  terminant,  nous  donnerons  un  exemple  des  transformations  indi- 
quées aux  paragraphes  5  et  6. 


*  Dans  les  deux  cas,  r««  et  r«.-i  ont  des  valeurs  constantes,  quand  s  dépasse  une  certaine 
limite. 

**  La  forme  /"est  le  seul  covariant  primaire,  du  premier  degré  par  rapport  à  /*,  et  indé- 
pendant des  coefldcients  d'autres  formes. 


DES  FONCTIONS  INVARIANTES. 


15 


Prenons,  dans  le  cas  de  formes  ternaires  : 

Le  coefficient  principal  de  al  est  a^ai  (r,  =  1,  r^  =  0,  rj  =  1);  ce 
coefficient  principal  est  multiplié  par  le  semi-invariant  de  première  espèce 

lequel  est  la  source  du  covariant  primaire 


r  = 


6.    b. 


K    h, 

d,     dy 


(hid^i). 


Les  degrés  du  covariant  r,  par  rapport  à  {x)y  (y),  sont  m^  =  2,  wj^  =  2  ; 
on  a,  [formule  (5)]  : 


puis  : 


On  obtient 


/*!  =  0,    A«i  =  I  ; 


Po=^2at 


fll 

rt« 

as 

r/ 

rf 

(i 

r/xi 

dxt 

^/-Cr 

d 

d 

(/ 

%i 

(lyt 

<y5 

\dxidyi      dx^iyj 


i2a,  (6,c)  (016^5)  (61^*65)  -f-  12a,(6,rf,)  (a,6,C5)  (Mies). 


i  1 


le  coefficient  principal  de  a\  dans  la  fonction  (p^  est  a^a^^  d'où 


r„=l,     rrt=r=|,     r,5  =  0. 


En  prenant 


r'«-t.(6Ac3){6.rf,c5), 


46 


SUR  LA  LOI  DE  FORMATION,  etc, 


on  trouve  pour  le  semi-invariaut^ 


Po 


—  Cl 


a. 

Ol 

df 
dxi 

df 
dx. 

On  a  donc 


puis 


^  =  —  -  0,  {a fit)  (6,d,c,)  (b^difii). 


Vo^  pi. 


^•=^-*-Po- 


Ainsi,  le  semi-invarianl  représenté  symboliquement  par  \p^^  est  ramené  aux 
sources  de  deux  covarianis  primaires  dérivés  de  covarianls  primaires.